Au Togo, les consommateurs se trouvent une fois de plus confrontés à une pénurie d'essence dans plusieurs quartiers de la capitale Lomé et villes, depuis le dimanche 12 mai 2024. Le ministère chargé du commerce a confirmé cette situation à travers un communiqué dont Togo First a obtenu une copie.
Selon les informations officielles, cette pénurie est due à des perturbations dans l'approvisionnement de certaines stations-service. En réponse à cette situation, la ministre du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, Rose Mivedor, a annoncé la mise en place de mesures urgentes pour un retour rapide à la normale.
En attendant que la situation se rétablisse, il a été rappelé aux gérants de stations-service que le refus de vendre du carburant aux consommateurs constitue une infraction et sera sanctionné conformément à la réglementation en vigueur dans le pays.
La Ministre a également souligné que les prix des produits pétroliers à la pompe n'ont pas été modifiés. Ils demeurent les mêmes sur l'ensemble du territoire national.
Notons que cette situation est la 3è que connaît le Togo depuis septembre 2023.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Cour constitutionnelle a proclamé ce lundi 13 mai 2024, les résultats définitifs des élections législatives qui ont eu lieu le 29 avril dernier. Celle-ci confirme la large victoire du parti au pouvoir, l'Union pour la République (UNIR), qui a remporté 108 sièges sur les 113 que comptera la prochaine législature, soit près de 96 % des sièges.
Les cinq sièges restants ont été attribués à l'opposition. Deux sièges sont allés à l'Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), et un siège à chacun des partis suivants : l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), et les Forces Démocratiques pour la République (FDR).
Le taux de participation s'est élevé à 61,76 %, avec 2 565 623 votants sur les 4 203 711 électeurs inscrits, d’après les hauts magistrats constitutionnels, qui confirment que ces résultats sont conformes aux tendances communiquées le samedi 04 mai 2024 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
La Cour constitutionnelle, après avoir proclamé les résultats, a ordonné sa publication au Journal officiel de la République togolaise. Cette étape sera suivie de la rentrée parlementaire pour le compte de la nouvelle législature.
Esaïe Edoh
Le Togo et la France veulent faciliter l’obtention des visas professionnels pour la France et l'espace Schengen, au profit des ressortissants. Une convention de partenariat a été signée à Lomé en fin de semaine écoulée, entre l'Ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, et les dirigeants des principales organisations patronales et consulaires du pays.
Cette collaboration devrait permettre de simplifier le processus de demande de visas professionnels en mettant en place plusieurs mesures concrètes.
Tout d'abord, une "file rapide" sera instaurée pour les demandes de visas professionnels des employés travaillant pour des entreprises référencées par l'une des organisations partenaires, indique-t-on. Cela permettra d'accélérer considérablement le traitement des demandes pour ces candidats.
De plus, une "messagerie directe" sera établie entre la Section consulaire de l'ambassade de France au Togo et chaque organisation partenaire. Ce canal direct faciliterait pour sa part la résolution rapide des problèmes rencontrés lors du traitement des demandes ou lorsque des informations supplémentaires sont nécessaires.
Il est attendu que ces développements réduisent les obstacles administratifs aux déplacements professionnels en France des dirigeants, cadres et salariés d'entreprises basées au Togo.
L’accord devrait ainsi contribuer à dynamiser les échanges commerciaux et à stimuler la croissance économique tant au Togo qu'en France, en favorisant la mobilité des travailleurs et en renforçant les liens économiques entre les deux pays.
Du côté togolais, les organisations représentées étaient notamment le Conseil National du Patronat du Togo, l'Association des Grandes Entreprises du Togo, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo, l'Union des Chambres régionales de Métiers du Togo, EUROCHAM Togo, et le Comité Togo des Conseillers du Commerce Extérieur de la France.
Ayi Renaud Dossavi
L'État du Togo a réalisé une émission réussie sur le marché des titres de l'Umoa, mobilisant 33 milliards FCFA à la clôture de sa nouvelle sortie ce vendredi 10 mai 2024. Un montant au-delà des 30 milliards FCFA initialement recherchés par le pays via une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT).
Selon le rapport de l'opération, le Togo a réussi à collecter 17,7 milliards FCFA grâce aux BAT émis sur des maturités de 91 et 364 jours, avec des taux d'intérêt multiples. En outre, le Trésor public a obtenu 15,3 milliards FCFA grâce aux OAT rémunérées à un taux annuel de 6,15% et ayant une maturité de 3 ans.
Cependant, cette émission a été sursouscrite à hauteur de 54 milliards FCFA au total, représentant une couverture de 181% de l'opération.
Grâce aux ressources mobilisées, l'État du Togo pourra continuer à couvrir les besoins de financement de son budget national pour l'année 2024, qui s'équilibre en ressources et en charges à hauteur de 2179 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
L'énergéticien français TotalEnergies annonce le lancement de la nouvelle édition de sa compétition « Challenge Startupper de l’Année » dans 32 pays africains, au bénéfice des jeunes entrepreneurs.
Plusieurs catégories au Togo
Pour cette édition 2024/2025, le Challenge Startupper cible les jeunes entrepreneurs togolais âgés de 18 à 35 ans, ayant des projets novateurs dans tous les secteurs d'activité. Trois catégories de prix sont prévues : "Innov’Up" pour l'entrepreneur le plus prometteur, "Cycle’Up" pour les projets liés à l'économie circulaire, et "Power’Up" pour les initiatives axées sur les énergies durables et abordables. De plus, quatre projets supplémentaires seront sélectionnés dans la catégorie "Power’Up" par un jury international.
Comme à l'accoutumée, plusieurs critères serviront à évaluer les projets, notamment leur contribution au développement durable, leur caractère innovant, leur faisabilité et leur potentiel de développement, ainsi que leur engagement en faveur de l'égalité des sexes et de l'inclusion des femmes.
4,5 millions par lauréat
Chaque lauréat recevra le titre honorifique de "Startupper de l’Année par TotalEnergies" ainsi qu'une dotation financière de 4 500 000 F CFA. Les prix sont dotés d'un accompagnement personnalisé et d'une visibilité accrue pour les porteurs de projets.
Depuis son lancement en 2015, le Challenge Startupper a récompensé et accompagné 365 lauréats à travers le monde, démontrant ainsi l'engagement de TotalEnergies en faveur de l'entrepreneuriat et de l'innovation. Les précédents lauréats togolais étaient Elsa M’béna, Ayitévi Firmin Elom et Andréa Magnon, respectivement avec les projets Auréole Monde, Safe Blood Management System et Fun’IO. Ouvertes depuis le 30 avril, les inscriptions se poursuivent jusqu'au 18 juin 2024 sur le site officiel du Challenge.
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Le Togo va accueillir la 13ème édition (2024) des Obangamé Express, du 11 au 16 mai. Il s’agit d'exercices navals, dans le cadre de la coopération avec l'armée américaine, pour développer les capacités des marines africaines dans la lutte contre les menaces sécuritaires maritimes. L’opération est organisée par le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (Africom) et réunit une coalition de pays d'Afrique, d'Europe, d'Amérique du Nord et d'autres régions.
All clear!
— U.S. Naval Forces Europe-Africa/U.S. 6th Fleet (@USNavyEurope) May 8, 2024
Military and police personnel from ??, ??, ??, ??, ??,??, ?? & ?? train together in close quarters combat and room clearing procedures in Takoradi, Ghana ??during exercise #ObangameExpress2024. pic.twitter.com/cJq54em5Bb
L'objectif d’Obangame Express est de promouvoir la coopération régionale et de renforcer les compétences nécessaires pour contrer efficacement les défis sécuritaires en mer. Les menaces telles que la piraterie, le trafic illicite, la pêche illégale et le terrorisme maritime représentent des enjeux majeurs pour la stabilité et la sécurité dans le Golfe de Guinée, une région d'une importance stratégique vitale pour le commerce international et les ressources énergétiques.
Il s’agira notamment, pour les forces navales togolaises, de perfectionner leurs techniques de surveillance maritime, d'intervention rapide et de gestion des crises en mer. À travers des scenarii simulés réalistes, les équipes seront mises à l'épreuve dans des situations diverses, allant des opérations de recherche et sauvetage aux exercices de lutte contre la piraterie et le trafic illicite. La communication et la coordination inter-régionales seront également mises en avant pour améliorer l'efficacité opérationnelle.
Le Togo participe à ces opérations sous-régionales, comme plusieurs de ses voisins, notamment le Nigeria, le Ghana, le Cameroun, dans le Golfe de Guinée.
L'Autorité du Bassin de la Volta (ABV) organise cette semaine à Lomé, un atelier national de trois jours sur le changement climatique, avec l’appui de l'Organisation Météorologique Mondiale et le Partenariat Mondial de l'Eau en Afrique de l'Ouest.
La rencontre réunit jusqu’à ce vendredi 10 mai, une quarantaine de participants représentant divers organismes, tels que la direction des ressources en eau du Togo, l'Agence nationale de la Météorologie (ANAMET), l'Agence nationale de la protection civile (ANPC), Jeunes Volontaires pour l'Environnement (JVE), et le ministère de l'Agriculture, entre autres.
L'objectif principal des travaux, inscrit dans le cadre du projet, est de renforcer la résilience face au changement climatique en identifiant et en promouvant les bonnes pratiques ainsi que les opportunités de gestion intégrée des risques et d'adaptation dans le Bassin de la Volta. Les discussions ont ainsi déjà porté sur des sujets tels que l'amélioration de la gestion des risques d'inondations et de sécheresse, la dissémination des bonnes pratiques, et l'implication des communautés locales dans la mise en œuvre de mesures à long terme.
À l’ouverture des débats, le Directeur de cabinet du ministre de l'Eau et de l'Hydraulique Villageoise a souligné l'importance de la diversité des participants et mis en avant les enjeux cruciaux abordés lors de cet atelier.
Au terme de cet atelier, il est attendu que des stratégies concrètes émergent en vue de renforcer la capacité d'adaptation des communautés locales et nationales dans le Bassin de la Volta.
Pour rappel, l’Autorité du Bassin s’occupe d’une zone couvrant 6 pays d’Afrique de l’Ouest : le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, et le Mali. Le Bassin possède une superficie d’environ 400 000 km² pour 20 millions d'habitants transfrontaliers et représente le 9ᵉ plus grand bassin fluvial de la zone subsaharienne.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo, qui s'est engagé depuis un certain temps pour une Afrique décomplexée, politiquement forte et non-alignée, réitère son appel à une "Afrique nouvelle ". Lors de la célébration de la 4ème édition de la journée de l'intégration africaine le mercredi 8 mai dernier à Lomé, le ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration régionale et des Togolais de l'extérieur, Robert Dussey, a encore lancé cet appel.
Pour le diplomate togolais, la nouvelle Afrique est celle qui est indépendante et qui agit de manière souveraine sur la scène internationale. Le Togo partage et assume cette vision du panafricanisme, a déclaré l’officiel qui précise qu’elle n’est contre personne. Par ailleurs, il souligne que le panafricanisme « n’est pas un mouvement exclusif. Il est inclusif. Il est une détermination, une volonté des populations et des peuples africains de s’assumer eux-mêmes ».
Dans la perspective du 9ème congrès panafricain de Lomé ( 29 oct-2 nov.) Le Togo a décidé de célébrer, à travers différentes activités, l’intégration africaine courant tout le mois de mai avec les communautés africaines vivant au Togo. Danse populaire avec les… pic.twitter.com/GfhJGN5BrY
— Robert Dussey (@rdussey) May 8, 2024
L'engagement du Togo de voir le continent africain se positionner de manière autonome et solidaire sur la scène mondiale, selon Robert Dussey, est motivé par la volonté togolaise de travailler pour la solidarité des peuples et des nations. « Nous ne le faisons pas parce que nous sommes plus intelligents que les autres, nous le faisons par expérience. Nous le faisons, parce qu’il faut être solidaire avec les autres ».
Cette solidarité est indispensable pour lutter efficacement contre le terrorisme qui menace plusieurs régions du continent.
Cet appel du Togo s'ajoute à différentes actions déjà entreprises, telles que le lancement de l'Alliance Politique Africaine (APA) en collaboration avec certains États, une plateforme traitant des questions de paix et de sécurité. De plus, Lomé accueillera le 9ème congrès panafricain prévu pour le dernier trimestre 2024, sous le thème "Renouveau du panafricanisme et rôle de l'Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir". Cette rencontre permettra aux Africains de réfléchir à leur avenir dans un monde de plus en plus instable.
Sur le plan diplomatique, le Togo a joué un rôle déterminant dans la résolution des tensions entre la CEDEAO et le Mali, le Burkina Faso et le Niger, démontrant ainsi son engagement en faveur de la paix et de la stabilité régionale.
Esaïe Edoh
Le Togo se lance dans la mise en place d’un Système d’Information Hydro Agro Météorologique (SIHAM). Cette initiative a franchi sa première étape en début de semaine avec la formation des agents enquêteurs (25) à Sokodé (ville du centre du pays, située à 350 kilomètres au nord de Lomé).
Le SIHAM, soutenu par le Fonds pour la Réduction de la Pauvreté en milieu rural (FSRP) de la Banque mondiale, représente une solution numérique novatrice qui vise à améliorer la diffusion des prévisions pluviométriques au bénéfice des utilisateurs des services de l’Agence nationale de la météorologie du Togo (ANAMET).
D’après les autorités togolaises, cet outil de collecte de données sera principalement déployé dans les Zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP), ce qui contribuera à améliorer la production agricole dans le pays.
Il est à noter que le déploiement du SIHAM, selon le ministère de l’agriculture, se déroulera en quatre étapes, la première étant la formation des agents enquêteurs. Cette initiative en est actuellement à sa phase pilote et a été développée suite à une convention entre le FSRP Togo et le Centre International pour le Développement des Engrais (IFDC) .
Esaïe Edoh
Au Togo, l'Université de Kara, deuxième institution d'enseignement supérieur publique du pays, était les 6 et 7 mai 2024 en Journées Portes Ouvertes. Cet événement, organisé dans le cadre de la célébration de ses 20 ans d'existence, a permis aux élèves de Kara et aux professionnels des médias de mieux connaître l'université.
Pendant ces deux jours, le temple du savoir a présenté ses filières de formation, son système LMD (Licence-Master-Doctorat) ainsi que sa contribution au développement de la région. L'objectif était d'inciter les jeunes à s'inscrire massivement à l'université, en particulier dans les filières à vocation professionnelle, pour une meilleure orientation.
Lors de l'ouverture, le président de l'université, Kokou Tchariè, a souligné l'importance de la discipline et du respect pour réussir dans l'enseignement supérieur. Il a également mis en avant les formations diversifiées et professionnelles offertes par l'université, notamment dans les domaines de l'agriculture et de l'élevage, préparant ainsi les étudiants à devenir des entrepreneurs dès la fin de leur formation.
Ces journées portes ouvertes ont été l’occasion pour les futurs étudiants de découvrir le savoir-faire de l'Université de Kara et de se projeter dans leur parcours universitaire. En mettant l'accent sur la professionnalisation et l'employabilité, l'université s'engage à jouer un rôle clé dans le développement économique et social du Togo.
Pour rappel, l'UK a été créée par décret en 1999 et a solennellement ouvert ses portes le 23 janvier 2004. À ce jour, l'institution compte plusieurs facultés (FDSP, FLESH, FAST, FASEG, FSS), ainsi qu'une école doctorale pluridisciplinaire et des instituts de formation supérieure proposant 51 filières de formations fondamentales et 30 autres de formations professionnelles. Au fil des ans, l'UK a diplômé environ 34 000 étudiants.
Ayi Renaud Dossavi