Togo First

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Au Togo, l’importation des produits sensibles reste subordonnée à l’obtention d’un certificat de déclaration préalable d’importation. Cette mesure a été rappelée dans un communiqué le mardi 9 juillet 2024 par la ministre du commerce, Rose Kayi Mivedor-Sambiani.

Au rang de ces produits, on note les animaux vivants, les poissons vivants, les juvéniles de poissons, les bières, les boissons gazeuses, les boissons énergisantes, le ciment, le clinker, les denrées alimentaires, les eaux minérales, la farine de blé, le fer à béton, l’huile végétale, les produits carnés, les colorants, le riz, les sachets plastiques, les tissus imprimés, les tôles et les tubes PVC.

« Les produits n’ayant pas obtenu le certificat de déclaration préalable d’importation seront saisis et les contrevenants sanctionnés conformément aux textes en vigueur », prévient la ministre.

La ministre invite la population à coopérer avec les autorités afin de s’assurer du respect de cette mesure, en dénonçant « toutes importations frauduleuses et pratiques anormales de commerce au numéro vert 8585 opérationnel 7 jours sur 7 ».

Esaïe Edoh

 

Au Togo, c’est parti pour une nouvelle vague de recrutement dans les Instituts de Formation en Alternance pour le développement (IFAD). Les trois établissements (Aquaculture-Elavagnon, Bâtiment-Lomé et Élevage-Barkoissi), ont ouvert ce mardi 09 juillet les inscriptions pour la rentrée académique 2024-2025.

Jusqu'au 08 août 2024, les inscriptions se feront en ligne et concernent les Togolais âgés de 16 à 30 ans, titulaires au minimum du BEPC. Ces derniers doivent être en bonne condition physique et surtout motivés.

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« Nous insistons sur la motivation parce que l’apprenant doit être passionné du domaine dans lequel il veut suivre la formation pour pouvoir bien l’exercer », a indiqué Commi Nassini, directeur général adjoint de l’Agence Education-Développement (AED), l’institution gouvernementale chargée du pilotage des IFAD.

Notons que les formations sont prévues sur une durée de trois ans et sont sanctionnées par un Baccalauréat professionnel dans une dizaine de filières réparties dans les trois domaines. En ce qui concerne le coût de la formation, il s'élève à 400.000 FCFA l’an, incluant les outils de travail et les fournitures scolaires. « Nous donnons également la possibilité de payer en deux tranches », a déclaré le DGA de l’AED.

Pour rappel, la mise en place des IFAD répond à l’ambition de former les ressources humaines compétentes en cohérence avec les besoins du monde professionnel.  Un quatrième, dédié aux énergies renouvelables et implanté à Adidogomé, sera opérationnel prochainement. Un cinquième qui sera consacré à l’élevage est également en gestation à Avétonou. En tout, une dizaine d’IFAD sont prévus sur le territoire national.

L’an dernier, le premier IFAD ouvert en 2020 a validé ses premiers diplômés en Aquaculture. A ce jour, 67% des apprenants diplômés ont été financés.

Au Togo, le nombre d'entreprises nouvellement créées a connu une légère baisse au cours du premier semestre 2024 par rapport à la même période l'année précédente. Selon les compilations réalisées par Togo First sur la base des données du Centre de formalités des entreprises (CFE), 7964 entreprises ont été enregistrées entre janvier et juin 2024, contre 8283 sur la même période en 2023, soit une diminution de 4%.

Cette tendance baissière se traduit par une création de 4503 entreprises au premier trimestre et de 3461 au deuxième trimestre. 

Parmi ces créations, 6615 sociétés ont été lancées par des Togolais, contre 1349 par des étrangers. La part des femmes est évaluée à 29% des nouvelles entreprises, soit 2367 sur les 7964 créées au total.

Autre observation notable, la part des personnes physiques dans la création d'entreprises a légèrement diminué, passant de 5015 en 2023 à 4963 en 2024, soit une baisse de 1%. De même, la part des personnes morales a décru de 8%, s'établissant à 3001 entreprises contre 3268 l'année précédente.

Ces chiffres reflètent une légère baisse de l'activité entrepreneuriale au Togo au premier semestre 2024, en comparaison avec la même période en 2023, alors que les autorités du pays ont maintenu les initiatives mises en branle pour améliorer le climat des affaires. On note notamment la réduction du délai et du coût de création des entreprises, la digitalisation des procédures de formalisation et autres.

Esaïe Edoh

Au Togo, il y a très peu de risques d’importation de cas de Covid-19 suite au pèlerinage à la Mecque. En effet, le gouvernement togolais se félicite des résultats encourageants enregistrés à la suite de l’instauration des mesures préventives pour les pèlerins de retour du Hadj 2024.

Sur les 2348 pèlerins togolais testés à leur retour, seuls 17 cas positifs à la Covid-19 ont été détectés, soit un taux extrêmement bas de 0,7%. Pour les autorités sanitaires, ces résultats indiquent que les mesures de prévention ont été scrupuleusement suivies par les pèlerins togolais. « Aucun des pèlerins testés positifs ne présentait de symptômes, et tous avaient une faible charge virale, évoquant une infection ancienne », précise le communiqué. Les personnes concernées ont été soumises aux mesures de prise en charge appropriées.

Depuis l'annonce de ces risques, dans un communiqué du 28 juin, sur fond de cas recensés dans certains pays de la sous-région, les mesures prises impliquaient des tests Covid-19 systématiques à l’arrivée, ainsi que d’autres précautions sanitaires visant à prévenir la propagation de la Covid-19 et d’autres agents pathogènes respiratoires.

Ceci étant, les citoyens et voyageurs sont toujours appelés au respect des mesures de prévention contre la Covid-19, ainsi que d’autres maladies à potentiel épidémique.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’ONG Plan international Togo et le Cadre de concertation des acteurs de l’eau et de l’assainissement de base au Togo (CCEABT) s’associent pour accompagner les autorités en matière d’amélioration des pratiques et investissements dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Elles ont signé en fin de semaine écoulée, un mémorandum d’entente dans ce sens.

A travers ce partenariat scellé avec le soutien du Ministère de l'Eau et de l'Hydraulique villageoise, les deux entités vont collaborer de manière à améliorer l'accès à l'eau et à l'assainissement durable dans toutes les localités du pays. De façon précise, Plan International Togo et CCEABT vont servir de passerelle entre le monde de la recherche et les actions de terrain.

Ils vont mettre en œuvre une approche plus efficace des interventions, en prenant en compte les réalités socioculturelles et géographiques du Togo. Ceci permettra de mieux répondre aux besoins spécifiques des populations.

Ce partenariat s'inscrit dans un contexte où le Togo s'est engagé à atteindre la couverture universelle en eau potable d'ici à 2030.

Rappelons qu’à fin 2023, le taux national d’accès à l’eau potable au Togo est évalué à 69%.

Esaïe Edoh 

André Azibli est le nouveau Directeur Général des filiales togolaises du Groupe panafricain Banque Centrale Populaire (BCP), GTA Assurances Vie et GTA Assurances. Sa nomination a été officialisée lundi 8 juillet 2024 par le Groupe via un communiqué, un peu plus d’un mois après sa prise de fonction.

Il succède à Jean-Marie Tessi, nommé au Gouvernement du Togo lors du remaniement ministériel de septembre 2023. Dans sa nouvelle fonction, André Azibli devrait s’atteler à la mise en œuvre de la stratégie de GTA Assurances et GTA Assurances Vie visant l’excellence commerciale et la satisfaction de leurs clients ainsi que des ayants droit de ceux-ci.

Le nouveau patron devra renforcer la position des deux compagnies sur leurs marchés respectifs, afin de les consolider comme des acteurs majeurs du secteur assurantiel togolais. Son expertise acquise en 20 ans à travers divers postes de responsabilité au sein du Groupe, notamment en tant que Chef des Services Commercial et Production, puis Directeur Commercial, devrait lui permettre de relever ce défi, indique-t-on.

Notons que GTA Assurances Vie revendique le statut de leader de l’assurance vie au Togo avec une part de marché de 31%. Quant à GTA Assurance, elle estime jouer un rôle de premier plan sur le marché togolais des assurances.

Esaïe Edoh 

En Afrique de l'Ouest, alors que les pays de l'AES (Burkina, Mali, Niger) confirment de plus en plus leur décision de quitter la CEDEAO, ou du moins de consolider une confédération commune, des questions se posent sur les possibles conséquences de leur sortie de la communauté économique sous-régionale.

Du côté de la CEDEAO, on envisage des conséquences en matière de libre circulation des personnes et des biens. Les ressortissants de ces trois pays pourraient ainsi à terme avoir besoin de visas pour voyager dans les pays de la CEDEAO. « Le retrait du Niger, du Mali et du Burkina de la CEDEAO affectera les conditions de voyage et d'immigration des citoyens de ces trois pays », indique Omar Aliew Touré, président de la commission de la CEDEAO, au 65ᵉ sommet de la Communauté, dimanche 07 juillet.

Ceci « car ils auront désormais à mener des démarches en vue de l’obtention d’un visa avant de voyager dans la sous-région. De plus, ils ne pourraient plus résider ou créer des entreprises librement dans le cadre des facilités de la CEDEAO et seraient soumis à diverses lois nationales. », ajoute-t-on.

À cela s'ajoute l'utilisation d'un passeport commun et d'une carte d'identité biométrique commune pour les déplacements à l'intérieur de notre espace communautaire. Si, dans un tel scénario, il est probable que les ressortissants de la nouvelle Communauté sous-régionale aient également besoin de visas pour visiter l’AES, aucune mesure concrète n’est encore annoncée d’un côté comme de l’autre.

Premiers impacts économiques 

Sur le plan économique et financier, le retrait définitif de l’AES pourrait causer dans un premier temps, « l'arrêt ou la suspension » des projets et programmes mis en œuvre par la Commission dans ces trois pays, pour une valeur estimée à plus de 500 millions de dollars, selon le président de la commission. Ceci entraînerait également des défis dans la coopération avec les deux institutions financières régionales que sont la BIDC et la BOAD.

Pour l’heure, la Communauté dit garder « la porte ouverte » aux discussions, alors même que les pays de l’AES tendent à s’éloigner de plus en plus, ayant annoncé notamment la création d’une banque d’investissement et d’un Fonds de stabilisation pour le Sahel. 

Dans la foulée, la CEDEAO a nommé les chefs d’État Faure Gnassingbé et Bassirou Diomaye Faye comme facilitateurs de la CEDEAO dans les échanges avec l’AES.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, Star Garments Group Limited, une filiale de l’Américain Charles Komar & Sons, a obtenu un prêt de 15 millions $ (environ 9 milliards FCFA) de la Société financière internationale (SFI ou IFC), pour ses activités dans l'industrie textile et de l'habillement au Togo. C’est ce qu’a indiqué lundi 08 juillet 2024, la branche de l’institution de Bretton Woods dédiée au secteur privé.

Annoncé déjà en novembre dernier, ce crédit financera la première usine de fabrication de vêtements à grande échelle du pays, tournée vers les exportations, indique-t-on. En ligne de mire, la création de plus de 4 500 emplois directs et indirects, principalement pour les femmes, d'ici à 2030.

L'usine, située au sein de la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) en périphérie nord de Lomé, sera dédiée à la production de vêtements "coupe-assemblage-finition" et respectera les normes LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), garantissant des performances environnementales et sanitaires optimales.

« Notre usine au Togo offrira à nos clients un processus intégré “de la ferme au produit fini” que peu de destinations dans le monde peuvent offrir », a déclaré A. Sukumaran, directeur général de Star Garments Group.

Notons que c’est le premier projet de Charles Komar & Sons et de Star Garments en Afrique. Il s’agit pour ces acteurs de diversifier les bases de production de l'entreprise.

« IFC est fière de s'associer à Star Garments pour soutenir la création d'emplois, les exportations et le développement industriel au Togo. », a indiqué pour sa part Josiane Kwenda, responsable régionale de l'IFC pour le Togo, tout en soulignant le potentiel de l'Afrique de l'Ouest à devenir une plaque tournante de l'industrie textile, grâce à une main-d'œuvre abondante et à la production locale de coton.

Du reste, les priorités stratégiques de l'IFC au Togo incluent l'agriculture, le transport, l'énergie et le numérique. Son portefeuille d'investissements actuel s’élève à 131 millions $.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les exportations totales vers les pays de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont atteint une valeur de 52,968 milliards FCFA en mars 2024, selon des données publiées par l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED).

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Dans le détail, les pays de l'UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) représentent une part significative de ces exportations, totalisant 44,358 milliards FCFA, soit 83 % de ces ventes. En particulier, la Côte d'Ivoire se démarque comme le principal partenaire commercial du Togo en termes de destination de ses produits dans la sous-région (près de 20 milliards FCFA pour le mois de mars). Le pays des éléphants est suivi du Burkina Faso et du Mali, avec respectivement 8,9 milliards FCFA et 6,2 milliards FCFA d’exportation de produits togolais.

Enfin, les ventes vers le Bénin, le Niger et le Sénégal atteignent 4,1 milliards, 2,3 milliards et 2,8 milliards FCFA respectivement, pour ce troisième mois de l’année 2024.

Hors Uemoa 

Hors UEMOA, les exportations togolaises ont totalisé 8,6 milliards FCFA en mars 2024. Dans cette zone dominée par les voisins anglophones, le Ghana et le Nigeria sont les principaux marchés du Togo, avec des chiffres atteignant près de 4 milliards et 4,3 milliards FCFA respectivement.

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Les autres pays comme la Guinée, le Liberia, la Gambie et la Sierra Leone, représentent des marchés plus modestes pour le Togo, cumulant à eux quatre, à peine 383 millions FCFA de ventes, selon les statistiques de l’INSEED. 

Il faut ajouter également que les exportations togolaises ont connu une hausse mensuelle de 73%, comparées aux 30,5 milliards FCFA du mois de février 2024.

Ces données rappellent une fois encore l’importance en général de la zone CEDEAO pour le Togo en termes de relations commerciales, et en particulier, celle de la zone UEMOA. Au dernier trimestre 2024, la sous-région absorbait à elle seule, 40 % des exportations togolaises.

Ayi Renaud Dossavi

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L’Agence Togo Digital (ATD), bar opérationnel du gouvernement en matière de coordination et d’exécution des projets digitaux, s'apprête à lancer une initiative ambitieuse à l’attention des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Dénommée « DigiTour », cette tournée de sensibilisation se déroulera du 29 juillet au 10 août, dans les cinq régions administratives du Togo.

Concrètement, le « DigiTour » vise à édifier les responsables des TPME sur les opportunités qu’offre la digitalisation et les potentiels usages du numérique dans la gestion quotidienne de leurs affaires. 

Dans le détail, les entrepreneurs seront renseignés sur divers outils numériques, notamment ceux liés à la gestion financière, la protection des données, et l’optimisation de la présence en ligne. Les modules incluront également des formations sur les outils de gestion de stock et la présentation de plateformes de visibilité et de compétitivité en Afrique.

Pour participer, les entreprises doivent être inscrites dans la base de données d’une structure d’appui notamment FAIEJ, CNP, GTPME-PMI, ou ANPGF. Elles doivent également disposer de la carte CFE et justifier d’au moins deux années d’activité. 

Les inscriptions, ouvertes jusqu’au 14 juillet, peuvent se faire via ce lien.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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