Au Togo, la sécurité et le bien-être des enfants et jeunes en situation de vulnérabilité dans la région des Savanes seront renforcés à travers un nouveau projet. Il s’agit de la 2è phase du projet Approche régionale pour la protection de l’enfance et de la jeunesse (ARPEJ 2) qui a été lancée en fin de semaine dernière à Dapaong.
Le projet prévu pour une durée de 36 mois est cofinancé par l’Agence française de développement (AFD) et SOS France à hauteur de 793.849.461 FCFA. Il va essentiellement contribuer à promouvoir les droits des enfants et jeunes en améliorant leur prise en charge et leur protection. Ledit projet sera exécuté dans les villages de Kountone, Natchema et Tchabigou dans la région des Savanes.
A travers cette initiative, l’AFD et SOS France ambitionnent de subvenir aux divers besoins des enfants qui ont perdu la prise en charge de leurs familles biologiques. En effet, les récentes attaques dans la région ont engendré des déplacements de populations et de lourdes conséquences sur de nombreux enfants qui se retrouvent sans soutien familial.
Au-delà de subvenir à leurs besoins fondamentaux, il s’agit également de les préserver des dangers de la radicalisation et des enrôlements dans des groupes terroristes.
Ce projet qui vient en complément de plusieurs autres mis en branle dans la région, cadre bien avec la feuille de route gouvernementale Togo 2025 en son axe stratégique 1 qui ambitionne de renforcer l’inclusion et l’harmonie sociale et consolider la paix, indique-t-on.
Esaïe Edoh
Au Togo, 28 362 producteurs vulnérables de maïs, riz, soja et de niébé vont recevoir via le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo) un important appui en intrants agricoles. Il y a eu en ce sens une remise de kits, le lundi 22 juillet 2024 à Doufelgou, région de la Kara.
Les kits fournis aux agriculteurs sont composés de semences certifiées de variétés améliorées, notamment le maïs biofortifié, le niébé, le soja et le riz. En plus des semences, les kits renferment divers intrants agricoles essentiels tels que des fertilisants et des pesticides. Ce soutien est prioritairement destiné aux agriculteurs intégrés dans des organisations de producteurs (OP), ainsi qu'aux zones d'aménagement agricole planifiées (ZAAP) et aux bas-fonds, qui jouent un rôle clé dans la production alimentaire locale.
FSRP TOGO : 28 362 producteurs bénéficient des semences certifiées et engrais acquis dans le cadre de l’appui additionnel du GAFSP
— AgricultureTg (@AgricultureTg) July 22, 2024
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Cet appui fait suite à l'aide apportée en 2023 à environ 22 746 producteurs dans la région des Savanes et la préfecture de la Kéran dans le cadre du Programme d'Urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS). Cette assistance va contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et renforcer les capacités productives des agriculteurs vulnérables.
Il faut noter que cette aide qui se poursuivra dans les autres régions du pays est définie dans le Plan de Travail et Budget Annuel 2024 du Programme FSRP-Togo, particulièrement dans sa composante 2 qui vise à garantir la durabilité et la capacité d’adaptation de la base productive du système alimentaire togolais.
Rappelons que le FSRP est financé par la Banque Mondiale, avec pour objectif d’améliorer les rendements et la productivité agricole.
Esaïe Edoh
Du 22 août au 8 septembre 2024, se tiendra dans la capitale togolaise, Lomé, la douzième édition de la Foire Adjafi. A cette nouvelle édition, les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) seront essentiellement explorées par les jeunes entrepreneurs pour qui l'événement est conçu.
Cette 12 foire Adjafi se déroulera donc sous le thème « La ZLECAF, pour stimuler la commercialisation de nos produits transformés et pérenniser les acquis », dans le but de dynamiser la promotion des échanges commerciaux sur le continent africain. Durant 18 jours, l’événement commercial va réunir environ 300 entrepreneurs qui, outre l’exposition de leurs produits, vont plancher sur les avantages de la Zone de libre-échange continentale africaine.
De fait, le programme inclut un forum sur la ZLECAF, une table ronde pour les PME-PMI, ainsi que des journées spéciales consacrées à la mode et aux communes.
Cette année, la Foire Adjafi se distingue par l'introduction d'activités innovantes. Parmi celles-ci, on retrouve un atelier d'expérimentations scientifiques destiné aux enfants, un salon professionnel dédié à la musique afro, et un espace réservé aux apéros et gourmandises du Togo. Ces nouvelles initiatives visent à attirer un public plus large.
Comme le veut la tradition, la foire se déroulera sur le site sportif du Lycée Agoè-Nyivé, ponctuée de concerts qui mettront en avant la musique togolaise.
Esaïe Edoh
Au Togo, le ministère en charge de l'Énergie mise aussi sur le potentiel des systèmes de stockage d'énergie par batterie (BESS) pour le mix énergétique national. La semaine dernière (vendredi 19 juillet 2024), le département a organisé à cet effet un atelier en collaboration avec des partenaires tels que l'Agence Française de Développement (AFD) et le Global Energy Alliance for People and the Planet (GEAPP). Il s’agissait de discuter de l'intégration des BESS dans le réseau énergétique national.
La rencontre avait pour objectif d'identifier les obstacles techniques, financiers et réglementaires à l'implémentation des BESS, et de proposer des solutions concrètes. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre des ambitions que s’est données le pays, à savoir : atteindre 50 % d'énergies renouvelables dans son mix énergétique d'ici à 2025, en s'appuyant principalement sur l'énergie solaire et l'hydroélectricité. Pour ce faire, la gestion de l'intermittence et la stabilité du réseau électrique pourrait se révéler essentielle.
Dans ce contexte, le pays d’Afrique de l’Ouest bénéficie également du soutien du Consortium BESS, impliquant des partenaires tels que la Fondation Rockefeller et la Banque Africaine de Développement, pour accélérer le déploiement des BESS. Ce partenariat vise à mobiliser des ressources concessionnelles et à installer des systèmes de batteries sur les réseaux électriques de pays émergents.
En rappel, « le Togo s’est fixé l’objectif ambitieux d’atteindre 50% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici à 2025, misant principalement sur l’énergie solaire et l’hydroélectricité. », soutient le ministère en charge de l’Énergie, représenté pour la circonstance par Dr Tchapo Singo, Directeur par Intérim de l'Energie. « Actuellement, les énergies renouvelables représentent 36% du mix énergétique, avec 23% provenant du solaire. Pour atteindre cet objectif, la gestion de l’intermittence et de la stabilité du réseau électrique est cruciale, d’où l’intérêt pour les BESS », ajoute-t-on.
Ayi Renaud Dossavi
Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, a été honoré en tant que "Marque africaine de l'année" lors de la 14e édition des African Business Leadership Awards. La cérémonie s’est tenue à la prestigieuse Chambre des Lords, au Royaume-Uni, en marge du 9e Sommet ALM Afrique, qui s’est déroulé les 17 et 18 juillet derniers.
“Ecobank est fière d'avoir été élue Marque africaine de l'année lors de la 14e édition des African Business Leadership Awards, à l'occasion d'une cérémonie qui s'est tenue à la Chambre des Lords, au Royaume-Uni. Anup Suri, Directeur Groupe de la Banque Commerciale et de la Banque des Particuliers, a accepté le prix au nom d'Ecobank”, indique la multinationale sur sa plateforme X (ex-Twitter).
Ecobank est fière d'avoir été élue Marque africaine de l'année lors de la 14e édition des African Business Leadership Awards, à l'occasion d'une cérémonie qui s'est tenue à la Chambre des Lords, au Royaume-Uni. Anup Suri, Directeur Groupe de la Banque Commerciale et de la Banque… pic.twitter.com/HkhY3JZdMn
— Ecobank Groupe (@EcobankGroupe) July 22, 2024
La reconnaissance intervient peu après le lancement de la nouvelle campagne de marque d'Ecobank : "Un meilleur choix pour une Afrique meilleure", une initiative visant à mettre en lumière les améliorations apportées par la banque et ses services.
Pour rappel, le prix "Marque africaine de l'année" est décerné par le magazine African Leadership Magazine, qui couronne annuellement divers acteurs du secteur des affaires sur le continent.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo qui a annoncé récemment, l’intégration de l’approche"Smart Valleys" dans sa filière rizicole, va expérimenter également l'application RiceAdvice. Une formation a été initiée en ce sens par la coordination du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP Togo) à l’endroit de 60 techniciens agricoles.
C’est une formation qui consiste à enseigner à ces techniciens l’utilisation de l’application dans la production du riz, notamment son apport à l’amélioration du rendement. En effet, RiceAdvice est une application interactive basée sur Android qui se révèle être d'une grande utilité pour les agriculteurs. Elle offre des recommandations sur la variété de riz à cultiver et sur le calendrier culturel à adopter, indique-t-on.
L'application permet également d'identifier le meilleur engrais à acheter, en précisant les quantités et le moment optimal pour leur application, en fonction des besoins spécifiques en éléments nutritifs et des prix du marché. RiceAdvice est dotée aussi d’une capacité susceptible de permettre aux agriculteurs de définir leur propre niveau de rendement cible, en tenant compte de leur budget, ajoute-t-on.
Les techniciens agricoles formés sont appelés à partager leur savoir-faire avec leurs pairs dans leurs régions respectives. Ils joueront un rôle crucial dans l'accompagnement des riziculteurs, en les aidant à gérer spécifiquement leurs parcelles pour accroître la productivité.
Cette démarche, indique-t-on, vise à booster la production du riz conformément à l’ambition des autorités d’avoir un rendement de 1 115 087 tonnes à l'horizon 2030. Actuellement, la production nationale de riz peine à répondre aux besoins du pays, conduisant ainsi à une dépendance aux importations.
Esaïe Edoh
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Après des années de turbulence, IB Bank Togo (ex-BTCI) a réalisé un bénéfice net de plus de 3 milliards de francs CFA, un redressement important par rapport aux 8,8 milliards de perte de l’année précédente. L'information a été partagée par Khalid Yacoubou Boukari, Directeur des engagements de la banque, sur sa page LinkedIn, sans plus de détails.
Finalisé en 2021, le processus de privatisation de la banque faisait partie d'une stratégie visant à renforcer la santé financière de cette banque ainsi que sa contribution à l'économie nationale. L'État conserve une participation de 10 %, tandis qu'IB Holding détient les 90 % restants. L’opération, conclue par Mahamadou Bonkoungou, magnat des BTP et patron d'IB Holding, était censée redessiner les contours de l'institution et renforcer ses assises.
Cette performance représente une évolution majeure pour la banque et rompt avec des années de pertes consécutives depuis 2013.
2022, année charnière
Avant ce rebond, 2022 avait déjà vu IB Bank s'agiter dans le tumulte financier. Malgré les tempêtes, les actifs de la banque avaient grimpé, passant de 292 à 418 milliards FCFA, selon les états financiers de la banque scrutés par Togo First. Cette hausse avait été principalement alimentée par un doublement des créances sur la clientèle, qui s'élevaient à 250 milliards de FCFA contre seulement 111 milliards de FCFA en 2021. Sans qu’on ait de détails sur ce qui a induit ces augmentations, la banque étant en phase de restructuration, on peut se demander si cela relève d'une opération de revalorisation des actifs. Mais derrière ces chiffres, la réalité est moins rose, marquée par un risque accru et des provisions en hausse pour parer aux créances douteuses.
Le produit net bancaire de la banque a augmenté, passant de 8,6 milliards de FCFA en 2021 à 13,4 milliards de FCFA en 2022, soutenu par une hausse des intérêts et produits assimilés ainsi que des commissions. Cependant, cette augmentation des revenus n'a pas suffi à compenser l'impact des charges d'exploitation et du coût du risque.
IB Bank Togo affichait une perte nette de 8,8 milliards de FCFA cette année-là, une aggravation par rapport à la perte de 1,3 milliard de FCFA en 2021, due en grande partie à une augmentation significative du coût du risque, qui est passé de 221 millions de FCFA en 2021 à 11,9 milliards de FCFA en 2022.
Confiance des clients
Malgré les remous, la confiance des clients ne semble pas ébranlée. Les dépôts ont bondi à 409 milliards de FCFA en 2022 contre 275 milliards de FCFA un an plus tôt, un signal de solidité qui contraste avec des fonds propres toujours dans le rouge à -4,5 milliards de FCFA. Une équation financière que la direction doit encore résoudre pour solidifier ses bases.
Réduire les reports à nouveau négatifs
Les 3 milliards de FCFA de bénéfice de 2023 devraient sans doute servir à apurer les reports à nouveau négatifs accumulés depuis plus d’une décennie, une stratégie envisagée pour renforcer la position de la banque. Si les détails restent encore voilés, on attend les rapports de 2023 pour en savoir davantage sur les indicateurs de l’ex-BTCI.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la Commission de la CEDEAO a récemment conclu une mission de suivi-évaluation visant à mesurer l’impact de son assistance humanitaire, adressée aux communautés affectées par les inondations et l’insécurité alimentaire. Cette opération, menée du 15 au 18 juillet 2024, a permis de faire le point sur l’efficacité des fonds alloués et les progrès réalisés sur le terrain.
En 2023, la CEDEAO avait alloué au Togo (à travers l’ANPC) une aide d’environ 722 500 $ (plus de 435 millions FCFA) pour soutenir les victimes des inondations et environ 351 000 $ (plus de 211 millions FCFA) pour le soutien alimentaire et nutritionnel. Au total, ces fonds ont permis d'assister environ 2 717 ménages, soit près de 14 000 personnes, dans les régions du centre et du nord du pays, notamment à Anié, Sotouboua, Sokodé et Kara, indique-t-on. Dans le cadre de ce soutien, la mise en œuvre de ces programmes d’aide a été confiée au Programme alimentaire mondial (PAM).
L’initiative, dénommée “Appui au relèvement post inondations 2022 et Appui au relèvement des populations en crise alimentaire et nutritionnelle 2022”, et qui a démarré en mars 2024 pour une période de six (6) mois, devrait prendre fin août prochain.
80% de mise en œuvre
Durant cette mission, la délégation de la CEDEAO, dirigée par Dr. Sintiki Tarfa-Ugbe, a rencontré divers partenaires, dont le PAM, des acteurs étatiques et le représentant résident de la CEDEAO au Togo. Dr. Tarfa-Ugbe a souligné l'importance d'une collaboration efficace pour garantir que l'aide humanitaire atteigne toutes les personnes dans le besoin. Elle a également salué le taux de mise en œuvre de 80 % du projet de six mois, à quelques semaines de son terme.
Le soutien de la CEDEAO a également permis la distribution de tracteurs, de semences, d'engrais et de formations sur les techniques agricoles modernes aux populations en vue d’augmenter la productivité et de renforcer la sécurité alimentaire. En marge de cette évaluation, Dr. Tarfa-Ugbe a insisté sur la nécessité de rendre des comptes, rappelant que les ressources financières proviennent du fonds communautaire de la CEDEAO et que tous les acteurs sont responsables devant les citoyens.
Ayi Renaud Dossavi
Asky, la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé, lance des vols supplémentaires entre Lomé et Abidjan à partir du samedi 27 juillet 2024. Ces vols additionnels seront opérés les week-ends.
Le nouveau programme vise à permettre aux voyageurs de profiter de leurs week-ends entre ces deux capitales ouest-africaines. Les nouveaux horaires sont conçus pour attirer les voyageurs désireux de tirer avantage de leur temps libre, que ce soit pour des courts séjours en famille, ou entre amis.
Dans la foulée, la compagnie offre également un bonus de 25 % sur les miles accumulés pour tous les nouveaux vols entre Lomé et Abidjan effectués jusqu’au 30 septembre 2024.
Rappelons qu’Asky, avec son partenaire stratégique Ethiopian Airlines, exploite actuellement une flotte de 17 appareils et dessert 28 villes dans 26 pays du continent africain depuis sa base de Lomé, renforçant ainsi la position de l'Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) dans son ambition de devenir un hub aérien sous-régional. L’État togolais est par ailleurs devenu actionnaire de la compagnie depuis l’an dernier.
Ayi Renaud Dossavi
ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), promoteur de la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) au Togo, vient d’annoncer le lancement d’un fonds d’investissement de 100 millions $ pour soutenir les entreprises installées dans ses zones économiques spéciales (ZES) à travers l’Afrique, notamment au Togo.
Ce fonds est le fruit d’un partenariat avec l’Africa Finance Corporation (AFC), fournisseur de solutions d’infrastructure à travers le continent. Selon l’accord annoncé le 18 juillet dernier, l’AFC cherchera également à obtenir des financements auprès des agences de crédit à l’exportation, des institutions financières locales et régionales, afin de mobiliser davantage de fonds pour soutenir ces entreprises.
« Ce partenariat marque une étape importante dans notre engagement à offrir des services stratégiques de conseil financier et de finance d’entreprise. En collaborant avec ARISE IIP et les entreprises des ZES, nous visons à favoriser un écosystème qui augmentera le commerce, créera des emplois et stimulera le progrès économique sur le continent », indique Samaila Zubairu, Président-directeur général de l’AFC.
Ce véhicule fournira non seulement des financements, mais aussi des conseils financiers, des services de financement des équipements, et une assistance pour les joint-ventures et les partenariats techniques. ARISE IIP renforcera son écosystème entrepreneurial, en tirant parti du réseau et de l’expertise de l’AFC.
Ayi Renaud Dossavi
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