L'Agence Togo Digital (ATD) travaille sur un plan pour accélérer la digitalisation des services publics au Togo. Présenté lors d'une réunion du conseil des ministres, mardi 09 avril 2024, ce plan vise à moderniser les administrations publiques en introduisant des outils technologiques novateurs. Sous l'égide du ministère de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale, cette initiative a pour objectif de rapprocher les citoyens de l'administration en facilitant l'accès aux services gouvernementaux.
Selon le gouvernement, ce plan vise à déployer au sein et au profit des administrations publiques, des solutions technologiques « qui permettront aux administrations d’offrir à leurs usagers - personnes physiques ou morales - la possibilité de remplir des formulaires en ligne, de soumettre leurs dossiers, de payer les frais de traitement et de prendre rendez-vous pour poursuivre éventuellement les formalités sur site ».
Notons que dans ce contexte, certains départements sont déjà en train d’expérimenter ces mutations, notamment le Ministère du Commerce, qui a lancé des démarches pour la digitalisation de ses services, avec l’appui technique et opérationnel de l’ATD.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les élections législatives et régionales se tiendront le 29 avril 2024, a indiqué mardi 09 avril le gouvernement après un report sine die de ce double scrutin motivé par les « larges consultations » des populations par l’Assemblée nationale. Ceci, à l’effet de recueillir leurs avis sur le texte constitutionnel qui fait basculer le Togo dans un régime parlementaire.
Selon le décret portant réaménagement du calendrier électoral pris en Conseil des ministres, la campagne s’ouvre le 13 avril et sera clôturée le 27 du même mois. S’agissant du vote par anticipation, il est fixé au vendredi 26 avril 2024 pour les forces armées togolaises, les forces paramilitaires et la réserve opérationnelle.
Esaïe Edoh
Au Togo, 300 millions FCFA vont être débloqués au bénéfice des artistes, dans le cadre de l’appel à projets lancé l’an dernier par le Fonds national de Promotion de la culture (FNPC) 2023. C’est selon les résultats présentés ce mardi 09 avril 2024 dans le quotidien national Togo Presse (N° 11767 du 9 Avril 2024), par le Ministère de la Culture et du Tourisme.

Dans le détail, sept domaines ont été financés par l’autorité publique : Les arts de la scène viennent en première place, avec une enveloppe de 133,9 millions FCFA, pour 323 projets financés. Ensuite, vient le Cinéma avec 51,9 millions FCFA. Les arts plastiques ont bénéficié de 36,45 millions FCFA pour 86 projets financés, tandis que la littérature se contente d’une enveloppe globale de 23,15 millions FCFA au profit de 53 porteurs de projets. Enfin, les domaines Patrimoine culturel (21,2 millions FCFA pour 49 projets financés) et Espaces culturels (14,4 millions FCFA pour 11 projets financés) bouclent la liste.
Notons que la somme moyenne obtenue par les bénéficiaires est de 400 000 FCFA, dans le cadre de dotations “assouplies”, pour des accompagnements financiers au profit des artistes et créatifs, avant la mise en place des nouvelles structures du FNPC.
Ayi Renaud Dossavi
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En sus des secteurs de l’inclusion financière, de l’emploi et la digitalisation, la Sierra Léone ambitionne de nouer aussi des relations de coopération avec le Togo dans le domaine du transport maritime et logistique. Le ministre en chef du pays, David Moinina Sengeh, a abordé le sujet avec le ministre togolais chargé de l’économie maritime, Edem Tengué, le lundi 8 avril 2024 à Lomé.
Alors que le chef de l’exécutif sierra léonais était en visite à Lomé dans le cadre du renforcement des relations de son pays avec le Togo, il a relevé lors d’un tête-à-tête avec Edem Tengué, la nécessité pour les deux pays de coopérer également dans le secteur du transport maritime et la logistique. En effet, l’officiel sierra léonais soutient que le Togo est un modèle de réussite dans la gestion portuaire et la logistique et prévoit que son pays s’en inspire.
I am delighted to have welcomed the Chief Minister of Sierra Leone, @dsengeh, during his visit to Lomé. Our discussions focused on the need to strengthen ties between our nations, particularly in strategic sectors such as maritime transport and logistics.
— Kokou Edem TENGUE (@kokouedemTENGUE) April 8, 2024
I would like to once… pic.twitter.com/cNEF4gzJg2
« Nous sommes impatients d’apprendre et d’appliquer des stratégies similaires en Sierra Leone », a-t-il indiqué.
Côté togolais, cette collaboration en vue, est une opportunité pour booster les activités de l’espace logistique. « Nous sommes ravis d’explorer de nouvelles avenues de partenariat avec la Sierra Léone. C’est une opportunité de bâtir sur nos forces respectives pour le bénéfice mutuel de nos nations », a souligné le membre du gouvernement togolais.
Notons qu’alors que le Togo dispose d’un port en eau profonde en Afrique de l’ouest, celui de Freetown, est le plus grand port naturel d'Afrique.
Esaïe Edoh
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Le Togo affiche des résultats encourageants en matière de transition fiscale de l'UEMOA, conformément aux objectifs du marché commun de l’Union monétaire, avec des performances globalement positives au quatrième trimestre 2023, malgré un contexte macroéconomique complexe et incertain. Selon le rapport de suivi élaboré par le Comité national de suivi du programme de transition fiscale (CNPTF), le respect des critères principaux et complémentaires fixés par la Commission signale l'efficacité de la transition fiscale dans le pays d’Afrique de l’Ouest.
L'effectivité de la transition fiscale au Togo a été rendue possible grâce à l'application des dispositions relatives à la fiscalité intérieure et de porte, ainsi qu'à la transposition des directives communautaires dans le droit interne. Dans le détail, on note que l’analyse des recettes fiscales révèle une prédominance des recettes fiscales indirectes par rapport aux impôts directs, soulignant ainsi certains défis à relever.
Bien que des progrès aient été enregistrés, certains indicateurs de performance restent en deçà des seuils fixés par l'UEMOA pour l'année 2023. Par exemple, le taux de pression fiscale, établi à 14,7 %, reste en dessous de la cible communautaire de 20 %.
Pour rappel, le programme de transition fiscale a été mis en place en 2009 par la Commission de l'UEMOA, et vise à concilier l'instauration d'une zone de libre-échange avec la maximisation des ressources nationales. Le programme a pour objectif le transfert progressif de la pression fiscale, de la fiscalité de porte vers la fiscalité intérieure, tout en consolidant le marché commun.
Au Togo, chaque passager en partance de l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) ne pourra désormais être accompagné que par un maximum de deux personnes dans le hall d’enregistrement, selon une nouvelle directive émise par le directeur général de la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT), qui gère l’infrastructure.
Ceci fait partie des mesures de sécurité renforcées, annoncées via une note officielle datée du 4 avril 2024 par le patron de la SALT, le Colonel Allahare Dimini.
En outre, les personnes qui accompagnent le passager devront obligatoirement être munies de pièces d'identité en cours de validité, ajoute-t-on.
Selon le top management de la SALT, cette mise à jour vise à améliorer la sécurité, à atténuer les risques de sûreté et à éviter l'encombrement du hall d'enregistrement de l’aéroport.
Rappelons que l'AIGE est la principale infrastructure aéroportuaire du Togo. Depuis ses pistes, plusieurs opérateurs desservent le Togo, notamment Asky, dont l'État togolais est actionnaire, Ethiopian Airlines, Air Côte d'Ivoire, Air France et Brussels Airlines. L'an dernier, Asky a revendiqué avoir transporté plus d'un million de personnes, en partance et à destination de l'aéroport de Lomé.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le délai de dépôt des états financiers sur la plateforme électronique du Guichet unique (GUDEF) est prorogé de 21 jours pour les entreprises individuelles et les établissements. La clôture de cette opération, initialement prévue au 31 mars, est désormais fixée au 22 avril 2024, d’après une note de l’Office togolais des recettes (OTR) consultée par Togo First.
Selon l’administration fiscale, cette extension exceptionnelle devrait permettre aux entreprises individuelles de disposer de temps pour mieux s’adapter à l’utilisation de la plateforme nouvellement développée.
Le Fisc togolais annonce également la suspension des pénalités de retard (pénalités d’assiette) liées aux dépôts effectués pendant la période de report. Mais, précise-t-il, elle ne concerne pas la déclaration et le paiement des soldes ni les paiements des impôts dus à ces dates, qui doivent se faire dans les délais légaux.
Il convient de préciser que le délai de dépôt des états financiers pour les autres entreprises est fixé au 30 avril 2024 conformément aux dispositions en vigueur.
Rappelons que le dépôt des bilans est digitalisé depuis février 2023 à la suite de la mise en service du Guichet Unique pour le Dépôt des États Financiers (GUDEF) qui est une plateforme digitale permettant aux opérateurs économiques de déposer les états financiers de leurs entreprises en toute simplicité.
Depuis octobre 2023, les opérations sur la plateforme sont étendues aux entités soumises au système normal de comptabilité.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Banque africaine de développement et le Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises (African Guarantee Fund, AGF) se sont engagés à combler le déficit de financement avoisinant 45 millions de dollars, au profit des petites et moyennes entreprises (PME) dirigées ou détenues par les femmes. Ils ont à cet effet, bouclé fin mars 2024 à Lomé, la conférence AFAWA Finance Séries Togo dont l’objectif est de comprendre les besoins de financement des femmes entrepreneures togolaises.
L’événement a mobilisé 180 représentants de l’écosystème financier local à l’endroit de qui des formations spécifiques ont été dispensées sur l’initiative AFAWA, notamment sur son mécanisme de garantie.
Ce programme vise en effet à mobiliser jusqu'à trois milliards de dollars américains de financements pour les petites et moyennes entreprises portées par des femmes à travers des garanties financières attribuées aux institutions financières afin d’atténuer les risques liés aux prêts.
Pour Wilfried Abiola, directeur du bureau pays de la BAD, « l’initiative AFAWA n’est pas uniquement un instrument financier. Elle vise à changer le narratif, les perceptions et à transformer le discours qui qualifie les petites et moyennes entreprises dirigées et détenues par des femmes comme entreprises risquées. AFAWA œuvre pour faire de ces entreprises des opportunités d’investissement substantielles pour les institutions, notamment à travers le programme Garantie pour la croissance, conçu par la Banque ».
Pour sa part, Jules Ngankam, le directeur général d’AGF, se dit « très optimiste sur le fait que l'impact sera significatif à long terme et stimulera la croissance de l'économie au Togo ».
Notons que l’initiative AFAWA Finance représente une étape significative vers la réalisation de l'objectif ambitieux de financement des entreprises dirigées par des femmes à hauteur de cinq milliards de dollars d'ici à 2026. Déjà, la Banque africaine de développement, via l’initiative AFAWA, a approuvé environ 1,7 milliard de dollars d’investissements cumulés et 54,5 millions de dollars d'assistance technique, et s'est associée à 96 institutions financières dans 32 pays membres régionaux. Au total, plus de 7 000 petites et moyennes entreprises dirigées ou détenues par des femmes ont bénéficié de son apport en Afrique.
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Le Togo et la Sierra-Léone ambitionnent de coopérer dans plusieurs domaines de développement notamment l’inclusion financière, la numérisation et l’emploi des jeunes. Dans cette dynamique, le ministre en chef de la Sierra Leone, David Moinina Sengeh, en visite de travail à Lomé, auprès du premier ministre togolais, Victoire Dogbé, a annoncé le 5 avril dernier, que les deux pays avaient la volonté d’approfondir leurs relations.
Objectif : permettre aux deux pays d'élargir les échanges commerciaux et encourager les flux d'investissements.
I'd an incredible meeting with the Prime Minister of Togo @DogbeVictoire today. We both share a passion for inclusion, digitization, and youth employment. Sierra Leone & Togo have a lot to learn from each other, and we will ensure we deepen our bilateral relations! #WeWillDeliver pic.twitter.com/E5tkmaawtL
— David Moinina Sengeh (@dsengeh) April 5, 2024
« Nous partageons tous deux une passion pour l’inclusion, la numérisation et l’emploi des jeunes. La Sierra Leone et le Togo ont beaucoup à apprendre l'un de l'autre et nous veillerons à approfondir nos relations bilatérales », a souligné le chef de l’exécutif Sierra léonnais sur sa page X.
Cette visite de David Moinina Sengeh intervient après celle de son Président, Julius Maada Bio, en mai 2023 chez Faure Gnassingbé où le renforcement des échanges économiques était au cœur des échanges.
Notons que, les deux pays ouest-africains, depuis quelque moment, travaillent déjà à établir des liens de coopération dans le secteur de l’agriculture, des énergies, de l’éducation, de la protection sociale ou encore de l’égalité des genres.
Esaïe Edoh
Au Togo, une tournée nationale de consultation des forces vives relative à la modification de la constitution démarre ce lundi 8 avril 2024, avec comme principales cibles, les chefs traditionnels et les groupes organisés.
Au cours de cette mission dénommée « Tournée d’information et d’écoute des populations sur la révision de la constitution » qui va durer 3 jours et sera conduite par 3 équipes de députés, la nouvelle constitution de la 5è république adoptée en mars dernier sera présentée à la population qui aura également la possibilité de faire des contributions en vue de son amélioration. Au total, une trentaine de localités seront parcourues entre le 8 et le 10 avril, selon l’agenda de la représentation nationale rendu public en fin de semaine dernière.
Cette démarche vise, dit-on, à avoir les opinions des acteurs concernés et à tenir compte de toutes les contributions tendant à enrichir le texte adopté. Elle fait suite à la demande du chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, en vue d’une relecture du texte par l’Assemblée nationale.
Notons que la nouvelle loi votée, fait basculer sur fond de controverses, le pays ouest-africain dans le régime parlementaire, supprime le suffrage direct pour l’élection du président de la République et crée un poste de Président du Conseil des ministres qui assurera l’effectivité du pouvoir exécutif tandis que le Président de la République se contentera d’une fonction honorifique.
Esaïe Edoh
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