Togo First

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Au Togo, la transition vers la Vème République prend peu à peu forme. Le Président togolais Faure Essozimna Gnassingbé a nommé jeudi 1er août 2024, Victoire Sidémého Tomegah-Dogbé au poste de Premier ministre du gouvernement devant assurer la période transitoire, prévue par la nouvelle constitution du 6 mai 2024.

D’après les dispositions, cette période pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de cette année avant que la nouvelle Constitution n’entre pleinement en vigueur. 

 Rappelons que Victoire Tomegah-Dogbé occupe la primature depuis 2020. Avec son équipe gouvernementale, le pays avait lancé plusieurs initiatives visant à améliorer les infrastructures, à promouvoir l'inclusion sociale et à renforcer la résilience économique du Togo face aux défis globaux. Son gouvernement avait démissionné le 21 mai, conformément aux usages républicains, suite aux élections législatives du 29 avril, dont les résultats définitifs ont été proclamés le 13 mai dernier.

Dans les jours à venir, un nouveau gouvernement devrait être annoncé.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Fonds international de Développement agricole (FIDA) apporte un nouveau soutien financier au secteur agricole togolais à hauteur de 2,4 millions de dollars, soit environ 1,5 milliard FCFA. L’accord de financement qui sera destiné à la mise en œuvre du Projet soutien à la promotion du maraîchage agro écologique paysan au Togo (ProsMAT) a été signé en fin de semaine dernière à Lomé.

La convention a été paraphée du côté du FIDA par son directeur pays, Kabore Jean Pascal, et le président du conseil d’administration de la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP), Ayéfoumi Olou-Adara, pour le compte du Togo, lors d’une cérémonie officielle.

1 adara

Avec cette enveloppe, le Togo va poursuivre sa politique de sécurité alimentaire et de durabilité des pratiques agricoles. Concrètement via le ProsMAT, la CTOP va apporter un appui technique aux maraîchers de 16 préfectures des six régions agricoles du pays notamment dans l’adoption des pratiques de production agroécologique. Ceci dans le but d’améliorer les rendements et la qualité des légumes, tout en réduisant la pollution des sols et de l’eau.

Le projet va se concentrer également sur des initiatives visant la réduction des pertes post-récoltes, et la facilitation de la commercialisation des produits maraîchers agroécologiques. Ce financement devrait en outre, servir à soutenir les unités de transformation portées par des coopératives de femmes et des entreprises de jeunes engagés dans la production d’intrants agroécologiques.

Le projet devrait durer 40 mois et toucher près de 10.000 agriculteurs dont 58% de femmes, indique-t-on. Il vient s'ajouter à d’autres initiatives du FIDA en faveur de l’agriculture togolaise. Notamment le financement du projet de « Transformation agricole dans des États au Nigeria et dans les régions togolaises en vue d'atteindre la faim zéro »

Esaïe Edoh

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Au Togo, la Direction nationale du contrôle financier (DNCF) du ministère de l’Économie et des Finances se dote d’un référentiel de contrôle à l’usage des contrôleurs financiers du pays. L’outil a été présenté hier, mercredi 31 juillet 2024, par la DNCF lors d’un atelier réunissant une centaine de participants provenant des administrations centrales et des collectivités territoriales, afin de discuter et d'adopter les modalités d'utilisation de cet outil essentiel.

« Ce référentiel de contrôle a pour finalité de proposer un cadre consensuel et une base de travail à l'ensemble des acteurs de contrôle afin de s'assurer de la couverture des risques majeurs ou des contrôles appropriés », a indiqué Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre de l'Économie et des Finances, lors de la rencontre. L’outil, « une première au Togo et dans la sous-région, est destiné à l'usage des contrôleurs financiers dans la perspective d'accompagnement du processus de modernisation du contrôle financier basé sur des pratiques contribuant ainsi à l'amélioration de la gestion efficiente des finances publiques. »

1 Akou

La mission d'élaboration de ce cadre normatif pour le contrôle financier a débuté en octobre 2023, avec une analyse approfondie des pratiques existantes en matière de contrôle des recettes et des dépenses publiques. Cette analyse a permis de réfléchir à un outil de contrôle plus adapté aux nouvelles exigences de gestion des finances publiques. L'objectif principal est d'alléger le contrôle tout en améliorant la gestion des risques.

La DNCF, au pilotage de ce nouvel outil, est un service du ministère de l'Économie et des Finances qui s’occupe spécifiquement du contrôle des dépenses du budget général, des budgets annexes et des comptes du Trésor. Selon son directeur Iyatan Komi Akakpo, la structure intervient également au niveau des collectivités territoriales et des établissements publics nationaux, où elle contrôle aussi bien les recettes que les dépenses, en effectuant son contrôle au niveau des trois étapes de la phase administrative de la dépense, financière ainsi que la soutenabilité budgétaire.

1 dncf

Notons que la mise en place de ce référentiel a bénéficié de l’appui technique et financier de l'Allemagne à travers le projet Bonne Gouvernance Financière (GFG) mis en œuvre par la GIZ.

Ayi Renaud Dossavi

La 5e édition de la Foire Made in Togo a démarré cette semaine au Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF-Lomé). Cette édition, qui se déroule sous le thème « La contribution de la consommation des biens et services locaux au développement socio-économique au Togo », recense plus de 500 exposants en tout, soit cinq fois plus que l’année précédente.

« Nous sommes heureux de vous annoncer que sur la Foire Made In Togo de cette année, nous accueillons 225 exposants en mode simultané et près de 300 exposants en mode tournant. Nous avons à cœur de faire découvrir non seulement à la population résidente au Togo, mais aussi à la diaspora et aux étrangers présents à Lomé en cette période estivale, toute la richesse de notre culture », a ainsi expliqué Alexandre de Souza, directeur général de CETEF Togo 2000. A l’édition précédente, l’événement avait enregistré "plus de 70 exposants".

La Foire Made In Togo veut renforcer la visibilité des produits locaux et créer une dynamique de réseautage entre producteurs, transformateurs, promoteurs, investisseurs et consommateurs. Elle a été inaugurée officiellement lundi 29 juillet 2024, par Kayi Mivedor, Ministre en charge du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale.

« La Foire Made in Togo 2024 offrira un cadre de dialogue entre les consommateurs et les producteurs locaux », a indiqué la ministre, selon son département, à l’ouverture de l’événement. « Dans ce sens, je convie la population à venir découvrir le potentiel de nos compatriotes et les soutenir. J’exhorte par ailleurs l’ensemble des acteurs et parties prenantes à s’organiser pour accroître continuellement la qualité des produits, afin de fournir aux consommateurs des produits locaux de qualité, conformes aux standards internationaux », a-t-elle ajouté.

Cette édition se déroule jusqu'au 4 août 2024, et l’entrée reste gratuite pour les visiteurs.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, plusieurs acteurs des administrations communales sont à une rencontre de deux jours qui prend fin ce mercredi 31 juillet 2024 à Tsévié (30 km au nord de Lomé). Organisée par le ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement du Territoire, cette assise permettra d’évaluer la mise en œuvre de la gratuité de la délivrance des certificats de naissance, effective depuis le 1er janvier 2022.

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Concrètement, ces acteurs examinent les impacts de cette initiative sur la population togolaise, grâce à des données d’une étude réalisée dans le cadre du projet « État civil », financé par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). En rendant gratuit ce processus, le gouvernement espère faciliter l’enregistrement systématique des naissances, et garantir une inclusion sociale plus large et lutter contre l'illégalité de nombreux enfants qui ne disposent pas de ce document.

De fait, cet exercice, à terme, permettra d’apprécier de façon critique et objective, la manière dont la gratuité favorise réellement l’enregistrement systématique des naissances au niveau national.  Les participants proposeront également de nouvelles pistes d’amélioration pour renforcer l’impact de cette initiative. Cela pourrait inclure des recommandations sur la sensibilisation des populations à l’importance du certificat de naissance, ainsi que des mesures logistiques pour faciliter l’accès aux services d’enregistrement, notamment dans les zones rurales.

Pour le gouvernement, cette initiative s’inscrit dans l’axe 1 de sa Feuille de route gouvernementale, qui vise à renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales.

Esaïe Edoh

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En 2023, la commune Haho 1 (avec la ville de Notsé, dans les Plateaux) a enregistré une importante baisse de ses recettes, mobilisant près de 190 millions FCFA contre une prévision initiale de près de 385 millions FCFA. En parallèle, les dépenses ont atteint 216,7 millions FCFA, bien au-dessus de la prévision de 104 millions FCFA.

Malgré cette baisse des recettes, la commune a accru ses investissements, totalisant 45,8 millions FCFA en 2023, contre 25,5 en 2022. Les principaux investissements incluent la construction de hangars pour le marché des fruits, la construction d’un abattoir municipal à Notsè, de salles de classe et de blocs sanitaires, ainsi que la réhabilitation de la route de Todome et la construction d’une clôture avec guérite pour la mairie de Notsè.

Ces résultats financiers de l’année 2023 ont été dévoilés par la commune la semaine dernière lors d’une présentation publique de son compte administratif, rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP). Koumadi Komi, le deuxième adjoint au maire de Haho 1, a souligné l’importance des investissements réalisés pour améliorer les infrastructures locales et le cadre de vie des habitants.

Les leaders locaux, à l’instar de Togbui Saba VI et Johnson Anani, président du Comité villageois de développement (CVD), ont pour leur part, salué la transparence de la mairie dans la gestion des finances publiques. Ils ont également encouragé la commune à entreprendre la clôture du nouveau marché de Notsè et à renforcer le système d’éclairage public.

Notons que la rencontre a été organisée dans le cadre du Programme de décentralisation et de bonne gouvernance (ProDeG IV) exécuté par la GIZ, avec pour objectif d’informer les résidents sur les mouvements financiers de l'exercice écoulé et de discuter des défis locaux avec les élus.

Un nouveau système destiné à améliorer la gestion foncière sera opérationnel au Togo à partir du 1er août 2024. Il s’agit de l’attribution d'un Numéro Unique Parcellaire (NUP) à chaque parcelle dans le pays.

Sa création a été annoncée récemment par l'Office Togolais des Recettes (OTR) dans le cadre des réformes visant à simplifier et moderniser les procédures foncières.

Concrètement, l'introduction de cet identifiant unique pour chaque parcelle répond à plusieurs objectifs, indique-t-on. Elle vise notamment à instaurer une plus grande transparence dans la gestion foncière et à réduire les litiges liés aux droits de propriété en facilitant la traçabilité des propriétés, selon les informations.

Le système devrait par ailleurs améliorer l'efficacité administrative en rendant plus simples les démarches associées à la gestion foncière. Une fois ce cap franchi, tout document se rapportant à un immeuble devrait porter ce numéro. Notamment les actes de vente, les baux, et tout autre document officiel relié à la propriété foncière.

Afin de garantir la mise en œuvre effective de cette initiative, l'OTR annonce que « le format complet et les modalités de gestion de ce numéro seront vulgarisés au moment opportun ».

Cette initiative vient s’ajouter à plusieurs déjà mises en œuvre pour limiter les conflits fonciers. La création du Guichet Foncier Unique (GFU) par exemple. 

Esaïe Edoh 

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Au Togo, le projet de déploiement de 50 000 lampadaires solaires sur l’ensemble du territoire suit son cours. L’initiative, menée par l'Agence togolaise d'électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER), a été présentée le jeudi 25 juillet dernier aux autorités de la région Maritime, à savoir les préfets, maires et représentants d'institutions.

1 Maritime

Ces derniers ont été sensibilisés au projet lors d’un atelier à Davié, à 5 km au sud de Tsévié. L'objectif de cette rencontre était d'informer et de recueillir l'adhésion des participants sur le déploiement, la sécurisation et la maintenance des lampadaires solaires, dans la zone.

Si l’initiative avait à ses débuts un focus sur la partie Nord du pays (régions des Savanes et de la Kara), elle s’étend également vers la partie méridionale. 

Dr Tchapo Singo, directeur général de l'énergie et chargé de l'AT2ER, a souligné que ce projet s'aligne sur la vision des autorités togolaises d'électrifier tout le territoire d'ici à 2030. "Le projet prend en compte 5000 localités réparties dans les différentes régions du pays avec un focus sur la région des Savanes", a-t-il précisé. Le préfet du Zio, Etsè Kodjo Kadévi, a également salué cette initiative, qui pour lui, améliore l'accès des populations rurales à l'éclairage public.

Financé par un prêt de 40 millions d'euros de la République française, ce projet s'inscrit dans le cadre du Programme d'éclairage public solaire rural (PEP’S Rural) du ministère délégué chargé de l'Énergie et des Mines.

Le projet, lancé en avril 2023 dans la préfecture de la Binah, totalisait plus de 30 000 lampadaires solaires déjà installés, principalement dans les régions des Savanes et de la Kara, au début de 2024 (selon les informations de l’entreprise française Sunna Design, responsable de l'installation et de la maintenance des lampadaires).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le contrôle du paiement de la Taxe Professionnelle Unique (TPU) pour les transporteurs routiers (communément appelé trimestre) va démarrer sur l'ensemble du territoire national le 1er août 2024. C’est l’annonce faite par l’Office Togolais des Recettes (OTR), dans un récent communiqué.

Les agents de l’administration fiscale se déploieront pour ce faire, sur le terrain, notamment dans les rues pour vérifier que les transporteurs sont à jour dans leur paiement, au titre du deuxième trimestre de l’année en cours.

A quelques jours du démarrage de cette opération de contrôle, le fisc togolais appelle les contribuables concernés, à se conformer aux dispositions en vigueur et informe que « la perception de ladite taxe au titre du deuxième trimestre 2024 se poursuit conformément aux dispositions de l’article 57 du Livre des Procédures Fiscales ».

Cette taxe perçue trimestriellement par l’OTR, se calcule sur une base forfaitairement déterminée et sur le chiffre d’affaires estimé par l’administration fiscale qui a préalablement défini des grilles tarifaires selon le poids économique de chaque catégorie de véhicule, notamment le nombre de places, le tonnage et le transport auquel il est destiné (personne ou marchandise). Cette modalité, indique-t-on, permet d’assurer l’équité dans le paiement de la TPU des Transporteurs.

Esaïe Edoh

L’Etat du Togo qui a prévu de lever sur le marché des titres publics de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), 607 milliards FCFA cette année, vient de totaliser 531 milliards FCFA, selon les données de l’Agence Umoa-titres. Le pays a atteint ce niveau, soit 87% de son ambition, suite à sa dernière sortie clôturée le vendredi 26 juillet 2024 au cours de laquelle, il a mobilisé 32,1 milliards FCFA.

Ces ressources ont été mobilisées au moyen d’une émission simultanée de d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT). Selon le rapport de l’opération, 18,6 milliards FCFA ont été mobilisés sur les BAT de maturité d'une année. Les 13,5 milliards FCFA autres sont collectés via les OAT stipulées respectivement sur 3 et 5 ans, à des taux d'intérêt annuels respectifs de 6,15% et 6,40%.

D’après le rapport de l’opération consulté, le taux de couverture est évalué à 107,65%, correspondant à 32,2 milliards FCFA de soumissions faites par 24 investisseurs de la sous-région.

Avec les fonds mobilisés, le pays devrait poursuivre le financement de son budget exercice 2024 qui s’équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards de FCFA.

Esaïe Edoh

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