Togo First

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Au Togo, Bank Of Africa (BOA) a signé une convention de financement vendredi 17 mai dernier avec la Fédération des Femmes Entrepreneures et Femmes d’Affaires du Togo (FEFA-Togo), prévoyant un soutien financier de 1 milliard de francs CFA sur 12 mois pour booster les affaires des femmes entrepreneures.

L'accord a été formalisé à Lomé par Youssef Ibrahimi, directeur général de BOA-Togo, et Candide Bamezon-Leguede, présidente de FEFA-Togo.

« Ce partenariat marque le début d’une collaboration significative entre deux acteurs majeurs de l’économie togolaise. En unissant nos forces, nous aspirons à stimuler le développement économique et social du Togo », a déclaré Youssef Ibrahimi.

De son côté, Candide Bamezon-Leguede voit dans ce partenariat, une occasion d'offrir un financement flexible adapté aux besoins spécifiques des entrepreneures. « Cette initiative est une première dans la région et vise à créer des opportunités réelles et durables pour les femmes », a-t-elle précisé.

Le programme de financement s'articule autour de trois axes stratégiques. D'abord, un soutien pré-financement pour lever les obstacles bureaucratiques souvent rencontrés par les entrepreneures. Ensuite, une assistance dans le montage des dossiers. Enfin, un accompagnement post-financement pour s'assurer que les fonds soient utilisés efficacement, pour maximiser l'impact sur le terrain. Aussi le programme prévoit-il des formations en entrepreneuriat, couvrant l'éducation financière et la gestion des affaires, enrichies de coaching et de mentorat par des pairs.

Candide Bamezon-Leguede reste optimiste quant à l'impact de ce financement : « Ensemble, nous pouvons briser les barrières, éliminer les inégalités et créer un monde où toutes les femmes ont la possibilité de réaliser leurs rêves entrepreneuriaux », a-t-elle ajouté, reconnaissante envers tous les contributeurs de ce projet.

Au Togo, le ministre de l’économie maritime, Edem Kokou Tengué, a conduit en fin de semaine dernière, une réunion de travail avec divers acteurs du secteur des transports du Burkina-Faso, du Mali et du Niger. Cette réunion a permis aux parties de discuter et trouver des solutions aux problèmes liés à la qualité des services au Port de Lomé (PAL).

Concrètement, à cette rencontre, les représentants des opérateurs des trois pays de l'hinterland ont exprimé leurs préoccupations sur la lenteur du déchargement des conteneurs en raison de la congestion du parc automobile TP3, ce qui entraîne des coûts supplémentaires pour les transporteurs de ces pays.

Pour remédier à cette situation, Edem Tengué a annoncé la mise en œuvre d'un plan d'action visant à résoudre les problèmes opérationnels découlant de l'accumulation des conteneurs au TP3. « La solution consiste à désengorger le TP3 afin de permettre aux véhicules et aux équipements de manutention d'accéder plus facilement au terminal », a expliqué le membre du gouvernement.

Étant donné que le Port de Lomé est la principale plateforme pour les opérateurs économiques des pays enclavés tels que le Niger, le Burkina Faso et le Mali, toutes les parties se sont engagées à maintenir un dialogue constant pour résoudre toute incompréhension ou tout dysfonctionnement lié à la logistique portuaire. Cette collaboration vise à assurer une meilleure efficacité et une fluidité des opérations au sein du port, indique-t-on.

Esaïe Edoh

Au Togo, le 21e séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel) s'ouvre à Lomé ce mardi 21 mai, pour deux jours. L'événement, sous l'égide de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), rassemble les régulateurs de l'espace africain francophone autour du thème "Économie de la donnée et services numériques : quels enjeux de régulation technico-économiques" dans la capitale Lomé.

Le régulateur togolais des télécommunications, en collaboration avec l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE) de la République du Congo, tient cette rencontre en vue d'explorer les défis réglementaires et techniques posés par l'économie de la donnée et les services numériques.

Les débats lors de ce séminaire porteront notamment sur l'avenir des réseaux et de la régulation, ainsi que sur les marchés émergents de la donnée et des paiements mobiles. Des intervenants de renom, issus de divers horizons professionnels, participeront aux tables rondes pour échanger sur les enjeux soulevés par le développement de l'économie de la donnée et les interventions publiques nécessaires pour pallier d'éventuelles défaillances du marché.

Parmi les invités, on compte des représentants d'organisations internationales, d'institutions de régulation, d'universités et d'entreprises privées, tous réunis pour partager leur expertise et leurs perspectives sur ces questions.

Le Fratel a été fondé en 2003 à Bamako au Mali, et réunit les institutions de régulation des télécommunications francophones.

Au Togo, le Président de la République Faure Gnassingbé a, en début de semaine dernière effectué une visite de terrain sur les Zones d'Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) de Somone Copé, de Gamé et de Ogbatanawlou, situées respectivement dans les préfectures de Haho, Moyen-mono et Amou. Au cours de cette visite, le Président a eu des échanges avec les producteurs installés sur ces espaces agricoles.

1feg et zaap

Cette rencontre s'est déroulée sous la forme d'un Grand oral, au cours duquel Faure Gnassingbé a recueilli les impressions des exploitants des ZAAP, notamment en ce qui concerne les difficultés rencontrées et les propositions de solutions pour améliorer les activités agricoles. Le dirigeant s'est à nouveau engagé à prendre des mesures pour répondre aux besoins des agriculteurs, dans le but de parvenir à l'autosuffisance alimentaire réelle à travers les ZAAP.

« Nous devons produire ce que nous consommons, assurer les conditions de vie décente et améliorer le cadre de vie des producteurs », a rappelé Faure Gnassingbé qui a en outre, encouragé les producteurs « à capitaliser les expériences et enseignements acquis des services techniques d’encadrement et d’accompagnement pour leur autonomisation pérenne et durable dans l’exercice de leurs activités ».

Il convient de noter que la ZAAP de Somone Copé, s'étend sur 100 hectares et se concentre sur la culture du maïs et du soja, comptant 60 producteurs dont 32 femmes. De même, la ZAAP de Gamé couvre une superficie de 64 hectares avec 55 producteurs, dont 20 hommes et 35 femmes, pour la culture du maïs. Enfin, la ZAAP de Ogbatanawlou a aménagé 100 hectares pour 74 producteurs, dont 47 hommes et 27 femmes, également pour la production de maïs.

Pour précision, cette visite fait suite à celle des ZAAP de Gboto Zévé et de Essè Godjin dans la préfecture de Yoto en mars dernier. Elle s'inscrit dans une dynamique d'échanges permanents entre le Président et les producteurs agricoles du pays.

Esaïe Edoh

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Face au déficit criant de logements au sein de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), une initiative d'envergure a été lancée à Lomé, au Togo, le 17 mai 2024. Il s'agit de la Garantie de Prêts au Logement (GPL), développée conjointement par le Fonds de solidarité africain (FSA) et la Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l'UEMOA (CRRH-UEMOA). Ce mécanisme est destiné à faciliter l'accès aux financements pour les promoteurs immobiliers. Selon les deux institutions, l’attractivité de l’offre est renforcée par la solide notation 'investment grade' des deux institutions, signe de sécurité et de crédibilité.

« La garantie de prêts au logement est conçue pour partager les risques de crédit et diminuer le coût net du risque, tout en réduisant la consommation de fonds propres des banques. Elle rend ainsi le financement du logement plus accessible et durable, avec des impacts positifs sur la stabilité économique et le développement social de notre région », souligne Yedau Ogoundele, directrice générale de la CRRH-UEMOA. 

Dans les faits, la GPL autorisera les institutions financières de l'UEMOA à obtenir des garanties jusqu'à 5 milliards de francs CFA par entité, avec une couverture de 80% en cas de défaut de paiement. « En activant cette garantie 'silencieuse', nous prenons en charge 80% du risque de chaque prêt en défaut. Nous interviendrons en première demande à hauteur de 50%, les institutions ayant par la suite trois ans pour récupérer les fonds, avant que nous ne réglions le reste », détaille Abdourahmane Diallo, directeur général du FSA.

La GPL ne se substituera pas aux hypothèques traditionnelles mais servira plutôt de complément. « Cette garantie offre aux futurs propriétaires des conditions de prêt plus favorables et permet aux institutions bancaires d'optimiser leurs fonds propres tout en augmentant leur capacité de prêt », soutient Diallo.

Le lancement de cette garantie intervient alors que le déficit de logement s'élève à 3,5 millions d'unités pour les huit pays de l'UEMOA, avec un besoin annuel estimé à 251 000 nouvelles unités pour répondre à la croissance démographique et à l'urbanisation accélérée. « Confrontée à ces défis structurels, la CRRH-UEMOA se devait de réagir en proposant des solutions novatrices et adaptées », insiste Yedau Ogoundele.

Les deux institutions prévoient un roadshow dans les huit pays de l'UEMOA pour rencontrer les banques et les systèmes financiers décentralisés (SFD) et ajuster l'offre de garantie à leurs besoins spécifiques. « Nous invitons toutes les banques et les SFD intéressés à nous rejoindre pour développer leur portefeuille de prêts au logement. C'est un processus évolutif où nous adapterons notre offre en fonction des retours reçus », conclut Y. Ogoundele.

Fiacre E. Kakpo

Dans la commune Haho 1, les résultats financiers de 2023 révèlent des recettes de près de 190 millions FCFA (189 916 276 FCFA), contre des dépenses de 216 millions FCFA, soit un solde déficitaire de près de 27 millions FCFA. Ces résultats sont présentés alors que la municipalité a entamé cette semaine, sa deuxième session ordinaire de l'année 2024, à Notsè. 

La rencontre, axée sur l'examen des comptes financiers et de gestion de l'année précédente, ouvre le cadre à des discussions pour analyser en profondeur les mouvements financiers de la commune, redresser les comptes déficitaires et planifier les investissements pour l'année en cours. 

Pour Assila Koumédjina, Secrétaire de la préfecture de Haho, la session permettra également de corriger les lacunes des comptes précédents et d'ajuster le budget 2024 pour répondre aux besoins des populations. 

Notons que parmi les réalisations de l'année précédente dans la commune, on compte l'aménagement des hangars et la clôture de la mairie, selon le maire Séfenou Yaovi, comme le rapporte l’ATOP.

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Au Togo, dans le secteur de l’éducation, un partenariat entre l’Ecole normale supérieure (ENS) et les Écoles normales de formation des professeurs d’école (ENFPE), est en train de prendre forme. 

Une réunion technique s’est tenue à cet effet le mardi 14 mai à Lomé, sous la houlette des ministres Dodzi Kokoroko, chargé des enseignements primaire et secondaire, et Ihou Wateba de l’enseignement supérieur.

La session de travail a abouti à plusieurs décisions, notamment : l'ouverture d'une ENS et d'une ENFPE dans la localité de Niamtougou, au Nord du pays, ainsi que celle d'une ENFPE sur le site de l’ENS d’Atakpamé. L'objectif est de permettre à ces institutions de mutualiser leurs ressources pour optimiser les programmes de formation et les ressources pédagogiques.

Dans la pratique, cette alliance pourrait se traduire par des échanges de professeurs, des formations croisées sur des sujets transversaux, le partage de ressources numériques et bibliographiques, ainsi que la collaboration sur des projets de recherche. Pour les deux départements ministériels, la démarche vise à offrir aux étudiants une formation de qualité et à améliorer significativement l'enseignement dans le pays.

Notons que l'initiative entre dans le cadre d’une réforme éducative amorcée par le pays d’Afrique de l’Ouest depuis un peu plus d’une décennie.

Au Togo, le ministère en charge de la promotion et de l'investissement (MPI) organise ce vendredi un atelier sur les relations inter-entreprises, avec l’appui de la coopération allemande (GIZ). Les travaux réunissent un parterre d’acteurs représentants du secteur privé plus précisément des TPME, ainsi que des experts et des représentants des institutions de la République. Ceci, pour leur permettre de discuter des voies et moyens de renforcer les liens entre les très grandes entreprises et les investisseurs qui s’implantent dans le pays. L’objectif à terme est que leur implantation produise également des effets positifs sur les PME nationales.

« Au cours de cette rencontre, nous entendrons des points de vue de plusieurs acteurs, des secteurs privé et public, des organisations internationales et de la société civile. Il nous faudra trouver les meilleures pratiques pour optimiser l'impact d'un investissement privé sur les TPME. », expliquait Sikpa Atsouvi Yawo, directeur général de l'API-ZF, représentant la ministre de la promotion de l’investissement. De plus, « nous réfléchirons à la manière dont les TPME et les grandes entreprises peuvent travailler ensemble afin de maximiser les effets d'entraînement positifs sur notre économie. », ajoute-t-on.

En quête d’une feuille de route

Les discussions s'appuient notamment sur une étude diagnostique, préalablement réalisée, sur les liens entre les entreprises au Togo. La rencontre, en trois phases, va permettre à différents regroupements, le secteur privé, les institutions publiques, le ministère, et la GIZ, d'analyser les rôles de chacun, et produire à terme une feuille de route pour renforcer ces relations.

« Le but, c'est de créer une synergie de telle sorte que dès qu'un investisseur étranger s’installe, il ait un lien facile avec nos entreprises locales pour que ces investissements, de manière indirecte, bénéficient également à nos PME qui sont déjà sur le terrain. », indique Rodrigue Akue-Atsa, Conseiller au Ministère de la promotion de l'investissement. « Cela va leur permettre également un partage de connaissances. Il peut y avoir aussi un transfert de technologies, parce que ceux qui viennent, ils viennent avec de nouvelles technologies, de nouveaux savoirs. », ajoute-t-on.

Participent aux réflexions, des acteurs comme la PIA (Plateforme industrielle d'Adeticope), et des sociétés installées comme Togo Soja, et l'Association des sociétés de la Zone Franche (Asozof).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Commune Tône 1, faisant partie des bénéficiaires du programme de dotation du Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU) dans le cadre du Projet d’infrastructures et de Développement Urbain (PIDU), a franchi une étape importante en finalisant les travaux préliminaires de ce document. Le rapport provisoire a été présenté le mercredi 15 mai 2024 à Dapaong aux acteurs locaux, a annoncé l’Agence togolaise de presse (ATOP).

Le rapport offre un aperçu de l'état actuel de l'urbanisation de la commune et propose des plans d'affectations de sols, des projets structurants et des masters plans qui serviront de bases pour la planification future du développement urbain de cette municipalité. Il sera soumis à l'analyse des acteurs communaux, qui pourront apporter leurs suggestions et contributions en vue d'améliorer le document final.

Une fois finalisé, ce Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme deviendra un outil essentiel pour orienter le développement urbain de la commune à moyen et long terme. Il vise notamment à remédier à la prolifération des constructions qui ne respectent pas la réglementation en vigueur. Ce document contribuera à un développement urbain plus harmonieux et durable de la commune en sécurisant les propriétés foncières des collectivités locales, des particuliers et des domaines fonciers détenus par l'État.

Ce schéma directeur en gestation, selon le ministère de l'urbanisme, est indispensable pour freiner les déséquilibres structurels et des dysfonctionnements défavorables à un développement harmonieux des villes et communes, qui se sont accentués durant les 10 dernières années. Ceci, en raison de la progression de 48,80% en 12 ans de la population urbaine du Togo qui est passée de 2 334 495 habitants à 3 373 592 habitants entre 2010 et 2022.

Notons qu’outre Tône 1, cinq autres communes bénéficient également de ce programme d'élaboration du Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme, grâce à l'appui financier de la Banque mondiale à hauteur de 16 milliards FCFA. Il s’agit des communes Zio 1, Kloto 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1 et Kozah 1.

Esaïe Edoh 

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Le ministre de l'économie et de l'investissement de la Barbade, Chad Blackman, a effectué une visite à Lomé le jeudi 16 mai 2024.

Objectif : nouer des liens de coopération avec le Togo dans divers domaines porteurs. Cette démarche, apprend-on, s'inscrit dans le cadre de la politique d'ouverture économique en Afrique, initiée par cet Etat insulaire au cours des dernières années.

Lors de sa visite à Lomé, le ministre de l'économie et de l'investissement de la Barbade a tenu des discussions avec Robert Dussey, ministre des affaires étrangères du Togo, sur des questions d'intérêt commun tant au niveau bilatéral qu'international. Ces échanges ont permis aux deux pays d’envisager la création d'un cadre juridique pour encadrer leurs relations naissantes. Un mémorandum d'entente sur les consultations politiques entre les ministères des affaires étrangères des deux pays devrait être signé prochainement, d’après les ministres.

Dans le cadre de cette coopération, le Togo a également annoncé la suppression de l'obligation de visa d'entrée pour les citoyens de la Barbade, une mesure qui devrait « stimuler les relations commerciales entre les deux pays », selon la diplomatie togolaise.

Il convient de souligner que la Barbade est un État indépendant situé dans la partie est de la mer des Caraïbes. Elle est membre de l'organisation des pays anglophones, le Commonwealth.

Esaïe Edoh 

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