Au Togo, la commune Tône 1 (Dapaong), mise sur un budget 326 millions FCFA pour financer ses projets de développement en 2024. Ce budget en hausse de 7, 22% par rapport à celui de l’année précédente (304 millions FCFA), a été présenté le mercredi 28 février 2024 à Dapaong (620 km au nord de Lomé), aux administrés lors de la première session ordinaire de l’année de cette municipalité.
Dans le détail, 65% de ce budget, soit 213 845 694 FCFA, sont consacrés au fonctionnement et le reste de l’enveloppe aux investissements.
Ces ressources serviront essentiellement à financer les projets d’aménagement des rues, la construction de la loge officielle du stade municipal de la ville de Dapaong, la construction d’un bâtiment scolaire ainsi que la dotation de la commune des infrastructures marchandes.
D’ores et déjà, la commune a mis en place un plan de mobilisation des recettes. Il s’agit de la mise en service d’une structure de gestion des ordures ménagères dans la ville de Dapaong, du recrutement du personnel qualifié à la bonne gestion des ressources et de l’établissement d’une franche collaboration entre la commune, les services des impôts et toute la population en vue de lutter efficacement contre les fraudes.
L’administration communale de Tône 1 prévoit de nouvelles stratégies, notamment la sortie régulière des agents de recouvrement pour collecter les taxes réglementaires.
Pour rappel, la commune de Tône 1 est l’une des localités du Togo, en proie à la menace terroriste depuis novembre 2021.
Esaïe Edoh
Au Togo, des activités de dragage de sable marin ont démarré la semaine dernière dans la rivière Zio, au niveau de Lébé Centre, dans le canton d’Abobo. L’opération va consister à nettoyer et approfondir la masse d’eau, à partir de l’enlèvement de roches et de sédiments. À terme, elle devrait contribuer à augmenter la capacité de transport de l’eau, ce qui devrait réduire les inondations en aval.
« L’exploitation du sable continental entraîne la dégradation rapide du sol, réduit les surfaces cultivables et crée des lacs artificiels, qui deviennent à leur tour des sources de dangers de tous ordres. C’est ainsi que l’exploitation du sable fluvial apparaît comme la solution idoine. En même temps qu’elle permet de désensabler les rivières et fleuves par le dragage, elle augmente leur capacité à recueillir et retenir les eaux pluviales. Du coup, le bon écoulement des eaux de pluie vers ces débouchés naturels réduirait l’inondation », a expliqué Nestor Kossi Adjehoun, directeur du développement et contrôle miniers, cité par Togo Presse.
Les opérations de dragage et l'exploitation du sable sont menées par l’entreprise Sandmen SARL, qui dispose d’un permis pour le site de Lébé Centre, via un arrêté datant de 2022, pour une superficie d’environ 0,5 km². La société devra notamment contribuer financièrement à la réalisation d’œuvres socio-économiques et communautaires dans le village de Lébé Centre et ses environs, à partir d’un prélèvement à hauteur de 0,75 % de son chiffre d'affaires.
Au Togo, les nouvelles subventions annoncées par le Fonds mondial, dans le cadre de la lutte contre le Sida, la Tuberculose, le Paludisme (GC7) et la COVID-19 (C19RM), s’élèvent à 112,8 millions d’euros (soit 74 milliards FCFA) pour la période 2024-2026.
Dans le détail, la prévention du paludisme, défi sanitaire majeur, bénéficie de la part du lion, avec un montant de 42 milliards FCFA, afin d’améliorer le respect des directives, l’adhésion et l’appropriation par la communauté, la maîtrise de la planification au niveau opérationnel, pour éviter les chevauchements.
J'ai eu le plaisir de lancer le nouveau cycle des subventions du 7è cycle de financement du Fonds mondial pour la lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, pour la période 2024-2026 d'un montant de 74 milliards de FCFA. pic.twitter.com/Src3lBYSbG
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) February 29, 2024
La lutte contre le VIH-SIDA se verra allouer 29,3 milliards FCFA sur la période, avec pour objectif d’améliorer la Prévention de la Transmission Mère –Enfant du VIH (PTME), ainsi que la Prise en charge pédiatrique.
À côté, une enveloppe de 2,58 milliards FCFA sera dédiée à la lutte contre la tuberculose. Ces fonds serviront notamment à décentraliser la prise en charge, mais aussi à l’amélioration du diagnostic et la prise en charge de l’enfant.
Enfin, le volet lutte contre la Covid-19 se voit attribuer une enveloppe de 12,7 milliards FCFA, avec pour but d’appuyer la transition du pays d’une riposte intensive vers des Systèmes Résistants et Pérennes pour la Santé (SRPS) et de préparer le pays aux futures pandémies.
Le détail de ce prochain cycle de subventions ainsi que le renforcement de la collaboration Togo - Fonds mondial ont notamment été discutés, lors d’un entretien du Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbe avec la cheffe de département du Fonds Mondial Afrique et Moyen-Orient, Mme Caty Fall Sow, à l’hôtel du 2 Février, en marge des travaux de lancement.
Rappelons qu’à ces 74 milliards FCFA pour le cycle 2024-2026, s’ajoutent des fonds additionnels et de réinvestissement d'une valeur de 19,37 millions d'euros (12,7 milliards FCFA) ont été approuvés pour 2024-2025, soutenant une enveloppe globale de près de 87 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Expertise France va financer la lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH au Togo et dans 5 autres pays africains à savoir le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République Centrafricaine, le Sénégal. L’Agence a signé avec ONUSIDA à cet effet, un accord de partenariat d’une enveloppe de 1,9 million d’euros, soit un peu plus d’1 milliard FCFA ce jeudi 29 février 2024 à Genève, en Suisse.
Ce financement va concrètement favoriser l’accès à des services VIH inclusifs et respectueux des droits de l’Homme pour les populations clés (les jeunes femmes, les adolescentes et les filles), dans les pays bénéficiaires. Ainsi, les réponses juridiques et sociales face au VIH, pourront connaître des améliorations dans ces 6 pays.
« Cet accord vise la réduction des inégalités en matière d’accès aux soins et aux traitements pour les populations les plus vulnérables au VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre. La France s’engage ainsi pour la santé mondiale aux côtés de l'ONUSIDA dans une approche d’équité, de solidarité et de progrès humain », a déclaré Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève.
Ce financement d’Expertisse France qui a été facilité par L’Initiative (une facilité française complémentaire du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme), va permettre aussi, selon Winnie Byanyima, directrice exécutive de l'ONUSIDA, de progresser vers l'élimination du SIDA d'ici à 2030. « Ce n'est qu'en protégeant les droits de chacun et chacune que nous pouvons protéger la santé de tous et toutes », a-t-elle déclaré.
Notons qu’au Togo, selon le Conseil National de Lutte contre le SIDA (CNLS), «une réduction significative des nouvelles infections » a été constatée sur la période de 2010 à 2022.
Esaïe Edoh
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La société Cyber Defense Africa (CDA) recherche un directeur général pour coordonner ses activités au Togo. Un appel à candidatures a été lancé à cet effet par le ministère chargé de l’économie numérique et de la transformation digitale.
Selon le document consulté par Togo first, le dépôt de dossiers s’effectuera jusqu’au 31 mars 2024. Le futur directeur général va travailler en « étroite collaboration avec le Conseil d’administration pour définir et exécuter les objectifs stratégiques de la société et améliorer l’efficacité opérationnelle ».
Il se chargera en outre, de l’identification de nouvelles opportunités commerciales et de partenariats pour étendre la portée et les sources de revenus de l’entreprise à la fois au Togo et à l’étranger.
Le Top manager devra au surplus, veiller à la sécurisation des systèmes d’information au Togo et par-delà ses frontières, conformément au mandat reçu par la CDA auprès de la République togolaise.
Notons que la CDA, créée en 2019, est une joint-venture entre le gouvernement et le spécialiste polonais de la cybersécurité Asseco. Le projet, débuté en 2020, a la particularité d’avoir à la fois un SOC (Centre des opérations de sécurité) et de gérer le CERT (Centre de réponse aux incidents de cybersécurité) national togolais.
Esaïe Edoh
Après le Rwanda, le Bénin et la Côte d'Ivoire, le Togo pourrait figurer sur la liste des prochains bénéficiaires de la nouvelle Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD) du Fonds Monétaire International (FMI). Cette perspective se dessine dans un contexte où le Togo, engagé ces dernières années dans des réformes structurelles, a conclu fin 2023, un accord avec le FMI sur un programme de 42 mois, soutenu par une Facilité Élargie de Crédit (FEC) de près de 400 millions de dollars.
Si les premières évaluations de ce programme, prévues dans les mois à venir, ouvriraient la voie à un décaissement au titre de la FEC, un examen positif pourrait également positionner le Togo comme un candidat sérieux à la FRD, ce fonds doté de 50 milliards de dollars. Des fonds, provenant de la réaffectation des Droits de Tirage Spéciaux (DTS) des nations développées, destinés à permettre à l'institution de Bretton Woods d'accorder des prêts sur le long terme – échéance fixée à 20 ans avec une période de grâce de 10 ans et demi – à des pays engagés dans d'importantes réformes structurelles. Ces réformes devraient avoir pour objectif, l’atténuation des risques associés au changement climatique et aux pandémies, susceptibles d'affecter leur stabilité macroéconomique.
La FRD cible spécifiquement les pays qui, comme le Togo, bénéficient déjà d'un programme avec le FMI et qui mettent en œuvre des réformes jugées significatives par l'institution. De cette nouvelle facilité, le Rwanda a déjà obtenu deux tranches de financement, le Bénin s’est vu accorder une première tranche de 200 millions de dollars en décembre dernier, tandis que la Côte d'Ivoire est sur le point de recevoir 1,3 milliard de dollars.
Depuis 2018, le Togo, confronté aux effets néfastes du changement climatique, a entrepris un vaste programme de réformes pour faire face au défi, notamment dans les domaines de la législation environnementale et de l'adaptation des infrastructures. Adoption de lois favorisant les énergies renouvelables, mise en œuvre de projets d'agroforesterie pour réduire l'érosion des sols, investissement dans des infrastructures résilientes au climat, comme celles réalisées dans le cadre du programme Waca-ResIP de la Banque mondiale qui lutte contre l’érosion côtière … les initiatives se multiplient, s’alignant sur les objectifs de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) du Togo, qui vise une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre de 50,57 % à l'horizon 2030. Sans appui extérieur, le pays ne pourrait réduire que 20 % de ses émissions, insistent les autorités togolaises.
En 2020, les changements climatiques ont eu un impact significatif sur l'économie togolaise, entraînant une perte estimée à 26 milliards FCFA, soit environ 1,23 % du PIB national, une estimation communiquée par le ministre en charge de l'environnement, Foli Bazi Katari, en octobre 2021. Si rien n’est fait, ce bilan risque de s'alourdir dans les prochaines années alors que les côtes togolaises continuent de subir une érosion accélérée, qui menace les infrastructures, les habitats et les activités économiques situés en bordure de mer.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, plusieurs géants du transport maritime rallient le Port sec de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). C’est ce qu’a indiqué le ministre togolais de l’économie maritime, Edem Kokou Tengue, à l'issue d’une rencontre d’échange avec ces acteurs, hier mercredi 28 février.
C'est avec une grande satisfaction que je partage avec vous les avancées significatives résultant de la réunion de suivi que j'ai présidé. Au cœur des échanges, le processus de transfert des conteneurs en transit du port maritime au port sec de la PIA a été minutieusement évalué.… pic.twitter.com/RLoA895ecl
— Kokou Edem TENGUE (@kokouedemTENGUE) February 28, 2024
Parmi ces géants, on compte notamment l’Italo-suisse MSC, le Danois MAERSK, le Français CMA CGM, le Singapourien PIL ou encore le Japonais ONE.
“C'est avec une grande satisfaction que je partage avec vous les avancées significatives résultant de la réunion de suivi que j'ai présidée. Au cœur des échanges, le processus de transfert des conteneurs en transit du port maritime au port sec de la PIA a été minutieusement évalué.”, a annoncé Edem Tengue. “Bien que le processus soit perfectible, je suis ravi que des géants du transport maritime comme MSC, MAERSK, CMA CGM, PIL et ONE, représentant plus de 90% du marché, se soient ralliés à notre port sec.”, s’est-il réjoui.
Pour rappel, le port sec de la PIA veut se positionner comme un pôle stratégique dans les échanges commerciaux et logistiques régionaux.
Située à 27 km du Port de Lomé et fonctionnelle depuis 2022, la plateforme est dotée d'une capacité de stockage de 12 500 EVP, et bénéficie d'une liaison directe avec le Port de Lomé, les postes frontaliers et les zones économiques du Togo.
En 2022, la structure a accueilli 7 339 conteneurs et 6 364 camions, illustrant son importance croissante dans la région. L’arrivée de ces acteurs maritimes mondiaux devrait renforcer davantage son activité, en ligne avec ses ambitions, et celles du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, après la digitalisation du dépôt des titres fonciers, celui des plans parcellaires se fera également en ligne dès le 1er mars 2024, a communiqué récemment l’Office togolais des recettes (OTR).
Cette digitalisation du dépôt des plans parcellaires, document qui permet d'identifier les limites de propriété d'une parcelle, intervient dans le cadre de la simplification et de la dématérialisation des procédures, à l’effet, entre autres, de réduire les délais de traitement.
Elle s’inscrit sur le trend de la dématérialisation des procédures pour l’obtention du titre foncier et sur les réformes opérées au niveau du permis de construire, notamment la réduction des frais d’établissement du plan parcellaire et du délai de délivrances du permis.
Cette démarche est en droite ligne avec l'ambition des autorités de digitaliser 75% des démarches administratives à l’horizon 2025. C’est dans cette veine que l’exécutif a créé et lancé le portail national des services publics.
Esaïe Edoh
Le Togo veut renforcer sa politique de réduction du méthane, un important gaz à effet de serre. Hier mercredi 28 Février, des experts se sont ainsi réunis à Lomé pour discuter des mesures visant à rendre effective cette réduction. Organisée par le ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières en collaboration avec la Coalition pour le climat et l'air pur, cette rencontre se veut un cadre pour renforcer les capacités nationales en matière de lutte contre le méthane, conformément à l'engagement pris par le pays au sein du Global Methane Pledge.
« Le Togo a adhéré au Global Methane Pledge, qui est une plateforme d'engagement mondial du méthane, afin de réduire le méthane de 30% d'ici à 2030. », rappelle tout de go Sankoucha Boulouwè, coordonnateur national du projet. « Voici ce qui motive l'initiation de ce projet, qui vise à renforcer les capacités des experts nationaux sur l'outil LEAP-IBC (Un outil intégré de modélisation et de planification de scénarios pour aider les gouvernements à évaluer conjointement le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de polluants climatiques, ndlr), qui leur permettra de mesurer les émissions du méthane. »
Il y a trois secteurs à forte potentialité d'émission du méthane : les déchets, l'agriculture, et l'énergie, ajoute-t-on.
Deux entités seront chargées de la mise en œuvre du projet et de l'action d'atténuation de ce polluant climatique, à savoir l'Institut de Stockholm et le ministère de l'Environnement et des Réseaux Forestiers. « L'Institut de Stockholm est chargé de former les experts sur le LEAP-IBC, et le ministère de l'Environnement sera chargé d'élaborer la feuille de route du méthane sur trois secteurs essentiels à forte potentialité d'émission. Ces secteurs sont l'agriculture, l'énergie et les déchets. », ajoute le coordonnateur de l'initiative au Togo.
Par ailleurs, le gouvernement, à travers le ministère en charge de l'Environnement, devrait également élaborer un portefeuille de trois projets essentiels, qui sera soumis au financement.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo se prépare à recevoir une subvention du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme (GC7) pour le cycle 2024-2026, ainsi que du dispositif de riposte au COVID-19 (C19RM). Cette annonce a été faite lors d'une réunion dirigée mercredi 28 février 2024 par le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, à l'hôtel 02 Février de Lomé.
La nouvelle subvention s'élève à 112,8 millions d'euros (74 milliards FCA), soit une augmentation de 14% par rapport au cycle précédent. En outre, des fonds additionnels et de réinvestissement d'une valeur de 19,37 millions d'euros (12,7 milliards FCFA) ont été approuvés pour 2024-2025. Au cours du cycle de subventions précédent, le Togo a bénéficié d'une enveloppe de 98,9 millions d'euros (environ 64,9 milliards de FCFA) pour la période 2021-2023.
Ces fonds supplémentaires viendront soutenir les efforts du gouvernement en matière de santé, avec des attentes en termes de résultats. Ce financement du GC7 et de C19RM renouvelle les programmes nationaux de lutte contre le VIH, la tuberculose, le paludisme et la Centrale d’Achats des Médicaments Essentiels et Génériques du Togo (CAMEG-TOGO). Il vise à renforcer les progrès réalisés dans la lutte contre le paludisme et à accélérer la fourniture de services de prévention et de soins de qualité pour lutter contre les épidémies de VIH et de tuberculose.
Notons du reste que le Togo n’est pas seulement un récipiendaire des ressources du Fonds, mais également un contributeur. Selon l’institution, le pays a déjà contribué à hauteur de 2 millions de dollars américains au Fonds Mondial, avec une promesse supplémentaire de 1,5 million de dollars pour le septième réapprovisionnement du Fonds pour la période 2023-2025.
Ayi Renaud Dossavi
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