Togo First

Togo First

Au Togo, la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) revendique avoir attiré dans le pays d'Afrique de l'Ouest, des investissements de plus de 150 millions d’euros (près de 100 milliards FCFA) depuis son ouverture en 2021. L’information est rapportée par le ministère chargé de l’économie et des finances, dans sa revue trimestrielle sur l’économie au Togo.

Près de 6 milliards en impôts ?

Au-delà des investissements, la PIA revendique une contribution non négligeable aux caisses de l’État avec des taxes diverses générées, entre 2021 et 2023, qui s’élèveraient à 8,8 millions d’euros (5,7 milliards FCFA).

1 impact

Sur le plan industriel, la société a accueilli cette année, 15 nouveaux clients, ce qui augmenterait son potentiel de recettes à 560 millions d’euros pour la période 2024-2025, selon leurs prévisions.

Parmi les derniers acteurs à rejoindre la Plateforme, on compte la société Dongaco qui produit des boissons de la marque Coca-Cola,  et la Société de dragage des transports et de prestation des services (SDTPS) .*

A lire : Togo: la Société de dragage SDTPS rejoint la PIA

En termes de créations d’emplois, la plateforme aurait ainsi permis la création de près de 6000 emplois (5980), à travers la trentaine de sociétés industrielles déjà présentes dans son parc. En ce qui concerne les agriculteurs associés à la PIA, ces derniers auraient vu leurs revenus augmenter de 20 %, stimulant leur économie locale, toujours selon la même source.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo: reprise imminente des activités au port sec de la PIA

De nouveaux investisseurs rejoignent la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA)

Togo : la société Dongaco s’implante à la PIA pour fabriquer des boissons de la marque Coca-Cola

Le Togo veut se doter d’un Système d’information sur les ressources en eau au Togo (SIREau). A travers son ministère de l’eau et de l’hydraulique villageoise, le pays vient de lancer un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) en vue de recruter un consultant individuel pour la réalisation d’une étude de faisabilité de système.

Selon l’offre consultée par Togo First, les candidatures sont reçues jusqu’au 3 juillet 2024. Le document précise également que les soumissionnaires devront justifier de dix ans d’expériences dans la collecte, le traitement et la diffusion des données en hydrologie, hydrogéologie ou en gestion intégrée des ressources en eau.

Par ailleurs, le futur prestataire se chargera de dresser un état des lieux des besoins en informations sur les ressources en eau. Il sera aussi chargé de proposer un plan de renforcement des capacités en termes techniques, organisationnels, institutionnels et stratégiques pour la mise en œuvre du SIREau. 

Cette démarche, soutient-on, s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration de la sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PASH-MUT), financé par la Banque mondiale à hauteur de 60 milliards FCFA sous la forme d’un crédit. L’initiative vise à renforcer l’accès aux services de l’eau et d’assainissement dans le Grand Lomé, ainsi que la performance opérationnelle des fournisseurs du système d’approvisionnement.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : un appel d’offres international pour la réalisation des travaux d’infrastructures d’eau

Grand Lomé : lancement d’un projet d’accès à l’eau au profit de près d’un million de personnes

Le Togo, dans son ambition de mobiliser davantage de financements étrangers pour financer ses projets prioritaires, reçoit cette semaine, une délégation d'investisseurs britanniques dans le cadre d'une visite commerciale et d'investissement. Cette mission, prévue du 18 au 19 juin, est initiée par le fonds d'investissement DMA Invest et s'inscrit dans le prolongement du Forum sur le commerce et l'investissement (WCAF) franco-britannique en Afrique occidentale et centrale.

1 uktogo

Lors de cette visite, les investisseurs britanniques auront l'opportunité de s'informer sur les perspectives économiques du Togo et les principaux secteurs porteurs pour les investissements. En ce sens, il est prévu des séances d'information économique, des tables rondes sectorielles et des visites de sites.

Cette nouvelle mission fait suite à la première visite effectuée en février 2023, au cours de laquelle les investisseurs britanniques avaient rencontré les acteurs économiques locaux et les autorités gouvernementales togolaises.

Cette nouvelle visite devrait permettre de concrétiser les premiers contacts et d'identifier les projets les plus porteurs pour une collaboration durable entre le Togo et le Royaume-Uni.

Esaïe Edoh

Au Togo, le ministère des enseignements primaire, secondaire et technique a annoncé un taux de réussite de 71,73 % à l’examen du Baccalauréat 1ère partie de cette année (BAC 1 2024). Soit un taux en baisse par rapport aux années 2022 et 2023, où il était respectivement de 75 % et 78,5 %. 

Si le taux a connu un recul cette année, le nombre d’admis en valeur absolue a pour sa part, augmenté, avec plus de 76 000 admis, comparé à l’année dernière où il était de 58 000. 

Dans le détail, on compte plus de la moitié, 52,53 %, qui sont admis d’emblée. On compte également 19,20 % d’entre eux, qui ont la moyenne d’admissibilité comprise entre 9 et 9,99. Pour ces derniers, les épreuves orales sont prévues pour lundi 24 juin prochain.

Plus de 106 000 candidats ont participé à cet examen cette année. Après ces résultats, il ne reste pour les élèves que les examens du CEPD et du BAC 2 (qui ouvre les portes des études supérieures) qui démarrent ce mardi 18 juin 2024 sur l’ensemble du territoire.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le Palais des Congrès de Lomé, situé au cœur du quartier administratif, est fermé pour rénovation à partir de cette semaine. C’est ce qu’a indiqué le ministère en charge des Travaux Publics, dans un communiqué.

« En raison des travaux de rénovation, l'accès dudit palais est provisoirement fermé à compter du lundi 17 juin 2024 jusqu'à l'achèvement des travaux prévus à cet effet », indique le ministre de tutelle. « Le ministre des Travaux publics compte sur la bonne compréhension des usagers et leur présente ses excuses pour les désagréments éventuels », ajoute-t-on.

Construit en 1972 au cœur du quartier administratif, le Palais de Congrès de Lomé est un espace emblématique de la capitale togolaise, il a pendant longtemps servi de siège à l'Assemblée nationale.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la commune de Kpélé 2, située dans la région des Plateaux, a validé son Plan de développement communal (PDC) le vendredi 14 juin dernier.

Le document s'articule autour de quatre piliers clés : le social, l'économie, la gouvernance locale et l'environnement. Selon le maire, Xolali Komla Dotsou, il va contribuer à faire de la commune Kpélé 2, une référence en matière de paix sociale, de bonne gouvernance, de partenariat, d'économie durable et d'accès équitable aux services sociaux de base. En revanche, les détails sur le coût nécessaire pour son déploiement n’ont pas été donnés.

La validation du PDC marque ainsi, une étape importante dans la concrétisation des ambitions de développement de la commune de Kpélé 2, soutient-on.  Sa mise en œuvre, indique-t-on, sera axée sur une approche participative et inclusive, « permettant d'optimiser l'exploitation des ressources locales et d'assurer une meilleure cohérence des interventions de développement sur le territoire ».

Il est à noter que la commune de Kpélé 2 est sur une superficie de 345 km2 et compte une population de 27 664 habitants selon le RGPH 5 de 2022. Elle s’ajoute ainsi à plusieurs autres communes du pays qui se sont dotées d’un plan de développement communal.

Esaïe Edoh

Au Togo, la Stratégie nationale de développement de la riziculture actualisée (SNDR 2) en 2020 a été soumise à évaluation en milieu de semaine dernière à Lomé. Il était essentiellement question de faire un bilan de la mise en œuvre des projets prévus dans le plan décennal.

A cette rencontre, les acteurs de la filière rizicole ont relevé essentiellement l’accompagnement du ministère de l’agriculture en faveur des producteurs, notamment en intrants et en appui-conseil technique. Ceci a contribué à l'augmentation de la production, note-t-on.

8mairie

Concrètement, la production rizicole a connu une évolution positive de 3,8% entre 2021 et 2022.  Plus spécifiquement, le riz paddy a atteint 171,8 mille tonnes en 2022, comparés à 165,5 mille tonnes en 2021. La production nationale est tirée en priorité par le riz des bas-fonds (55%) et le riz de type pluvial (34%), précise le ministère de l’agriculture

Via la SNDR, l’ambition du Togo est d'accroître la production de riz en la faisant passer de 145 489 tonnes en 2019 à 1 115 087 tonnes à l’horizon 2030, représentant le double en termes de la demande projetée et assurant ainsi largement une sécurité alimentaire. Dans cette dynamique, le pays prévoit d’améliorer la productivité et la qualité du riz sur toute la chaîne de valeur, de réorganiser la structuration de la filière et de renforcer la gouvernance de la filière riz.

Notons que la SNDR actualisée en 2020 et mise en œuvre avec l’appui de la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD) et de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), nécessite un financement de 87 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Le Togo a produit plus de 150 000 t de riz en 2020

Dans la commune Vo 3, région maritime, au sud du pays, un programme de reboisement transforme patiemment le paysage autrefois dégradé par l'exploitation du phosphate. Lancée depuis deux ans, l'initiative municipale est appuyée par le Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP), pour restaurer ces sols et permettre à des terres autrefois stériles de reprendre vie.

7jzgg

En effet, la localité fait partie des points d’exploitation de phosphate, qui a commencé dans les années 50. Après les exploitations, le paysage était marqué notamment par des montagnes artificielles et des retenues d'eau artificielles. 

Le projet est parti en 2022 d’une initiative du maire de la commune, Minongblon Kodjo, qui a sollicité le WACA ResIP pour l’appuyer dans la restauration de ces carrières.

Trois ans d’investissements 

Depuis cette année, le WACA ResIP a investi près de 300 millions FCFA dans ces opérations de restauration par reboisement. De 50 hectares reboisés en 2022, la superficie est passée à 135 hectares reboisés en 2023 et devrait atteindre 165 hectares en 2024. La restauration des sols n’est pas le seul bénéfice de ce programme ; les activités engendrent également dans la foulée, des emplois durables pour la jeunesse locale. « Ces emplois verts créés par le WACA constituent une opportunité significative pour nos jeunes », explique le maire de Vo3.

L'ambition de la commune ne s'arrête pas là. Les autorités locales envisagent d'introduire l'apiculture, la pisciculture et l'héliciculture comme activités génératrices de revenus, exploitant ainsi le microclimat favorable créé par les nouveaux espaces verts.

Pour le projet de WACA-ResIP, en plus de réhabiliter les terres, il s’agit d’appuyer la préservation des écosystèmes à haute valeur de biodiversité. Cette action, modeste mais pleine d’impact au niveau local, s'inscrit dans le cadre d'un objectif plus large : planter un milliard d'arbres d'ici 2030, une ambition vertigineuse que s’est donnée le pays pour cette décennie.

Au Togo, dans le cadre du processus de décentralisation en cours, l'Allemagne vient d'apporter de nouveau son soutien en dotant 19 communes d'infrastructures pour abriter leurs mairies. Ces nouveaux édifices, financés à hauteur de 9,8 milliards de francs CFA par la Banque allemande de développement (KfW), s'inscrivent dans la troisième phase du Programme d'Appui à la Décentralisation (PAD III).

Ces infrastructures, réceptionnées de manière provisoire symbolique la semaine dernière à Tabligbo (Yoto 2) en fin de semaine dernière, sont composées de bureaux pour le maire et ses adjoints, d'un état civil, d'un hall d'accueil, d'une salle polyvalente pour les conseils et les délibérations, ainsi que d'une cuisine et de blocs sanitaires. Elles visent à offrir un cadre de travail plus propice aux équipes municipales, leur permettant ainsi d'assurer une meilleure gestion des affaires communales et de fournir un meilleur service à la population.

Il est à noter que cette troisième phase du PAD fait suite aux phases 1 et 2, qui ont nécessité un investissement de 17 millions d'euros, soit environ 11 milliards de francs CFA.

Au-delà de ce programme, l'Allemagne accompagne le Togo dans ce processus à travers le Programme Décentralisation et Gouvernance Locale (ProDeGoL), piloté par la GIZ. Ce programme a notamment permis de doter en 2021, 10 communes de maires, en collaboration avec l'Union européenne.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

https://www.togofirst.com/fr/infrastructures/0211-8833-prodegol-des-batiments-administratifs-finances-a-plus-d-un-milliard-fcfa-offerts-a-des-communes

99,3 milliards de FCFA. C'est le montant de recettes collectées par le Commissariat des douanes et droits indirects, branche de l'OTR, responsable de la gestion, du contrôle et de la perception des droits et taxes sur les marchandises entrant et sortant du pays, au cours des trois premiers mois de 2024. Ce chiffre représente une augmentation d'environ 21,10 % par rapport aux 82 milliards de FCFA mobilisés durant la même période en 2023.

Les droits de douane ont atteint 35,4 milliards de FCFA, contre 29,4 milliards de FCFA l'année précédente, marquant une croissance de 20,41 %. De plus, la TVA sur les marchandises importées a vu une hausse significative, s'élevant à 43,7 milliards de FCFA comparée à 21,3 milliards de FCFA au premier trimestre 2023, soit une progression de 105,16 %.

Ces augmentations surviennent dans un contexte où, depuis la fermeture des frontières entre le Bénin et le Niger, le port de Lomé et le corridor togolais se sont progressivement imposés comme une voie de contournement pour les marchandises destinées au Niger. Avec la levée des sanctions en février, Lomé est devenu un passage stratégique pour les opérateurs, accentué par la décision des autorités nigériennes de garder la frontière fermée avec le Bénin, qui était jusqu'alors leur façade maritime naturelle. Les tensions qui se sont intensifiées entre ces deux pays depuis mars ont profité au Togo, qui a intensifié ses initiatives pour faciliter les échanges commerciaux. 

Bien que les chiffres de fin mars soient encore prématurés pour démontrer pleinement les nouvelles dynamiques, les effets devraient être plus visibles d'ici la fin du premier semestre ou du troisième trimestre.

Pour l'année en cours, le Togo vise à mobiliser un total de 434 milliards de FCFA en recettes douanières, contre 389 milliards de FCFA mobilisés l'année dernière sur un objectif de 334 milliards dans le collectif budgétaire. 

Fiacre E. Kakpo

 

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.