Le Togo poursuit sa dynamique de mise en application des règlements de la CEDEAO sur l’itinérance dans la sous-région ouest-africaine. Après la Côte d’Ivoire en milieu de semaine, le pays vient de conclure l’accord de Free roaming avec le Mali le samedi 9 décembre 2023.
Le Mali porte ainsi à quatre, les pays dans lesquels les Togolais peuvent bénéficier des services de communications à moindre coût sans changer de carte SIM. La convention signée entre l'Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications/TIC et des Postes (AMRTP) et le régulateur togolais (ARCEP), offre précisément aux usagers des téléphones mobiles en voyage dans les deux pays, la gratuité de réception d’appel durant les 30 premiers jours consécutifs de leur séjour.
L’accord bilatéral fixe également le coût des appels locaux à 79 FCFA par minute au maximum et les appels vers le pays d’origine (Call Back To Home) à 150 FCFA par minute au plus. Le service Internet sera facturé à 2,2 Fcfa le Mo au maximum.
Le même accord est signé entre le Mali et le Bénin à Lomé et offre des avantages similaires aux citoyens des deux pays.
Selon les responsables des organes de régulation des télécoms dans les 3 États, les accords bilatéraux conclus dans la capitale togolaise seront mis en œuvre au plus tard à partir du 29 février 2024.
Après le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Mali, le Burkina-faso pourrait être le 5è pays avec lequel le Togo va signer le Free roaming, d’après l’ARCEP.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), a reçu 88 plaintes et dénonciations relatives aux pots de vin entre 2018 et 2023. Ce bilan a été présenté le vendredi 8 décembre dernier à l’occasion de la célébration, de l’édition 2023, de la journée internationale de lutte contre la corruption.
Selon la HAPLUCIA, 12 des 88 plaintes, sont enregistrées cette année et soumises à divers traitements. « Certains dossiers ont été traités et certaines personnalités impliquées ont remboursé les fonds qui étaient détournés », a confié Kimelabalou Aba, le président de la HAPLUCIA.
Sur le plan de la coopération, le pays par le biais de la HAPLUCIA, a adhéré à plusieurs organisations internationales et abrite actuellement le Secrétariat du Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption en Afrique de l’ouest (RINLCAO), est membre de l’Association des agences anti-corruption d’Afrique.
Le pays s’est également doté de plusieurs mécanismes pour combattre et faire changer les mentalités et les comportements sur la corruption. Il s’agit notamment de la création des organes de contrôle et de régulation tels que la Cour des comptes, l’Inspection générale d’Etat, l’Inspection générale du Trésor, l’Inspection générale des Finances, l’OTR ou encore la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF).
Malgré ces dispositions prises, des défis restent à relever, estime le patron de l’organe de répression, Kimelabalou Aba, qui relève une insuffisance des pouvoirs d’investigation de sa structure, la faiblesse de la répression des faits de corruption et des infractions assimilées et le manque de protection des lanceurs d’alerte, comme facteurs qui ralentissent la lutte au Togo.
Porté à la tête de la HAPLUCIA récemment, Kimelabalou Aba soutient que pour une lutte réussie, une prise de conscience collective est indispensable. « Seule la mobilisation de toutes les entités engagées peut garantir un développement humain durable de notre pays », a-t-il indiqué.
Esaïe Edoh
Au Togo, le paysage des acteurs du financement participatif enregistre depuis peu l’arrivée d’un nouvel acteur : FINTOU. La startup, portée par deux jeunes entrepreneurs locaux, se veut une alternative crédible en misant sur un point : « prendre en compte les réalités locales ».
Mi-novembre 2023. Devant une cinquantaine de personnes invitées dans les locaux de l’incubateur gouvernemental NunyaLab à Lomé, deux jeunes développeurs, Kokou Nouvor et Fandam Tahalgbanti achèvent de dévoiler leur dernière création, la plateforme de collecte de fonds Fintou.
Le projet, qui s’inspire d’une précédente solution d’encaissement de fonds et de transferts d’argent dénommée DobbeePay, se présente comme une plateforme simplifiée de collecte en ligne.
« La balle est désormais dans votre camp. La réalisation de projets puissants est possible lorsque chaque individu contribue à la réussite commune », martèle le premier, en reprenant une célèbre phrase en guise de conclusion de sa présentation.
Cet appel à l’engagement communautaire semble en effet être la trame même de la nouvelle solution qui vient d’être lancée : « Fintou est né d’un besoin de financement pour la réalisation d’une idée d’entreprise. Dans la quête de financement nous avons découvert le Crowdfunding, un mode de financement alternatif, qui permet de mobiliser des personnes intéressées pour le financement d’un projet. Cela nous a donné l’idée de mettre en place une plateforme similaire et de tester le concept. Nous avons alors remarqué l’importance d’un tel mode de financement, qui répond à la problématique du manque de financement en Afrique, la méthode du ‘Un pour tous, et Tous pour un’ », expliquent les promoteurs, par ailleurs consultants en digitalisation.

La nouvelle solution prévoit plusieurs produits, qui vont de la collecte de fonds aux constitutions de cagnottes, en passant par les donations.
Fintou, dénomination valise formée par la fusion de l’expression ‘Finance pour tous’, aspire à servir de rampe de financement pour une diversité de projets, notamment des initiatives sociales, culturelles, entrepreneuriales. Pour se démarquer, les promoteurs indiquent offrir aux utilisateurs, la collecte des fonds via mobile money dans plusieurs pays d'Afrique et par voie bancaire à l'échelle mondiale.
Leurs cibles, « les organisations, les acteurs culturels et les entreprises », détaille Fandam.
Modus operandi
« Tout débute par la création d’un compte », poursuit le jeune développeur. Une fois passée cette étape, l’utilisateur peut créer et lancer sa collecte de fonds (cagnotte ou compagne), via un gestionnaire accessible depuis le tableau de bord. Cette fonctionnalité débouche sur un monde d'informations : des données sur les vues et les interactions, ainsi que la liste des contributeurs, prête à être téléchargée pour une consultation.
« Les utilisateurs peuvent également connecter leurs réseaux sociaux pour étendre leur communauté, partager des actualités sur leur projet, et choisir entre un mode de campagne privé ou public selon leurs préférences », explique l’équipe projet. Enfin, une fois la campagne terminée, il est possible d'effectuer la demande de reversement des fonds collectés.
Le plafond pour la collecte de fonds (stockés auprès d’un opérateur agréé) est de 3 millions FCFA pour les comptes gratuits, élargi à 500 millions de FCFA pour l’offre Pro (avec coaching et assistance personnalisée). La tarification de l’offre Expert (sur demande), embarque la rédaction de projet, en son sein.
« Bien évidemment, nous percevons une commission sur chaque transaction opérée », précise l’équipe, qui annonce d’ores et déjà travailler sur de nouvelles plateformes (application mobile, logiciel associatif et espace dédié aux organisations).
Si « plusieurs entrepreneurs et entités sont venus aux nouvelles », Fintou espère décoller rapidement, et s’imposer comme la référence du crowdfunding dans le pays et dans la sous-région. Pour commencer.
Le Togo va obtenir du Fonds monétaire international (FMI), un nouvel appui financier à hauteur de 390 millions de dollars (environ 237 milliards de F CFA) sur une période de trois ans et demi (42 mois) dans le cadre d'une nouvelle Facilité élargie de crédit (FEC).
Le pays d’Afrique de l’Ouest vient de conclure un accord avec l'institution de Bretton Woods à cet effet. Cet accord vise à répondre aux besoins de dépenses urgents du pays, notamment en raison de préoccupations croissantes en matière de sécurité, tout en préservant la stabilité économique et l'inclusion sociale, indique-t-on.
Cette signature fait suite à une mission du FMI au Togo, du 29 novembre au 8 décembre 2023, qui a notamment rencontré le ministre en charge de l'économie et des finances, Sani Yaya.
« L'équipe du FMI est heureuse d'annoncer que nous avons conclu un accord au niveau du personnel avec les autorités togolaises sur un programme de 42 mois soutenu par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d'un montant de 293,60 millions de DTS, soit environ 390 millions de dollars américains. », a indiqué Hans Weisfeld, chef de l'équipe du Fonds. « Le programme économique des autorités vise à préserver la stabilité économique et à renforcer la viabilité de la dette tout en jetant les bases d'une croissance plus solide et plus inclusive. L'accord au niveau du personnel est soumis à l'approbation de la direction et du conseil d'administration du FMI. », ajoute-t-on.
De la part du Togo, ce nouveau plan d’appui implique notamment des réformes visant à augmenter les recettes fiscales de 0,5 % du PIB par an, élargir l'assiette fiscale, et réduire le déficit budgétaire à 3 % du PIB d'ici à 2025. Il s’agira également de rationaliser les dépenses publiques, tout en s’alignant sur les ambitions de renforcer la protection sociale (notamment en étendant les transferts monétaires, sur la base de la création d'un registre social unique et d'une plateforme d'identification biométrique).
Ce nouvel accord sur une FEC conclut plusieurs mois de discussions entre le pays d'Afrique de l'Ouest et le Fonds ; des tractations engagées depuis 2020. Le pays espérait du reste cette conclusion pour le premier trimestre de cette année, elle aura finalement pris quelques mois de plus.
Ayi Renaud Dossavi
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Le gouvernement togolais va apporter un soutien aux femmes rurales du Togo, à travers un don en matériel et équipement agricole. D’une valeur totale de 100 millions de FCFA, ces outils se composent de tricycles, de couveuses à œufs, de rappeuses de manioc, de moulins à condiment motorisés, de concasseurs de noix de palmiste, et de batteuses de soja. Au total, 78 groupements et coopératives de femmes, représentant l'ensemble des préfectures du Togo, ont bénéficié de ces équipements.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du Projet d’Autonomisation des Femmes Rurales au Togo (PAFeRT) et bénéficie de l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
L’opération de don a été inaugurée hier jeudi 7 décembre 2023 à Lomé, à travers une remise symbolique effectuée par Adjovi Lolonyo Apédoh-Anakoma, ministre en charge de l'Action sociale, en présence de la représentante résidente du PNUD au Togo, Binta Saneh.
Ayi Renaud Dossavi
Après deux rencontres organisées en distanciel en raison de la crise sanitaire, le programme d’accompagnement et de formation d’entrepreneurs, L’Afrik De Demain se dévoile enfin en présentiel. L’initiative propulsée par le magazine Ocean’s News a démarré ce vendredi 8 décembre à Lomé sa conférence pour l’année 2023.
L’événement, organisé au sein du Centre togolais des expositions et foires (CETEF) sous le thème ‘Repenser l’entrepreneuriat en Afrique’, réunit des acteurs de l’écosystème, entrepreneurs, lauréats du programmes et mentors, pour une série de masterclass, de formations, et de panels. Pendant deux jours, il s’agira notamment « d’échanger sur les questions essentielles liées à l’avenir de l’entrepreneuriat en Afrique », expliquent les promoteurs.
De fait, les échanges doivent permettre de mettre en relation les jeunes entrepreneurs et les chefs d’entreprises et modèles de réussite, afin de bénéficier de leurs expériences, à l’heure où la promotion de l’entrepreneuriat a le vent en poupe sur le continent.
« Il faut repenser notre manière d’entreprendre pour que nous puissions avoir des résultats palpables pour développer notre continent », a souligné au premier jour des travaux, Aimé Apedoh.
Lancé en 2021, L’Afrik De Demain est un programme destiné à former et accompagner à chaque édition, 20 jeunes entrepreneurs africains dans leur éclosion. La troisième promotion, dévoilée en septembre dernier, compte huit nationalités différentes, parmi lesquelles 8 togolais.
Le Togo, représenté par l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) et la société Cyber Defense Africa (CDA), a pris part du 28 au 29 novembre dernier, à la Conférence mondiale sur le renforcement des cybercapacités. L’événement, qui était à sa première édition, a été organisé à Accra à l’initiative de plusieurs acteurs parmi lesquels la Banque mondiale, le Forum économique mondial, ou encore le CyberPeace Institute.
? 24 hours after the official announcement of the Accra Call, 40+ governments and organizations have endorsed the global action framework, committing to supporting the action plan of the Accra Call to strengthen cyber capacity building around the world.https://t.co/MDKD3sBeVZ pic.twitter.com/ooqhmesjyG
— Global Conference on Cyber Capacity Building -GC3B (@theGC3B) November 30, 2023
Invité sur une session consacrée aux possibilités des Etats à faible revenu à renforcer leur cybersécurité, le pays ouest-africain a partagé son expérience et sa vision sur la question, qui ont notamment conduit d’une part à la création en 2019 de la CDA, une joint-venture entre le gouvernement et le spécialiste polonais de la cybersécurité Asseco, et de l’autre, à la mise en place, dans la foulée, d’une agence dédiée (ANCy).
Pour le Togo, qui a fait de l’économie numérique, l’un des axes de son développement, le modèle de partenariat public-privé s’imposait pour pallier aux cybermenaces : « L’économie du savoir est l’avenir pour nous et à cet égard, il était essentiel de sécuriser le cyberespace togolais afin d’encourager les investisseurs à la fois étrangers et nationaux » a expliqué le patron de l’agence, le Commandant Gbota Gwaliba lors de son intervention.
Quant à Simon Melchior, le directeur de la CDA, le projet, débuté en 2020, « a la particularité d’avoir à la fois un SOC (Centre des opérations de sécurité) et de gérer le CERT (Centre de réponse aux incidents de cybersécurité) national togolais ». Une particularité qui, souligne le responsable, « a donné lieu à de nombreuses synergies et permis de réaliser des économies d’échelle », qui permettent de rembourser l’emprunt contracté auprès d’Ecobank Togo pour la mise en place de la structure.
Si à ce jour, les deux entités sont pleinement impliquées dans leurs missions respectives, le Togo ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le pays a d’ailleurs rejoint l’an dernier, en mai 2022, le FIRST, un forum mondial de réponse aux cyberattaques. L’objectif, avait alors clarifié Cina Lawson, la ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale, était de « confirmer la volonté de protection du cyberespace » national, et « d’accélérer la transformation numérique dans tous les secteurs ».
Octave A. Bruce
Le Togo est à la recherche de 6 milliards de dollars FCFA pour assurer sa résilience climatique. Ce besoin en ressources financières a été dévoilé par le ministre togolais de l’environnement et des ressources forestières, Foli-Bazi Katari, lors de la rencontre pour les Contributions Déterminés au niveau national (CDN) des pays africains, en marge de la COP28 à Dubaï le mardi 5 décembre dernier.
La mobilisation de ce financement devrait permettre d’atténuer les effets dévastateurs du changement climatique et promouvoir une résilience au sein des communautés vulnérables, selon le ministère de tutelle.
« Il nous faut seulement 6 milliards de dollars, et nous avons déjà ce que nous appelons des engouements conditionnels et inconditionnels. Le Togo lui-même est un engouement conditionnel et est prêt à faire des efforts allant jusqu’à 20% de réduction, même s’il est à 5 ou 8% de réduction », a soutenu l’officiel.
Selon le ministère, les CDN du Togo vont financer essentiellement, l’actualisation des données et des informations au regard des nouveaux développements programmatiques et politiques, la prise en compte du secteur des infrastructures, une meilleure intégration du secteur des ressources en eau ainsi que l’intégration des hydrofluorocarbures (HFC) et des polluants atmosphériques et climatiques de courte durée de vie dans les gaz dont les émissions sont à réduire.
Esaïe Edoh
Au Togo, la 18e Foire Internationale de Lomé (FIL 2023) qui bat son plein depuis deux semaines, affiche des chiffres de participation en hausse, avec 394 000 visiteurs sur la période.
Ces chiffres diffusés par la Direction générale du Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF-Lomé) marquent déjà une augmentation de 28 % par rapport aux 307 000 visiteurs enregistrés lors de l'édition 2022, qui s'était étalée sur trois semaines.
Ces données provisoires devraient d'ailleurs être encore dépassées, car il reste encore deux jours pour clore cette 18e édition, initialement prévue pour durer 12 jours, avant d’être prorogée.
La rencontre internationale se poursuit ainsi jusqu'au dimanche 10 décembre 2023, sur le site du CETEF.
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Signé en février 2019, le programme de Seuil obtenu par le Togo, a maintenant fait son chemin. Jeudi 07 décembre dernier, l’occasion était au bilan d’étape du dispositif, lequel vise à établir un secteur foncier propice à l'investissement et un secteur des TIC compétitif, en adéquation avec l'ambition togolaise de devenir un hub digital régional.
Pour Jeanne Ngname Bougonou, la Directrice de l’OMCA, organisme représentant les intérêts togolais dans le cadre de ce programme mené avec le MCC américain, les divers projets, TIC et foncier, qui s'achèveront en 2026, sont sur la bonne voie.
“Nous avons achevé la première phase du projet foncier en septembre dernier. Nous entamons maintenant la seconde phase, qui durera neuf mois”, a-t-elle déclaré à la presse locale.
Selon la dirigeante, cette nouvelle phase du projet de réformes foncières pour l’accroissement de la productivité agricole (LRAP), impliquera des expérimentations sur le terrain et l'engagement de diverses parties prenantes. Parmi les aspects essentiels de cette étape, figurent la cartographie et le géoréférencement des terres en milieu rural, ainsi que l'identification exhaustive des droits y afférents, allant au-delà de la simple propriété. Sachant qu’une phase pilote a déjà permis à l'équipe de gestion du projet de réaliser la cartographie des terres rurales et d’effectuer le géoréférencement des limites des parcelles dans les zones pilotes, à savoir Tchamba, Zio, Wawa, Dankpen et Oti Sud.
Un autre défi pour l’OMCA dans ce volet du programme Threshold concerne l'enregistrement des terres “notre but est de simplifier ce processus pour le rendre plus accessible et moins onéreux, surtout pour les populations rurales. Même pour nous, qui sommes plus instruits, enregistrer nos propriétés est un défi, et il l'est d'autant plus pour nos aînés. Nous testerons donc de nouvelles méthodologies et approches pour faciliter cette démarche”, a-t-elle promis, citant les progrès déjà réalisés par l’Office togolais des recettes.
La gestion du système d'information foncière est également essentielle pour préserver les droits et potentiellement valoriser les terres. L’OMCA prévoit en conséquence de se pencher sur la gestion des conflits fonciers, dans un pays où 70% des litiges devant les juridictions sont de nature foncière.
“La sécurité foncière favorisera l'augmentation des investissements, l'exploitation durable et le développement économique sans craindre d'être exclu”, a déclaré Kossigan Tobi, Coordonnateur du projet LRAP.
Deuxième phase en ligne de mire
Concernant le projet TIC, la première phase est toujours en cours et devrait s’achever en janvier prochain. Toutefois, Bouyo Piyabélan, la coordinatrice de ce projet, actuellement en pleine campagne de plaidoyer pour étendre sa durée jusqu’en 2026 au lieu de 2024, se montre confiante, évoquant des “progrès remarquables” réalisés depuis son lancement.
“Nous avons mené à bien 16 études sur les 31 prévues, avec un engagement financier de 32% et un décaissement de 19%”, détaille la responsable de ce projet, qui bénéficie à lui seul, de 20,5 millions $ sur les 35 millions $ engagés par les États-Unis dans le cadre du programme Seuil. La prochaine étape consistera à démarrer les phases pilotes, axées sur l'accès aux services, notamment dans les domaines de l'éducation et de la santé, notamment la réalisation des phases pilotes d’internet communautaire ainsi que le raccordement de quelques établissement scolaire et de santé.
“Nous avons déjà réalisé plusieurs études essentielles à cette phase. Dès février, nous débuterons la seconde phase, au cours de laquelle nous mettrons en œuvre les recommandations de ces études. Cette phase comprendra également le lancement de projets pilotes significatifs pour la population, certains devant se poursuivre dans le cadre du compact”, un programme, doté d’un budget potentiel de plusieurs centaines de millions de dollars. Ce programme servira de prolongement au projet TIC, mais devrait également intégrer un volet consacré au secteur de l’énergie.
Pour la responsable du projet, l’OMCA a, durant cette première phase, apporté son soutien au gouvernement, notamment en matière de renforcement de la structure organisationnelle du ministère de l’Économie numérique, de la loi sur les startups encore en discussion au Parlement, de la création de l’Agence Togo Digital et du renforcement de la régulation. L’unité collabore avec les autorités togolaises pour opérationnaliser un Fonds de Transformation Digitale, afin de faciliter l'accès à Internet et aux services numériques.
Fiacre E. Kakpo