Togo First

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Des investisseurs privés, des décideurs et partenaires en développement du Togo se familiarisent depuis le mardi 10 octobre 2023, avec des solutions d’atténuation des risques d’investissement et de crédit qu’offre l’agence Assurance pour le Développement du Commerce et de l’Investissement en Afrique (ATDI). Objectif : tirer profit des avantages de l’ex-Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA).

Cette rencontre intervient à un moment où l’accès au financement des entreprises notamment des PME/PMI au Togo, est un défi majeur et est dû à l’absence ou à l’insuffisance de garanties. De fait, durant deux jours, à travers des échanges, les différents participants vont s’outiller afin de tirer profit du large éventail d’outils de financement de l’Agence en faveur de l’investissement, du commerce. Ceci, avec pour objectif principal d’améliorer l’accès de l’économie du pays aux investissements directs étrangers.

Selon Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, l’accompagnement de l’ATIDI va contribuer à catalyser des financements en faveur du secteur privé et des projets structurants de l’économie nationale, dans les secteurs clés tels que les infrastructures socio-économiques, l’agriculture, l’énergie, l’inclusion financière, la logistique, les transports, le numérique, etc.

 « L’ATIDI est un acteur clé de financement des économies africaines, avec une connaissance réelle des marchés africains et une excellente qualité de signature à l’international », a rappelé, la représentante du ministre de l’économie.

Notons que le Togo est le 18ème pays africain à adhérer à l’ATDI avec une participation de plus de 35 millions USD au capital de l’institution, faisant de lui, le premier actionnaire souverain.

Pour rappel, l’ATDI, est une institution panafricaine qui fournit une assurance contre les risques politiques aux entreprises, investisseurs et bailleurs de fonds désireux de faire des affaires en Afrique. Elle travaille également à améliorer la perception des risques en Afrique et à attirer des investissements abordables pour soutenir les gouvernements souverains et le secteur privé.

Esaïe Edoh 

 

 

Au Togo, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) et son partenaire du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) fondé sur le partage de risques, ont équipé 22 coopératives agricoles de tracteurs. La cérémonie de remise s’était déroulée le vendredi 29 septembre dernier à Lomé.

C’est un lot de 24 tracteurs accompagnés d’accessoires notamment des charrues, cultivateurs, semoirs et remorques qui ont été remis aux coopératives.

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Ces équipements, indiquent la PIA et le MIFA, vont solutionner le problème croissant de pénurie de main-d'œuvre agricole et par conséquent, accroître les surfaces emblavées et améliorer les revenus des producteurs agricoles. 

Ces tracteurs sont mis à disposition sous forme de crédit, conformément à la politique du MIFA. « Ce sont des tracteurs qui leur ont été vendus mais ils auront à payer en fonction de leur choix, sur 3 ou 4 ans. Ils auront donc à travailler et au fil des années, et à la récolte, ils vont nous livrer ces produits directement, ou quand ils livrent à la PIA, progressivement ont en déduit l’argent jusqu’à ce le crédit soit soldé », a détaillé Laté Tété, directeur des opérations techniques et projets de MIFA.

Cette initiative permettra à la PIA de contribuer au développement du tissu industriel national, à la valorisation des produits locaux et à la création de richesse et des emplois décents pour la jeunesse, précise-t-on.

Au Togo, la politique de facilitation de l’accès à l’eau potable suit son cours avec le lancement le mardi 10 octobre 2023 à Lomé du projet de sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PaSH-MUT) par la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé. 

Financé par le Groupe de la Banque Mondiale à hauteur de 100 millions de dollars US, soit 60 milliards de francs CFA, le projet va participer à l’extension de l’accès à l’eau potable dans le Grand Lomé.

Concrètement, dans sa phase de réalisation, 6 systèmes autonomes d’approvisionnement en eau potable dans les zones périphériques de Lomé seront mis en place. Également, le projet permettra de doter la société Togolaise Des Eaux (TDE) d’un mécanisme de renforcement de sa capacité de production d’eau dans Lomé Commune.

Ce projet prévoit la construction et la réhabilitation des forages, des systèmes de production, de traitement et de stockage de l’eau ainsi que  le remplacement et l’extension de réseaux de distribution d’eau dans le Grand Lomé en lien avec le Plan directeur du Grand Lomé.

« Ce projet couvre un éventail de domaines allant de l’approvisionnement d’eau potable à l’assainissement en passant par la gestion des ressources en eau, l’hygiène et le renforcement institutionnel avec un impact important sur les jeunes filles en milieu scolaire », a indiqué le ministre d’Etat, ministre de l’eau et de l’hydraulique villageoise, Yark Damehane.

Pour sa part, Fily Sissoko, Représentant Résident de la Banque mondiale au Togo, soutient que « ce projet vient soutenir le cadre de réforme sectorielle, notamment par la mobilisation du secteur privé pour aider le Togo à fournir de l’eau en quantité suffisante et en qualité au plus grand nombre de ménages dans le Grand Lomé ».

A terme, le PaSH-MUT devrait permettre à près d’un million de personnes dans le Grand Lomé, d’après le Premier ministre, de bénéficier d’une amélioration de la qualité des services, dont 200 000 résidents d’être raccordés aux réseaux d’eau potable pour la première fois. 

Esaïe Edoh 

La France explore de nouvelles possibilités de partenariat avec le Togo dans le domaine de l'appui aux médias. Ce mardi 10 octobre 2023, l'ambassadeur français, Augustin Favereau, a été reçu en audience par les membres de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) à Lomé, avec à leur tête Telou Pitalounani. La rencontre a ainsi été l'occasion d'échanger à propos des activités du régulateur des médias et de discuter des perspectives de coopération entre la France et le Togo dans le domaine médiatique.

« J'ai pu visiter un certain nombre de services. Cela nous a permis de réfléchir ensemble au partenariat entre la France et le Togo dans le domaine des médias. », a indiqué Augustin Favereau, qui a pris la parole à l'issue de cette audience pour expliquer les raisons de sa visite. « Il y a toute une série de dispositifs qui sont en cours pour renforcer les médias. », a-t-il ajouté.

Les mécanismes existants portent déjà sur l'expertise, la formation des journalistes, la lutte contre le piratage et la consolidation des médias. Un accent est également mis sur le soutien aux médias en langues locales, contribuant ainsi à la diversification et à la promotion de la communication médiatique dans le pays.

Au Togo, le tribunal militaire de Lomé est désormais opérationnel. La juridiction a officiellement lancé ses activités à Lomé, hier lundi 09 octobre, lors d'un atelier de sensibilisation qui a rassemblé des représentants des différents corps des forces armées togolaises et d'autres acteurs concernés.

Cette rencontre visait à clarifier la nature des infractions relevant des compétences des tribunaux militaires, à définir les conditions dans lesquelles le tribunal militaire peut être saisi, a expliqué le Colonel Akobi Messan, procureur général près la cour d'appel militaire, soulignant ainsi l'importance de cet atelier.

Il s’agit notamment de préciser les fonctions de siège, qui seront assurées par des magistrats civils et militaires, ainsi que des assesseurs militaires de différents grades, tandis que les fonctions d'instruction et de poursuites seront exclusivement réservées aux magistrats militaires. Pour le ministre de la Justice, Pius Agbetomey, l’idée via cette initiative est de garantir aux militaires togolais la jouissance des mêmes droits et devoirs que les civils.

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« Nous avons à bâtir la justice qui est rendue au nom du peuple togolais. Avec l'avènement de la justice militaire, le Togolais saura que le militaire est un frère, le militaire jouit des mêmes droits et des mêmes obligations que lui, et que le militaire aussi est soumis à la loi. », a indiqué le Garde des Sceaux. Et d’ajouter : « Les juridictions militaires sont conçues pour être animées non seulement par les magistrats de l'ordre civil, mais aussi par les magistrats purs ou moins militaires formés à cet effet. » 

Cette opérationnalisation fait suite à la nomination de huit magistrats spécialisés pour ce tribunal, par un décret présidentiel, le 24 avril 2023, en appui aux corps déjà existants, pour siéger au Tribunal militaire à la Cour d’appel militaire.

Au Togo, la toute nouvelle ministre de la promotion de l’investissement, Manuella Santos, a tenu une réunion de travail avec une délégation de la prestigieuse banque d'affaires chinoise CICC (China International Capital Corporation Limited). La délégation était dirigée par l'un de ses hauts responsables, Yan Changsheng, et SEM Chao Weidong, l'ambassadeur de la République Populaire de Chine près du Togo.

Lors de ces échanges, la ministre Santos a mis en avant la perspective de retombées intéressantes pour le secteur privé togolais, qui pourraient découler de partenariats "gagnant-gagnant" avec des investisseurs chinois et à travers des structures financières innovantes.

Selon la ministre, la rencontre visait à renforcer la coopération économique entre le Togo et la Chine, en encourageant les investissements et la création de partenariats stratégiques.

Pour Lomé, cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts continus par le pays pour attirer des investissements étrangers, stimuler la croissance économique et promouvoir le développement du secteur privé.

Rappelons que la CICC est l’une des multinationales chinoises les plus puissantes du monde, dans les domaines de gestion d'investissements et de services financiers. Fondée en 1995 sous forme de joint-venture avec l'État, la société est active dans les services de banque d'investissement, de valeurs mobilières et de gestion d'investissements aux entreprises, aux institutions et aux particuliers. Elle avait plus de 96 milliards d'actifs sous gestion à fin 2022.

Au Togo, la Société Générale de Micro & Méso Finance (SOGEMEF) a accordé 30 milliards FCFA de crédits à sa clientèle depuis 2017, année où elle a débuté ses activités dans le pays. En 2021, elle avait annoncé un volume total de crédits de 15 milliards FCFA distribués. En deux ans, elle a ainsi doublé son volume de crédits.

Ces données communiquées par la directrice générale par intérim de la structure, Zankou Abla Mawussé, en milieu de semaine dernière lors de l’inauguration officielle de son agence de Kara, résultent du bilan de la société sur la période.

Les crédits ont été alloués à des opérateurs économiques évoluant dans des secteurs comme l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le commerce, l’hôtellerie, le tourisme et les bâtiments et travaux publics.

La première structure de mésofinance au Togo revendique également un portefeuille clients de plus de 17 000 membres. Elle attribue son développement à de “solides partenariats” noués avec l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement (ANPGF), le Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage de risques (MIFA) et le Fonds d’appui à l'employabilité des jeunes (FAIEJ).

Esaïe Edoh 

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Depuis 2017, la SOGEMEF a accordé 15 milliards FCFA de crédits au Togo

Les autorités togolaises et la délégation de l’Union européenne (UE) au Togo ont tenu le lundi 9 octobre 2023, leur deuxième dialogue à Lomé. C’était un cadre pour les deux parties de plancher sur l’organisation des futures échéances électorales que prépare le Togo ainsi que la lutte contre le terrorisme dans le pays.

 Alors que les différents acteurs impliqués dans l’organisation des futures élections s’activent, l’UE a encouragé la tenue d’un scrutin inclusif et apaisé. « Sur le sujet relatif à la préparation des prochaines élections législatives et régionales au Togo, la partie européenne a pris note des efforts du gouvernement togolais dans la poursuite d’un processus électoral inclusif, transparent et pacifique », souligne le communiqué sanctionnant la rencontre.

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Sur les questions de lutte contre le terrorisme dans la zone septentrionale, le pays peut toujours compter sur le soutien notamment financier de l’UE. En effet, l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Togo Joaquin Tasso Vilallonga a promis la poursuite de l’appui de l’UE au Togo pour précisément réaliser ses projets et programmes comme celui d’Urgence pour la Région des Savanes (PURS).

Également au cours de cette rencontre périodique conformément à l’accord de partenariat entre l’organisation des Etats d’Afrique, des caraïbes et du pacifique et l’Union Européenne (OEACP-UE), les deux parties ont aussi abordé les questions de  droits de l’homme et de la bonne gouvernance, les progrès enregistrés dans la mise en œuvre des recommandations faites lors de l’Examen périodique universel du Togo en 2022 ; le soutien aux efforts de paix de la CEDEAO ainsi que la nécessité d’un retour à l’ordre constitutionnel et au pouvoir civil dans les plus brefs délais dans les pays sous régime putschiste.

Esaïe Edoh

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-T) veut appuyer la digitalisation des entreprises togolaises. L'institution a lancé à cet effet, lundi 09 octobre 2023, le programme Lon' Kelew (“la lumière éclaire”) pour former une dizaine d'informaticiens consultants, qui seront à leur tour déployées dans une cinquantaine de PME togolaises, sur un an, afin de les aider à digitaliser leurs activités.

L'initiative « vise à accompagner les très petites et moyennes entreprises dans leur transformation digitale », explique Nathalie Bitho, présidente de la délégation spéciale de la Chambre du Commerce et d’industrie du Togo.

Les formations, qui dans les faits ont démarré depuis le 25 avril dernier, sont appuyées par l'Union européenne via l’AFD et Expertise France, ont été présentées au public hier lundi 09 octobre 2023. Au sortir de ces travaux, 10 consultants juniors seront retenus, pour être déployés dans les PME.

Ces consultants, qui sont de jeunes informaticiens sélectionnés après candidature, sont formés au programme ODOO, un Progiciel de gestion intégré qui permet à l' entreprise de gérer des fonctions essentielles telles que  la gestion des commandes, des stocks, les ventes, les relations clients.

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« Les cinquante entreprises sélectionnées l’ont été sur la base de leur capacité à la transformation numérique, des services ciblés en fonction de leurs besoins en termes de digitalisation. », ajoute la représentante. « Ces services seront offerts par de jeunes experts encadrés par un consultant senior, qui auront donc à implémenter des solutions adaptées aux besoins ciblés et à accompagner quotidiennement les entreprises dans leur processus de digitalisation. »

Pour la CCI-T, les activités du projet ont été conçues en fonction des beoins exprimés par les entreprises en ce qui concerne la digitalisation. 

Au Togo, la célébration du mois du “consommer local” a débuté officiellement ce lundi 9 octobre 2023. Le ton de cette édition, la 4ème, a été donné par la ministre du commerce et de la consommation locale, Rose Mivedor.

Le 4ème chapitre de cette initiative consacrée aux produits locaux, sera essentiellement axé sur la recherche des « stratégies pour stimuler la consommation des biens et services locaux ». Cette nouvelle édition principalement marquée par des panels de discussion, autour du thème central, et sur les questions liées à la qualité des produits, à leur certification, ainsi que sur l'impact des laboratoires d'analyses sur la compétitivité des produits et services locaux.

Seront organisées également sur l'ensemble du territoire, des expositions-ventes, mettant en avant le "Made in Togo" sans oublier des visites d'entreprises et des campagnes médiatiques encourageant la promotion des biens et services locaux.

Cette édition sera aussi une opportunité pour les parties prenantes de dresser un bilan des éditions précédentes et de définir de nouvelles stratégies visant à renforcer la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés nationaux et internationaux.

Selon la ministre chargée de la consommation locale, les trois premières éditions ont permis d’enregistrer des retombées bénéfiques pour tous les acteurs de la chaîne de consommation locale notamment les producteurs, les transformateurs, les distributeurs et les consommateurs.

« Ces trois premières éditions ont permis l’augmentation de près de 40% du chiffre d’affaires et le renforcement des effectifs dans le secteur des cosmétiques, de l’habillement et de l’agroalimentaire. Ces éditions ont également été l’occasion pour le gouvernement et les acteurs de se rendre à l’évidence des principaux besoins et défis des promoteurs et des consommateurs en termes de traçabilité des produits, de qualité et de normes », a rapporté Rose Mivedor,

Notons que cet événement est en ligne avec la décision prise par les ministres chargés du commerce des Etats membres de l’UEMOA en octobre 2019, de réorienter les modes de consommation afin de valoriser les nationaux, à travers la transformation des produits et services locaux.

Esaïe Edoh

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