Togo First

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Le Camerounais Alain Nkontchou a passé le flambeau au Sénégalais Papa Madiaw Ndiaye, neuf ans après son arrivée au conseil d'administration d'Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le jeudi 6 juin à Lomé, lors de la 36e édition des assemblées générales de la banque panafricaine.

Papa Madiaw Ndiaye, le nouveau président du conseil d'administration (PCA) d’Ecobank, est principalement connu comme le directeur général et le fondateur d’AFIG Funds, mais son expérience s'étend bien au-delà de cette casquette. Avant de fonder AFIG Funds, il a été directeur des investissements chez Emerging Markets Partnership (EMP) à Washington. Là, il a joué un rôle clé dans la levée de 407 millions USD pour le Fonds d’infrastructure africain AIG en 2000, qui était à l'époque le plus grand fonds panafricain. 

Avant de rejoindre EMP, Papa Madiaw Ndiaye est passé notamment par la Société financière internationale (SFI), où il dirigeait les investissements en actions et en dettes pour des institutions financières africaines entre 1996 et 2000.

Ses débuts professionnels chez Salomon Brothers et plus tard au sein du groupe des marchés émergents de JP Morgan en 1992 ont jeté les bases de son expertise dans le trading de titres en Afrique et au Moyen-Orient, qu'il a lancé en 1994.

En 2000, Ndiaye est devenu conseiller spécial pour les Affaires Économiques et Financières auprès du président de la République du Sénégal. Il a également été président du Conseil consultatif économique et financier à la présidence au Sénégal. Dans la même période, il a lancé MIDROC BVI, un véhicule d'investissement direct pour le Cheikh Mohammed Al-Amoudi, du milliardaire saoudo-éthiopien. 

Le parcours académique de Ndiaye est tout aussi prestigieux, avec un MBA de la Wharton School of Business, un MA en Affaires Internationales de l’Institut Lauder de l’Université de Pennsylvanie, et un BA en économie de Harvard College. 

Au-delà de ses responsabilités dans le monde des affaires, Ndiaye est également au conseil d'administration de plusieurs entités, notamment celui de l'AVCA, l'association des private equity en Afrique. 

Papa Madiaw Ndiaye prend la tête du conseil d'administration d’un groupe bancaire qui sort “d’une période difficile”, comme l’a souligné son Ceo, Jeremy Awori, et devra travailler au retour des dividendes. De plus, il devra s'atteler à la résolution des problèmes rencontrés par la filiale nigériane du groupe, qui traverse une période particulièrement difficile.

Fiacre E. Kakpo

La Semaine nationale du cinéma togolais (SNCT) se mue en Festival international du film du Togo (FIFTO). L’annonce de ce changement de dénomination, justifié par les nouvelles ambitions et orientations du pays dans le secteur cinématographique, a été faite le jeudi 6 juin à Lomé lors de la conférence de presse de lancement des activités de la 8è édition de cet événement.

Le Festival organisé par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNCIA), une structure du ministère de la Culture et du Tourisme, se déroulera du 3 au 10 août prochains à Lomé sous le thème : « Cinéma togolais : de l'industrialisation à la professionnalisation ». A cet événement, sont attendus des professionnels du cinéma togolais, d’Afrique et d'ailleurs, dont la Côte d’Ivoire, invitée d'honneur.

A l’agenda du FIFTO il est prévu essentiellement des ateliers et des conférences sur des thèmes relatifs à l’évolution du cinéma togolais, comme le financement et la technologie, ainsi que des rencontres avec des producteurs, distributeurs et réalisateurs d’Afrique et d’Europe. Plusieurs concours de longs métrages (pour les participants internationaux), de courts métrages (pour les participants nationaux), ainsi que le concours Clap Ivoire, sont inscrits au programme.

Pour le ministre de la Culture et du Tourisme, Kossi Lamadokou, le FIFTO 2024 va célébrer la diversité culturelle en mettant en valeur le patrimoine national, et positionner le cinéma togolais sur la scène mondiale. Ceci en droite ligne avec l'ambition du pays de créer un secteur cinématographique dynamique, capable de se rendre visible sur la scène internationale tout en restant fidèle à son identité culturelle.

Esaïe Edoh 

Où en est le Togo dans la mise en œuvre du Projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU) ? La question était au cœur d’une rencontre entre le ministre togolais de l'urbanisme Kodjo Adédzé, et une délégation de la Banque mondiale, en début de semaine à Lomé.

La rencontre a permis de mettre en lumière les progrès réalisés jusqu'à présent, notamment en ce qui concerne la construction d'infrastructures d'adduction d’eau potable à Naki-est et à Dapaong (dans le nord du Togo), la réhabilitation du pont de Kpèlèou, ainsi que les travaux de voirie à Kara.

Selon le ministère, les deux parties ont souligné des résultats positifs, mettant en avant non seulement les avancées en termes d'infrastructures, mais aussi la création d'emplois. En effet, près de 142 000 personnes ont été employées pendant la phase d'exécution du projet.

Par ailleurs, Adédzé et son équipe ont annoncé des mesures pour entamer les études en vue de l'approvisionnement en eau potable à Naki-est à partir du barrage de Dalwak de Dapaong.

Le ministère a également mis l’accent sur l’élaboration en cours du Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme dans six communes (Zio 1, Kloto 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1, Tône 1 et Kozah 1).

Rappelons que le PIDU financé par la Banque mondiale, a pour objectif d'améliorer l'accès aux infrastructures urbaines et aux services de base dans les villes togolaises. 

Esaïe Edoh

Selon les conditions du marché, Ecobank, dont les revenus ont à nouveau franchi la barre des 2 milliards $, envisage de lever des eurobonds. Le montant ne devrait pas dépasser 600 millions de dollars, alors que ses actionnaires ne percevront pas de dividendes cette année, après une reprise de distribution, l’an dernier.

Ecobank Transnational Incorporated (ETI) se prépare à lever jusqu'à 600 millions de dollars via de nouvelles émissions d'euro-obligations cette année, a annoncé Alain Nkontchou, président du conseil d'administration de la banque, lors de l'Assemblée générale extraordinaire tenue à Lomé, la capitale togolaise, ce jeudi 6 juin 2024. Selon lui, cette opération est cruciale pour renforcer la structure de financement de la banque.

C’est la deuxième année consécutive que les actionnaires d'ETI sont sollicités pour se prononcer sur une nouvelle levée de fonds. L'an dernier, ils avaient déjà donné leur feu vert pour une mobilisation de capitaux à hauteur de 500 millions de dollars.

« Le 18 avril 2024, nous avons remboursé l'euro-obligation de 500 millions de dollars émise en avril 2019 grâce à un financement relais à court terme. Aujourd'hui, nous sollicitons l'approbation des actionnaires pour remplacer ce financement par une facilité à plus long terme à travers une nouvelle émission d'euro-obligation », a-t-il expliqué.

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Effectivement, 250 millions de dollars avaient été mobilisés via un crédit relais, arrangé conjointement par Afreximbank et Africa Finance Corporation, avait indiqué l'institution début mars 2024.

Cette nouvelle émission pourrait inclure des dettes de premier rang, des dettes subordonnées admissibles au capital tiers, ou une combinaison des deux, en fonction des conditions du marché, jusqu'à un montant maximal de 600 millions de dollars, selon ses informations. Pour le financier camerounais, la levée de fonds permettra à Ecobank de consolider sa liquidité et de soutenir ses objectifs de croissance à travers ses divers marchés en Afrique.

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La résolution a été largement approuvée par les actionnaires qui, cette année, ne percevront pas de dividendes sur les 488,4 millions de dollars de bénéfices réalisés. L'année dernière, le groupe bancaire avait pourtant repris la distribution de dividendes après une interruption de quatre ans. Ainsi, l'intégralité du bénéfice attribuable sera transférée au report à nouveau, a indiqué Alain Nkontchou.

« Nous savons que nous avons du travail à faire pour améliorer les dividendes afin que vous puissiez les recevoir plus tôt plutôt que plus tard », a indiqué Jeremy Owori, CEO du groupe, pour apaiser les petits actionnaires. « Le plan sur lequel nous travaillons avec le conseil d'administration et la direction, est de pouvoir générer des profits durables à court, moyen et long terme et de créer de la valeur pour tous nos actionnaires et les communautés dans lesquelles nous vivons et opérons », a-t-il poursuivi.

Fiacre E. Kakpo

En marge du premier Sommet Afrique-Corée qui s’est tenu du 4 au 5 juin derniers à Séoul, le Président du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, a rencontré diverses personnalités du monde économique, financier et des affaires de la Corée du Sud. Au cours de ces rencontres, le dirigeant togolais a mis en avant les différentes opportunités d'investissement disponibles dans son pays.

Lors d’une réunion entre le président togolais et le président de l'Autorité nationale coréenne de développement agricole, Cho Chaeho, les pistes d’une future collaboration dans le domaine agricole entre les deux pays ont été évoquées, notamment à travers l'adhésion à l'initiative de coopération Korea-Africa Food and Agriculture (KAFACI). L'intégration de Lomé à cette structure offrirait au pays ouest-africain un soutien technique, notamment dans la filière rizicole.

En vue de concrétiser cette collaboration, une délégation de responsables de la KAFACI est attendue prochainement au Togo.

Aussi, des discussions ont-elles eu lieu concernant les investissements potentiels dans les secteurs de l'économie numérique et de l'environnement. Le Président Faure Gnassingbé a échangé avec les responsables de la Fondation Corée-Afrique et ceux de l'Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) pour présenter les ambitions du Togo dans ces domaines.

Des projets liés à la gestion durable de l'environnement ont également été au cœur des échanges avec les représentants du Fonds vert pour le climat et ceux de la compagnie coréenne SEJIN G&E. Ces discussions ont porté sur le soutien aux politiques gouvernementales en matière de résilience face au changement climatique, l'assainissement de l'environnement et la transformation des déchets en biogaz.

Ces échanges, indique-t-on, ouvrent la voie à de futures collaborations entre le Togo et la Corée du Sud qui ont déjà des relations au beau fixe.

Esaïe Edoh

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Au Togo, après les élections législatives et régionales le 29 avril dernier, le cap est désormais mis sur les élections sénatoriales. Alors que la date précise n'est pas encore fixée, le ministre de l'Administration territoriale, Hodabalo Awate, a enclenché le processus en demandant à travers une note officielle aux maires, par le biais des préfets, de fournir des informations personnelles sur chaque conseiller municipal.

Ces informations seront essentielles pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI) afin de constituer la liste électorale des grands électeurs pour les élections sénatoriales de 2024. Les documents requis doivent parvenir au ministère au plus tard le vendredi 7 juin 2024, comme l'indique la note officielle.

Le corps électoral qui inclura des conseillers municipaux et régionaux, va élire les 2/3 des membres du Sénat. Le 1/3 restant sera choisi par le président de la République.

La mise en place du Sénat est cruciale pour élire le prochain président de la république et le président du Conseil des ministres conformément à la nouvelle constitution en vigueur depuis le 6 mai dernier.

Il est à noter que cette mise en place du Sénat constitue une première pour le Togo.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, la Société de dragage des transports et de prestation des services (SDTPS) a récemment rejoint la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Sur l’espace logistique, elle mènera des activités d’élingage.

Fondée en septembre 2022, cette entreprise de droit togolais se spécialise dans l’élingage, une procédure essentielle pour garantir la sécurité des conteneurs lors de leur transport. En effet, l'élingage consiste à attacher solidement un conteneur sur un châssis, une remorque ou un plateau de camion afin de prévenir tout risque de chute ou de dommage pendant le trajet.

Sur la PIA, la SDTPS annonce qu'elle peut sécuriser un conteneur en une moyenne d'une minute. Elle revendique également une capacité pouvant atteindre jusqu'à 1000 conteneurs par jour.

« Nous nous engageons à être un partenaire de choix pour toutes les entreprises opérant sur la PIA en leur offrant des services sur mesure, qui répondent à leurs besoins spécifiques » a promis la responsable exécutive et administrative, Djéri Kadidja.

Il est à noter que la Plateforme industrielle d’Adétikopé compte actuellement 21 investisseurs, parmi lesquels 13 ont déjà lancé leurs activités ou entamé le processus d'installation. 

Esaïe Edoh 

Le Togo recherche un agent fiscal, dans le cadre de son programme de développement avec le Millennium Challenge Corporation (MCC), une agence d'aide au développement américaine. Un appel d’offres ouvert aux cabinets de conseil légalement constitués et autres organisations pour fournir de tels services, a été récemment annoncé par la Cellule de Mise en Œuvre du Programme Compact du Togo.

L’opérateur recherché aura notamment pour mission d’aider le gouvernement togolais à mettre en œuvre le programme Compact, « de manière transparente et sûre ».

Cet appel fait suite à un avis général de passation des marchés en avril dernier pour une valeur de 13 millions $

Selon les détails, le processus de sélection se fera selon la méthode de sélection qualitative et basée sur les coûts, conformément à la politique et aux directives de passation des marchés de l'entité responsable du MCC.

Notons que les soumissionnaires éligibles peuvent également s'associer avec d'autres pour renforcer leur capacité à mener à bien la mission.

Pour rappel, le MCC collabore avec le gouvernement togolais pour élaborer un pacte d'ici la fin de l'année civile 2024, après que le pays a été annoncé comme éligible au financement du MCC, fin 2022. Depuis, le Togo construit un projet à mettre en œuvre, avec pour objectif de résoudre les contraintes dans les secteurs de l'énergie et du numérique, avec un accent particulier sur l'accessibilité et la fiabilité.

Consulter ici l’annonce.

Ayi Renaud Dossavi

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Lomé accueille du 11 juin, jusqu'au 15 juin 2024, la 5ème édition du Festival du film européen. Cet événement, qui célèbre le meilleur du cinéma européen, vise également à encourager les coproductions avec l'Europe et à favoriser les échanges entre les professionnels du cinéma togolais, ouest-africains et européens. Ainsi, durant cinq jours, les cinéphiles pourront apprécier une variété de films à l'auditorium de l'Institut français du Togo et à la salle de conférence du Goethe-Institut de Lomé.

"Loin de s’adresser uniquement aux professionnels, le festival offrira cette année des projections de films soigneusement sélectionnés pour rassembler cinéphiles togolais et européens devant le grand écran. Au programme le meilleur des co-productions afro-péennes et des grands festivals européens que sont Cannes, la Mostra de Venise ou encore la Berlinale.", promet l’Institut Français

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En marge de ces projections, un programme spécifique est également dédié aux professionnels, offrant aux scénaristes et réalisateurs togolais lauréats, un cadre d'échanges et de conseils dispensés par des experts européens. Des bourses seront décernées aux meilleurs projets, grâce à l'initiative de TOGO CRÉATIF, qui appuie le festival, afin de soutenir le développement et la production des œuvres cinématographiques locales. 

Ayi Renaud Dossavi

En vue de promouvoir la sécurité routière en Afrique de l'Ouest, un atelier de réflexion et d'échanges a réuni mercredi 5 juin à Lomé, les agences de sécurité routière et les acteurs intervenant dans le domaine des transports de plusieurs pays de la sous-région. Organisé dans le cadre de la journée de l'Organisation pour la Sécurité Routière en Afrique de l’Ouest (OSRAO), l'événement est initié par le ministère des Transports routiers, aériens et ferroviaires, sous le thème : « Transport sûr et durable en Afrique de l'Ouest : leçons pour les agences de sécurité routière ». Les échanges se sont notamment articulés autour de deux thématiques majeures : « Transport sûr et durable au Togo : enjeux et perspectives » et « La technologie moderne au service de la sécurité routière ».

Si l'objectif principal des travaux était de sensibiliser davantage sur les enjeux de la sécurité routière, il s'agissait aussi d'explorer des moyens efficaces pour réduire les accidents de la route et sauver des vies humaines. Les discussions ont ainsi porté sur les méthodes de gestion et de lutte contre l'insécurité routière afin de répondre aux besoins de déplacement des personnes et des biens, tout en minimisant les incidences sur l'environnement, l'économie et la société.

« Nous avons [chaque année au Togo] environ 600 tués sur la route et plus de 6 000 blessés. Donc c’est vraiment une question de sécurité publique. Il est question pour nous de voir comment nous allons procéder pour réduire les accidents de la circulation sur nos routes », a relevé Dermane Tadjudini, directeur des transports routiers et ferroviaires, plantant le décor de ces échanges à Lomé.

De même, le Secrétaire général du ministère des Transports routiers, aériens et ferroviaires, Dr Komlan Tindano, a souligné pour sa part l'importance du transport sûr et durable pour l'avenir écologique et économique du pays. Au Togo, des réformes sont amorcées depuis plusieurs mois, pour transformer progressivement le secteur des transports, et le rendre plus organisé et professionnel. De même, en ce qui concerne les usagers à deux roues (qui représentent plus de 70% du parc automobile togolais), le gouvernement a introduit ces dernières années l'obligation du port de casque pour tous, en vue de réduire la gravité des accidents.

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