Au Togo, 631 médecins sont inscrits au tableau de l’Ordre national (ONMT) à la date du 31 mars 2024. Ce tableau qui répertorie les médecins autorisés à exercer le métier de soignant a été dévoilé le mercredi 24 avril à Lomé.
Ce chiffre communiqué par l’Ordre national des médecins du Togo (ONMT) est considérablement faible comparativement à plus de 2.000 membres enregistrés par le bureau exécutif de l’Ordre.
« Il est essentiel que tous les praticiens du métier s’inscrivent au tableau, pour se protéger et se prémunir contre tout risque social et éviter ainsi d’être considérés comme des délinquants », a rappelé le président de l’ONMT, Katanga Békéti. Celui-ci a d’ailleurs sollicité des autorités sanitaires la prise de dispositions pour renforcer l’inspection dans les structures de santé, ceci en soutien aux actions prévues par l’Ordre.
En effet, « l’Ordre prendra toutes les mesures qui s’imposent et toutes les voies de recours, pour traquer et punir tout médecin indélicat et insoucieux de la pratique légale telle que nous imposent les lois et règlements du Togo », prévient Katanga Békéti.
Aussi, l’ONMT qui a fait peau neuve avec le lancement de son portail digital, a annoncé le renforcement de son engagement au sujet de l’amélioration du système de santé national, en signalant les dysfonctionnements sur le personnel et les actes dans les diverses formations sanitaires du territoire.
Notons que l’Ordre national des médecins du Togo est créé depuis 2004.
Esaïe Edoh
Une rencontre s'est tenue mercredi 24 avril, entre les membres du gouvernement togolais et une délégation du Conseil des entreprises et des investissements du Commonwealth (CWEIC), dirigée par son Vice-président. L'objectif principal de cette réunion était d'explorer les perspectives de coopération entre le Togo et le Commonwealth, un peu plus de deux ans après l'adhésion du pays d'Afrique de l'Ouest à cette organisation.
Sous l'égide du Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbe, la séance de travail a été l'occasion d'échanger des idées et de développer des stratégies communes. Les discussions ont porté notamment sur les opportunités d'investissement dans des secteurs clés tels que la santé, l'énergie, le tourisme, l'assainissement et le numérique. De plus, la possibilité d'organiser un forum sur l'investissement dans les années à venir a été envisagée.
« Nous avons reçu une délégation du Commonwealth en ce jour. Nous avons discuté des opportunités d'investissement que le Togo a à offrir en matière de santé, d'énergie, de tourisme, de sanitation et de digital. Et nous avons aussi exploré la possibilité de tenir un forum sur l'investissement dans les années futures avec le Commonwealth. », a indiqué Manuella Santos, ministre de la Promotion de l'Investissement au Togo, en marge des échanges. « Ces échanges ont été vraiment satisfaisants. », a-t-elle ajouté.
De même, pour Lord Swire, Vice-président du Conseil des entreprises et des investissements du Commonwealth, cette première rencontre avec les membres de l'exécutif togolais a été fructueuse.
Notons que le CWEIC est une organisation commerciale à but non lucratif, ayant un mandat officiel des chefs de gouvernement du Commonwealth pour faciliter le commerce et l'investissement dans les 56 nations membres du Commonwealth. Le réseau du CWEIC comprend environ 140 partenaires stratégiques (membres) issus du monde des affaires et du gouvernement, dont plusieurs grandes banques, provenant de 35 pays et territoires.
Pour rappel, le Togo a adhéré au Commonwealth, regroupant traditionnellement d'anciennes colonies britanniques, en juin 2022 à Kigali, au Rwanda.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, à fin décembre 2022, les statistiques révèlent que le nombre de détenteurs de la Carte nationale d'identité (CNI) s'élevait à 1 326 837, tandis que seulement 496 426 personnes possédaient un passeport. Ces données émanent de la Direction générale de la documentation nationale (DGDN) et sont publiées récemment par le ministère de l’économie numérique et de la transformation digitale à travers le rapport d'Évaluation sociale du Projet d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest au Togo (WURI-Togo).
Selon les chiffres consultés par Togo First, il apparaît que le nombre de femmes détenant la CNI s'élève à 460 644, tandis que celui des hommes est de 866 193, soit presque le double. En parallèle, seulement 189 075 femmes possèdent un passeport, contre 307 351 hommes.
Au regard de ces données de la DGDN on peut conclure que plus d'hommes que de femmes détiennent la CNI et le passeport au Togo. De plus, il est à noter que la population possédant une carte d'identité nationale est près de trois fois plus importante que celle détenant un passeport.
A l’époque, alors que la population du pays avoisinait les 8 millions d'habitants, ces statistiques mettent en lumière la faible possession de pièces d'identité par les résidents. Pour les autorités du pays, ces chiffres « renforcent et attestent la pertinence de la problématique d’accès à une pièce d'identité au Togo ».
Elles estiment par ailleurs que « le Projet d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion (WURI) en Afrique de l’Ouest au Togo pourra donner la chance à tout résident au Togo de disposer d’un Numéro d’Identification Unique (NIU) permettant de surmonter les obstacles et contraintes liés au besoin de jouir d’un numéro d’identité unique et de bénéficier des services sociaux de base ».
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement veut former 500 jeunes et femmes togolais dans les métiers de l’énergie. Le ministère en charge de l’Énergie vient en effet de lancer une initiative de formation en alternance pour 500 jeunes et femmes togolais. Le coût total du projet s'élève à 2 milliards FCFA.
Dénommée « Tutudo » (« formation », en Ewe, l'une des principales langues parlées au Togo), l'initiative forme dans deux secteurs clés : l'éclairage public et les solutions solaires. Tutudo vise à préparer les bénéficiaires à contribuer à la réalisation de la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
La formation est ouverte aux jeunes de 18 à 35 ans, avec une priorité accordée aux femmes, indique-t-on.
Dans le détail, le programme, d'une durée de 6 mois, combine une semaine de théorie par mois et trois semaines de pratique. Les apprenants seront répartis en 4 groupes de 125 jeunes, dont 85% de femmes.
? Nouveau départ avec Tutudo !
— Mila AZIABLE (@MilaAziable) April 24, 2024
Formation en #EnergieSolaire pour 500 jeunes togolais de 18-35 ans, priorité aux femmes.
Projet inspiré par SEM Faure Essozimna Gnassingbé. @FEGnassingbe
Inscriptions ouvertes! ➡ https://t.co/EEnX9s5kbj #Tutudo #EnergizeWithMila… pic.twitter.com/3gslndZOzz
Selon la ministre de tutelle, Mila Aziable, l’initiative vise entre autres, à améliorer l'employabilité des jeunes et des femmes, en leur transférant des compétences technologiques et en favorisant l'innovation dans le domaine de l'éclairage LED.
Les inscriptions sont ouvertes sur une plateforme dédiée.
Ayi Renaud Dossavi
Pour cette année 2024, le Togo va lancer une campagne de chimio-prévention contre le paludisme, dans la région des Plateaux, dans le cadre des actions du ministère de la Santé, pour lutter contre la maladie parasitaire.
C’est ce qu’a laissé entendre le coordonnateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), au micro de Radio Lomé, en marge de la journée mondiale de lutte contre le paludisme (ce jeudi 25 avril 2024).
« Cette année 2024, nous allons descendre dans la région des Plateaux. Nous irons dans tous les ménages. », a indiqué le Dr Obou Tina ATCHA, Coordonnateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP).
La région a été choisie après des campagnes menées dans les zones septentrionales du pays. « L'OMS a recommandé la chimio-prévention du paludisme saisonnier. Nous avons commencé dans la région des Savanes, puis nous sommes descendus dans la Centrale, puis la Kara », illustre-t-on. La campagne concerne les enfants de 3 à 59 mois. « On les identifie et on les traite systématiquement, en leur donnant un médicament qui reste dans le sang pendant un mois, pour empêcher que l'enfant ait le paludisme. », ajoute le responsable.
Notons que ces campagnes annuelles de chimio-prévention ont été lancées l’année dernière en juillet.
En 2022, le Togo recensait près de 2,5 millions de cas de paludisme, dont un peu plus d'un tiers chez les enfants.
Ayi Renaud Dossavi
Réunie le 22 mars 2024, la Commission Bancaire de l'UMOA, gendarme du secteur, a sévi contre des dérives dans le secteur financier togolais. Une banque locale et un haut dirigeant ont été les cibles de ses mesures disciplinaires.
La première sanction a ciblé une banque togolaise, qui a écopé d'un blâme et d'une amende de 300 millions de francs CFA. La raison ? L'établissement, pris en défaut pour non-respect des exigences de capitalisation et diverses infractions réglementaires, a été particulièrement épinglé pour ses lacunes en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, a indiqué la commission bancaire.
Le même jour, une sanction disciplinaire a frappé un administrateur de système financier décentralisé (microfinance). Il se voit interdit de diriger, d’administrer ou de gérer un établissement financier soumis au contrôle de la Commission pour une durée de dix ans. Cette décision est motivée par des actes de gestion jugés anormaux, notamment l’appropriation de sommes d'argent et d'avantages indûment à son profit, au détriment de l'institution qu'il était censé protéger, précise le gendarme des banques.
Lors de cette session du 22 mars, un blâme a également été prononcé à l’encontre d’un établissement basé au Sénégal, assorti d'une amende de 151 millions de FCFA pour des manquements et infractions relevés sur son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Fiacre E. Kakpo
Lomé, la capitale togolaise accueille depuis le lundi 22 avril 2024, une rencontre régionale portant sur la revue des activités opérationnelles SLI (Soutien Logistique Intégré) de l'Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). Ce rendez-vous est essentiellement axé sur la sécurité aéroportuaire, notamment le sauvetage et la lutte contre l'incendie.
Durant cinq jours, 45 participants, principalement des pompiers d'aérodrome venus de plusieurs États d'Afrique, se pencheront sur l'harmonisation des activités opérationnelles. Ils seront également formés sur de nouvelles stratégies d'intervention visant à garantir la sécurité aéroportuaire. Ils vont aussi examiner le manuel d'exploitation, le plan d'intervention sectoriel et celui de formation sur site.

Selon Sumsa Komla Amewokpo, représentant le Directeur Général de l'ASECNA, cette rencontre de Lomé, incluant la formation des participants, est essentielle pour fournir aux équipes de chaque pays les ressources nécessaires pour mener à bien leur mission.
« Conscients de la mission des pompiers d’aérodrome souvent complexe et variée, allant de la lutte contre les incendies à la gestion des situations d’urgence en passant par les opérations de sauvetage, il est donc crucial que nous fournissions à nos équipes les ressources, la formation et le soutien nécessaires pour qu’elles puissent remplir leur mission avec succès », a-t-il déclaré.
Cette rencontre, prévue pour se terminer le vendredi 26 avril 2024, se déroule sous la présidence de l'Agence Nationale de l'Aviation Civile (ANAC) du Togo qui soutient que l'échange d'expertise, la formation et la collaboration entre les différents acteurs soulignent l'engagement en faveur de la sécurité aéroportuaire dans la région.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’Université de Lomé accueille depuis le début de cette semaine la deuxième édition du Crunch Time pour l’innovation technologique. Organisé par l’École Polytechnique de Lomé (EPL), l’événement multidisciplinaire mobilise 122 étudiants autour de dix-sept défis identifiés par les entreprises locales.

La rencontre, inspirée du modèle de l’Université Technologique de Belfort Montbéliard (UTBM), établit une passerelle entre les entreprises et l’EPL, offrant aux étudiants l'opportunité de résoudre des problèmes concrets. À l’ouverture, le professeur Joseph Tsigbe, directeur de la coopération, a salué cette initiative, soulignant son importance dans la formation des ingénieurs de demain : “En exprimant des besoins ou en proposant des sujets qui nécessitent d’amener nos étudiants à tourner leurs méninges pour innover, les entreprises, les collectivités territoriales ou les associations partenaires participent à la formation des ingénieurs de demain”, a-t-il indiqué.
De son côté, le directeur de l’EPL, professeur Kondo Hloindo Adjallah, a encouragé les étudiants à exprimer leur créativité et à utiliser leurs compétences techniques. Le Crunch Time favorise une collaboration interdisciplinaire et offre aux étudiants une immersion dans le monde professionnel, renforçant ainsi le partenariat entre l’université et les entreprises pour répondre aux besoins du marché de l’emploi. La rencontre prend fin demain, vendredi 26 avril 2024.
Rappelons que la première édition du Crunch Time pour l’innovation technologique s’est tenue en mars 2023, toujours en partenariat avec l’UTBM.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la Coopérative d’épargne et de crédit de Blitta (COOPEC-Blitta) présente un Total Bilan qui s’équilibre en actif et en passif à 1,329 milliard FCFA pour l'exercice 2023, avec un excédent net de 17,5 millions FCFA, commme le rapporte l’Agence Togolaise de Presse (ATOP).
Ces chiffres marquent une progression notable, respectivement de 12% pour le total du bilan (comparé à 1,18 milliard FCFA en 2022) et de 26% pour l’excédent financier (avec 13,8 millions FCFA en 2022), selon des données consultées par Togo First. Cette dynamique soutient un bilan jugé ainsi "satisfaisant" par le Top Management pour l'exercice 2023, durant ces assises.
Avec 21 517 membres et un encours de dépôt de 1,2 milliard FCFA, elle a débloqué 1 637 dossiers de crédit pour un montant de 1,2 milliard FCFA. Les responsables ont du reste révélé que la COOPEC envisageait d'améliorer ses services, notamment en renforçant l'efficacité du processus d’octroi de crédit et en introduisant des services numériques comme le mobile banking pour une accessibilité 24/24. Le président du conseil d’administration, Labante Yao, a souligné la nécessité pour les membres de respecter les normes de capitalisation et a encouragé les emprunteurs en retard à régulariser leurs remboursements.
Rappelons que la COOPEC-Blitta fait partie du réseau des Coopératives de la Faîtière des Unités Coopératives d'Epargne et de Crédit du Togo (FUCEC-TOGO), principal acteur de la microfinance au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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La branche togolaise du Comité de gestion des fonds des programmes de santé de la CEDEAO a tenu sa réunion inaugurale mardi 23 avril 2024 à Lomé. La rencontre marquant le début officiel des actions de cette entité a été l'occasion de présenter les missions confiées aux membres et de planifier les actions pour l'année en cours.
Ce comité, présent également dans d'autres pays de la zone CEDEAO, a pour mission principale de guider, coordonner et contribuer à la réalisation des objectifs des projets et programmes visant à améliorer les indicateurs de santé des populations togolaises. Ses actions devraient viser à minimiser les risques d'échec dans la mise en œuvre des projets de l’OOAS (Organisation Ouest Africaine de la Santé) en assurant leur suivi, entre autres. Cette structure de surveillance travaillera à accroître la visibilité des actions de l’OOAS au Togo.
Le président du Comité, Baros Bacar Banjai, a souligné que « cette nouvelle politique inclusive, avec l’implication des personnes ciblées dans chaque Etat membre de la CEDEAO autour des appuis, permet d’assurer la veille dans l’exécution des activités/projets et l’obligation du bon fonctionnement des structures bénéficiaires des subventions, avec l’espoir d’une bonne performance ». Cette nouvelle approche devrait non seulement améliorer le financement des programmes de santé prioritaires et urgents, mais aussi renforcer la transparence dans la réalisation des actions.
Rappelons que l’OOAS est l'entité de la CEDEAO dédiée aux questions de santé. Fondée en 1987, sa mission principale est d'offrir le plus haut niveau de soins de santé aux populations de la sous-région en harmonisant les politiques des États membres, en mutualisant les ressources et en favorisant la coopération entre les États membres et les pays tiers pour trouver ensemble des solutions stratégiques aux problèmes de santé de la sous-région.
Esaïe Edoh