Au Togo, les créances intérieures, c’est-à-dire les financements accordés au secteur privé et à l’État par des banques et des systèmes financiers décentralisés, ont progressé de 6% en un an pour atteindre 1.955 milliards FCFA à fin décembre 2023. Il s’agit d’une évolution de la situation du financement de l’économie togolaise, selon l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé, Sani Yaya, qui présidait le Conseil national de Crédit (CNC) en fin de semaine dernière.
Dans le détail, 89% du volume total des financements sont octroyés au secteur privé. Également, une augmentation de la part des financements accordés aux Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) est enregistrée. Elle est passée de 28% en 2021 à 38% en 2022, puis à 39% en 2023, selon le CNC.
Alors que le financement accordé aux MPME affiche une progression, les taux d’intérêt appliqués aux crédits amorcent un mouvement inverse, à la baisse. « En effet, les taux d’intérêt servis sur les crédits accordés aux Micros, Petites et Moyennes Entreprises sont ressortis respectivement à 8,3%, 9,0% et 8,5% en 2023, en baisse de 20 points de base pour les Micros et Petites Entreprises et de 50 points de base pour les Moyennes Entreprises », a rapporté le ministre Sani Yaya.
Cette “évolution positive” selon l’officiel, reflète l’engagement des acteurs bancaires à soutenir l’économie nationale en faisant du secteur privé, un vecteur important du développement du pays.
Selon le CNC, l’élargissement du réseau des institutions financières a été un facteur déterminant dans la progression des concours bancaires. En effet, à fin 2023, le nombre total des agences de banques était de 250. 332 unités de Distributeurs Automatiques de Billets et 40 unités de Guichets Automatiques de Banque ont été recensées.
Sur la période, les points de services des institutions de microfinance ont atteint 611 dans le pays.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : l'inflation devrait continuer à baisser jusqu'à 2,7% cette année (CNC)
Au Togo, le ministère de la promotion de l’investissement a tenu en fin de semaine écoulée, une session de formation à l’endroit des femmes sur le thème : « Investir en faveur des femmes : renforcer l’inclusion financière et la représentation des femmes dans la vie publique et politique ».
Cette rencontre, organisée en marge de la 47ème édition de la journée internationale des droits des femmes célébrée le 08 mars, visait à renforcer l’inclusion financière des femmes du ministère et à inciter ces dernières à s’intéresser à la vie politique.
Dans son allocution d’ouverture des travaux, le directeur de l'Agence de Promotion des Investissements et de la Zone Franche (API-ZF), Sikpa Atsouvi Yawo, représentant le ministre, a souligné l’importance pour les femmes de s’engager dans la vie publique et politique. Le responsable a en outre, rappelé les diverses initiatives prises en faveur de la femme par le gouvernement. Notamment le renforcement de l'arsenal juridique, avec l’adoption ou l’actualisation de nombreux textes à savoir les codes pénal et foncier ainsi que la politique nationale d’équité-genre.
Pour sa part, la représentante de la cellule focale genre du ministère, Edwige Sodatonou, a indiqué que « les femmes doivent réfléchir sur leurs conditions et chercher les voies et moyens de s’émanciper davantage ».
En rappel, au Togo, de nombreux postes décisionnels sont occupés par des femmes. Entre autres, la Primature, la Présidence du Parlement, la Médiature de la République et le Secrétariat général de la Présidence de la République.
Lomé, la capitale togolaise, accueille cette semaine un séminaire régional de sept jours, organisé par le Centre Régional d’Assistance Technique du FMI (AFRITAC), sur la digitalisation fiscale. L'objectif principal de cet atelier est de renforcer les Capacités macroéconomiques et financières en Afrique de l’ouest, en mettant l'accent sur la digitalisation.
Les travaux réunissent à cet égard, des représentants des huit pays de l’UEMOA, la Guinée, la Mauritanie, ainsi que des experts du Département des finances publiques (FAD) du FMI et de l’Afrique de l’Ouest (AFRITAC), autour du thème « les leviers de la digitalisation face à l’objectif de maîtrise de la population en Afrique de l’Ouest ». Il s'agit notamment d'aider les pays à améliorer la maîtrise de leur assiette fiscale en exploitant efficacement les leviers de la digitalisation.

À l’ouverture des travaux, Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé les efforts et les innovations menés par le pays hôte. Notamment, le Togo s'est engagé dans une stratégie nationale de digitalisation, alignée sur sa feuille de route gouvernementale. Cette stratégie, appelée "Stratégie Togo Digital 2025", comprend des initiatives telles que le programme Novissi, qui a permis d'apporter un soutien financier aux personnes vulnérables pendant la pandémie de Covid-19, et le volet "e-ID TOGO", visant à fournir un numéro d'identification unique biométrique aux citoyens.
Créé en 2003, l’AFRITAC de l’Ouest (AFW), basé à Abidjan (Côte d’Ivoire), est le fruit d’une initiative du FMI visant à répondre à une demande de dirigeants africains désireux d’obtenir plus d’assistance technique. Le Centre appuie le renforcement de capacités dans cinq institutions régionales et dix pays membres : Togo, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal.
Au Togo, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo), une initiative de portée sous-régionale soutenue par la Banque mondiale, enregistre plus de 260 000 bénéficiaires directs (261 501) suite à ses activités en 2023. Ceux-ci représentent des agriculteurs qui ont été touchés à travers des actifs ou des services agricoles, fournis par ce programme. Le pays affiche des chiffres plutôt positifs, comparés à une cible initiale de 100 000 pour cette année.
Le saviez-vous?
— FSRP (@FsrpWa) March 12, 2024
?A la fin de l'année 2023, ce sont au total 1⃣2⃣8⃣1⃣7⃣6⃣6⃣ bénéficiaires directs dont 3⃣7⃣% de femmes qui ont été touchés par les actions du #FSRP dans les 7 pays durant cette année de mise en œuvre effective????? pic.twitter.com/AJ3j51PqP4
Rappelons que le FSRP a pour objectif d'accroître la préparation à l’insécurité alimentaire et d'améliorer la résilience des acteurs du système alimentaire des paysages prioritaires et des chaînes de valeur dans les zones du programme. L'initiative porte sur trois domaines d'intervention : l'investissement dans l'agriculture climato-intelligente au niveau des exploitations et des paysages ; la promotion d'un environnement favorable au développement de la chaîne de valeur et au commerce intrarégional, et le renforcement de la capacité régionale à gérer les risques agricoles.
Au niveau sous-régional, le FSRP a enregistré en 2023 un total de 1,28 million de bénéficiaires directs, dont 37% de femmes, dans 7 pays où le programme est déployé.
L'initiative bénéficie d'un financement global de 570 millions de dollars, avec des financements additionnels dans certains pays.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo et le Burkina Faso ambitionnent d'accroître leurs échanges commerciaux et misent, pour ce faire, sur l’amélioration de la fluidité des transports sur le corridor Lomé-Ouagadougou. Le sujet était au centre d’une rencontre qui s’était déroulée en milieu de semaine dernière à Lomé entre les délégations ministérielles des deux pays.

A la rencontre de Lomé, les deux parties ont identifié les obstacles majeurs à la fluidité des transports le long du corridor Lomé-Ouagadougou, et proposé des solutions pour augmenter les échanges commerciaux.
Nous avons, avec mes collègues chargés du commerce, et de l'économie maritime, reçu ce mercredi 13 mars 2024, une délégation Burkinabè conduite par le ministre des transports.
— Affoh ATCHA-DEDJI (@AffohAtcha) March 14, 2024
Cette rencontre d'échanges vise à faciliter les transports sur le corridor crucial Lomé - Ouagadougou.… pic.twitter.com/jaPEnrm9OJ
Du côté de Lomé, les autorités annoncent œuvrer pour transcender les obstacles sur ce corridor conformément à leur ambition de faire du Togo, un hub logistique et de service pour desservir l’hinterland.
D’après les informations, la fluidité des transports sur le corridor est plus indispensable pour le Togo qui a le Burkina comme important partenaire. En effet, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), au cours du quatrième trimestre de l'année 2023, le Burkina Faso occupe la deuxième place parmi les principaux clients du Togo, avec une part relative de 8,4 %. Les exportations de Lomé vers le pays des hommes intègres au cours de la période considérée, se sont évaluées à 21,6 milliards FCFA.
Cette démarche des autorités burkinabé vient à la suite de celle des Nigériens qui ont échangé en février dernier avec différents acteurs togolais impliqués dans le développement du commerce.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Burkina, Niger, Mali : plus de 90% du trafic en transit du port de Lomé dominé par les pays de l'AES
Au Togo, les autorités publiques prévoient que l’inflation devrait poursuivre sa tendance baissière, jusqu'à descendre à 2,7% cette année 2024, après avoir atteint 5,3% en 2023.
Cette projection optimiste a été présentée au public par le ministre de l'Économie et des Finances, Sani Yaya, lors de la toute récente réunion du Conseil national de crédit (CNC), rassemblant les grands acteurs du secteur du crédit au Togo. Les discussions de cette session ont également porté sur l'évolution économique, monétaire et financière jusqu'à fin 2023, ainsi que sur les perspectives macroéconomiques pour la période 2023-2028.
L’augmentation attendue de la croissance économique, stimulée par les réformes gouvernementales et les investissements dans des projets clés, devrait contribuer à cette décélération de l'inflation.
Ainsi, dans le pays d’Afrique de l’ouest, « le taux d’inflation est attendu à 2,7% en 2024, après 5,3% en 2023 et 7,6% en 2022, à la faveur de l’atténuation des tensions inflationnistes sur le plan mondial et de l’amélioration de l’offre locale de produits alimentaires », a indiqué l’argentier togolais.
De plus, les autorités publiques espèrent que les mesures prises pour soutenir les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), telles que l'augmentation des financements et la baisse des taux d'intérêt sur les crédits, devraient renforcer la confiance dans la stabilité économique du pays.
Notons qu’au Togo, le taux d’inflation s’est établi à 4,7% contre 4,8% en janvier, selon les données de l’INSEED.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé, la capitale togolaise, accueille du 15 au 21 avril 2024, le Festival « Rire à Lomé », un événement d'humour international. Pour sa 8e édition, le festival bénéficie du soutien de partenaires de renom tels que l'Institut Français du Togo, le Goethe-Institut et l'Union européenne au Togo, soulignant ainsi son importance croissante dans le paysage culturel local.
Parmi les invités de marque attendus, on compte Myriam Baroukh et Tristan Lucas, deux artistes renommés dans le domaine de l'humour. Tristan Lucas, connu pour ses performances sur Canal+ et TF1 ainsi que sa troupe Les Ours dans ta baignoire, apportera son expertise dans le domaine de l'improvisation. De son côté, Myriam Baroukh, habituée des scènes parisiennes, promet d'apporter sa touche unique au festival.
Au programme, des spectacles, des discussions animées, des Master class et même une conférence-débat, offrant aux participants une expérience immersive dans le monde de l'humour.
Pour rappel, ce festival, qui a débuté en 2016, a déjà réuni à Lomé, d’importants artistes africains et européens. Cette dernière édition se positionne dans un contexte de développement et promotion croissante de la culture humoristique au Togo, notamment à travers de nombreuses initiatives privées et de jeunes humoristes.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, 18 nouveaux commissariats de police, unités de police et compagnies républicaines d’intervention vont être créés au profit de 18 localités. Le Colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre en charge de la sécurité, en a fait l’annonce, dans le cadre du projet nommé "une commune, un commissariat de police et une brigade de gendarmerie". L’initiative de son département vise à renforcer la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire togolais.
Il s’agit, dans le détail, de Compagnies Républicaines d'Intervention, dans les localités de Kpendjal (préfecture de Kpendjal), Tandjouaré (Tandjouaré), Bafilo (Assoli), Djarkpanga (Mô), Anié (Anié), Akébou (Akébou), Danyi (Danyi), Agou (Agou), Notsè (Haho), Afagnan (Bas-Mono), Vogan (Vo); de commissariats de police à Agbassa (préfecture de Doufelgou), Soudou (Assoli), M'poti (Blitta), Amou-Oblo (Amou), Gapé-Centre (Zio); ainsi que de Postes de Police de Bodjé (Kpélé) et de Kpélé Goudevé (Kpélé), selon l’arrêté ministériel, en date du 24 février.
Leur compétence territoriale variera en fonction de leur nature : les commissariats et les postes de police auront autorité sur le périmètre urbain et suburbain des localités où ils seront érigés, tandis que les compagnies républicaines d'intervention auront compétence sur l'ensemble de la préfecture.
« Ces nouveaux postes de police et les compagnies républicaines ont pour mission la protection des personnes et des biens, ainsi que le maintien et le rétablissement de l’ordre public dans leurs ressorts respectifs. », a indiqué le ministre en charge de la Sécurité.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) a de nouveaux membres dirigeants. L’Assemblée nationale togolaise a procédé au renouvellement des membres de cette instance, le vendredi 15 mars dernier, en présence du nouveau ministre des droits de l’Homme, Chargé des Relations avec les Institutions de la République, Pâcome Adjourouvi.

Sur les neuf personnalités sélectionnées par les députés, quatre sont des femmes. Ces nouveaux membres seront officiellement nommés par décret présidentiel et prêteront serment devant le bureau de l’Assemblée Nationale avant leur prise de fonction.
Rappelons qu’au Togo, la Commission Nationale des Droits de l'Homme, élevée au rang des Institutions de la République par la Constitution de 1992, a pour missions principales la promotion et la protection des droits de l’homme ainsi que la prévention de la torture et des traitements inhumains ou dégradants.
Ce renouvellement est du reste perçu comme un signe positif pour l'État de droit et la démocratie, selon Pacôme Adjourouvi, tout récemment nommé au poste de ministre des droits de l’Homme, chargé des Relations avec les institutions de la République.
Les nouveaux membres la CNDH
Protection de l’environnement : KOLANI Nakodjoua
Santé : ADJODI Anabadédi
Droit et Justice : ATTITSO Afi ; KODJO Gnambi Garba
Sciences humaines : AISSAH-ASSIH Tembe Ashira Irène
Défense des droits de l’homme : AZAMBO Badabossia ; BOURAIMA Adjidjatou ; KADJA Abalodjam ; SANVEE Ohini Kwao Didi.
Lire aussi:
Togo : Pacôme Adjourouvi, nouveau ministre des droits de l’Homme
Au Togo, les travaux de construction de 21 ponts, annoncés par l’exécutif dans le cadre de sa politique de désenclavement des zones rurales, seront officiellement lancés demain mardi, 19 mars 2024. Le premier coup de pioche devrait être donné par le Président de la république, Faure Gnassingbé, d’après l’entreprise française Matière, qui a décroché le marché, a appris Togo First, de source proche du ministère dédié.
Ce lancement est prévu à Kolidè dans la commune Ogou 2 (région des Plateaux) précisément sur le tronçon Elavagnon-Ogou Kolidè-Gbagbadjakou (25,2 km).
Les travaux, à terme, devraient faciliter aux populations rurales bénéficiaires, l’accès aux services socioéconomiques de base, et l’écoulement de leurs produits agricoles, indique-t-on.
Ce projet qui sera exécuté dans les 5 régions économiques du Togo est financé, par la France avec une enveloppe de 78 millions d’euros, soit plus de 50 milliards FCFA. Un accord de financement a été signé en juin 2023 entre le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya, et l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, en ce sens.
Esaïe Edoh