Au Togo, 4500 volontaires devraient être déployés cette année, sur le plan national selon les dernières mises à jour de l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT). Ces derniers seront déployés pour une mission de six mois dans les 117 communes du Togo, d’avril à septembre 2024, pour travailler dans leur communauté de base. Ils interviendront notamment sur des activités d'utilité publique à plusieurs niveaux, notamment en matière d’assainissement et d’aménagement publics, de préservation et de restauration de l’environnement.
Parmi eux, 520 Volontaires d’Engagement Citoyen (VEC) et 35 seniors ont prêté serment, hier mardi 02 avril 2024 à la maison des jeunes d’Amadahomé à Lomé. Cette nouvelle fournée fait partie de la neuvième vague de ce programme de volontariat piloté par l’ANVT.

La cérémonie a été présidée par Mme Myriam Dossou-d'Almeida, ministre du Développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. De son côté, Omar Agbangba, DG de l’ANVT, a relevé que les volontaires ont été outillés sur les valeurs du volontariat durant deux jours de formation afin de mieux réussir leur mission.
Cette cérémonie de prestation de serment marque dans la foulée l'ouverture de la neuvième vague du programme VEC au Togo.
Au Togo, les localités d’Agou (environ 66 Km de Lomé) et de Blitta (266 km au nord de Lomé) sont désormais équipées d’infrastructures d’eau potable. Les ouvrages réalisés dans le cadre du projet de renforcement et d’extension des systèmes d’alimentation en eau potable ont été remis aux populations en fin de semaine dernière par le ministre chargé de l’hydraulique villageoise, Damehame Yark.

A Agou, précisément à Gadzepe, l’ouvrage réalisé est composé de deux pompes submersibles de 40 mètres cubes par heure chacune. Ils sont connectés au fleuve Zio à Kati où ils sont approvisionnés en eau traitée par la suite dans une station de traitement d’une capacité de 1.700 m3/j, associée à l’infrastructure.
La même localité bénéficie de l’installation d’un réservoir intermédiaire de 160 m3, de la mise en place d’un réseau de refoulement de 12,6 km et de la construction de 62 bornes fontaines. Des réalisations qui ont nécessité un investissement d’environ 13 milliards FCFA, selon le ministère.
A Blitta, ce sont précisément Blitta Gare et Blitta Village qui sont équipées de systèmes complets d’approvisionnement en eau potable. Le système est un ensemble de forages, de réservoirs, de réseaux de refoulement et de distributions, et également de 62 autres bornes fontaines.
Ces ouvrages mis en place, selon le ministre Damehame Yark, viennent contribuer à l’atteinte de l’ambition du Togo de parvenir à un accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030. Plusieurs autres chantiers sont en cours de réalisation et d’autres pour les années à venir avec comme objectif principal de relever le défi de couverture nationale en eau.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’Association Moi Jeu Tri spécialisée dans le recyclage des déchets en milieu scolaire, et la Fondation NSIA ont conclu au cours de la semaine dernière, une convention de financement de 13 millions FCFA. Un appui financier qui devrait servir à étendre le projet dans d’autres établissements scolaires du pays.
Concrètement, l’enveloppe permettra à l’entrepreneur togolais, Edem d’Almeida, porteur du projet, d’équiper plusieurs écoles du Togo en bacs de tri sélectif qui vont être intégrés dans des programmes de sensibilisation et d’éducation des jeunes.
Outre la dotation des écoles de bacs de tri, des points de rachat des déchets seront installés à proximité pour offrir l’opportunité économique aux élèves qui s’engageront dans la collecte des déchets. Ceux-ci seront d’ailleurs formés sur l’importance de protection de l’environnement.
« Pour développer nos actions, nous avons besoin de partenariats forts qui ne s’inscrivent pas uniquement sur des liens financiers, mais sur des valeurs partagées. Ce programme permet de lever du financement et de travailler à soutenir davantage les actions d’engagement social et d’engagement environnemental », a expliqué Edem d’Almeida.
Notons que l’association Moi Jeu Tri est présente dans 3 pays (France, Togo, Côte d’Ivoire), et encourage le recyclage des déchets et la sensibilisation dès le bas âge à la protection de l’environnement. Elle revendique la collecte de 61 tonnes de déchets à travers les 118 écoles partenaires dans les trois pays depuis le lancement en 2019.
Esaïe Edoh
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Au Togo, une nouvelle “formation de formateurs” s’annonce pour les professionnels des transports et du transit. Avec la facilitation de l'Union Internationale des Transports Routiers (IRU) au Togo, l’initiative est portée par le Secrétariat général du Programme Arab Africa Trade Bridges (AATB), dans le cadre de son programme multi-donateur et multi-pays. Un programme qui vise à dynamiser les échanges commerciaux et les investissements entre les pays africains et arabes membres de l'Organisation de la coopération islamique.
Ainsi, organisée en collaboration avec le ministère des Transports routier, aérien et ferroviaire, cette formation cible spécifiquement les formateurs. Il s’agit par-là, de renforcer leurs compétences pour dispenser des sessions éducatives de qualité aux professionnels du secteur. Pour Hani Salem Sonbol, Directeur Général de la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) et Secrétaire Général de l'AATB, cette initiative contribuera au développement économique en permettant aux acteurs du secteur de se conformer aux réglementations nationales et internationales, tout en établissant de nouvelles normes pour l'industrie.

« Le Programme AATB est dédié à la promotion du développement économique de la République du Togo, en particulier en exploitant le potentiel significatif du secteur des transports. (...) En participant à cette initiative, les formateurs amélioreront non seulement leur propre expertise, mais contribueront également au développement et au progrès du Togo. », indique le responsable.
Du côté du gouvernement, ces actions s'inscrivent dans le cadre de ses ambitions de sécuriser et de formaliser le secteur des transports. Dans cette même perspective, on cite notamment la création d'un centre de formation aux métiers du transport et de la logistique, l'adoption d'une loi d'orientation sur les transports, et la mise en place de conditions d'accès et d'exercice pour les conducteurs routiers.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le FAIEJ (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes) revendique la création de 26 309 emplois durables, pour un total cumulé de 8,63 milliards FCFA (8,635,098,607 FCFA) de crédits octroyés, depuis son opérationnalisation en 2012 jusqu’à fin mars 2024.

Sur la période, le dispositif intégré d’appui technique et financier du gouvernement togolais, visant l’insertion socioprofessionnelle des jeunes à travers la promotion de l’entrepreneuriat, a également sensibilisé près de 140 000 jeunes et enregistré près de 24 000 inscriptions, dans le cadre de ses activités, tout en formant près de 36 000 (35 822) jeunes et financé plus de 6 000 projets. Pour l’organisme, il s’agit d’ouvrir des opportunités pour que les jeunes togolais développent leurs compétences entrepreneuriales, en leur fournissant un soutien financier et technique.
En particulier, en 2023, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) a mobilisé 2,68 milliards FCFA (2 687 905 380 FCFA), soit 31% de ses mobilisations depuis sa création, au profit de 1852 nouveaux projets de jeunes.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, et en partenariat avec OCP Africa (Office Chérifien des Phosphates), lance un programme novateur de formation axé sur la mécanisation agricole. L’objectif est de doter les agriculteurs des compétences et des outils nécessaires pour accroître leur productivité et leur rentabilité.
Dans le détail, le programme accueillera 120 participants répartis en deux groupes. Le premier groupe sera composé de 100 candidats tractoristes et de 20 candidats à la maintenance, provenant des régions Maritime, Plateaux et Centrale. Le deuxième groupe réunira les ECTM (Ecoles de Conduite de Tracteurs et de Machines agricoles) des régions Centrale, Kara et Savanes.
Former de jeunes tractoristes
Conçue spécifiquement pour les jeunes aspirant à devenir tractoristes sans expérience préalable, cette formation les dotera des compétences essentielles pour utiliser efficacement les technologies agricoles de pointe. Notons que l'initiative est élaborée en collaboration avec l’Université Mohamed VI Polytechnique (UM6P) via l'African Academy of Industrial Training (AAIT).
Pour rappel, le Togo a signé un accord avec le Maroc, notamment pour faciliter l’accès aux services de mécanisation en agriculture et le lancement d’un centre pilote de mécanisation agricole dans la ville de Kpalimé.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la production de volailles a atteint 35,7 millions de têtes en 2023, selon les statistiques publiées par le ministère chargé de l’élevage, selon les données du Budget citoyen, publiées récemment par le ministère de l’Economie et des Finances. Soit une hausse de 8% par rapport aux 33,12 millions de têtes produites en 2022.
Cette production nationale en hausse est portée essentiellement par la région des Plateaux qui a fourni au cours de l’année, 12 millions de têtes, soit près de 35%. Une année plus tôt, la production de cette région était estimée à un peu plus de 11 millions de têtes.
Si la région des Plateaux s’impose comme la principale locomotive de la production avicole, celle des Savanes pointe à la 2ème place. En 2023, elle a fourni 8 millions de têtes contre 7 millions en 2022.
Les autres régions économiques, Centrale et la Kara, ont produit chacune un peu plus de 5 millions de têtes de volailles et la maritime, 4 millions.
Pour le compte de l’année 2024, la production de volailles est attendue à un peu plus de 38 millions.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, Rose Kayi-Mivedor a lancé samedi 30 mars, l’initiative Togo business angels network (TOGOBAN). C’était à la faveur d’une cérémonie marquant la journée internationale des droits de la femme à Togo Mall, un supermarché dédié aux produits locaux.
Le projet porté par des hommes et des femmes nommés investisseurs providentiels, vise à fournir aux entrepreneurs non seulement des financements mais aussi des accompagnements en termes de formation pour le développement de leurs différents projets.
Branche locale du réseau African Business Angels Network (ABAN), Togoban entend fournir un espace propice pour parler des défis et des opportunités de l'entrepreneuriat et de l'investissement.
« L’idée, c’est d’apporter aux startups et aux petites et moyennes entreprises, le soutien nécessaire pour favoriser le développement de leur activité. Notre rôle, c’est de prendre le risque que les banques ne vont pas prendre. Et au-delà du financement du projet, nous voulons investir dans l’entrepreneur ou l’innovateur lui-même », a expliqué Olatokunbo Ige, membre fondateur de Togoban.
Au Togo, la révision constitutionnelle adoptée le lundi 25 mars suscite une demande de nouvel examen. À la suite de sa réception par le gouvernement, le Président Faure Essozimna Gnassingbé a requis, vendredi 31 mars, une seconde lecture à l'Assemblée nationale.
En effet, le numéro 1 togolais “a demandé ce jour à la Présidente de l'Assemblée nationale de faire procéder à une deuxième lecture de la loi adoptée.” Ceci, “au regard de l'intérêt suscité au sein de la population par le texte depuis son adoption”, selon un communiqué de la présidence.
Ce dernier développement après l'approbation à une large majorité du texte, avec 89 voix sur 91, et qui devait ouvrir la voie à une Vème République et un régime parlementaire.
Dans le cadre de la préparation à la saison des pluies, le gouvernement togolais met en place un plan de gestion des risques d'inondations dans le Grand Lomé. Une réunion de travail, dirigée par le ministre de l'administration territoriale Hodabalo Awate, et son homologue de la sécurité Calixte Madjoulba, a eu lieu mercredi 27 mars. L'objectif était de partager les recommandations du Premier ministre avec les Secrétaires généraux des préfectures et les maires des communes d'Agoè-Nyivé et du Golfe.
Ces recommandations visent en général, à prévenir ou gérer efficacement les risques d'inondations. Les participants ont été encouragés à entreprendre des travaux de curage des caniveaux pour faciliter l'écoulement des eaux de ruissellement.
Le gouvernement prévoit de mener plusieurs actions urgentes cette année pour atténuer les risques dans diverses zones du territoire. « Nous avons toujours insisté sur la destruction des dépotoirs sauvages, le curage des caniveaux et l’entretien de la voirie. Le district autonome du Grand Lomé, quant à lui, s’occupera de la collecte et du transport des ordures jusqu’à la décharge finale », a notamment précisé le directeur de l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) , le Col Baka Yoma, dans ce contexte, tout en assurant de la disponibilité de son institution (aux côtés de l’Agence nationale d'assainissement et de salubrité publique (ANASAP)) pour aider les municipalités du Grand Lomé dans leurs activités et tâches difficiles.