Togo First

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La recommandation pourrait ne pas être immédiatement adoptée pour diverses raisons, notamment le calendrier électoral et les doutes persistants à Lomé sur l'efficacité des transferts monétaires comme alternative.

Le Fonds Monétaire International (FMI) a exhorté les autorités togolaises à repenser leur stratégie de subventions aux carburants en faveur de méthodes plus ciblées, telles que les transferts d'argent direct aux populations vulnérables. Cette recommandation fait partie d'un communiqué publié le 1er mars dernier, annonçant un nouveau décaissement de 68,3 millions de dollars en faveur du Togo, dans le cadre du programme de 42 mois, assorti d’une facilité élargie au crédit (FEC) de 390 millions $, conclu en décembre dernier avec l'institution de Bretton Woods.  

« Les autorités entendent rendre la croissance plus inclusive en renforçant les dépenses sociales et les filets de sécurité sociale ainsi qu'en améliorant les conditions de vie des populations du nord du pays, complétant ainsi la réponse militaire au terrorisme par une réponse civile. Dans ce contexte, il sera important de remplacer les subventions généralisées aux carburants par des mesures plus ciblées et plus rentables pour protéger les personnes vulnérables, notamment par des transferts en espèces », a préconisé Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim du Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods.

Transferts monétaires ? Pas encore l’unanimité au gouvernement

La proposition du FMI intervient dans un contexte où les subventions aux carburants sont largement répandues, une politique que les autorités locales ont jusqu'ici privilégiée, malgré les critiques sur son efficacité et son impact économique. Depuis la pandémie de Covid-19, les prix du carburant au Togo ont subi des variations significatives, en raison des turbulences des marchés mondiaux. Et malgré les mesures de subvention destinées à atténuer l'impact économique sur les populations, les prix à la pompe ont connu des hausses importantes. Les subventions concédées par le gouvernement sur les produits pétroliers vont de 178 à 233 FCFA par litre, selon les différents produits, notamment le super sans plomb, le pétrole, le gasoil et le mélange 2 temps. « La subvention qui a servi à limiter le poids de la hausse est plutôt devenue un piège dans la mesure où elle est de plus en plus importante » et profite à des acteurs étrangers. « En effet, des personnes viennent s'approvisionner ici et vont revendre ailleurs », indiquait une source proche du dossier à Togo First.

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Sauf que les transferts monétaires, bien que soutenus financièrement par la Banque mondiale, n'ont pas encore convaincu pleinement les décideurs togolais quant à leur impact potentiel sur les populations bénéficiaires. Certaines voix appellent à une réorientation des fonds vers des initiatives susceptibles de créer de la richesse, générer des emplois et d'engager les citoyens dans des activités productives, plutôt que de se reposer sur les aides directes. « Nous disposons déjà de programmes tels que le FNFI, qui offrent de petits crédits, voire plus, aux populations vulnérables. Pourquoi certains devraient-ils bénéficier de crédits leur permettant de mener des activités génératrices de revenus et de les rembourser, tandis que d'autres vivraient de l'argent gratuit ? Ce n'est pas l'équité que nous souhaitons ardemment », lance une autorité.

Contexte politique délicat

Cependant, l'adhésion des autorités togolaises à une telle réforme recommandée par l’institution multilatérale, pourrait être mise à l'épreuve par le calendrier électoral. En effet, avec les élections législatives et régionales prévues en avril 2024, suivies de la présidentielle début 2025, la mise en œuvre d'une mesure potentiellement impopulaire comme une suppression des subventions et par ricochet une hausse importante des prix à la pompe pourrait s'avérer politiquement délicate dans un contexte d’inflation ambiante. Alors même que les prix actuels sont déjà perçus comme élevés par la population.

En 2022, au début de la crise russo-ukrainienne qui a fait flamber les cours du brut et induit un réajustement des prix à la pompe, le ministre du commerce d’alors, Kodjo Adedze, avait indiqué que « le super sans plomb, s’il fallait le vendre au coût réel, coûterait 851 F le litre », ajoutant que « l'État débourse près de 256 francs additionnels pour faire en sorte que ce produit soit disponible à la pompe au prix actuel (595 FCFA, ndlr) ». Les autorités ont peu communiqué sur les chiffres exacts déboursés pour les subventions durant une année budgétaire ces dernières années, à l'exception de 2022, au pic de la hausse des prix du pétrole, où un montant de 25 milliards FCFA pour les six premiers mois avait été largement relevé.

Fiacre E. Kakpo

La FAO appuie plusieurs producteurs agro-forestiers des régions Maritime et des Plateaux.  L’agence onusienne en charge de l’alimentation a concrétisé cet appui vendredi 1er mars dernier à Atakpamé (région des Plateaux) par des accords de subvention directe avec les organisations de producteurs forestiers et agricoles (OPFA) dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Mécanisme Forêts et Paysans (FFF). 

Pour l’occasion, neuf OPFA sur dix-sept, représentant les régions des Plateaux et Maritime, ont pris part à cet atelier technique visant à discuter des modalités de mise en œuvre de ces accords et à les signer avec les nouveaux partenaires. L’initiative portée par la FAO vise à renforcer la résilience des agriculteurs face au changement climatique et à améliorer leurs moyens de subsistance. 

Selon le Facilitateur National du Mécanisme Forêts et Paysans, Dr. Aboudoumisamilou Issifou, cette action s'inscrit dans le cadre d'un programme mondial englobant plusieurs pays, dont le Togo. 

« En 2023, un appel à projets a été lancé, 79 propositions ont été reçues et 17 partenaires ont été sélectionnés dans quatre régions du Togo, dont 6 dans la région des Plateaux-Est et Plateaux-Ouest. Cet atelier est organisé pour permettre aux structures étatiques qui seront des bras techniques dans le suivi et l’apprentissage de comprendre leurs rôles et de bien dégager des cas réussis qui pourront faire tache d’huile dans les autres communautés et même au niveau des instances internationales », a indiqué Dr. Aboudoumisamilou Issifou.

L'ouverture de cet atelier a été présidée par le Directeur Régional de l'Environnement des Plateaux, Cdt Ouro Bang'Na Solizama, en présence de représentants de la FAO et de la CTOP (Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs agricoles). 

Pour rappel en 2022, le FFF annonçait des subventions allant de 5 000 USD à 70 000 USD par bénéficiaire, avec une enveloppe globale s'élevant jusqu’à 340 000 $ pour le Togo.

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Au Togo, le programme de résilience côtière WACA REsIP a primé six jeunes blogueurs et vlogueurs, le samedi 2 mars dernier, dans le cadre du concours "WACA Blog Togo", organisé en décembre dernier, autour du thème "Préservons nos côtes, protégeons notre avenir". 

La célébration s'est tenue en marge de la journée internationale des zones humides, dans le village d'Agbétiko, Commune du Bas-Mono 2, Préfecture de Bas-Mono. C'était en présence de plusieurs officiels du WACA ResIP Togo, du ministère en charge de l'environnement, du ministère en charge de l'économie maritime, ainsi que des autorités locales. 

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La distinction a été marquée par la remise symbolique de chèques-cadeaux aux six meilleurs blogueurs et vlogueurs. Dans la catégorie Blog (texte), le programme a récompensé respectivement Kletus Komko Situ, premier avec un prix de 350 000 FCFA, Keke Germain, qui repart avec une cagnotte de 300 000 FCFA, et Edoh Déborah, avec un prix de 250 000 FCFA. Dans la catégorie Vlog (vidéo), la créatrice de contenu //www.tiktok.com/@valentine_taou/video/7310909966091685125?_t=8iGSMksUm4U&_r=1">Valentine Taou s’est adjugé la première place (avec à la clé, une cagnotte de 350 000 FCFA), suivie de Buame Omaw Vatussias (2ème prix, avec 300 000 FCFA) et Mama Djawad (250 000 FCFA). 

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Le Concours, organisé en partenariat avec l’Association des Blogueurs du Togo (ABT), a vu la participation de plus de 100 candidats sur une période de trois semaines, dans les catégories Vlog et Blog. 

Selon le Dr Adou Rahim Alimi, Coordonnateur du projet WACA au Togo, cette initiative s'inscrit dans la stratégie de communication de WACA Togo, qui prend en compte le rôle de sensibilisation que peuvent jouer les jeunes sur Internet, afin de toucher le plus grand nombre et les attirer à la protection et à la valorisation des espaces côtiers.

Ayi Renaud Dossavi

Les représentants de plusieurs pays se sont réunis à Lomé en milieu de semaine (mercredi 28 février), dans le cadre d’un atelier de consultation sur la stratégie de la Gavi, l'Alliance mondiale du vaccin, dénommée GAVI 6.0. Sous l'égide du ministère en charge de la santé représenté par la Directrice de Cabinet du ministre de Moustafa Mijiyawa, la rencontre a permis de réaffirmer les priorités du pays pour les années à venir.

Ainsi, en tête de ces priorités figurent le renforcement de la vaccination de routine, l’atteinte des enfants non vaccinés, la vaccination contre le papillomavirus, et l'introduction du vaccin contre le paludisme (RTS, S), qui marque une avancée significative dans la lutte contre cette maladie endémique (une des principales causes de mortalité des enfants au Togo).

Pour l'alliance du vaccin, il s’agit de mobiliser les partenaires autour de ses objectifs pour la période 2026-2030. L'institution souligne également l'importance des investissements dans la santé publique, pour assurer un avenir prospère à chaque enfant.

À la suite de cet atelier GAVI 6.0, une mission de haut niveau de Gavi Alliance séjourne à Lomé avec à sa tête le Directeur général des programmes pays de Gavi, aux côtés d’acteurs et partenaires comme l’OMS, l’Unicef et la Banque mondiale. Cette mission va se dérouler à la suite de l’atelier de GAVI 6.0 prévu à Lomé, avec pour objectif : un engagement politique de haut niveau sur les réalisations et les défis du programme de vaccination appuyé par la Gavi, apporter un soutien aux parties prenantes nationales dans leurs efforts pour l'introduction de nouveaux vaccins (HPV, Malaria...). Il s’agira également de plaider en faveur d'un système de financement de la vaccination durable qui couvre les nouveaux besoins identifiés et de préparer le pays à un engagement potentiel en tant que champion, dans le cadre du processus de reconstitution des ressources de Gavi.

Notons du reste que le Togo a déjà bénéficié par le passé, d’un soutien de la Gavi, pour l’introduction de nouveaux vaccins et pour le renforcement du système de santé (notamment de 2017-2021, ainsi que des financements sur la période 2021 - 2023, dans le cadre de la gestion de la Covid-19, profitant d’un fonds global de 2,4 milliards $ en faveur des pays membres de l’initiative COVAX). 

En 2023, le pays a d'ailleurs élaboré une proposition consolidée, approuvée par la Gavi, pour la période 2024 – 2028.

Ayi Renaud Dossavi

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Les autorités togolaises et l'équipe du FMI étaient parvenues à un accord en décembre 2023, après plus de deux années de négociation à l'issue d'un précédent programme qui s'était déroulé entre 2017 et 2020.

Le Fonds Monétaire International (FMI) a annoncé, vendredi 1er mars 2024, un décaissement immédiat de 68,3 millions de dollars à destination du Togo. Ce décaissement s'inscrit dans le cadre d'un accord plus vaste, qui couvre une période de 42 mois sous la Facilité Élargie de Crédit (FEC), pour un montant global de près de 390 millions de dollars.

Le soutien du FMI arrive à un moment crucial pour le Togo, confronté à une série de défis économiques et sécuritaires, tout comme nombre de ses voisins. Entre les séquelles laissées par la pandémie de COVID-19, les défis sécuritaires à sa frontière nord et les impacts du changement climatique sur le secteur agricole, Lomé cherche des leviers pour inverser la tendance de ses défis socio-économiques.

Avec ce prêt, l'objectif affiché par l’institution de Bretton Woods est de soutenir le Togo dans la mise en œuvre de ses réformes économiques et structurelles, visant à stimuler une croissance inclusive, renforcer la stabilité macroéconomique, et améliorer la résilience du pays face aux chocs externes. Réduction de la pauvreté, amélioration du filet de sécurité sociale, renforcement des dépenses sociales, amélioration de l'environnement des affaires, maintien de la stabilité macroéconomique, consolidation budgétaire notamment par une mobilisation plus efficace des recettes fiscales… sont les maîtres-mots de ce programme qui devrait prendre fin en mi-2027.

Fiacre E. Kakpo

L’Etat du Togo, au terme de sa nouvelle sortie sur le marché des titres de l’Umoa, ce vendredi 1er mars 2024, a réussi à lever 38 milliards FCFA pour financer son budget national.

Précisément, Lomé a collecté 14 milliards FCFA sur les BAT émis sur les maturités de 182 et 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Au même moment, 24 milliards FCFA ont été engrangés sur les OAT rémunérées au taux annuel de 6,15%, sur la maturité de 3 ans.

Les 38 milliards FCFA mobilisés correspondent à 110% des 35.000 millions FCFA recherchés par le Trésor public du pays ouest-africain. Selon le rapport de l’opération, 44 investisseurs ont participé à l’opération pour totaliser 66 milliards FCFA, soit 189% de taux de couverture.

Ce nouvel emprunt porte à 148 milliards FCFA la mobilisation totale du Togo sur le marché financier régional cette année alors que ses prévisions sont fixées à 607 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Au Togo, la commune Tône 1 (Dapaong), mise sur un budget 326 millions FCFA pour financer ses projets de développement en 2024. Ce budget en hausse de 7, 22% par rapport à celui de l’année précédente (304 millions FCFA), a été présenté le mercredi 28 février 2024 à Dapaong (620 km au nord de Lomé), aux administrés lors de la première session ordinaire de l’année de cette municipalité.

Dans le détail, 65% de ce budget, soit 213 845 694 FCFA, sont consacrés au fonctionnement et le reste de l’enveloppe aux investissements.

Ces ressources serviront essentiellement à financer les projets d’aménagement des rues, la construction de la loge officielle du stade municipal de la ville de Dapaong, la construction d’un bâtiment scolaire ainsi que la dotation de la commune des infrastructures marchandes.

D’ores et déjà, la commune a mis en place un plan de mobilisation des recettes. Il s’agit de la mise en service d’une structure de gestion des ordures ménagères dans la ville de Dapaong, du recrutement du personnel qualifié à la bonne gestion des ressources et de l’établissement d’une franche collaboration entre la commune, les services des impôts et toute la population en vue de lutter efficacement contre les fraudes.

L’administration communale de Tône 1 prévoit de nouvelles stratégies, notamment la sortie régulière des agents de recouvrement pour collecter les taxes réglementaires. 

Pour rappel, la commune de Tône 1 est l’une des localités du Togo, en proie à la menace terroriste depuis novembre 2021.

Esaïe Edoh

Au Togo, des activités de dragage de sable marin ont démarré la semaine dernière dans la rivière Zio, au niveau de Lébé Centre, dans le canton d’Abobo. L’opération va consister à nettoyer et approfondir la masse d’eau, à partir de l’enlèvement de roches et de sédiments. À terme, elle devrait contribuer à augmenter la capacité de transport de l’eau, ce qui devrait réduire les inondations en aval.

« L’exploitation du sable continental entraîne la dégradation rapide du sol, réduit les surfaces cultivables et crée des lacs artificiels, qui deviennent à leur tour des sources de dangers de tous ordres. C’est ainsi que l’exploitation du sable fluvial apparaît comme la solution idoine. En même temps qu’elle permet de désensabler les rivières et fleuves par le dragage, elle augmente leur capacité à recueillir et retenir les eaux pluviales. Du coup, le bon écoulement des eaux de pluie vers ces débouchés naturels réduirait l’inondation », a expliqué Nestor Kossi Adjehoun, directeur du développement et contrôle miniers, cité par Togo Presse.

Les opérations de dragage et l'exploitation du sable sont menées par l’entreprise Sandmen SARL, qui dispose d’un permis pour le site de Lébé Centre, via un arrêté datant de 2022, pour une superficie d’environ 0,5 km². La société devra notamment contribuer financièrement à la réalisation d’œuvres socio-économiques et communautaires dans le village de Lébé Centre et ses environs, à partir d’un prélèvement à hauteur de 0,75 % de son chiffre d'affaires.

Au Togo, les nouvelles subventions annoncées par le Fonds mondial, dans le cadre de la lutte contre le Sida, la Tuberculose, le Paludisme (GC7) et la COVID-19 (C19RM), s’élèvent à 112,8 millions d’euros (soit 74 milliards FCFA) pour la période 2024-2026.

Dans le détail, la prévention du paludisme, défi sanitaire majeur, bénéficie de la part du lion, avec un montant de 42 milliards FCFA, afin d’améliorer le respect des directives, l’adhésion et l’appropriation par la communauté, la maîtrise de la planification au niveau opérationnel, pour éviter les chevauchements.

La lutte contre le VIH-SIDA se verra allouer 29,3 milliards FCFA sur la période, avec pour objectif d’améliorer la Prévention de la Transmission Mère –Enfant du VIH (PTME), ainsi que la Prise en charge pédiatrique.

À côté, une enveloppe de 2,58 milliards FCFA sera dédiée à la lutte contre la tuberculose.  Ces fonds serviront notamment à décentraliser la prise en charge, mais aussi à l’amélioration du diagnostic et la prise en charge de l’enfant.

Enfin, le volet lutte contre la Covid-19 se voit attribuer une enveloppe de 12,7 milliards FCFA, avec pour but d’appuyer la transition du pays d’une riposte intensive vers des Systèmes Résistants et Pérennes pour la Santé (SRPS) et de préparer le pays aux futures pandémies.

Le détail de ce prochain cycle de subventions ainsi que le renforcement de la collaboration Togo - Fonds mondial ont notamment été discutés, lors d’un entretien du Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbe avec la cheffe de département du Fonds Mondial Afrique et Moyen-Orient, Mme Caty Fall Sow, à l’hôtel du 2 Février, en marge des travaux de lancement.

Rappelons qu’à ces 74 milliards FCFA pour le cycle 2024-2026, s’ajoutent des fonds additionnels et de réinvestissement d'une valeur de 19,37 millions d'euros (12,7 milliards FCFA) ont été approuvés pour 2024-2025, soutenant une enveloppe globale de près de 87 milliards FCFA.

Ayi Renaud Dossavi 

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Expertise France va financer la lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH au Togo et dans 5 autres pays africains à savoir le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République Centrafricaine, le Sénégal. L’Agence a signé avec ONUSIDA à cet effet, un accord de partenariat d’une enveloppe de 1,9 million d’euros, soit un peu plus d’1 milliard FCFA ce jeudi 29 février 2024 à Genève, en Suisse.

Ce financement va concrètement favoriser l’accès à des services VIH inclusifs et respectueux des droits de l’Homme pour les populations clés (les jeunes femmes, les adolescentes et les filles), dans les pays bénéficiaires. Ainsi, les réponses juridiques et sociales face au VIH, pourront connaître des améliorations dans ces 6 pays.

« Cet accord vise la réduction des inégalités en matière d’accès aux soins et aux traitements pour les populations les plus vulnérables au VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre. La France s’engage ainsi pour la santé mondiale aux côtés de l'ONUSIDA dans une approche d’équité, de solidarité et de progrès humain », a déclaré Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève.

Ce financement d’Expertisse France qui a été facilité par L’Initiative (une facilité française complémentaire du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme), va permettre aussi, selon Winnie Byanyima, directrice exécutive de l'ONUSIDA, de progresser vers l'élimination du SIDA d'ici à 2030. « Ce n'est qu'en protégeant les droits de chacun et chacune que nous pouvons protéger la santé de tous et toutes », a-t-elle déclaré.

Notons qu’au Togo, selon le Conseil National de Lutte contre le SIDA (CNLS), «une réduction significative des nouvelles infections » a été constatée sur la période de 2010 à 2022.

Esaïe Edoh

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