Togo First

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Au Togo, le Fonds d'Appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a récemment lancé ADACE, une application mobile révolutionnaire destinée à soutenir l'entrepreneuriat des jeunes togolais. L’outil numérique offre notamment des outils et ressources pour la création d'entreprise.

Disponible notamment sur la plateforme de téléchargement Play Store, ADACE propose un parcours de formation immersif, composé de jeux de simulation en français, éwé et kabyè, couvrant des aspects cruciaux comme les études de marché, techniques et financières. 

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Il s’agit pour le Fonds, de permettre aux jeunes entrepreneurs d’acquérir des compétences pratiques en prenant des décisions stratégiques dans des scénarios réalistes, à travers une approche ludique et éducative. 

L'application permet également de générer automatiquement des plans d'affaires en PDF, facilitant ainsi la structuration et la présentation des projets, indique-t-on.

Un forum d’échanges

Outre la formation, ADACE intègre un forum interactif où les utilisateurs peuvent échanger avec des experts du FAIEJ et partager leurs expériences avec d'autres créateurs d'entreprise. Une médiathèque riche en documents et médias sur l'entrepreneuriat complète cet outil, offrant des ressources continues pour approfondir les connaissances acquises.

Depuis son opérationnalisation en 2012 jusqu’à fin mars 2024, le FAIEJ revendique la création de plus de 26 000 emplois durables, pour un total cumulé de plus de 8,6 milliards FCFA de crédits octroyés aux jeunes.

Ayi Renaud Dossavi

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La Foire Internationale de Lomé, événement commercial d'envergure au Togo, revient pour sa 19e édition du 22 novembre au 8 décembre 2024 avec pour thème principal « Normes et qualités des produits et services, outils de compétitivité et d’accès aux marchés connectés ». Sa campagne de promotion est lancée le mardi 14 avril 2024 à Lomé par la ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, Kayi Rose Mivedor.

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Cette rencontre d’affaires sera marquée non seulement par des expositions, mais aussi des discussions approfondies sur les moyens d'améliorer la connectivité des marchés inter-États et de favoriser les échanges commerciaux durables. De fait, des formations et des sensibilisations seront organisées à l’endroit des opérateurs économiques togolais à l'importance du respect des normes et des standards internationaux en matière de produits et services.

Selon la ministre Kayi Mivedor, ces initiatives visent à renforcer la compétitivité des opérateurs économiques locaux et à accroître l'attractivité du Togo auprès des investisseurs étrangers.

A cette foire, les organisateurs attendent plus de 500 000 visiteurs et plus de 1000 exposants venus de divers pays du monde et issus de différents secteurs d’activités économiques togolais. Le Mali est le pays invité d’honneur pour cette édition.

Notons que cette 19e Foire de Lomé sera précédée de la 5e Foire Made in Togo, qui se tiendra du 26 juillet au 4 août 2024 au Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF). 

Esaïe Edoh 

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Au Togo, l'élection des nouveaux dirigeants de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCI-Togo) aura lieu le 30 juin 2024, selon le calendrier établi par la Commission Électorale Consulaire (CEC). Cette élection marquera la fin de la délégation consulaire mise en place en 2020 pour conduire le processus de restructuration de la Chambre.

Selon l'agenda communiqué par le président de la CEC, Dindangue Kominte, la campagne électorale pour les élections des membres de l'assemblée consulaire de la Chambre débutera le samedi 15 juin à 0h et se clôturera le 28 juin à 23h59. Pendant cette période, les candidats auront l'opportunité de présenter leurs programmes aux électeurs, essentiellement des opérateurs économiques.

Dans le cadre de la campagne, chaque candidat devrait préalablement déclarer à la mairie du territoire où il souhaite présenter son projet, au moins 48 heures à l'avance, selon le règlement prévu par la CEC. Ces mesures visent, indique-t-on, à assurer la transparence et l'organisation des élections, “tout en offrant aux candidats un cadre équitable pour présenter leurs projets aux électeurs”.

L'ensemble de ces processus, assure-t-on, vise à garantir des élections démocratiques et représentatives, permettant aux acteurs du secteur commercial et industriel au Togo de choisir les dirigeants qui les représenteront auprès de l’Etat.

Esaïe Edoh

Le Togo a joué un rôle crucial dans l'amélioration de la situation économique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). C’est ce qu’a souligné Abdoulaye Diop, président de la Commission de l'organisation sous-régionale, lors d'un entretien à Lomé avec le président togolais Faure Gnassingbé le lundi 13 mai 2024.

Abdoulaye Diop a noté que l'économie togolaise avait fait preuve de résilience malgré les impacts de la conjoncture économique internationale, permettant à l'UEMOA de maintenir sa dynamique de croissance. En effet, la croissance de la zone UEMOA est estimée à près de 6,0% en 2022, comparée à 6,1% et 1,7% respectivement en 2021 et 2020.

La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a souligné que l'UEMOA demeurait l'une des zones économiques les plus dynamiques en Afrique subsaharienne, portée par les performances des économies de ses États membres. Selon les projections de la BCEAO, la croissance de la zone UEMOA devrait s'accélérer et dépasser les 6,0% en 2024.

Parallèlement, le Togo affiche cette année un taux de croissance projeté à 6%, selon la Banque africaine de développement (BAD). Cette performance témoigne de la solidité de l'économie togolaise et de sa contribution positive à la croissance de l'UEMOA dans son ensemble.

Esaïe Edoh 

Cette semaine à Lomé, se tient une réunion régionale d’Afrique francophone dédiée à la promotion de l'Éducation Sociale et Financière (ESF) en milieu scolaire. Entamée le lundi 13 mai 2024, cette initiative de cinq jours réunit des acteurs clés de la communauté éducative, des partenaires et des parties prenantes d'Aflatoun, engagés à favoriser l'autonomie et l'éducation des jeunes dans la région.

Ce cadre crée notamment une plateforme de partage des meilleures pratiques et de solutions innovantes pour promouvoir l'ESF dans la région francophone d'Afrique. Et l’accent est mis sur les meilleures pratiques observées au Togo, en RDC et au Burkina Faso. Les discussions portent ainsi sur les expériences réussies notamment au Togo, en matière d'intégration de l'ESF dans les programmes d'études nationaux.

À l’ouverture des travaux, Mazamesso Assih, la ministre togolaise en charge de l'inclusion financière, a souligné l'engagement du gouvernement envers l'éducation et l'inclusion financière des jeunes, conformément aux projets P9 et P10 de la feuille de route gouvernementale. "Cet événement de premier plan s'inscrit dans la continuité des partenariats établis par notre pays lors de la Semaine Africaine de la Microfinance (SAM), et réunit des acteurs clés impliqués dans l’autonomisation des enfants et des jeunes adultes par l’éducation sociale et financière", a relevé la ministre.  

Cette dernière a également mis en avant la stratégie nationale d'inclusion financière 2021-2025, visant à garantir un accès élargi à une gamme de produits et services financiers pour la population.

Depuis Lomé, la réunion met en lumière l'expérience du Togo à travers le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), avec un accent sur l'éducation financière des bénéficiaires de ses programmes, et revendique environ 110 milliards FCFA de crédit accordés en 10 ans.

Ayi Renaud Dossavi

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Ce mardi 14 mai 2024, le Chef d’État togolais Faure Gnassingbé représente son pays à Paris, à un sommet de haut niveau de l’UNESCO pour la Cuisson Propre en Afrique. Organisé à l'initiative du groupe de la Banque africaine de développement et de l'Agence internationale de l'énergie, cet événement international réunit des chefs d'État et de gouvernement, des représentants d'institutions internationales, du secteur privé et de la société civile.

Au cœur des discussions, se trouve la problématique de la pollution de l'air liée à la cuisson des repas sur des feux ouverts, des fourneaux à bois, au charbon de bois et à d'autres combustibles. L'objectif principal est de faire de l'accès à une cuisson propre, un élément clé du développement durable. Ce sommet, indique la Présidence togolaise, vise à formuler des recommandations politiques solides, à mobiliser des engagements financiers et à élaborer des stratégies concrètes, notamment en matière de marchés de crédits carbone, de développement et d'égalité des sexes.

Ce devrait être l’occasion, pour le chef d’État togolais, de présenter la situation et les efforts de son pays en matière de promotion des énergies renouvelables, de protection de l'environnement et d'amélioration du cadre de vie.

Les autorités nigériennes ont décidé de prendre de nouvelles mesures concernant l’enlèvement du fret depuis le Togo, une activité désormais réservée exclusivement aux véhicules immatriculés au Niger et au Togo. Une mesure destinée à consolider la coopération avec Lomé, a soutenu Niamey, alors que les tensions avec le Bénin s’intensifient.

Le ministère nigérien des Transports et de l’Équipement, qui a annoncé cette décision, insiste sur l'importance de respecter ces nouvelles directives. "Ces mesures sont conformes à l’accord bilatéral de transport routier entre la République du Niger et la République togolaise," a déclaré le Colonel Major Salissou Mahaman Salissou, Secrétaire général du ministère, dans un communiqué publié le 11 mai.

Cependant, des exceptions seront possibles en cas de forte demande. "Sur autorisation exceptionnelle du ministre des Transports et de l’Équipement, les véhicules immatriculés au Burkina Faso, au Mali et au Ghana pourront également participer à l’enlèvement du fret," précise le communiqué.

"Tout contrevenant s’exposera aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur," a averti le ministère.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions régionales. Depuis les sanctions imposées par la CEDEAO, notamment la fermeture des frontières, le Niger a utilisé le port de Lomé pour faire transiter ses marchandises via le Burkina Faso, en les déclarant à destination du pays des Hommes intègres avant de les acheminer à destination. Mais depuis la levée des sanctions, les autorités nigériennes et togolaises ont renforcé leur coopération, plusieurs facilités ayant ainsi été offertes aux opérateurs nigériens.

Niamey, en revanche, a maintenu ses frontières fermées avec le Bénin, autrefois son principal port, en raison des tensions politiques consécutives au renversement de Mohamed Bazoum par le Général Tiani. En réponse, la semaine dernière, le Bénin a bloqué l’embarquement du pétrole nigérien au port de Sèmè-Podji, exigeant que les nouvelles autorités nigériennes normalisent d'abord les relations bilatérales en rouvrant les frontières avant toute expédition du brut, ressource cruciale pour le budget nigérien.

Si cette mesure semble une riposte aux autorités béninoises, le Togo, lui, peut se frotter les mains. Cette situation lui offre une opportunité de dynamiser les échanges commerciaux avec le Niger. Avant les récents bouleversements dans la sous-région, le Niger ne représentait que 5 % du transit via le port de Lomé, une part que Lomé a toujours cherché à augmenter.

Fiacre E. Kakpo

 

Au Togo, le projet « Appui aux populations affectées par la crise sahélienne au nord de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo et du Bénin (APAC) » a démarré en milieu de semaine dernière, le mercredi 08 mai 2024 à Dapaong. Son objectif principal est de maintenir la cohésion sociale entre les communautés touchées par la crise sahélienne, sur fond d’insécurité et de percées djihadistes dans les zones transfrontalières. 

Au niveau national, cette initiative multi-pays est portée par l’ONG Gestion de l’environnement et valorisation des produits agropastoraux et forestiers (GEVAPAF), en partenariat avec la Convention intercommunale pour le développement local des Savanes (CIDeLS). 

Avec des activités étalées sur 18 mois, APAC bénéficie à l’échelle nationale d’un financement d’environ 345 millions FCFA et couvre les régions des Savanes et de Kara, avec huit et quatre communes prioritaires respectivement. Ceci dans les domaines de l’agropastoralisme, de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes. Concrètement, les actions du projet vont se concentrer sur la communication pour un changement de comportement, la santé animale, la distribution de noyaux reproductifs de petits ruminants, les travaux à haute intensité de main-d’œuvre, le soutien aux associations villageoises d’épargne et de crédit, ainsi que les activités génératrices de revenus.

De plus, l'accès à la formation professionnelle des jeunes et la distribution de produits de première nécessité dans les zones d'accueil des populations déplacées sont également au programme. 

Notons qu’à l’échelle sous-régionale, APAC est sous la coordination de l’ONG Acting For Life et financée par le Centre de crise et de solutions (CDCS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ainsi qu'Air France, pour un montant global de près de 5,2 millions d'euros. À terme, le projet, cible directement près de 170 000 bénéficiaires et plus d’un million de personnes indirectement dans les cinq pays concernés en l’Afrique de l’Ouest.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les experts, acteurs du monde universitaire et de l'entrepreneuriat, plaident pour la mise en place d’un fonds d'investissement dédié à la recherche et à l’innovation. Le vendredi 10 mai dernier, ils ont validé un rapport, visant à renforcer le mécanisme de mise en œuvre dudit fonds. Ce mécanisme, une fois en place, aura pour mission de soutenir les projets novateurs, les chercheurs et les innovateurs, ainsi que de valoriser les résultats de la recherche.

La mise en œuvre effective de ce document validé ouvre ainsi la voie au développement d'un Fonds national de soutien à la recherche et à l'innovation. Les conclusions du document élargissent l'espace politique et institutionnel des chercheurs et des innovateurs, tout en favorisant des synergies efficaces entre le gouvernement, les universités, l'industrie et la société. Ce fonds devrait notamment être aligné sur les objectifs de la Feuille de Route gouvernementale Togo 2025.

« Ce rapport présente des recommandations pertinentes pour la mise en place d’un Fonds de Soutien à la recherche et à l’innovation. Ces recommandations sont complétées avec une feuille de route pour aller vers la mise en place de ce fonds », indique M. Kokou Tona, président du panel d'experts réunis pour la circonstance. « Le fonds dédié au ministère de l’Enseignement technique et de la Recherche, sous la supervision d’un directeur avec son équipe technique, va évoluer vers une agence gouvernementale. En ce moment, la structure de gouvernance va changer et peut encore évoluer vers une agence autonome et la structure gouvernementale va également changer », a-t-il ajouté.

Présente à la session de validation, Nathalie Bitho, présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT-Togo), a souligné l'importance de la recherche et de l'innovation pour la croissance économique et la compétitivité du Togo. La représentante consulaire a également appelé à explorer de nouvelles approches de mobilisation de ressources, notamment à travers des partenariats public-privé, pour répondre aux défis considérables de ce secteur.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, il faut désormais une autorisation préalable pour effectuer des prises de vues des établissements scolaires. Le ministre des Enseignements Primaire, Secondaire et Technique, Dodzi Kokoroko, en a fait l'annonce vendredi 10 mai. La nouvelle mesure vise à assurer le respect des élèves, du personnel enseignant, ainsi que des biens et des infrastructures scolaires, tout en coordonnant efficacement les activités pour minimiser les perturbations dans le processus d'apprentissage.

Pour obtenir cette autorisation, les demandeurs doivent remplir deux formulaires distincts : le premier concerne l'autorisation générale de tournage et de prise de vue, disponible dans les directions régionales de l’éducation, tandis que le second concerne spécifiquement la captation et la diffusion d'images d'élèves, à remplir en début d'année scolaire par les parents qui consentent à une telle utilisation dans le cadre de reportages scolaires.

« Avant toute publication, une copie de l’élément à diffuser doit être déposée à la direction régionale de l’éducation indiquée », a ajouté le ministre de tutelle. 

Notons que la mesure intervient quelques jours après que le ministre a démis de ses fonctions le proviseur du lycée d’Alokoègbé pour avoir accordé une interview à TV5 Monde sur l’état des infrastructures scolaires ; une intervention considérée comme une violation de son devoir de réserve.

Ayi Renaud Dossavi

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