Togo First

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Au Togo, l'Office Togolais des Recettes (OTR) et le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) ont annoncé le jeudi 23 mai 2024, le démarrage d’une nouvelle opération de recensement foncier dans les communes de Golfe 2 et 4. Cette campagne s'étendra sur une période de deux mois à partir du 27 mai.

Au cours de l’opération, une équipe spécialement formée, composée d'une centaine d'agents munis d'un badge d'identification, sera déployée dans ces deux communes. Leur mission consistera à collecter auprès de la population, des données sur les terrains non construits, les bâtiments administratifs, les habitations et les propriétés commerciales.

Les informations ainsi recueillies joueront un rôle crucial dans la mise à jour des registres fonciers du pays. Elles permettront d'identifier toutes les propriétés immatriculées ou non, et de géolocaliser les titres fonciers antérieurs à 2007 afin de favoriser un développement urbain plus efficace.

En outre, ces données contribueront à constituer le cadastre numérique de l'administration fiscale, ce qui devrait occasionner la réduction des litiges fonciers qui représentent actuellement 80 % des affaires devant les tribunaux.

Notons que cette opération fait suite à une phase pilote menée dans les communes de Golfe 3 et Agoè-Nyivé 1 et 2, et s'inscrit dans une démarche visant à optimiser la gestion du foncier au Togo. 

Esaïe Edoh

Récemment réélue à l'Assemblée nationale togolaise, Ibrahima Mémounatou vient d'être désignée jeudi 23 mai 2024 à la tête du Parlement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) lors d'une session à Kano, au Nigeria.

La Togolaise prend les rênes de l'institution conformément à la tradition de la présidence tournante et succède ainsi à Sidie Mohammed Tunis de la Sierra Leone. Précédemment troisième Vice-présidente du bureau sortant, Ibrahima Mémounatou devrait travailler en synergie avec les autres organes de la CEDEAO pour résoudre les différentes crises socio-politiques dans les États membres.

« Nos responsabilités sont lourdes et nous devons en prendre conscience et rester fidèles à nos engagements. Il nous faut travailler tous ensemble avec intelligence, rigueur et détermination », a-t-elle déclaré.

Au cours de cette 6ᵉ législature du Parlement de la CEDEAO, elle travaillera avec deux autres députés togolais, Senou Soklingbe et Patrick Kodjovi Senam Bolouvi, tous membres du parti Union pour la République (UNIR).

Il est à noter que le Parlement de la CEDEAO a été créé en juillet 1993, avec son siège à Abuja, au Nigeria. Il est constitué cent vingt (120) sièges : chacun des seize (16) États membres dispose d'un minimum de cinq (05) sièges, et les quarante (40) sièges restants sont répartis en fonction de la population de chaque pays.

Esaïe Edoh

Au Togo, un nouveau pas vient d’être franchi vers la réalisation du projet ambitieux de construction de 20 000 logements à coûts abordables. Mercredi 22 mai 2024, Dr Komla Edoh, Directeur de cabinet du Ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière, a présidé l’atelier de validation du rapport final de l’étude de faisabilité technique pour le site d’aménagement de Kpomé-Dalavé.

S'étendant sur 1177 hectares, ce site, situé dans la Préfecture du Zio, à une quarantaine de kilomètres au nord de Lomé, a fait l'objet d'une étude “complète”, financée par la Banque ouest africaine de Développement (BOAD). « Le rapport final aborde des dimensions géotechniques, hydrogéologiques, épidémiologiques, énergétiques, et de télécommunications, en plus des nécessités en matière d'alimentation en eau potable », précise Aidam Koudjo, Directeur Général de l’Agence de développement urbain et municipal.

« Ces études permettent d’amorcer la viabilisation du site et établissent les orientations stratégiques d’aménagement du site de Kpomé-Dalavé », insiste Dr Edoh Komla.

Face à une demande de logements évaluée à 500 000 unités à Lomé, le projet qui a accusé du retard s'inscrit comme une réponse stratégique à une crise persistante.

Ces dernières années, le gouvernement togolais a entamé des discussions avec divers partenaires financiers. Des institutions telles que le Fonds de Solidarité Africain (FSA), la CRRH-UEMOA, ont confié avoir déjà manifesté leur intérêt pour le projet. Et des acteurs de premier plan comme Shelter Afrique et la Société Financière Internationale (SFI) prévoient de construire chacun 3 000 logements. 

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Lors du lancement de la Garantie de prêts au logement le 17 mai, Dr Edoh avait assuré que ces initiatives étaient nécessaires pour réduire le déficit de logements qui affecte 80% de la population de Lomé. Ce projet supposé être des logements à coût abordable bénéficie également du soutien de la Banque africaine de développement (BAD).

Fiacre E. Kakpo

Le pays dispose désormais d’une stratégie nationale de cybersécurité pour la période 2024-2028. Élaboré par l’Agence nationale de la Cybersécurité (ANCy) et publiée officiellement le mercredi 22 mai 2024, ce référentiel du pays en matière de cybersécurité devrait contribuer au renforcement de la sécurité numérique du pays qui ambitionne de devenir un leader régional en la matière. 

Il s’agit d’un document qui détermine des actions à mener pour garantir la cybersécurité au Togo. De fait, il repose sur quatre piliers principaux, à savoir la promotion de la culture de la cybersécurité grâce à la sensibilisation et à la formation ; la protection des systèmes d’information critiques ; le renforcement du système de réponse aux incidents informatiques, et le renforcement des mécanismes juridiques envers les auteurs de crimes et délits de cybersécurité. 

Ce document qui servira de guide pour le Togo jusqu’en 2028, selon l’ANCy, est une émanation d’une concertation avec les principaux acteurs du secteur. Sa mise en place, selon Victoire Tomégah-Dogbé, cheffe du gouvernement démissionnaire, qui pilote le comité stratégique de l’Agence, « est une étape cruciale dans l’engagement du gouvernement à anticiper et faire face aux menaces numériques de toutes natures, afin de garantir la protection des citoyens, des entreprises, ainsi que des infrastructures et services critiques contre les menaces numériques ». 

L’élaboration de cette stratégie vient conforter l’engagement du Togo de faire de l’économie numérique, l’un des axes de son développement en contrant les cybermenaces. 

Esaïe Edoh 

Consultez la Stratégie nationale cybersécurité

Au Togo, les inscriptions des opérateurs économiques à la 19è foire internationale de Lomé prévue du 22 novembre au 8 décembre prochains ont démarré depuis le 16 mai 2024. Elles seront clôturées le 30 septembre 2024, d’après un communiqué de la direction du centre togolais des expositions et foire (CETEF) consulté par Togo First.

Alors que dans les années passées, aucune organisation officielle n’était faite autour des inscriptions, cette année l’annonce de l’ouverture officielle plut tôt selon le CETEF est une innovation qui permettra une meilleure organisation de cette rencontre d’affaires. Cette initiative vise à améliorer la gestion de cet événement commercial majeur, offrant ainsi aux opérateurs économiques des « conditions optimales de participation », indique-t-on.

La 19è foire internationale de Lomé, qui aura pour thème "normes et qualités des produits et services, outils de compétitivité et d'accès aux marchés connectés", s'annonce comme un événement majeur. Les organisateurs prévoient la participation de plus de 500 000 visiteurs et plus de 1000 exposants, issus de divers pays et secteurs d'activités économiques togolais. 

Par ailleurs, le CETEF a lancé les inscriptions pour la 5ème édition de la Foire Made in Togo, prévue du 26 juillet au 4 août 2024. Les enregistrements pour cette foire dédiée à la promotion des produits locaux sont reçus jusqu'au 30 juin.

Esaïe Edoh

 

Au Togo, à la date du 22 mai 2024, au total 685 établissements touristiques sont officiellement reconnus par les autorités. La liste de ces structures a été rendue publique par le ministère du tourisme et de la culture à travers le répertoire national des établissements touristiques agréés, élaboré par la Commission Nationale d’Agrément et de Classement des Établissements du Tourisme (CNACET).

Ces établissements touristiques, en conformité avec les réglementations en vigueur, sont classés par catégorie. Parmi eux, on compte 213 hôtels de différentes catégories, avec l'Hôtel 2 Février, seul établissement 5 étoiles. En plus des hôtels, il y a 66 auberges, 53 établissements d’hébergement assimilés tels que des motels, des appartements meublés et des maisons d’hôtes, 34 restaurants, 73 lieux de restauration assimilés, 38 débits de boissons et bars, ainsi que 10 centres de loisirs.

La CNACET a également validé 195 agences de voyage et de tourisme, ainsi que 3 guides de tourisme.

L’initiative de recensement et de classification des établissements touristiques au Togo permettra non seulement d'informer les voyageurs des options disponibles, mais aussi de donner un coup d'accélérateur au projet de création d'une plateforme numérique de réservation des hôtels pour les grands événements.

 En effet, lancée en novembre 2023 et pilotée par le ministère du Tourisme, cette future plateforme, à l'image de Booking.com ou Expedia mais avec une touche typiquement togolaise, ne comptera que des structures hôtelières homologuées. Ceci devrait garantir aux touristes et autres, des réservations dans des structures d’accueil et d’hébergement de qualité, renforçant par ailleurs, l'attraction du Togo en tant que destination touristique.

Esaïe Edoh 

Liste des établissements

Pour l’année 2023, le total bilan de la Coopérative d’épargne et de crédit de l’administration publique du Togo (CECAP) s’établit à près de 2,5 milliards FCFA (2 499 691 152 FCFA), avec un accroissement de 9% de l’actif par rapport à l’exercice 2022.

C’est l’une des informations partagées avec le public et les membres de cette coopérative, la semaine écoulée, à la faveur de l’assemblée mixte qui s’est tenue le samedi 18 mai à Lomé. La rencontre a permis notamment aux membres de passer en revue les activités de l'exercice 2023 et de prendre des décisions concernant l'avenir de l'institution (notamment l’apport de plusieurs modifications aux statuts, au règlement intérieur et à la politique d’épargne et de crédit de la CECAP).

Pour l’ensemble de l’année 2023, la Coopérative revendique avoir octroyé 2415 crédits, pour un montant total de 1,64 milliard FCFA, en hausse annuelle de 12,64% par rapport aux crédits de 2022. Sur la période, l’organisation enregistre 517 nouveaux adhérents et la fermeture de 30 comptes, selon les détails fournis par l’ATOP.

À la suite des élections, Nouwossan Komlan a été reconduit à la tête du Conseil d’administration de la Coopérative. Ce dernier a notamment souligné l'importance de continuer à moderniser la coopérative et d’attirer de nouveaux membres dans les années à venir. En effet, l’organisation recense 6622 adhérents en fin d’exercice 2023, sur près de 56 mille agents de l’administration publique togolaise.

Consacrée aux agents de l'administration publique togolaise pour les appuyer dans l’accès à des crédits à taux réduits et faciliter leurs opérations financières, la CECAP est active depuis 33 ans.

Ayi Renaud Dossavi

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Les travaux du 21e séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel) ont pris fin hier mercredi 22 mai 2024 dans la capitale togolaise, Lomé.

Avec quelque 150 délégués d’une cinquantaine de pays ainsi que de différentes organisations internationales, la rencontre a permis de débattre de l'économie, de la donnée et des services numériques, avec plusieurs recommandations à la clé. Parmi les chantiers ouverts par ces travaux, mettre en place un référentiel d'indicateurs harmonisé en matière de qualité de services, pour une meilleure évaluation des fournisseurs de services télécoms.

« Nous avons décidé de mettre sur pied une commission d'experts qui proposera, à brève échéance, un référentiel ambitieux et non contraignant d'indicateurs et de seuils de qualité de services et d'expériences clients pour harmoniser les exigences entre nous afin d'amener les opérateurs les moins performants à se hisser au niveau des meilleurs standards observés dans le monde. » , a ainsi indiqué Michel Galley, directeur général de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) du Togo, organisation hôte.

Mobile Money

D’autres préoccupations comme celles de l’interopérabilité dans le mobile money ont également été évoquées. « Tout le monde utilise la monnaie électronique via le téléphone, mais nous avons besoin d'interopérabilité. Qu'une personne soit capable de recharger son compte mobile money depuis son compte bancaire. Qu’une personne qui est chez un opérateur X puisse retirer de l'argent chez un opérateur Y» , a notamment souligné Louis-Marc Sakala, DG de l'Agence de régulation des postes et des communications électroniques du Congo (ARPCE) et actuel président du Fratel.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les véhicules à deux roues (motos) représentent la très large majorité du parc automobile, avec plus de 7/10 des véhicules enregistrés, sur fond de hausse rapide sur les six dernières années. C’est ce que confirme une étude préliminaire commanditée par la Société Financière Internationale (IFC), branche de la banque mondiale dédiée au secteur privé, et dont les résultats ont été partagés avec des représentants du gouvernement togolais en début de semaine.

Ainsi, selon le Rapport préliminaire Diagnostic du sous-secteur de transport public par taxi-moto, « le parc roulant de motos et tricycles évolue très rapidement et de façon exponentielle avec une croissance moyenne annuelle de 16,5 % contre 1,3 % pour les 4 roues et plus. » 

À titre d’exemple, indique l’étude, de 2018 à 2023 (6 ans), 530 873 véhicules ont été immatriculés dont 383 633 véhicules à 2 roues et assimilés, soit 72,3 % des véhicules mis en circulation contre 27,7 % pour les 4 roues et plus. Ainsi, en moyenne chaque année, « les motos sont immatriculées deux fois plus que les voitures. »

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On notera d’ailleurs que la hausse du nombre de véhicules deux roues immatriculés est promue par des campagnes d'immatriculation organisées par les autorités publiques. « Les trois années au-dessus de la courbe d’immatriculation des 2 roues sont marquées par des campagnes d’immatriculation foraine (promotion) des motos sur toute l’étendue du territoire. », relève-t-on.

Faible proportion des tricycles

Cependant, les tricycles restent encore peu nombreux, comparés aux deux-roues et représentent seulement 6 % des motos immatriculées au cours des six dernières années (2018-2023).

Peu de moto-taxis enregistrés

Enfin, en dépit de la transformation du parc automobile amorcée avec l’émergence de sociétés de transport à moto comme Gozem, ou Ole, “la majorité des motos taxis utilisent la plaque privée parce qu’ils ne sont pas déclarés à l’immatriculation”.

De plus, les véhicules à 2-3 roues des compagnies motos ne représentent que 3 % du parc moto déclaré à usage taxi. Une situation qui rend encore difficile l’évaluation de la situation réelle du transport taxi urbain, dans la capitale Lomé et ses alentours.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le taux d’inflation a connu une légère baisse au mois d’avril, selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). En effet, il s’est établi à 4,1 % contre 4,4 % le mois précédent, en mars 2023.

Cependant, le niveau général des prix a connu “une quasi-stabilité sur le plan national”, selon l’institut, en dehors des coûts des produits alimentaires. D’un mois à l’autre, les prix ont augmenté de 8,0 % pour les « Produits frais » tandis que ceux des produits « locaux » ont progressé plus fortement que ceux des produits « importés » (2,6 % contre 0,3 % respectivement).

En comparaison avec le début de l’année (évolution trimestrielle), en janvier 2024, le niveau général des prix en avril 2024 a légèrement progressé, de 2,3 %.

Une augmentation des prix portée surtout par des postes de consommation comme les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+5,7 %) ; les « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » (+1,2 %) ; ainsi que les « Biens et services divers » (+1,1 %). Comparée à janvier 2024, la fonction « Transports » a connu une petite hausse de 0,4 %.

De même, en glissement annuel, le niveau général des prix a progressé de 2,6 % (par rapport à avril 2023), du fait de la progression des indices de presque toutes les fonctions de consommation suivies par l’INSEED, mis à part les dépenses de « Communication » et de « Santé ».

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