Togo First

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Au Togo, les propriétaires d'immeubles d'habitation secondaires doivent s'acquitter de la Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties (TFPB), selon le Code général des impôts applicable cette année 2024. Cette obligation, en vigueur depuis le 1er janvier 2024, a été rappelée par l'Office togolais des recettes (OTR) dans une note récente consultée par Togo First.

Si jusqu'à la fin de l'année 2023, les maisons d'habitation secondaires étaient exonérées de cette taxe, « l'exonération de la TFPB ne s'applique désormais qu'à l'immeuble d'habitation principale unique sur l'ensemble du territoire togolais », précise l'administration fiscale.

Ainsi, tous les immeubles d'habitation secondaires sont désormais assujettis à la taxe foncière, “quelle que soit la valeur locative et indépendamment de l'identité des occupants ou de leur lien de filiation avec le propriétaire”. Cette taxe, qui est un impôt local prélevé sur les propriétés immobilières bâties telles que les maisons, les immeubles et les bureaux, correspond à 15 % du revenu net cadastral (Revenu net cadastral = valeur locative annuelle moins 50 %).

La mesure, indique-t-on, vise à renforcer la collecte des impôts et à assurer une meilleure gestion des ressources financières pour le développement du pays.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, le contrôle du paiement de la Taxe Professionnelle Unique (TPU) des transporteurs routiers communément appelée “trimestre”, pour le compte des trois premiers mois de 2024 va débuter le jeudi 02 mai. Dans un communiqué publié le lundi 22 avril, le commissariat général de l’Office togolais des recettes (OTR) précise que ledit contrôle se fera sur tout le territoire.

A quelques jours du démarrage de l’opération de contrôle, l’administration fiscale appelle les contribuables concernés notamment les transporteurs, à se conformer aux dispositions en vigueur et rappelle que « la perception de ladite taxe au titre du premier trimestre 2024 se poursuit conformément aux dispositions de l’article 57 du livre des Procédures fiscales ».

Cette taxe trimestrielle, se calcule sur une base forfaitairement déterminée et calculée sur le chiffre d’affaires estimé par l’administration fiscale. Plus précisément, le fisc togolais a défini des grilles tarifaires selon le poids économique de chaque catégorie de véhicule, notamment le nombre de places, le tonnage et le transport auquel il est destiné (personne ou marchandise). Ce mécanisme, indique-t-on, permet d’assurer l’équité dans le paiement de la TPU des Transporteurs. 

Esaïe Edoh 

Au Togo, le projet ExpandPF, initiative soutenue par l'Association Togolaise pour le Bien-être Familial (ATBEF) et la Fédération Internationale pour le Planning Familial (IPPF), veut identifier les besoins des formations sanitaires dans les districts de Kloto, Haho et Est-Mono, pour mieux les appuyer en matière de santé reproductive.

Une mission de collecte de données a été lancée et bouclée la semaine dernière, du 15 au 19 avril, dans 40 sites d'intervention de ces localités, pour évaluer les capacités des prestataires de services et la qualité des services de planification familiale à long terme. « L'objectif principal de cette initiative, lancée officiellement le 26 mars 2024 par le ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique, est d'identifier les besoins réels des formations sanitaires. », indique-t-on. « À travers une approche axée sur le changement social et de comportement, ExpandPF cherche à rapprocher les services de planification familiale des communautés marginalisées, en utilisant des stratégies telles que la distribution à base communautaire et la contraception des adolescents et jeunes. », ajoute-t-on. 

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Les données ainsi collectées serviront de base à l'élaboration d'un rapport d'évaluation complet, accompagné d'un plan d'amélioration ciblé.

Pour rappel, le projet ExpandPF est financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) à hauteur de 49,5 millions de dollars. Cette initiative vise à renforcer la qualité des services de planification familiale et de santé de la reproduction au Togo. Ceci, dans le cadre d'une vision régionale plus large. À l’échelle nationale, le projet est piloté par l'ATBEF pour une durée de 5 ans (2023-2028).

Ayi Renaud Dossavi

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La Force Sécurité Elections Législatives et Régionales (FOSELR 2024) annonce avoir sécurisé quelque 1 675 meetings politiques sur l’ensemble du territoire togolais depuis le début de la campagne électorale, le 13 avril dernier.

Deux bilans présentés par la structure de sécurité dédiée à l’encadrement de ces élections reflètent les efforts entrepris. 

Un premier bilan révélait 440 meetings, 283 caravanes, 59 portes à portes et des offices religieux, avec quelques incidents enregistrés les 13 et 17 avril 2024. Pour la période du 18 au 21 avril, un second bilan montre que 1 235 meetings, 230 caravanes et 146 portes à portes se sont déroulés dans « le calme et la tranquillité », hormis un accident ayant occasionné un blessé.

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La FOSELR se félicite du calme qui a prévalu durant cette période et appelle à davantage de responsabilité, de retenue et de respect du code de la route.

Comprenant des forces de défense et de sécurité telles que la Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Réserve opérationnelle, la FOSELR a pour mission de garantir la sécurité sur l’ensemble du territoire avant, pendant et après les élections législatives et régionales de 2024.

Au Togo, la campagne se poursuit jusqu’au samedi 27 avril 2024 à 23h59, et les élections sont prévues pour le lundi 29 avril.

Ayi Renaud Dossavi

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La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Togo annonce le démarrage d'une opération de contrôle de vie du 02 mai au 30 juin 2024. 

Prévue en ligne, l’opération collectera notamment les données biométriques des bénéficiaires résidant au Togo et à l'étranger, via l’application Biosecu sur le portail électronique de la CNSS ou via ce lien dédié. Elle concerne tous les pensionnés et rentiers régulièrement payés jusqu'à fin avril 2024, et vise à maintenir les paiements des pensions et rentes pour le second semestre 2024.

Pour la CNSS, il s’agit par ce contrôle d'assurer une gestion efficace des prestations sociales tout en garantissant la conformité aux normes de sécurité et de transparence. D’ailleurs, Ingrid Awade, directeur général de l’institution, souligne que le paiement des droits des bénéficiaires qui n'effectueront pas cette opération sera suspendu à partir de juillet 2024, en accord avec le code de sécurité sociale.

« Le paiement des droits de ceux qui n’effectueront pas ladite opération sera suspendu à compter de juillet 2024, conformément au code de sécurité sociale », indique-t-on.

Pour participer à cette opération, les bénéficiaires doivent disposer d'une pièce d'identité, d'un numéro de téléphone opérationnel et du récépissé de leur dernière opération de contrôle de vie.

Ayi Renaud Dossavi

Le président togolais, Faure Gnassingbé, a pris part lundi 22 avril à Abuja (Nigeria), à une réunion de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme en Afrique. Sous le thème : "Renforcement de la coopération et des institutions régionales pour répondre à la menace évolutive du terrorisme en Afrique", les dirigeants africains ont examiné les défis et enjeux liés au terrorisme ainsi que les mécanismes innovants à adopter pour lutter contre ce fléau.

Dans le cadre des échanges, Faure Gnassingbé a souligné la nécessité de faciliter le financement international des actions de lutte et de renforcer la coopération militaire entre les États confrontés à des contextes spécifiques. “Le terrorisme menace la substance même de nos États. C'est pourquoi au fond, vaincre le terrorisme est notre seule option. Ma conviction de vaincre le terrorisme dans la sous-région ne peut s'entendre sans une coopération inter-étatique efficace. Et nous devons être à même de remporter les victoires militaires dans un contexte de menaces protéiformes et de conflit asymétrique”, a-t-il indiqué.

Pour une “nouvelle organisation de coopération militaire” 

Appelant également au renforcement de la synergie entre les forces de défense et de sécurité, le Chef d’État a appelé devant ses homologues sous-régionaux, à des réformes et à la formation d’une « nouvelle organisation de coopération militaire », afin de faciliter la lutte, tout en tenant compte des équilibres mondiaux. « Sans négliger l'impact des initiatives prises pour rallier nos populations au maintien de l'État de droit et leur assurer des conditions de vie améliorées, il me paraît que c'est par une organisation réformée, que nous pouvons vaincre le terrorisme. Cette nouvelle organisation de la coopération militaire que j'appelle de mes vœux, doit impérativement, prendre en compte le contexte mondial », a-t-il ainsi ajouté.

Au Togo, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme passe non seulement par des missions de défense militaire du territoire, mais également des actions sociales et civiques auprès des populations les plus affectées. C’est notamment le cas, face aux menaces sécuritaires, du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS), initié par le chef de l'État, ou encore du projet de Cohésion sociale des régions Nord du Golfe de Guinée (COSO), appuyé par la Banque mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

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Lomé accueille cette semaine, un séminaire de l’Institut International des Assurances (IIA). La rencontre, coorganisée avec le Togo, réunit jusqu’au 26 avril 2024, des cadres de contrôle des assurances de la Conférence interafricaine des marchés d'assurance (CIMA), autour du thème : « La procédure de liquidation d’une société d’assurance, personnes intervenant et rôles des Directions nationales des assurances ».

Les assises devraient mettre l’accent sur les étapes clés de la procédure de liquidation, les droits et obligations des différentes parties impliquées. Il s’agira d’outiller les participants sur leur rôle, à quel moment intervenir pour encadrer le liquidateur, et le cas échéant, se référer à l’instance suprême qu’est la CIMA, pour que la liquidation puisse bien se passer.

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À l’ouverture des travaux, le Directeur National des Assurances du Togo, Koffi Mase Elom Assignon, a souligné l'importance de comprendre les processus de liquidation, notamment à la lumière des récents événements impliquant la société OGAR Assurances au Togo.

« La liquidation en cours de la société OGAR Assurances sur le marché togolais est observée dans de nombreux cas de liquidation de sociétés d’assurance de la zone. Cette réalité met en lumière l’importance critique de notre compréhension des processus de liquidation et du rôle central des autorités de régulation dans la gestion transparente et efficace des crises. Il est primordial de reconnaître notre rôle essentiel, en tant que garants des intérêts des assurés et des bénéficiaires des contrats d’assurance et de capitalisation », a-t-il indiqué.

Selon le fonctionnaire, la liquidation d’une société d’assurance constitue une défaite pour tout contrôleur ou superviseur, dont la responsabilité première est de demeurer vigilant et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour prévenir ce risque. On met également l’accent sur le rôle central des autorités de régulation, dans la gestion transparente des crises.

L’IIA est un établissement de formation professionnelle à caractère international, créée en 1972. La structure est ouverte aux ressortissants des États membres de la CIMA, composée de 15 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Chaque année, l’institut organise des séminaires pour former des cadres de contrôle et des marchés des assurances.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, c’est le clap de fin pour le Programme de Renforcement des Capacités des Associations du Secteur Privé, organisé dans le cadre du Programme de la Compétitivité du Secteur Privé (ProCOMP).

Initié en février 2023 par le Conseil National du Patronat (CNP) du Togo, avec le soutien financier de la Coopération allemande, GIZ, via le cabinet Sequa, ce programme a connu son épilogue le 18 avril dernier par une cérémonie de remise d’attestations et de matériels didactiques aux associations.

Ce fut l’occasion pour neuf associations professionnelles, dont le CNP-Togo et la Fédération des Promotrices Agroindustrielles du Togo (FEPROMAT), de recevoir des outils tels que des ordinateurs et des packs logiciels.

Dans le cadre de ce programme, les participants ont suivi une formation intensive couvrant plusieurs modules, notamment l'élaboration de stratégies, la gouvernance, le leadership féminin et la gestion interne.

Le président du CNP, M. Coami Sedolo Tamégnon, a souligné l'importance de l'unité entre le secteur public et privé pour relever les défis économiques majeurs. Il a salué l'engagement des associations professionnelles à renforcer les capacités de leurs membres, tout en relevant le rôle crucial du dialogue public-privé dans le développement économique.

L’apothéose a également été l'occasion pour les associations de présenter leurs projets financés par la GIZ.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Fondation SEA, de l'icône du Football togolais Sheyi Emmanuel Adebayor, a lancé en fin de semaine dernière à Lavié (140 km de Lomé), la 2ème cohorte du projet d’incubation et d’insertion professionnelle des jeunes dans le domaine de l'agrobusiness. Au total, 30 jeunes togolais font partie de cette nouvelle vague.

Ces nouveaux bénéficiaires seront formés durant 6 semaines à l'entrepreneuriat dans le secteur agricole puis placés en stage. Ils seront également coachés sur le montage de leur plan d'affaires.

Cette initiative qui s'appuie sur l'agriculture comme levier de création d'emploi chez les jeunes, alors qu’elle est portée par l’ancien international togolais et soutenue par le bureau Togo du Programme des nations unis pour le développement (PNUD) pourrait recevoir également un appui des autorités togolaises. 

Myriam Dossou-d’Almeida, ministre en charge du développement à la base et de l’emploi des jeunes, présente au lancement de la nouvelle cohorte, a d’ailleurs fait part de la disponibilité de l’exécutif à soutenir l’initiative.

« Je suis ravie de voir dans cette cohorte une diversité de profils. Vos rêves et vos projets méritent d'être portés aussi loin que possible et nous sommes là pour vous accompagner dans cette aventure », a déclaré l'officielle.

Notons qu’à travers ce projet qui se décline en 3 composantes :  la formation, la création de pool d'agropreneurs leaders et l'appui à la création d'agro- entreprises, la fondation SEA envisage de former 1050 jeunes sur 3 ans. Pour le compte de la première cohorte lancée en janvier 2023, une cinquantaine de jeunes ont été formés. 

Esaïe Edoh 

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Le marché des titres publics par adjudication a été surtout marqué par un appétit prononcé des investisseurs régionaux dans un contexte où les stratégies de financement sont ajustées sur le court et le moyen termes, alors que les rendements exigés sont restés très élevés.

Les pays de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ont collectivement mobilisé 1590 milliards fcfa (2,58 milliards $) sur le marché des titres publics par adjudication au cours du premier trimestre 2024, selon les données fournies par UMOA-Titres. Ce niveau de  mobilisation marque une nette amélioration par rapport au 1er trimestre 2023 où 1213 milliards fcfa avaient été levés, soit une hausse de 31%.

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L'engouement des investisseurs pour ces titres semble solide, avec un taux de couverture des émissions qui a atteint 172%, un rebond significatif par rapport aux 107,5% de l'année passée à la même période ; une période alors assombrie par une crise de liquidité dans le secteur bancaire. Bien que ces résultats restent inférieurs aux 237% enregistrés deux ans auparavant, ils signalent néanmoins un redressement encourageant du marché.

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Au sein de cette union monétaire, la Côte d'Ivoire se distingue, ayant réussi à mobiliser 674 milliards fcfa, ce qui représente 42% du volume total des émissions de titres. Elle est suivie du Togo qui a levé 256 milliards fcfa, malgré une économie plus modeste comparativement à des pays comme le Mali et le Burkina Faso, ont mobilisé respectivement 194 milliards et 162 milliards fcfa. Le Sénégal se place également bien dans cette course avec 198 milliards fcfa levés, malgré la crise pré-électorale qu’a connu le pays de la Téranga.

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Les maturités des titres émis montrent une préférence pour les financements à court terme, avec 34% du volume total concentré sur des maturités de 12 mois. Les engagements à moyen terme, tels que les titres à trois ans, constituent la deuxième catégorie la plus prisée, représentant 23% du volume. Ils sont suivis des titres de 3 et 6 mois. 

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Cet intérêt marqué des investisseurs régionaux pour le marché obligataire souverain est attribuable à un retour de la confiance et à une amélioration de la liquidité des banques. En effet, le volume de refinancement hebdomadaire a été porté de 6300 à 7100 milliards fcfa, au cours de ces trois premiers mois. Cependant, l’équilibre reste précaire et les projections sont à l’attentisme, particulièrement dans un contexte où les taux directeurs de la Banque centrale pourraient encore augmenter. « Rien ne peut être exclu », confie un spécialiste du marché.

« La crise de liquidité a rendu les banques prudentes ; le problème n'est pas totalement résolu, donc nous adoptons une stratégie attentiste. Nous privilégions les maturités courtes, surtout que les tensions politiques dans la sous-région pourraient s'aggraver rapidement. Avec les discussions sur le départ de certains pays de la CEDEAO, nous préférons limiter nos expositions  en attendant », justifie-t-il.

Et il n'est pas le seul à penser ainsi. Malgré l'augmentation de la liquidité disponible pour le refinancement qui a quelque peu apaisé cette tension, le taux de refinancement au guichet hebdomadaire de la Banque centrale s’est envolé en ce début d'année, passant de 3,2 % à 5,5 % depuis décembre 2023. « La Banque centrale est en train de serrer les vis ; elle nous incite à trouver des financements à travers nos canaux traditionnels », assure un financier d'une banque togolaise.

Les rendements devraient rester au-dessus des 7% pour les titres de 3 ans au deuxième trimestre

Si depuis début 2023,  les  rendements des obligations avaient déjà nettement grimpé suite aux multiples relèvements des taux directeurs et les conditions de liquidité, la montée des coûts de refinancement, conjuguée à un climat politique instable au Mali et au Burkina Faso, a renforcé cette tendance à  la hausse. Le rendement moyen à trois ans est ainsi passé de 7,94 % à 8,17 % pour l'UEMOA, tandis que la Côte d'Ivoire a vu ses rendements augmenter de 7,25 % à 7,40 % sur la même maturité. Face à ces conditions, des pays comme le Bénin ont réduit leur présence sur le marché, n'émettant que quelques titres de manière occasionnelle.

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Les analystes prévoient que, même s'il y aura une stabilisation des taux directeurs au cours du deuxième trimestre 2024, les rendements des obligations gouvernementales devraient rester supérieurs à 7 %.

« Les taux exigés par les investisseurs reflètent la nécessité pour les banques de maintenir un spread entre leurs coûts de financement et les rendements de leurs placements. Cet écart s'est réduit au fil des derniers mois », analyse notre source.

1 refinancement

Pour ce deuxième trimestre 2024, les Etats prévoient de lever 1985 milliards fcfa, dont 920 milliards de bons du Trésor et 1065 milliards d’obligations du Trésor. 

Fiacre E. Kakpo

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