Togo First

Togo First

Du 15 au 17 juillet derniers, des opérateurs économiques de divers secteurs d'activités de la région des Savanes ont bénéficié à Dapaong, d’une formation sur le développement de l'entreprise et les stratégies de mobilisation de fonds. L’atelier était organisé par la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) avec l'appui technique des cabinets Kedar et Royal consulting group.

L'objectif de la formation était double. D’abord, offrir aux participants des informations sur le montage et la négociation des dossiers de demande de financement auprès des banques et institutions financières. Ensuite, permettre aux opérateurs économiques d'appréhender le changement comme une opportunité à mettre en valeur pour développer une politique générale d'entreprise et mettre en place un processus de transformation.

Selon la directrice de la formation à la CCI-Togo, Amessianenou Sylvie, l’idée était de permettre aux opérateurs économiques de dynamiser leurs économies et de mieux définir une stratégie pour leurs entreprises.

Cette formation qui faisait suite à une rencontre similaire de la CCI-Togo tenue la semaine dernière à Tsévié, était d’après les organisateurs, « une belle opportunité pour les opérateurs économiques de la région des Savanes pour assurer la pérennité et la croissance de leurs entreprises ».

Esaïe Edoh

Au Togo, les travailleurs ruraux à temps plein dans le secteur du café perçoivent en moyenne un salaire vital brut de 164 026 CFA (272 USD), un chiffre en deçà du revenu de référence vital estimé à 247 621 CFA (411 USD) par mois. Ce revenu de référence vital correspond à ce qu'il faut pour permettre un niveau de vie décent à un ménage de référence de deux adultes et 3,7 enfants dans la préfecture de Wawa.

C'est selon une étude menée par NewForesight en collaboration avec le Comité de Coordination des Filières Café-Cacao (CCFCC) et l'Organisation Interafricaine du Café (OIAC). L'enquête a modélisé un ménage de référence cultivateur de café dans la préfecture rurale de Wawa (Zogbegan, Otandjobo, N'Tarre Kopé, Todomé, Zomenou, Adossou villages). 

Cette étude, réalisée en 2023, a fait l'objet de réflexions à Lomé cette semaine, dans le cadre d'un atelier les mardi 16 et mercredi 17 juillet derniers, réunissant les acteurs de la filière café-cacao.

« Le producteur de café et de cacao, c'est le maillon faible de toute la chaîne puisque nous sommes confrontés à un marché qui est très volatile. », explique Enselme Gouthon, Secrétaire général du comité de coordination pour la filière café-cacao (CCFCC). « Ce sont des produits cotés en bourse. Donc, ce n'est pas nous qui décidons des prix sur le marché international. Ce sont les pays importateurs qui influencent ce marché. Il est donc important que nous puissions faire en sorte que le producteur ne soit pas victime à chaque fois de tous ces dysfonctionnements que l'on connaît au niveau du marché de la filière café. »  

Il s’agit donc « de continuer à réfléchir, et analyser tout ce qui peut être fait pour préserver ou améliorer le revenu du producteur », ajoute-t-il.

Joost Backer, consultant chez NewForesight, explique : « Comprendre ce qu'est ce revenu vital mensuel et annuel pour les familles de caféiculteurs est essentiel. » La rencontre visait ainsi à « identifier les stratégies pour améliorer les revenus des producteurs. Nous devons relier cette question sur les revenus avec les enjeux environnementaux tels que la déforestation, la dégradation des sols et les autres aspects sociaux. » 

Rappelons qu'au Togo, le secteur agricole emploie plus de la moitié de la population active togolaise. Si le pays n'est pas l'un des plus grands producteurs de café au monde, la fève est un produit important pour l'économie togolaise, constituant 10 % de ses exportations.

Ayi Renaud Dossavi 

Au Togo, l’opérateur de télécommunications Moov Africa Togo et l’acteur financier Ecobank-Togo renforcent leur partenariat en lançant un nouveau produit financier.  Ce nouveau service, baptisé "Move Money GAB", a été présenté mercredi 17 juillet à Lomé, et donne la possibilité aux abonnés de Flooz (le service mobile money de Moov), de retirer des fonds en espèces directement à partir des GAB (guichets automatiques bancaires) d'Ecobank, sans utiliser de carte bancaire.

Selon El Bedraoui Younes, directeur général de Moov Africa, ce partenariat entre les deux acteurs, « permet à tous les Togolais ayant besoin de retirer de l'argent, qu'ils soient clients Moov ou Flooz ».

De son côté, Souleymane Touré, directeur général d'Ecobank Togo, a souligné l'importance de ce service pour l'inclusion financière. « Avec cette solution, nous permettons à nos clients de ne plus se rendre dans les agences Ecobank ou chez les points Xpress. Ils peuvent désormais effectuer leurs retraits directement aux guichets Ecobank. Cela facilite l'accès aux services financiers pour une large partie de la population, contribuant ainsi à une amélioration significative de l'inclusion financière au Togo. », a-t-il affirmé.

Ce dernier développement marque une nouvelle étape dans la collaboration entre Moov Africa Togo et Ecobank, après plusieurs années sur ce segment. Ainsi, en 2018, les deux entités avaient commencé en expérimentant une application de mobile banking visant à donner accès à des services financiers.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les autorités publiques comptent intégrer le dividende démographique dans le budget 2025. Un atelier sur la budgétisation sensible au dividende démographique s'est tenu à cet effet à Lomé du 15 au 16 juillet 2024, à l’initiative de la Direction Générale du Budget et des Finances. Organisé avec l'appui technique et financier de la Commission Économique pour l'Afrique (CEA), cet atelier a permis aux acteurs impliqués de comprendre le lien entre la budgétisation sensible au genre (BSG) et la budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD) en vue de leur intégration dans le Document Budgétaire Sensible au Genre (DBSG 2025).

À l’ouverture des travaux, Essokiza Anakpa, Directeur Général du Budget et des Finances, a souligné que le dividende démographique était un levier de développement clé. Selon le fonctionnaire, en intégrant ces considérations dans la programmation budgétaire, le pays d’Afrique de l’Ouest veut maximiser les avantages économiques d'une population jeune et dynamique. « La prise en compte du dividende démographique dans la budgétisation sensible au genre peut permettre aux gouvernements de mieux adapter leurs politiques en faveur de l'égalité grâce à une allocation plus efficace des ressources budgétaires », a-t-il déclaré, en remerciant les partenaires techniques et financiers, notamment la CEA, pour leur soutien constant.

À cet égard, la BSDD et la BSG constituent des outils complémentaires permettant d'analyser et de plaider pour des politiques budgétaires favorables à des investissements durables dans l'éducation, la santé et l'autonomisation des femmes. Le dividende démographique couvre les avantages économiques potentiels qu'un pays peut réaliser en ayant une population majoritairement jeune et en âge de travailler.

Au Togo, ces travaux interviennent dans un contexte où le pays, comme plusieurs voisins de la sous-région, compte une population majoritairement jeune, avec plus de 37,5 % de la population ayant moins de 15 ans et 59 % moins de 25 ans. De plus, les femmes représentent 51,3 % de la population. Et le taux de dépendance démographique est de 75 % (signifiant que 100 adultes en âge de travailler prennent en charge 75 personnes dépendantes).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la préfecture de l'Est-Mono, située dans la région des Plateaux, va bientôt disposer de ses propres locaux administratifs. Ce projet a été annoncé le mardi 16 juillet dernier lors d'une cérémonie de remise de site qui s'est tenue à Élavagnon, le chef-lieu de la préfecture.

Il s’agit d’un investissement de 220 millions FCFA apporté par l'État togolais et des partenaires, pour la construction d'un bâtiment comprenant 10 bureaux, une salle d'archives, une salle d'attente, un standard, une salle de réunion, un hall, deux blocs de toilettes et deux rampes d'accès pour les personnes à mobilité réduite.

La préfecture a déjà identifié un terrain d'un hectare pour accueillir cette nouvelle infrastructure administrative. Les travaux devraient durer 10 mois maximum, selon les prévisions du Secrétariat général.  

Selon le Secrétaire général de la préfecture de l'Est-Mono, Sagbo Djakpata, cette construction s'inscrit dans la volonté du gouvernement de soutenir la décentralisation.

Esaïe Edoh 

Au Togo, la société Quantum annonce le démarrage des études hydrogéologiques dans le Grand Lomé, en prélude à la mise en œuvre du projet de sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PaSH-MUT). L’annonce a été faite en milieu de semaine à Lomé lors d’une rencontre d’information entre les responsables de la société et le ministre chargé de l’eau et de l’hydraulique villageoise.

Concrètement, la filiale du groupe Saretec va effectuer la recherche des eaux souterraines dans la capitale, leur captage et leur protection. Elle va se charger aussi d’étudier le niveau de risque de contamination de la nappe d'eau souterraine sous-jacente et déterminer le design de l'imperméabilisation, le cas échéant. Présent dans 15 pays d’Afrique, Quantum a indiqué mettre son expertise à profit pour la réussite du projet.

Cette opération annoncée va baliser la voie à la mise œuvre du projet qui consiste notamment à réaliser des systèmes autonomes d’approvisionnement en eau potable dans les zones périphériques de Lomé.

La réalisation de ce projet qui bénéficie du soutien financier de la Banque Mondiale à hauteur de 100 millions de dollars US, soit 60 milliards de francs CFA, va participer à l’extension de l’accès à l’eau potable dans le Grand Lomé et booster le taux de couverture nationale qui devrait atteindre 85% en 2025 et 100% à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

L’Institut national d'assurance maladie (INAM) a entamé depuis le 13 juillet dernier une campagne foraine de consultations médicales gratuites et de sensibilisation à l’assurance maladie universelle (AMU) dans la région de la Kara. L’opération est organisée en marge de la fête traditionnelle Evala et devra prendre fin le 21 juillet prochain.

L’initiative fait suite à une opération similaire organisée dans le Grand Lomé en mai dernier. À Kara, l'INAM met l'accent sur l'offre de soins de santé à la population. Ainsi, au-delà des consultations médicales gratuites, l’institut offre à la population, la possibilité d'effectuer des tests de dépistage de l'hypertension artérielle et du diabète, ainsi que de recevoir des conseils sur la santé.

Via cette campagne, l'INAM veut se doter de données sanitaires fiables sur les personnes vulnérables. Grâce aux informations collectées auprès des bénéficiaires, l'institut pourra mieux mettre en œuvre le régime d'assistance médicale prévu dans le projet AMU.

La campagne, indique-t-on, s'inscrit dans la volonté de l'INAM d'étendre la couverture de l'assurance maladie universelle à l'ensemble du territoire togolais et de renforcer sa présence sur le terrain afin d'établir un lien de confiance avec les communautés locales. 

Lire aussi:

Togo : l’Assurance Maladie Universelle couvre déjà 800 000 personnes !

Grand Lomé : l'INAM organise une campagne foraine de consultations médicales gratuites

La Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), institution sous-régionale basée à Lomé, va dévoiler l'édition 2024 de son rapport sur les Perspectives de Développement en Afrique de l'Ouest (PDAO). L’événement se tiendra demain, jeudi 18 juillet 2024, de 10h00 à 11h00 GMT, sous la forme d’un webinaire accessible via la plateforme Zoom et sur ses canaux digitaux. Le thème central de cette année est : "Renforcer la résilience face aux chocs récurrents".

Ce rapport devrait ainsi faire le point sur les défis et les opportunités de développement pour les pays de la Communauté d’Afrique de l'Ouest. Cette édition 2024 reviendra notamment sur les différents défis auxquels la sous-région est confrontée ces derniers mois et années, dans un contexte marqué par des défis externes tels que la hausse des coûts du financement,  la fluctuation des prix du pétrole, des sanctions économiques et des pénuries d'énergie. On s'attendrait également à voir abordés des défis politiques internes à la CEDEAO, comme les velléités de scission liées aux pays du Sahel.

Il s’agit notamment de renforcer les capacités des États membres à faire face aux chocs économiques et climatiques, un besoin plus pressant que jamais. Les participants au webinaire auront l'occasion de suivre des présentations détaillées des principales conclusions du rapport, ainsi que des discussions avec des experts économiques et des décideurs politiques de la région.

Depuis sa création en tant que Fonds de la CEDEAO, la BIDC a cumulé des interventions totalisant 4,17 milliards $ (2537 milliards FCFA) en faveur des pays membres, fin décembre 2023. À cette date, le Togo représentait 6,1% de ses engagements nets cumulés.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, une séance de travail a réuni mardi 16 juillet 2024 à la Primature, des membres du gouvernement togolais et une délégation du Commonwealth des Nations conduite par la Secrétaire générale, Patricia Scotland. Cette rencontre, visant à renforcer les relations de partenariat entre le Togo et le Commonwealth, a permis aux deux parties de discuter du contexte politique et socio-économique du pays ainsi que de la redynamisation de leur collaboration.

 Le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, a exprimé sa gratitude envers le Commonwealth pour son soutien dans les domaines de l’éducation, de la formation et de l’attraction des investissements. Victoire Dogbé a notamment présenté un aperçu des efforts déployés par le gouvernement au profit des citoyens, en mettant l'accent sur la sécurité, la stabilité et la cohésion sociale. Ceci, avant de faire observer que l’extrémisme violent est un défi dans la sous-région et d’évoquer les récentes attaques terroristes au nord du Togo ainsi que les efforts entrepris pour y faire face. Elle n’a pas omis les défis liés au climat, parmi les préoccupations gouvernementales, mais a appelé à une coopération renforcée avec le Commonwealth pour le développement du pays. 

 Patricia Scotland a salué les progrès du Togo et réaffirmé l’engagement du Commonwealth à soutenir le pays. Elle a souligné la nécessité de systèmes judiciaires efficaces et a reconnu les défis mondiaux actuels, tels que la guerre en Ukraine et les changements climatiques. "Nous sommes déterminés à travailler avec vous. Nous sommes honorés d’être votre partenaire", a-t-elle déclaré.

Notons que le même jour, Patricia Scotland a également été reçue par le Président de l'Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adedze, qui représente le pouvoir législatif du pays

Notons que depuis son adhésion au Commonwealth en 2022, le pays d’Afrique renforce peu à peu ses relations avec l’organisation multilatérale, dans une logique de diversification de ses partenariats.

Ayi Renaud Dossavi

Lomé, la capitale togolaise, accueille depuis mardi 16 juillet 2024, une rencontre régionale consacrée à l'harmonisation des programmes éducatifs dans le domaine de la santé. Organisés à l’initiative de l'Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), ces travaux réunissent des cadres et professionnels de la santé des pays membres de la CEDEAO.

Pendant trois jours, les participants et spécialistes réfléchiront sur l'alignement des contenus des curricula de la formation de base et spécialisée dans les trois langues officielles de la CEDEAO (anglais, français et portugais). Ils y abordent également l'harmonisation des terminologies scientifiques et pédagogiques dans toutes les disciplines des professions de santé.

« Il s’agit de la formation de ceux qui doivent s’occuper de la santé des hommes, et donc, c’est très important pour nous qu’on ait une harmonisation de tout ce qui est dispensé. Cela permettra de doter les structures de santé de personnels qualifiés pour des soins adéquats », explique Melchior Athanase, directeur général de l’OOAS, à l’ouverture des travaux.

De son côté, Balogou Kofi, représentant le ministre de la Santé du Togo, a souligné l’importance de cette initiative. « Cette harmonisation est essentielle pour améliorer la qualité de la formation des professionnels de santé. Elle garantira que les structures de santé des pays membres soient équipées de personnels hautement qualifiés », a-t-il ainsi indiqué.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.