Au Togo, les résultats enregistrés par le FSRP sont jugés “encourageants”, après deux années de mise en œuvre. C’est selon Dindiogue Konlani, Directeur de cabinet du ministre en charge de l’agriculture et de l’élevage, à l’ouverture de la première réunion de synthèse des missions d’appui du FSRP pour l’année 2024, hier mercredi 15 mai 2024 à Lomé.
La rencontre réunit les huit pays bénéficiaires, ainsi que des partenaires et acteurs tels que la CEDEAO, la Banque Mondiale, l’AGRHYMET, le Conseil ouest et centre-africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF), ainsi que divers coordinateurs nationaux des pays participants du FSRP.
Conseil et informations agricoles
Dans le domaine de la prévention et de la gestion des crises agricoles et alimentaires, plus de 80 000 bulletins d’informations agrométéorologiques et climatologiques ont été produits et diffusés, bénéficiant à plus de 122 000 personnes, dont près de 50 000 femmes, indique-t-on. Le développement de ces services de conseil numérique vise à mieux guider les agriculteurs face aux aléas climatiques.

Le volet public-privé du programme a également été renforcé par la signature d'une convention avec l'IFDC pour la mise en place d'un système digital d’information hydroagricole. De plus, des prévisions saisonnières des pluies ont été réalisées et diffusées, renforçant ainsi les capacités de planification des acteurs du secteur agricole.
Selon la même source, le FSRP a également contribué au renforcement des systèmes régionaux et nationaux de recherche et de vulgarisation, avec des actions telles que la mise en place de plateformes d'innovation et le soutien à la distribution d'engrais, de semences certifiées et de noyaux reproducteurs de volailles. Ces initiatives ont permis de renforcer la résilience des communautés agricoles togolaises et de stimuler le développement économique dans le secteur agricole.
“Les superficies ensemencées ont été augmentées. L'amélioration des rendements a été triplée voire multipliée par quatre. Et de surcroît, l'augmentation de la production s'en est suivie”, résume le représentant du ministère togolais en charge de l'agriculture.
Renforcer l’impact auprès des femmes

Sur le terrain, ces actions du FSRP ont permis de toucher à ce jour près de 400 000 bénéficiaires, dont plus de 136 000 femmes (35 %). « Nous avons dans le projet un objectif d'atteindre 40% de femmes pour l'ensemble des bénéficiaires. Et le Togo aujourd'hui est en bonne voie pour atteindre cet objectif-là », selon Maty Ba Diao, représentante de la CEDEAO, dans le cadre de la rencontre de Lomé. « En appuyant les producteurs à la base, notamment dans la production de soja, de riz, et de volaille qui sont les chaînes de valeur prioritaires pour le Togo », ajoute-t-on.
Du reste, à l’échelle régionale, le programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l'Ouest, financé par la Banque mondiale, devrait voir le nombre de ses bénéficiaires passer de 8 à 17 pays africains.
Rappelons que la première phase du programme, annoncée fin 2021, concernait le Togo, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, avec un financement initial de 570 millions $.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Résilience alimentaire : Lomé accueille la première réunion de synthèse FSRP de l'année
Togo : réception de 34 000 tonnes d’engrais pour les agriculteurs
Résilience alimentaire : la Banque mondiale appuie la mobilisation des machines agricoles au Togo
Présent à Paris en début de semaine au siège de l'UNESCO pour le Sommet sur la Cuisson propre en Afrique, Faure Gnassingbé, le chef d’État togolais, a appelé les pays africains à parler d’une seule voix dans la promotion de meilleures pratiques de cuisson et à améliorer leurs conditions énergétiques. Ceci, en rappelant l’importance de l’implication des acteurs privés et publics. “Ma conviction est qu’à l’avenir, les avancées viendront avant tout de l’implication de la puissance publique. Bien entendu, le secteur privé jouera un rôle important dans le succès de la cuisson propre en Afrique. Le fait que l’Afrique puisse représenter environ deux tiers de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le passage à la cuisson propre ouvre des perspectives pour des solutions basées sur les crédits carbone”, a-t-il déclaré.
Dans la foulée, le président togolais a proposé quatre pistes de solution pour améliorer la préparation des repas et l’accès à l’énergie de cuisson en Afrique. Pour rompre avec l’usage du bois de chauffe et du charbon de bois, notamment dans la perspective d'une croissance verte en Afrique, le chef de l'État togolais a recommandé la vulgarisation accrue de la cuisson par gaz, la cuisson électrique, l’usage des foyers améliorés et le financement des projets liés au crédit carbone.
Le numéro 1 togolais a enfin préconisé plusieurs lignes d'action : la subvention des kits de cuisson propre à l'achat, la subvention pour assurer la stabilité des prix en vue de contrôler le coût du gaz liquéfié, l'appui des gouvernements aux ménages vulnérables, la gestion de la transition énergétique, ainsi qu’une plus grande régulation et supervision des initiatives liées au crédit carbone.
Pour rappel, le sommet sur la cuisson propre en Afrique, organisé par la BAD et l’AIE (L’Agence Internationale de l’Energie), a pour ambition d'encourager l'usage et la généralisation des modes de cuisson dits "propres", moins nocifs pour la santé et écologiquement plus vertueux, dans un contexte de changements climatiques. Faure Gnassingbé a eu une session de travail à l'Élysée, avec le président français Emmanuel Macron, ainsi que ses pairs africains de la Sierra Leone et de la Tanzanie, autour des recommandations de la rencontre.
Au Togo, la Commune Kloto 3 affiche un bilan positif en termes de résultats financiers pour l’année 2023, avec des recettes de fonctionnement supérieures aux dépenses, ainsi qu'une progression au niveau des investissements. C’est ce qui ressort notamment de la deuxième session ordinaire du conseil municipal consacrée à l’adoption du compte administratif 2023, qui s’est ouverte le lundi 13 mai à Kuma-Konda, à 12 km au nord-ouest de la ville de Kpalimé. Sous la houlette du maire Amuaku Kossi Mawuli, la session a réuni les conseillers municipaux, les chefs traditionnels de la commune et les responsables de CVD.
Ainsi, à fin décembre 2023, les recettes, de 58,6 millions FCFA en tout, étaient légèrement supérieures aux dépenses de fonctionnement, qui étaient de 57,3 millions FCFA, soit un bilan positif de 1,2 million FCFA, selon les données rapportées par l’Agence Togolaise de Presse (ATOP).
En termes d’investissement, les entrées se sont établies à 62,7 millions FCFA, contrebalançant des dépenses de 40,3 millions, soit un solde positif de 23,3 millions FCFA.
Le maire de la commune a ainsi souligné un taux d'exécution du budget 2023 de 88,12% en recettes, permettant de couvrir les dépenses d'investissement et de fonctionnement à hauteur de 70,96%.
Ce faisant, l’autorité municipale a appelé son équipe à redoubler d'efforts pour augmenter les recettes afin d'offrir davantage de services aux habitants. Au total, le budget de l'exercice 2023 s'est élevé à 137,7 millions FCFA, après l'adoption d'un budget complémentaire en juillet 2023.
Pour rappel, la commune Kloto 3 est composée de trois cantons (Kuma, Agomé Tomégbé et Agomé Yoh) et fait partie de la préfecture de Kloto, qui compte près de 146 000 habitants. La localité compte sur plusieurs atouts en matière de tourisme et d’agroforesterie.
Ayi Renaud Dossavi
La banque basée à Lomé, qui couvre les huit pays de l’UEMOA, va surtout se lancer dans une nouvelle vague d’opérations d’ici la fin de ce premier semestre, a confié à l’Agence Ecofin son président, Serge Ekué.
Depuis son arrivée à la tête de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) en 2020, Serge Ekué (photo) a activé plusieurs leviers financiers pour exploiter « pleinement le potentiel de l'institution ». Assurance-crédit, titrisation, augmentation de capital et dette super subordonnée sont au cœur de cette stratégie visant à renforcer les capacités de financement de la banque pour augmenter le financement des Etats de la sous-région de 50% à l’horizon. Pour soutenir le Plan Djoliba qui doit mobiliser plus de 3300 milliards fcfa pour atteindre ses objectifs, la BOAD se prépare à lancer une nouvelle série d'opérations financières. Décryptage.
Nouvelle assurance-crédit : après le souverain, soigner le portefeuille « privé »
Dès 2021, la BOAD a activé l’un des premiers leviers de la BOAD : la souscription à une police d'assurance-crédit. Cette première opération a porté sur un portefeuille de 44 milliards fcfa. La dynamique s’est poursuivie en juillet 2023 avec la signature d'une nouvelle police d'assurance auprès d’assureurs européens notés entre ‘A-’ et ‘AA-’, couvrant cette fois 278 milliards fcfa de prêts répartis sur l’ensemble des pays de la zone UEMOA.
Grâce à ces différentes polices, la BOAD a porté à 11 % la part de son portefeuille de prêts assurés, soit un montant de 322 milliards fcfa, l’équivalent de 500 millions d’euros. Ce mécanisme de protection vise à transférer une partie des risques de défaut à des assureurs externes. « L'assurance-crédit est une mesure de précaution essentielle qui renforce la qualité de notre portefeuille et optimise l'utilisation de notre capital », justifie Serge Ekué.
Les retombées sont notables. « Sur cette opération de 322 milliards fcfa, nous avons réussi à économiser l'équivalent de 80 milliards en fonds propres », se félicite le financier béninois. Grâce à l’effet de levier, la BOAD peut ainsi redéployer 235 milliards fcfa, augmentant sa capacité de financement pour de nouveaux projets. « Cela justifie largement l'assurance du portefeuille, ainsi que la prime que nous payons », ajoute-t-il.
Galvanisée par ce succès, la BOAD prépare déjà sa prochaine offensive sur le front de l’assurance-crédit. Serge Ekué annonce que cette fois-ci, l'accent sera mis sur des secteurs spécifiques comme l'immobilier résidentiel. « En créant un portefeuille cohérent d'expositions immobilières, la BOAD cherche à attirer des investisseurs spécialisés dans l'immobilier, tant au sein de la région qu'à l'international », précise-t-il.

Nouvelle opération de titrisation : 100 milliards fcfa dans le viseur
En parallèle, la banque basée à Lomé se prépare à lancer une nouvelle opération de titrisation. La précédente, réalisée l'année dernière, portait sur un montant de 150 milliards fcfa sur sept ans avec un taux de 6,10 %. Bien que certains aient critiqué ce taux élevé, M. Ekué défend cette stratégie en révélant les économies en fonds propres réalisées grâce à la titrisation. « Bien que nous ayons payé un taux de 6,10 %, les économies réalisées grâce à la libération de fonds propres et l'optimisation de notre bilan ont permis de générer un bénéfice net équivalant à environ 300 ou 400 points de base », explique le responsable. En d'autres termes, les revenus supplémentaires qui pourraient être obtenus par le réinvestissement des fonds propres libérés compensent largement le coût initial de l'opération.
Selon les informations, la prochaine opération de titrisation sera axée sur le secteur immobilier résidentiel. « Nous allons créer des Residential Mortgage-Backed Securities (RMBS) pour attirer des investisseurs spécialisés dans l'immobilier résidentiel », a précisé le banquier. En regroupant ses expositions dans ce domaine, la BOAD espère créer un portefeuille attractif pour les investisseurs, tant dans la région qu'à l'international. « Nous voulons récupérer dans notre portefeuille toutes les expositions dans l'immobilier résidentiel, pas commercial, pour créer un portefeuille cohérent et granulaire », a-t-il ajouté. Cette approche permettra à la BOAD de transformer des actifs illiquides en titres liquides, optimisant ainsi son bilan et augmentant sa capacité de prêt, assure-t-on.
« Le gros avantage de ces opérations est que la BOAD n'immobilise plus les fonds propres durant la durée de son engagement. Nous redonnons ainsi de la capacité bilancielle pour prêter à nouveau sans solliciter de nouveaux actionnaires », a expliqué S. Ekué. Cette opération de titrisation d'envergure, visant à mobiliser 100 milliards fcfa pour le secteur privé, est actuellement en cours de structuration. Prévue pour le premier semestre, elle représente une étape clé du vaste programme de titrisation de plus de 500 milliards fcfa destiné à financer le plan Djoliba.
Dettes super subordonnées : mi-dette mi-fonds propres
En décembre 2023, la BOAD avait frappé un grand coup en mobilisant 100 millions de dollars en dettes super subordonnées et 30 millions en capital dur, grâce à un apport de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Celle-ci aurait également joué un rôle actif dans les apports des Etats membres lors de l'augmentation du capital de l'institution de développement, contribuant ainsi à hauteur de 530 millions d'euros au total. Sur cette somme, 400 millions ont été alloués au financement de la part de l'augmentation de capital dévolue aux États.
« Trouver une banque qui investit plus d'un demi-milliard d'euros en capital dans notre zone est un signe de confiance exceptionnel", a ajouté le président de la banque, expliquant que pour les agences de notation comme Fitch, 100 % des 100 millions injectés par la banque arabe étaient considérés comme des fonds propres. « Nous montons un produit qui ressemble à des fonds propres, qui a l'odeur et la couleur des fonds propres, et qui sera reconnu par les agences de notation comme un produit proche des fonds propres ». Bien que ce ne soit pas des fonds propres au sens strict, ce mécanisme ne modifie pas l'actionnariat ni la gouvernance de la banque.

« Cela nous permet de prêter l'équivalent de 300 millions d'euros grâce à l'effet de levier, soit 400 millions d'euros injectés dans le marché", se félicite l'ancien de Natixis, poursuivant : « on a donc des capitaux frais immédiatement utilisables, et surtout, dans les métiers qui sont les nôtres, dans la conjoncture qui est la nôtre, être capable de dire que nous disposons de capitaux propres immédiatement, c'est la meilleure réponse à tous les accidents auxquels la BOAD peut être exposée, à tous les risques endogènes et exogènes ». Il se félicite que son institution soit la première banque de développement au monde à réaliser une telle opération, bien avant la Banque mondiale ou même la BAD.
Ce premier coup, selon le dirigeant, ouvre la porte à l'arrivée imminente d'un investisseur de renom, noté AA, prêt à injecter également des fonds sous la forme de dette super subordonnée. « Nous espérons conclure cette opération significative avec cet actionnaire de premier plan d'ici le mois prochain », a déclaré le président de la BOAD.
Environnement à défis
Sur cet instrument hybride, la BOAD est à la recherche de 600 millions de dollars, somme essentielle au plan de renforcement de son capital qui doit augmenter de 1,5 milliard de dollars, dont plus de la moitié a déjà été mobilisée. Ces fonds serviront d'une part à déployer le bilan de la banque, et d'autre part à protéger son profil financier contre d'éventuels chocs, afin de préserver sa notation « investment grade ». Cette orientation devient particulièrement pertinente alors que l'agence de notation Fitch a récemment révisé ses perspectives à la baisse, notamment en raison de l'arrêt des remboursements de la Guinée-Bissau, qui représente 5 % du portefeuille, une exposition que Serge Ekué considère comme « pas très élevée ».
« Nous avons tous été surpris que Fitch ait évoqué un sujet concernant la Guinée-Bissau. Nous avons tous été étonnés. Nous sommes en discussion avec eux pour voir comment corriger cela, car les montants en jeu ne sont pas très élevés, et nous pensons que ces perspectives négatives ne correspondent pas à la situation », a-t-il fait constater.
Et de poursuivre : « nous estimons que l'ensemble de nos actions, comprenant les diverses mesures d'augmentation de capital, le renforcement de nos fonds propres, ainsi que l'optimisation de notre bilan, devraient conduire à une évaluation moins sévère de la part de Fitch ».
La BOAD doit néanmoins relever un autre défi : convaincre d'autres investisseurs internationaux pour achever cette augmentation de capital. Et sur ces aspects, son dirigeant compte sur une gouvernance solide et transparente pour y parvenir. « Notre structure de capital est très saine, notre gouvernance est très saine et nous sommes très transparents », a-t-il affirmé. La banque indique ainsi collaborer déjà étroitement avec des partenaires internationaux tels que l'AFD, la KfW, la Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement pour renforcer sa capacité de financement.
Bien qu'elle soit pleinement engagée, et que l’optimisation de son bilan ainsi que le renforcement de ses fonds propres soient essentiels, la BOAD reconnaît qu'elle évolue dans un contexte complexe. Les tensions régionales exacerbées et l'augmentation des dépenses sécuritaires accentuent les défis auxquels elle fait face, notamment les besoins pressants en financement du développement. Serge Ekué a souligné que dans certains Etats, plus de 30 % du budget est consacré aux dépenses de sécurité, laissant ainsi un important déficit à combler pour le financement du développement. Ce besoin est d'autant plus criant dans un contexte de croissance démographique rapide de la région, avec une population qui double tous les 25 ans, amplifiant la demande en énergie, en santé et en infrastructures.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la commune de Tchaoudjo 1 se prépare à se doter d'un Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme (SDAU) dans le cadre du Projet d'infrastructures et de développement urbain (PIDU). Lors d'un atelier tenu le mardi 14 mai à Sokodé, le rapport provisoire de ce document a été présenté aux acteurs locaux.
Le rapport provisoire expose les premières étapes de l'élaboration du SDAU, incluant les plans d'affectation des sols, les projets structurants et les Masters plans proposés. Ces éléments seront soumis aux acteurs locaux pour analyse, afin qu'ils puissent apporter leurs contributions à l'amélioration du schéma directeur de la commune.
Une fois finalisé, ce document deviendra un outil de planification à moyen et long terme pour orienter le développement urbain de la commune. Il définira l'usage des sols, localisera les zones urbaines, les zones non urbanisables et les zones à protéger en raison de leurs caractéristiques, permettant ainsi de mieux contrôler l'expansion de la ville.
La mise en œuvre de ce schéma devrait contribuer à la sécurisation des propriétés foncières des collectivités locales, des particuliers et des domaines fonciers détenus par l'État. Il s'agit d'une avancée majeure pour garantir un développement urbain durable et équilibré dans la commune de Tchaoudjo 1.
Notons qu’hormis la Commune Tchaoudjo 1, cinq autres, le Zio 1 dans la région maritime, Ogou 1 et Kloto 1 dans les Plateaux, Tône 1 dans les Savanes, la Kozah 1 dans la Kara et Tchaoudjo 1 dans la Centrale seront aussi dotées du SDAU.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Décentralisation : des Plans Locaux d'Urbanisme en vue pour les communes du Togo
Au Togo, la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) explore les opportunités pour faciliter les transferts et les évacuations de conteneurs vers les pays de l’hinterland ouest-africain, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger. La Plateforme a récemment accueilli une délégation des directeurs généraux des conseils de chargeurs de ces pays, dans le but de renforcer leurs liens de coopération, indique l’Autorité de Coordination de la PIA.
Les discussions menées avec cette délégation ont gravité autour des défis logistiques auxquels sont confrontés les pays enclavés, ainsi que des solutions innovantes que propose la PIA pour améliorer l'efficacité des opérations de transport. Cette rencontre a été suivie d'une visite des infrastructures clés de la PIA, notamment les entrepôts, le port sec d'Adétikopé et l'usine de textile.
@PIA_Togo a accueilli une délégation des directeurs généraux des conseils de chargeurs des pays enclavés. Cette visite visait à explorer les opportunités offertes par la PIA pour faciliter les transferts et évacuations de conteneurs, et à renforcer les liens de coopération. pic.twitter.com/sTo6jwNt8u
— ACP - Autorité de Coordination de la PIA (@acp_tg) May 15, 2024
Pour l’Autorité de coordination, cette visite a été l’opportunité de renforcer la coopération régionale. Elle intervient également dans un contexte où Lomé cherche à renforcer ses relations avec les pays du Sahel, notamment en matière de transport des biens depuis son port. Lors de la visite d’une délégation nigérienne aux autorités maritimes du Togo, Lomé a émis le souhait d’ouvrir "un nouveau chapitre de coopération maritime" avec le Niger.
Il est également à noter que les pays de l'AES (Burkina, Niger, Mali) concentrent plus de 90% du trafic en transit du port de Lomé, ce qui souligne leur importance stratégique dans les ambitions du Togo de devenir un hub logistique sous-régional.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Le Niger restreint l’enlèvement du fret depuis le Togo aux véhicules nigériens et togolais
Au Togo, la troisième édition du Festival international La Marmite (FESMA) a débuté le mercredi 15 mai 2024 sur l'esplanade du Palais des Congrès de Lomé. Sous le thème : "Les enjeux de la transformation agricole et de la valorisation des produits locaux", cet événement d'envergure se tiendra jusqu'au 20 mai prochain, et se veut une nouvelle fois, un cadre de promotion de l'art culinaire africain en général, et de celui togolais, en particulier.
Réunissant des restaurateurs, producteurs agricoles, transformateurs et industriels, le FESMA 2024 mettra en lumière les produits locaux, notamment les délices culinaires des cinq régions économiques du Togo.
Au-delà de la célébration de la gastronomie, les organisateurs prévoient de faire de cet événement un stimulateur de l'économie nationale en encourageant la consommation de produits locaux. « La promotion du consommer local est en effet plus qu’une posture. Elle permet de soutenir l’activité économique partout sur le territoire. En choisissant des produits locaux, nous contribuons par ailleurs à soutenir l’emploi et l’agriculture dans les zones rurales », a soutenu, Jean-Paul Agboh, commissaire général du FESMA.

Cette troisième édition, indique-t-on, marque une étape importante vers l'inscription d'un ou plusieurs mets togolais au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. Elle s'inscrit également dans la vision de faire de Lomé, la capitale de la gastronomie africaine.
Au menu de FESMA 2024, des expositions et dégustations de mets locaux, des journées spéciales dédiées aux pains à base de farines locales et à l'alimentation scolaire.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
FESMA 2023 : 40 pays africains étaient au rendez-vous de la gastronomie à Lomé
L’Etat du Togo se prépare à une nouvelle mobilisation de fonds sur le marché des titres publics de l’Umoa. Le Trésor public du pays a lancé à cet effet, une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui sera bouclée le 24 mai prochain.
Le pays ouest africain prévoit de lever 15 milliards FCFA au moyen des BAT dont le nominal est de 1 million FCFA, émis sur la maturité 182 jours, à des taux d'intérêt multiples. S’agissant des 20 milliards FCFA restants, ils devront être mobilisés via des OAT dont le nominal est 10 000 FCFA, et qui seront rémunérées à des taux annuels de 6,15% et 6,40 sur des maturités de 3 ans et 5 ans.
Les ressources collectées serviront à financer le budget du Togo, exercice 2024, équilibré en ressources et en charges à 2 179 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Au Togo, la grande saison des pluies devrait commencer en juillet et se prolonger jusqu'en septembre, avec des prévisions de pluviométrie normale à excédentaire. C’est une information qui émane de l'Agence nationale de la météorologie (ANAMET), qui a tenu une rencontre de partage des informations agro-hydro-météorologiques et climatiques le mardi 14 mai 2024 à Lomé.
Dans le sud du Togo, les précipitations pourraient être plus abondantes que lors des saisons précédentes, ce qui augmente le risque d'inondations et de conditions météorologiques plus humides. En revanche, dans le nord du pays, l'ANAMET prévoit une pluviométrie excédentaire à tendance normale.
Ces prévisions auront un impact sur l'agriculture, avec une fin de saison agricole tardive à normale dans la zone nord. Il est recommandé de fait, aux agriculteurs de semer dès les premières pluies utiles et de privilégier les variétés de cultures à cycle court et résistantes au manque d'eau.
Sur le plan hydrologique, les écoulements seront excédentaires dans le bassin de l'Oti, ce qui pourrait entraîner des débordements. Dans le bassin du Mono supérieur, la tendance sera de moyenne à déficitaire, tandis que dans les bassins du Lac Togo et du Mono inférieur, elle évoluera de moyenne à excédentaire.
Au regard de cette prévision, les experts de l’ANAMET conseillent d'éviter l'occupation des zones inondables pour les habitations et les cultures, et de gérer de manière rationnelle les ressources en eau pour répondre aux besoins des barrages hydro-électriques et des aménagements hydro-agricoles.
Il est important de noter que ces prévisions sont susceptibles de changer en fonction des conditions météorologiques changeantes, précise l’Agence.
Esaïe Edoh
Lomé, la capitale togolaise, devient cette semaine, le centre névralgique de l'innovation agricole en Afrique de l'Ouest, en accueillant la première réunion de synthèse des missions d’appui du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) pour l’année 2024. Ce programme, financé par la Banque mondiale et soutenu par des organisations régionales comme la CEDEAO, le CILSS et le CORAF, a pour ambition d'améliorer la sécurité alimentaire et de renforcer la résilience des systèmes agricoles au niveau sous-régional.

Pendant trois jours, de ce mercredi 15 mai au vendredi 17 mai, les acteurs et partenaires du FSRP sont en travaux à Lomé pour échanger sur des thèmes cruciaux tels que les services numériques agricoles, la gestion intégrée des paysages, et le renforcement du commerce régional.
"L'objectif principal de cette réunion est de tirer les leçons apprises des missions d’appui, de consolider la coordination des activités régionales et nationales, de promouvoir l'apprentissage croisé, la création de synergies entre toutes les parties prenantes du FSRP et d'identifier les progrès accomplis ainsi que les défis rencontrés dans la mise en œuvre du FSRP", indique la coordination du programme.
L'évènement sera également marqué par une exposition des produits et technologies agricoles développés par les bénéficiaires du programme. Des producteurs, venus des principales zones agricoles du Togo, présenteront les fruits de leurs efforts, illustrant concrètement les impacts positifs du FSRP.
Pour rappel, cette première évaluation de l’année intervient dans un contexte où les actions menées par le FSRP, aux échelles nationale et régionale, ont atteint en 2023, quelque 1,3 million de bénéficiaires directs dont près de 40% de femmes. Plus précisément au Togo, Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, en Sierra Leone, et au Tchad.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi: