Togo First

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A fin décembre 2023, l’Office Togolais des Recettes (OTR) a mobilisé au titre des taxes et impôts, 990,1 milliards FCFA contre une prévision de 912,1 milliards FCFA. Ce bilan de l’année écoulée a été présenté par le Commissaire général de l’administration fiscale, Philippe Kokou Tchodie, en fin de semaine dernière.

Ce montant correspond à 108,6% des objectifs assignés par l'État à l’institution chargée de la collecte des impôts et taxes, pour financer son budget annuel. Soit une hausse de près de 15% en rapport avec les 865 milliards FCFA engrangés auprès des contribuables en 2022.

Selon le patron de l’OTR, cette performance conforte la bonne santé de l’administration togolaise. « L’OTR se porte bien et met tout en œuvre pour relever les différents défis. En témoignent les résultats positifs ».

Le défi est de franchir la barre des 1000 milliards FCFA en termes de mobilisation cette année. Précisément, l'État attend de l’OTR la collecte de 1.042 milliards FCFA, soit 48% du budget exercice 2024 qui s’établit à 2179 milliards FCFA.

Pour atteindre cet objectif, le collecteur des impôts et taxes mise entre autres, sur l’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration du rendement du contrôle fiscal et douanier et l’optimisation du processus de délivrance des titres fonciers.

Esaïe Edoh

Au Togo, la deuxième édition du Salon de l'emploi est annoncée les 12 et 13 avril prochains. L’édition de cette année, avec pour thème "Promouvoir l'innovation à travers les start-ups », fait suite au succès de 2023 et vise à fournir aux jeunes entrepreneurs, des informations sur l'importance des idées innovantes et les vastes opportunités offertes par les nouvelles technologies et l'internet. L'annonce a été faite lundi 11 avril par des responsables de la Fondation Piscare, lors d'une conférence de presse tenue à l'OCDI à Lomé.

Selon le Dr Atchou Essousso, Commissaire Général et Directeur Exécutif de la Fondation Piscare, l'objectif du Salon de l'emploi est de répondre au besoin d'employabilité et d'offrir aux diplômés, des opportunités sur le marché du travail. "Le projet vise à combler le fossé entre les demandeurs d'emploi et les employeurs, à savoir les entreprises ayant besoin d'une main-d'œuvre qualifiée", a-t-il ajouté. Le Prof. Joseph Koffi Tsigbe, Directeur de la Coopération à l'Université de Lomé, a rappelé les deux types d'innovation - l'innovation radicale et l'innovation incrémentale – et mis l'accent sur cette dernière ainsi que son adaptation aux besoins locaux.

Pour rappel, le salon est organisé conjointement par la Fondation Piscare, l'Université de Lomé et l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), dans le cadre du projet "Employabilité 25", initié et exécuté par la Fondation Piscare.

Ayi Renaud Dossavi

Lomé a accueilli cette semaine une rencontre régionale sur la finance climat, réunissant des experts et des acteurs du domaine. La rencontre de deux jours, pour discuter de l'accès à la finance climatique dans la région, a démarré le mardi 12 mars, et était placée sous l'égide du ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières.

La rencontre, inaugurée par le ministre de tutelle, Foli-Bazi Katari, a permis aux participants de renforcer les capacités institutionnelles des États membres de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en matière d'accès à la finance climatique. L'objectif principal était aussi de définir des stratégies efficaces pour mobiliser des financements en faveur des secteurs agricoles des différents pays de la région.

Pour la commission de la CEDEAO, le financement de la lutte climatique reste une priorité de son agenda. Il s'agit de répondre à des défis comme l'indisponibilité croissante de l'eau pour l'agriculture et l'élevage, ainsi que la hausse des températures, qui impactent directement les activités agricoles.

Dans son intervention, Foli-Bazi Katari a d'ailleurs souligné l'engagement continu du Togo dans cette lutte depuis 1995, année de ratification des premiers textes internationaux. Il a également mis en avant les efforts du pays, comme la mise en place en 2022 d'une stratégie visant à renforcer son engagement en matière de lutte contre le changement climatique.

Au Togo, des travaux d'aménagement et de bitumage des routes annoncés pour 2024, devront démarrer incessamment. Le ministère chargé des travaux publics vient de lancer un appel d’offres international pour le recrutement des entreprises chargées de réaliser les chantiers.

Premiers en ligne de mire, les travaux de bitumage du tronçon Akonta-Fazao-Tchatchako (entre la région des Plateaux et la Centrale), long de 49 Km et des voiries de Notsè et Mango de 5 Km chacune.

Selon l’appel d’offre consulté par Togo first, les soumissions seront clôturées le 9 avril pour les deux voiries et le 16 avril 2024 pour la route Akanto-Fazao-Tchatchako.

Ces différents chantiers, prévus à l’agenda du ministère piloté par Zourehatou Kassah-Traoré, seront financés sur le budget du département ministériel. En effet, le ministère ambitionne de réaliser des travaux de revêtement de 180 Km de route en cours de construction, et financer des chantiers d’aménagement et de bitumage d’environ 206 Km de route sur l'ensemble du territoire en 2024.

Pour ce faire, le ministère est doté d’un budget prévisionnel de 85 milliards FCFA dont 84 milliards FCFA consacrés au réseau routier.

Esaïe Edoh 

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Plusieurs experts du secteur de l’énergie des pays de l’Uemoa sont en conclave depuis le 11 mars 2024 à Lomé, pour définir une stratégie commune d’atteinte de la couverture universelle en électricité dans l’espace communautaire, à l’horizon 2033. A l'issue des 4 jours que vont durer les échanges, ils ambitionnent l’élaboration d’un plan d’action commun de mobilisation de ressources pour le financement des projets énergétiques portés par chacun des Etats membres.

Le taux d’accès à l'électricité dans la zone Uemoa étant de 49%, les pays membres prévoient d’atteindre 100% d’ici à 2033 afin de relever les défis économiques. « Le secteur énergétique de la zone UEMOA est caractérisé, entre autres, par l’insuffisance de l’offre, la faiblesse du taux d’accès à l’électricité, soit moins de 50%. Une situation qui impacte négativement l’activité économique des Etats de l’union », relève Moustapha Benbarka, Vice-Président de la BOAD, chargé du pôle financement et investissement

Ainsi, à cette rencontre de Lomé, les projets énergétiques des Etats seront évalués et les pistes de mobilisation des ressources explorées. Une démarche commune pour la levée des fonds au profit des projets sera élaborée, dans le but de faire de l’UEMOA, un espace plus énergétiquement souverain.

Ces pays vont miser également sur la valorisation du potentiel en ressources énergétiques (solaire, hydraulique, pétrolières et minières) pour parvenir à l'objectif de la couverture universelle d’ici à 2033.

Cette démarche communautaire est partagée par Lomé qui ambitionne la couverture universelle à l’horizon 2030. Pour la réalisation de cette ambition, le gouvernement togolais prévoit un investissement de 57 milliards FCFA dans le secteur de l’énergie pour le compte de l’année 2024.

Esaïe Edoh 

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La pluie devrait être au rendez-vous dans le Sud du Togo, avec des précipitations normales voire excédentaires, entre mars et juin 2024. Ce sont les dernières prévisions partagées par les météorologues d’Afrique de l’Ouest, réunis lors du Forum régional des prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la grande saison des pluies dans les pays du Golfe de Guinée (PRESAGG-2024) à Accra, en début de ce mois.

Ces prévisions contrastent quelque peu avec celles d’autres parties de la sous-région, confrontées globalement à des prévisions de pluies déficitaires, notamment dans la partie littorale de la Côte d’Ivoire, le sud-ouest du Ghana et le sud-est du Libéria pour les périodes mars-avril-mai et avril-mai-juin 2024.

Ceci étant, « aussi bien déficitaires dans la partie littorale de la Côte d’Ivoire, le sud-ouest du Ghana et le Libéria, elles sont normales à excédentaires sur le Sud et le Centre de la Guinée, la partie Nord du Libéria, le Sud-est du Ghana, les parties Sud du Togo, du Bénin et du Nigeria », relève le CILSS (Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel), suivant les conclusions PRESAGG-2024.

Agriculture 

Le Sud du pays n’est donc pas confronté à des risques de sécheresse, contrairement à certains de ses voisins. A cet égard, il faut noter que les principales cultures caractéristiques de cette partie du pays sont le manioc (notamment dans les localités d’Agoè, Tabligbo, Tsévié, Vogan et Aného). Cette partie du pays couvre également les plus grands champs de maïs, principale céréale consommée dans le pays, notamment dans la région maritime, (Tsévié, Tabligbo, Vogan, Afagnangan, Agoè) et la région des Plateaux (Notsè, Kpalimé, Atakpamé, Amlamé).

Défis d’inondation

Si des pluies au rendez-vous sont une bonne nouvelle pour les producteurs agricoles, elles restent également des risques, notamment face aux possibles inondations.

Ainsi, pour réduire les risques de catastrophes liés aux inondations, les acteurs recommandent entre autres, de maintenir la garde et de suivre les mises à jour de ces prévisions saisonnières et les prévisions de courtes et moyennes échéances que produisent ou diffusent les services nationaux de météorologie et d’hydrologie. Elles recommandent en outre, de renforcer la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires.

Ayi Renaud Dossavi

Le Goethe-Institut Togo vient de dévoiler la liste des projets sélectionnés dans le cadre du Fonds Artistik 2023/2024. Au total, 42 projets artistiques et culturels ont été retenus, dont 30 pour le Togo et 12 pour le Bénin.

Lancé en novembre 2023, le Fonds Artistik vise à soutenir des initiatives artistiques et culturelles innovantes dans la région. Un jury composé de professionnels du secteur a évalué les projets en se basant principalement sur leur qualité artistique et leur caractère novateur.

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Les projets retenus couvrent une grande variété de disciplines artistiques, notamment le théâtre, les arts plastiques, la musique, le conte, la danse, la marionnette, l'humour, le cirque et le film.

Parmi les récipiendaires au Togo, on peut citer "Voyage Mémoriel" et "Enya vé vé" dans la catégorie Conte, "La traversée des géants" et "Moyenne Sexuellement Transmissible" dans la catégorie Théâtre, ainsi que "ResisTanzen" et "Ossifi" dans la catégorie Danse, pour n'en citer que quelques-uns.

Pour rappel, le Goethe-Institut représente et promeut la langue (la culture allemande) à travers le monde, avec une présence dans plus de 90 pays. Dans le cadre de cette initiative de soutien au secteur culturel dans la région, l’accompagnement de l’Institut se limite à la présentation ou à la diffusion des projets artistiques. De plus, précise-t-on, le montant final accordé pour l’exécution du projet, après étude du budget, reste à la discrétion du Goethe-Institut.

Consultez la liste complète des projets sélectionnés pour le Fonds Artistik 2023/2024

Ayi Renaud Dossavi

Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB), placé sous l'égide de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), accueille un nouveau directeur en la personne de Patrick Kodjo. C’est le 1er février dernier qu’il a été nommé, à la tête de cette institution dédiée au renforcement des compétences dans le domaine bancaire.

Fort d'une solide formation, avec un DEA en sciences économiques spécialisé en monnaie, banque et finance de l’Université Panthéon-Sorbonne à Paris, un master en management aux États-Unis, ainsi que des certifications en management des activités bancaires et en politiques et économie du développement, Patrick Kodjo apporte près de 30 ans d'expérience au sein de la BCEAO, dans son nouveau rôle de directeur du COFEB.

Au cours de son parcours au sein de la BCEAO, Patrick Kodjo a occupé divers postes de responsabilité, témoignant de son expertise et de sa contribution au sein de l'institution. 

Pour rappel, le COFEB est engagé depuis quarante ans dans le renforcement des compétences techniques et de la recherche, et appuie les cadres ainsi que les responsables du secteur bancaire de l'UEMOA, y compris ceux des institutions financières de la région. 

Ayi Renaud Dossavi

 

 

Au Togo, le Fonds d'Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ) conclut un partenariat avec deux réseaux de jeunes entrepreneurs. Le lundi 11 mars 2024, l’agence a ainsi signé une convention de partenariat stratégique avec les Jeunes Entrepreneurs Unis pour une Nation Émergente (J.E.U.N.E Togo) et le Réseau Togolais pour la Promotion de l'Entrepreneuriat (RTPE), pour étendre son action dans l’écosystème entrepreneurial togolais. Cette entente devrait notamment permettre un accès facilité au financement, des opportunités de formation en gouvernance d'entreprise et un accompagnement technique de qualité.

D'une durée de deux ans, la convention vise ainsi à promouvoir l'entrepreneuriat, à améliorer l'accès au financement pour les entrepreneurs émergents et à renforcer les capacités en gouvernance d'entreprise, selon les précisions du Fonds. À terme, il s’agit de contribuer à un environnement favorable où les jeunes entrepreneurs peuvent prospérer davantage et contribuer de manière significative à la croissance économique du Togo.

Pour rappel, lancé en octobre 2012, le FAIEJ agit depuis plus de 12 ans à la promotion de l'entreprenariat des jeunes au Togo. L'année dernière, en 2023, le Fonds, dirigé par Sahouda Gbadamassi-Mivedor, revendique avoir mobilisé 2,68 milliards FCFA au profit de 1852 nouveaux projets de jeunes.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l'état d’urgence sécuritaire décrété en juin 2022, dans la région des Savanes, au nord du pays qui est en proie aux incursions des groupes terroristes, est de nouveau prorogé de 12 mois. La mesure a été approuvée le 12 mars 2024 par la représentation nationale à l'unanimité. 

En vigueur depuis le 13 juin 2022 à la suite des premières attaques terroristes en novembre 2023, l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes a été déjà prorogé une première fois pour 12 mois l’année dernière. Son maintien sur une année confère à l’exécutif des marges de manœuvre pour renforcer le déploiement des moyens de sécurisation des personnes et des biens dans la région.

Cette nouvelle prorogation intervient alors que le pays prépare un double scrutin le 20 avril 2024. Dans ce contexte électoral les autorités devraient, sur la base de l'état d'urgence sécuritaire , maintenir la vigilance et renforcer la surveillance dans la région pour assurer le déroulement du procès dans un climat sécuritaire. De fait, plusieurs mesures comme la possibilité de contrôles d'identité, d'interpellations sur la voie publique, ou encore d'interdictions de rassemblements sur la voie publique seront maintenues.

Notons qu’en 2023, le pays a enregistré trente et un morts dans les attaques terroristes.

Esaïe Edoh

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