Au quatrième trimestre 2023, le Togo a exporté pour une valeur de 256,4 milliards FCFA de produits vers le reste du monde. C’est selon les données compilées par l’INSEED, dans son dernier bulletin statistique trimestriel.
Les principaux produits d’exportation
Sur les trois derniers mois de 2023, les "Huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux" se sont révélées être le principal produit exporté par le Togo, totalisant une valeur de 69 milliards FCFA, représentant ainsi 27,0 % des exportations trimestrielles. Ensuite, les « Phosphates naturels de calcium, phosphates alumino-calciques naturels et craies phosphatées » ont occupé la deuxième place, avec une valeur de 38 milliards FCFA, couvrant 15,1 % des exportations. Ils seront suivis par les produits à base de soja (les Tourteaux et autres résidus solides de l'extraction d'huile de fèves de soja), exportés pour une valeur de 14 milliards FCFA, représentant une part relative de 5,5 % des exportations.

En dehors de ce trio, on retrouve les “Sacs, sachets, pochettes et cornets en matières plastiques”, vendus au reste du monde pour une valeur de 13,6 milliards FCFA (5,3 % des exportations du pays), les Produits de beauté, pour 13,16 milliards FCFA (5,1 %), l’Huile de palme raffinée et ses fractions, à une valeur de 8,9 milliards FCFA (3,5 % des exportations), d’autres produits de beauté et extensions (Perruques, barbes, sourcils, cils, mèches et articles analogues en cheveux, poils ou matières textiles ; ouvrages en cheveux), pour 8,3 milliards FCFA pour 3,2 %. Enfin, le top final est composé de produits d’extraction et agricoles : les Fèves de soja, vendues à une valeur de 7,2 milliards FCFA, soit 2,8 % des exportations nationales, les Ciments non pulvérisés dits « clinkers » pour 7 milliards FCFA (2,8 % des exports) et le Coton (à l'exclusion des linters), pour 6,4 milliards FCFA (2,5 %). L’un dans l’autre, les 10 premiers produits exportés pèsent en tout 186,7 milliards FCFA, soit 72,8 % des ventes du pays vers le reste du monde.
Importations
Du côté des importations, les « Huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux (à l’exclusion des huiles brutes) et préparations » ont dominé, totalisant une valeur de 30,8 milliards FCFA et représentant ainsi 6,9 % des importations du trimestre. Ensuite, les « Véhicules à moteur pour le transport des personnes » ont constitué le deuxième produit importé avec une valeur de 24 milliards FCFA, soit 5,4 % des achats. Enfin, l'« Huile de palme raffinée et ses fractions » a été importée pour une valeur de 18 milliards FCFA, couvrant 4,0 % des importations du trimestre. Au total, sur cette période, les importations se sont élevées à un total de 448 milliards FCFA. Cette tendance a abouti à un solde commercial déficitaire de près de 200 milliards FCFA (192 milliards FCFA pour le pays en ce dernier trimestre de l’année précédente).
Amélioration de la balance commerciale
En termes d'évolution annuelle, cependant, les exportations ont enregistré une hausse de 14,4 % en valeur et de 7,0 % en quantité, comparée au dernier trimestre de 2022, tandis que les importations ont diminué de 7,0 % en valeur mais ont augmenté de 3,6 % en quantité. Le déficit commercial s’est ainsi amélioré, en glissement annuel, avec une baisse significative de 25,5 %.
En glissement trimestriel, les exportations du quatrième trimestre 2023 ont augmenté de 33,3 % en valeur et de 18,3 % en quantité par rapport au trimestre précédent. Les importations ont également augmenté de 0,7 % en valeur et de 2,0 % en quantité. En conséquence, le déficit commercial a diminué de 24,2 % par rapport au troisième trimestre 2023, démontrant une certaine amélioration dans la balance commerciale du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Port autonome de Lomé (PAL) a reçu, en fin de semaine dernière, le prix ouest africain de bonne gouvernance d’entreprise. La distinction, attribuée à l'administration portuaire par le cabinet Prudence Finance Solution (PFS), se veut une reconnaissance aux actions entreprises dans l’amélioration des services.
Le prix qui est à sa 2ème édition, récompense précisément l’engagement du PAL dans la gouvernance sociale, financière et sécuritaire ainsi que la prévention de risques au sein de la plateforme portuaire.
➡️ Le Port de Lomé reçoit le prix ouest africain de la bonne gouvernance d’entreprise
— Port Autonome de Lomé ? ⚓ ?︎ ?? ?? (@portdelome) February 17, 2024
Le Port de Lomé a reçu, le 16/02/2024, le prix ouest africain de #bonnegouvernance d’entreprise attribuée par le cabinet Prudence finance solution.
La suite : https://t.co/zR8KHeQurI#Togo pic.twitter.com/NIEyBj60aE
Selon la présidente du comité d'organisation de cette distinction, Sylvie Acqueburu, « ce prix est un outil de mise en question et d’ajustement de politiques internes et d’obligation de résultat ».
Ce trophée qui se veut également une mesure d’incitation, devrait permettre aux autorités portuaires d’envisager des mécanismes de création de valeur, en œuvrant dans la dynamique de la croissance économique et de renforcement de la confiance des investisseurs.
Avec cette nouvelle distinction, le PAL étoffe un peu plus son palmarès, après avoir remporté il y a peu le prix du « Meilleur Trafic Transit et Transbordement » et celui de la « Meilleure Politique de Système de Management Intégré » (SMI) en 2022
Esaïe Edoh
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Le Togo et la Turquie multiplient les initiatives en vue du renforcement des liens de coopération entre les deux pays. Les ministres des affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Hakan Fidan se sont retrouvés en fin de semaine dernière en marge de la Conférence de Munich sur la Sécurité (MSC), pour passer en revue la coopération bilatérale entre Lomé et Ankara.
Concrètement, les discussions ont porté sur l’évolution des relations entre les deux pays depuis la visite officielle de Recep Tayyip Erdogan au Togo en Octobre 2021, marquée par la signature de plusieurs accords.
Les deux diplomates ont aussi abordé les pistes d’intensification de cette relation notamment dans les domaines de l’agriculture, du commerce, de la défense et du tourisme.
Depuis la visite de Recep Tayyip Erdogan, plusieurs démarches sont entreprises entre les deux pays, et se sont soldées par des annonces et signatures d’accords. En janvier 2023, un protocole d’accord a été signé entre le Conseil des relations économiques extérieures de la Turquie (DEIK) et le Conseil national du patronat (CNP-Togo). Plus tard en décembre, l’ambassadrice turque au Togo, Muteber Kiliç, a annoncé l’ouverture d’un centre d’étude et de recherche de la Turquie à l’Université de Lomé (UL).
Également en janvier dernier, plusieurs investisseurs turcs étaient à Lomé pour explorer les opportunités d’affaires au Togo.
Notons que, les échanges commerciaux entre Ankara et Lomé, étaient d'environ 128 millions de dollars en 2021, avant de passer à près de 200 millions de dollars fin 2022, selon la représentation turque au Togo.
Esaïe Edoh
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Le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbe, a pris part au 37ème sommet de l’Union Africaine (UA) le week-end dernier à Addis-Abeba. Les discussions, tenues au siège de l’organisation, ont porté sur divers sujets cruciaux, notamment la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’UA et la position du continent sur l'échiquier international.
Au nom de SEM le PR Faure Essozimna GNASSINGBE, j'ai participé à l'événement parallèle de haut niveau sur le potentiel des richesses vertes en Afrique.#AUSummit pic.twitter.com/mkkkUHhjnl
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) February 17, 2024
En marge de ces travaux, Victoire Tomegah-Dogbe a notamment participé à un événement parallèle axé sur le potentiel des richesses vertes en Afrique. En présence des chefs d'État du Congo et du Rwanda, du Vice-président de la Côte d'Ivoire et du Président de la Banque africaine de développement (BAD), la cheffe du gouvernement togolais a souligné l'urgence climatique et plaidé en faveur de l'exploitation des ressources naturelles pour une croissance durable et inclusive. « Cette importante conversation nous rappelle l'urgence climatique et offre une opportunité pour notre continent de valoriser nos ressources naturelles pour une croissance durable et inclusive. », a-t-elle déclaré.
Ayi Renaud Dossavi
Spiro (Ex M-Auto), la société de véhicules électriques (VE) active sur le continent africain, veut étendre ses points d'échange et de recharge dans les pays où elle est active, notamment au Togo.
La société a en effet annoncé le 14 février dernier, un partenariat « ambitieux avec Petrocity », un des opérateurs de stations-service les plus réputés du Kenya. Cette collaboration vise à renforcer le réseau de stations d'échange de batteries intelligentes et automatiques de Spiro, en facilitant leur déploiement sur les sites stratégiques de Petrocity au Kenya.
Ainsi, la compagnie indique dès ce mois de février, le lancement de stations d'échange automatiques dans tous les pays où elle est présente, notamment au Bénin, au Togo, au Kenya, et au Rwanda. Au total, l'entreprise prévoit d'inaugurer 50 sites supplémentaires dans les semaines à venir, avec une attention particulière portée à leur emplacement au sein du réseau de Petrocity.
« Chez Petrocity, nous sommes extrêmement fiers de nous associer à Spiro, le principal acteur africain dans le domaine des véhicules électriques, dans cette quête transformative vers la mobilité durable. En intégrant les stations d'échange intelligentes de Spiro dans notre réseau, nous sommes à la pointe d'une révolution environnementale », a déclaré Aman Kurji, directeur général de Petrocity.
A terme, la compagnie se donne pour objectif d’atteindre 40 000 batteries, 7 millions d'échanges de batteries réussis en Afrique, et plus de 600 stations d'échange à travers le continent. “Le modèle d'échange de batteries de l'entreprise est conçu pour l'efficacité et la commodité des utilisateurs, leur permettant d'échanger rapidement les batteries épuisées contre des batteries pleinement chargées, assurant ainsi des déplacements continus et efficaces sans les longs temps de charge.”, indique-t-on.
Ce nouveau partenariat s'annonce alors qu’au Togo, les pouvoirs publics continuent à encourager la politique de développement des véhicules électriques, notamment au moyen de mesures fiscales incitatives. La loi de finances 2024 a justement étendu aux batteries de véhicule électrique, des mesures d'exonérations fiscales.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Port de Lomé a manutentionné un peu plus de 30 millions de tonnes de marchandises en 2023, a déclaré en fin de semaine écoulée, le ministre de l’économie maritime, Edem Kokou Tengué. Une performance en légère hausse (moins de 1%), comparativement aux 29,7 millions de tonnes de marchandises manutentionnées en 2022.
En détail, les importations de marchandises sont évaluées à 8 912 225 tonnes contre 8 069 169 tonnes en 2022, soit une augmentation de 10,45%. Le volume des exportations est ressorti à 2 282 843 tonnes contre 1 657 324 tonnes en 2022, pour une croissance de 37,72%.
Quant au volume du transbordement, il s’établit à 18 890 485 tonnes, traduisant une baisse de 6% rapporté à celui enregistré une année plus tôt, soit 20 072 552 tonnes.
Partageant avec joie les résultats exceptionnels de la journée de presse annuelle du @portdelome de la semaine dernière, je vous annonce fièrement que notre plateforme portuaire a manutentionné plus de 30 millions de tonnes de marchandises en 2023, illustrant la vigueur… pic.twitter.com/H4PYyhnsSe
— Kokou Edem TENGUE (@kokouedemTENGUE) February 19, 2024
Cette tendance baissière est observée également sur la desserte maritime. Le port a accueilli 1554 navires en 2023 contre 1662 en 2022, correspondant à une diminution de 6,50%.
Ces statistiques, selon le ministre de l’Economie maritime, Edem Kokou Tengué, illustrent “la vigueur économique”, « malgré une légère baisse du transbordement ». Le ministre encourage les autorités portuaires à davantage d’efforts, notamment dans la mise en œuvre des réformes.
« Il est temps que notre dynamisme opérationnel et commercial s'intensifie pour rester compétitif », a indiqué l’officiel.
Notons que le Togo fait désormais face à la concurrence imposée par ses voisins notamment la Côte d’Ivoire (avec le nouveau terminal à conteneur du port d’Abidjan) et le Nigéria (port en eaux profondes, à Lekki).
Esaïe Edoh
Le Niger pourrait fournir du gasoil au Togo et l'aider à combler ses besoins énergétiques. En effet, des « discussions » seraient en cours entre les deux pays sur la question, selon un communiqué du ministère nigérien en charge de l'Énergie, suite à une réunion des ministres de l'énergie de plusieurs pays de la sous-région.
La rencontre a réuni le samedi 17 février 2023, une délégation des ministres en charge de l'Énergie, notamment Mila Aziable du Togo, et ses homologues du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Selon l'agence nigérienne de presse, citant un communiqué sanctionnant les travaux, les échanges marquent la volonté de « renforcer la coopération entre les différents pays dans le domaine de l'énergie ».
Les travaux ont abouti dans un premier temps à la signature d’un protocole d’accord entre le Niger et le Tchad, le Burkina Faso et le Mali, pour la fourniture en Gasoil. « Nous examinons les obstacles rencontrés et trouvons à chacun une solution définitive », en vue « d’accroître le volume de ces échanges et d’en assurer la pérennité pour le bien de toutes les parties », selon le ministre nigérien en charge de l’Énergie, à propos des expériences déjà en cours avec ces trois pays ainsi que le Togo.
Le potentiel nigérien
En matière d'énergie, le Niger peut, du reste, se positionner comme un important acteur dans la sous-région. En effet, le pays sahélien raffine depuis 2011 quelque 20 000 barils par jour, surtout sous forme de gasoil et d'essence, à Zinder. Douze ans plus tard, il mettra en service (en novembre 2023) un oléoduc géant en vue de la première commercialisation de son pétrole brut qui sera acheminé depuis Agadem (sud-est) jusqu'au Bénin voisin. Au-delà des hydrocarbures, les ministres réunis ont également « adopté la feuille de route » pour « la concrétisation » d'un projet solaire, "Desert to Power", appuyé par la Banque africaine de développement (BAD), avec pour ambition de fournir à terme de l'énergie à 250 millions de personnes dans les pays sahéliens.
Les futures relations AES-CEDEAO ?
Ces transactions sur le terrain énergétique au Niger, pays sous sanction de la CEDEAO, interviennent quelques semaines seulement après l'annonce par les États de l'Alliance du Sahel (Niger, Mali et Burkina Faso) de leur volonté de quitter l'Espace communautaire ouest-africain. Les échanges viennent rappeler ainsi le poids des fondamentaux géo-économiques, vis-à-vis des décisions politiques. Elles pourraient également être vues comme la volonté pour les différents acteurs impliqués de construire leurs futures relations d'échanges et de collaboration, dans un contexte AES-CEDEAO. Notons que quelques jours auparavant, une délégation ministérielle du Niger était également à Lomé, pour discuter des moyens de faciliter leurs exportations et importations, à partir et depuis le Port de Lomé, important point d'entrée et de sortie de biens et produits dans la sous-région.
Ayi Renaud Dossavi
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Sampawende Jules Tapsoba, nouvellement nommé Économiste en Chef Adjoint chez Afreximbank, prend également la tête d'une nouvelle direction au sein de la banque, dédiée à la gestion des données et au développement de modèles, dans le cadre d'une restructuration du département de l'économiste en chef, désormais scindé en deux.
L’ancien Représentant Résident du Fonds Monétaire International (FMI) au Togo, Dr. Sampawende Jules Tapsoba, a été nommé Économiste en Chef Adjoint et Directeur du département de gestion des données et du développement des modèles à la Banque Africaine d'Import-Export (Afreximbank).
Passé par le Togo entre septembre 2017 et août 2021, Sampawende Jules Tapsoba avait joué un rôle clé dans la mise en œuvre du programme triennal, soutenu par une Facilité Élargie de Crédit (FEC) de 244,8 millions de dollars, validé en mai 2017 pour le Togo. Ce cadre avait ouvert la voie à des réformes économiques majeures, axées sur l’optimisation de la mobilisation des recettes publiques et la gestion prudente de la dette. Sous son mandat à Lomé, la batterie de réformes avait contribué à une baisse remarquable de la dette publique togolaise, qui avait chuté de plus de 82% à 51%, en seulement 3 ans.
Titulaire d'un doctorat en Économie Internationale et de masters en Économie Internationale, Économie du Développement et Gestion de Projets de l'Université d'Auvergne, en France, ainsi que d'un master en Gestion des activités bancaires du Centre de Formation de l'Association Bancaire du Togo, Tapsoba a rejoint le FMI en 2010. Il y a occupé les fonctions d'économiste principal pour le Malawi et le Rwanda, co-dirigé le réseau de surveillance du département africain du FMI et joué un rôle de premier plan dans le groupe consultatif de recherche du département africain du FMI.
Avant d’arriver au FMI, le Burkinabé a occupé diverses positions importantes, y compris celle de Sous-Directeur de l'Unité d'Aide au Trésor Français, d'Économiste au Ministère Français des Affaires Étrangères, d'Économiste à l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), d'Économiste à l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), et de Professeur Assistant à l'École d'Économie de Clermont. Il est également Senior Fellow à la Fondation pour les Études et Recherches sur le Développement International (FERDI), avec un intérêt de recherche se concentrant sur la finance internationale, la croissance inclusive et l'intégration régionale.
L'arrivée de Dr. Sampawende Jules Tapsoba à Afreximbank coïncide avec une période de restructuration importante au sein du département de l'économiste en chef de la Banque, suite au départ de Hippolyte Fofack. Dans ce contexte de changement, c'est le Nigérian Yemi Kale qui prend les rênes en tant qu'Économiste en Chef. En complément à son rôle d'Économiste en Chef Adjoint, Tapsoba, quant à lui, se voit attribuer la responsabilité d'une nouvelle direction au sein d'Afreximbank, celle de la gestion des données et du développement de modèles. Son rôle sera essentiellement axé sur la recherche et l'élaboration d'études stratégiques, avec une attention particulière portée à la région Afrique francophone. Selon les informations, cette orientation s'inscrit dans le cadre d'une stratégie plus large visant à équilibrer l'approche de la Banque, souvent perçue comme étant principalement orientée vers les pays anglophones.
Fiacre E. Kakpo
L’Etat du Togo vient de lever ce vendredi 16 février 2024 sur le marché des titres publics de l’Umoa, 27 milliards FCFA, à la clôture de sa 2è sortie du mois de février. Cette mobilisation fait suite à l’émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT) lancée une semaine plus tôt, pour lever 25 milliards FCFA.
D’après le compte rendu de l’opération, 21 milliards FCFA sont mobilisés via les BAT stipulés sur la maturité 3 mois et aux taux d’intérêt multiples. Dans le même temps, 6 milliards FCFA sont levés grâce aux OAT émises au taux d’intérêt annuel de 6,15%, sur 3 ans.
Ces fonds retenus par Lomé qui a en réalité, crevé le plafond, correspondent à 110% du montant initialement recherché. En effet, le montant global des soumissions est de 89,6 milliards FCFA, équivalant à un taux de couverture de 358,60%, selon le rapport de l’opération.
Avec ce nouvel emprunt, le Togo franchit la barre des 100 milliards FCFA cette année. Le pays totalise précisément 110 milliards FCFA de ressources collectées sur le marché financier régional sur une prévision de 607 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Au Togo, on recense actuellement environ 900 cas annuels de cancer chez les enfants en moyenne. Cette situation a été présentée par des experts en marge de la Journée mondiale du cancer pédiatrique, jeudi 15 février 2024, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre les cancers pédiatriques.
« Les cancers pédiatriques sont vraiment présents dans notre pays. », indique Dr Ahadji Kossi Adji, spécialiste de la prévention des maladies non transmissibles, lors d'une interview pour la Radio Lomé. « Lors de l'élaboration du Plan cancer 2022-2025, les statistiques font ressortir qu'il y a environ 900 cas de cancers pédiatriques chaque année. Et les projections montrent que sur les 10 ans à venir, ces chiffres seront autour de 9 000 à 10 000, mais ce ne sont que des estimations. », ajoute-t-on.
Ceci étant, ces chiffres doivent être encore précisés, dans un contexte où les données sont peu disponibles. Les spécialistes comptent tout de même sur la mise en place du registre populationnel du cancer pour avoir une évaluation plus précise sur l’ensemble des sites du pays.
Selon des recherches antérieures, cependant, les cancers de l'enfant représentent environ 4 % de l’ensemble des cas recensés, avec un âge moyen de 8 ans, principalement des leucémies (cancers du sang), très fréquentes chez les enfants, ainsi que des cancers de la lymphe.
Le Togo s'est doté, il y a deux ans, d'un service spécialisé en oncologie pédiatrique (cancers des enfants) au sein du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Sylvanus Olympio de Lomé, pour un investissement alors estimé à 200 millions FCFA.
Ayi Renaud Dossavi