Au Togo, la 4e édition du Marché International de l'Artisanat du Togo (MIATO) se tiendra l’an prochain, du 23 avril au 4 mai 2025.
Selon l’annonce du Ministère chargé du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation locale, dans un communiqué publié mercredi 7 août 2024, l’événement se déroulera, comme à l’accoutumée, sur l'esplanade du Palais des Congrès de Lomé.
A cet effet, les inscriptions seront ouvertes dans les jours à venir, indique la note adressée aux artisans, exposants et partenaires. Dans la foulée, les artisans togolais sont encouragés à se mobiliser massivement pour faire de cette édition, un succès.
Rappelons que le MIATO est un événement de promotion et de valorisation de l'artisanat africain, célébrant la diversité et la richesse de ce secteur. Pour les autorités publiques, c’est une opportunité pour les artisans de présenter leurs œuvres, de nouer des partenariats et de stimuler l'économie locale. L’édition 2023 avait connu la participation de plus de 800 exposants togolais et d’autres pays tels que la Belgique, la Tunisie, le Cameroun, le Gabon, le Tchad, le Burkina Faso, le Bénin et le Mali (alors pays invité d’honneur).
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Au Togo, le paysage des Fintech s’agrandit, avec l’arrivée d’un nouvel acteur, qui propose une solution orientée vers les groupements et associations.
La jeune startup Ollo Africa, active dans les solutions digitales d'inclusion financière, vient en effet de lancer sa nouvelle application Ohana Africa, destinée à simplifier la gestion des groupements formels et informels. L’outil veut permettre aux membres des groupements de cotiser et de faire des dons indépendamment de leur localisation, de manière hebdomadaire ou mensuelle.
« Ohana n’est pas seulement une question de sécurité. Il s’agit de rendre la vie plus facile. Que vous cotisiez pour des occasions joyeuses comme des retrouvailles ou pour des moments difficiles comme des funérailles ou des maladies, mettre de l’argent ensemble n’a jamais été aussi simple, et l’application Ohana Africa vous aide à tout suivre », a déclaré Mawuna Koutonin, PDG de Ollo Africa, Fintech promotrice de l’application.
L’application mobile espère ainsi répondre à des défis récurrents pour ces organisations formelles et informelles, de tailles diverses, notamment la collecte des cotisations, le suivi des dépenses et la nécessité de transparence.
Pour Ollo Africa, basée au Togo, et présente au Kenya et au Nigeria, c’est une contribution pour améliorer l'inclusion financière et renforcer les dynamiques communautaires au Togo et en Afrique.
L’outil numérique vient du reste s’ajouter à un paysage fintech encore modeste mais grandissant, dominé par les services de mobile money (Flooz et Tmoney) des deux opérateurs téléphoniques qui opèrent dans le pays, ou encore Semoa, spécialisée dans le mobile banking.
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Alors qu’il totalise déjà un emprunt de 531 milliards FCFA cette année sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres, le Togo prépare une nouvelle mobilisation de fonds à hauteur de 30 milliards FCFA.
Dans cette perspective, le Trésor public du pays vient de lancer une nouvelle une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui sera clôturée le vendredi 9 août prochain.
Précisément, le pays ouest-africain prévoit de collecter 20 milliards FCFA à travers l'émission de BAT de nominal 1 million FCFA, sur des maturités 182 et 364 jours.
Parallèlement, les OAT, dont la valeur nominale est de 10 000 FCFA, visent à mobiliser les 10 milliards FCFA restants. Ces obligations sont émises sur la maturité 5 ans et à un taux d'intérêt annuel de 6,40%.
Les fonds récoltés lors de cette opération permettront au Togo de financer son budget 2024 qui s'équilibre en ressources et en charges à 2 179 milliards de FCFA.
Du 8 au 23 août 2024, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) au Togo effectuera une tournée nationale d’information des consommateurs sur leurs droits et devoirs vis-à-vis des opérateurs de communication. L’annonce de cette initiative de sensibilisation, qui en est à sa quatrième édition, est faite le lundi 5 août 2024 à Lomé, lors d’une conférence de presse.
Lors de cette campagne, l’ARCEP mettra un point d’honneur à se rapprocher des consommateurs pour leur expliquer ses missions et ses rôles en matière de régulation des services de communication. Les échanges ne seront pas seulement informatifs, ils offriront également une plateforme d’écoute où les consommateurs pourront exprimer leurs préoccupations et soumettre des plaintes sur place.
La tournée sera également consacrée à la vulgarisation des procédures appropriées pour le dépôt de plaintes. Les consommateurs seront initiés aux différentes étapes à suivre afin de faire valoir leurs droits.
Dans cette perspective, l’équipe de sensibilisation comprendra également des responsables des opérateurs de téléphonie mobile notamment Moov Africa-Togo et Togocom. Selon Ouro Agoro Kader, directeur juridique et de la Protection des consommateurs à l'ARCEP, cela permettra aux opérateurs de répondre directement aux questions et préoccupations des abonnés concernant leurs services.
Cette tournée ne se limitera pas à la relation entre le régulateur et les consommateurs. Des rencontres avec les autorités communales seront également organisées pour discuter des stratégies de partenariat entre les opérateurs et les municipalités, notamment en ce qui concerne les démarches administratives.
Pour l’ARCEP, cette tournée qui va essentiellement se dérouler dans un format de dialogue, “contribuera sans aucun doute à améliorer la qualité des services offerts et à promouvoir un environnement régulé bénéfique à tous”.
Esaïe Edoh
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Le Togo sera l'hôte du deuxième Forum panafricain de protection des consommateurs le mois prochain. L’événement, à l’initiative de l’Union africaine des consommateurs (UAC) en collaboration avec la Ligue des consommateurs du Togo (LCT), se tiendra du 5 au 7 septembre 2024 dans la capitale togolaise, Lomé, autour du thème : « Renforcer la satisfaction des utilisateurs des services des télécommunications et du transport aérien pour une meilleure connectivité aérienne et numérique ».
L'objectif principal de ce forum est de remobiliser les membres de l'Union africaine des consommateurs (UAC) afin de développer des stratégies pour accélérer la mise en œuvre du marché unique du transport aérien africain (MUTAA) et renforcer la régulation des télécommunications sur le continent.
« Ce forum va regrouper plusieurs représentants des organisations de consommateurs à travers tout le continent. L'UAC vise à renforcer le lien de partenariat et de fraternité au sein des organisations de consommateurs. Nous avons mis en termes de thème général la protection des droits des consommateurs dans le secteur des télécommunications et des transports aériens », selon Dr Emmanuel Sogadji, président de la Ligue des consommateurs du Togo.
Ce dernier a souligné également que les discussions incluront des mécanismes de plaidoyer pour encourager les États à ratifier le MUTAA, facilitant ainsi la libre circulation des personnes et des biens à travers l'Afrique. « La fiscalité sera également au menu des discussions. Nous allons parler des télécommunications, qui sont aujourd'hui la base de toute activité économique de nos pays, ainsi que de nos entreprises », a-t-il déclaré.
Basée à à N’Djamena (Tchad), l’UAC a été créée en 2018 et rassemble à ce jour, 43 associations de consommateurs de 34 pays du continent africain.
Ayi Renaud Dossavi
Jusqu’au 10 août 2024, Lomé vibre au rythme du Festival International du Film du Togo (FIFTO), qui est à sa 8ème édition. L’événement culturel de grande envergure se déroule sous le thème évocateur « Cinéma togolais : de l’industrialisation au professionnalisme ».
Organisé par le ministère de la Culture et du Tourisme, le festival a pour objectif de mettre en lumière le potentiel du cinéma togolais tout en encourageant les cinéastes locaux à adopter un niveau de professionnalisme à l'international. Dans cette optique, le FIFTO attire non seulement des professionnels du cinéma togolais, mais aussi des acteurs de la scène cinématographique africaine et internationale notamment de la Côte d'Ivoire, pays invité d'honneur.
Ce carrefour d'échanges visant à établir des collaborations durables entre les professionnels du cinéma est marqué par un programme varié, comportant des ateliers et des conférences qui abordent des sujets cruciaux pour l'évolution du cinéma togolais.
Parmi les thèmes discutés, le financement et l'innovation technologique sont au cœur des préoccupations. Ces sessions, animées par des experts reconnus, permettent de fournir aux participants des outils pratiques et des connaissances précieuses pour améliorer leurs réalisations cinématographiques, indique-t-on.
Les compétitions sont également au programme, avec des concours de longs et de courts métrages pour les participants internationaux et nationaux respectivement. Ces concours visent à stimuler la créativité et à récompenser les talents émergents, tout en mettant l’accent sur l'ambition du Togo de bâtir un secteur cinématographique compétitif et visible au niveau mondial.
Le festival sera marqué également par des projections de films, qui se tiennent dans des lieux tels que les deux Canal Olympia, le centre des jeunes d’Amandahomé et le centre culturel d’Adéticopé. Pour le ministre de la Culture et du Tourisme, Kossi Lamadokou, ces projections sont dédiées à la valorisation du patrimoine national et à la promotion de l'identité culturelle togolaise.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP Togo) a lancé la distribution de semences certifiées dans la région Maritime. Jeudi 1er août dernier, une tournée a ainsi ciblé plusieurs localités, notamment Afagnan, Momé-Hagou et Tabligbo.
L'initiative, menée en partenariat avec l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT), vise à soutenir les producteurs vulnérables en leur fournissant des semences de qualité pour améliorer leurs rendements.
Selon Sewonou Yao, chef du service de vulgarisation à l’ICAT Maritime, « l'obtention d’un bon rendement dépend à 40% de la qualité des semences ». Il a ajouté que si les itinéraires techniques sont respectés, les rendements pourront atteindre 2,5 tonnes par hectare pour le maïs, 333 kg par hectare pour le riz pluvial et 6 tonnes pour le riz irrigué.
Cet appui s’inscrit dans le cadre d’une opération à l’échelle nationale, qui devrait permettre d’atteindre près de 30 000 (28 362) producteurs vulnérables répartis dans les régions de la Kara, Centrale, Plateaux et Maritime. Ces derniers bénéficieront de semences certifiées de maïs bio fortifié, de riz, de soja et de niébé. Chaque producteur recevra un sac de 10 kg de semences.
Le FSRP Togo, financé par la Banque mondiale, vise à renforcer la résilience du système alimentaire et nutritionnel du pays. Le programme se concentre sur l’amélioration des rendements et de la productivité agricole, le développement de la mécanisation agricole et l'accès aux intrants agricoles.
Les startups numériques togolaises peuvent postuler à la troisième édition du Concours Tremplin Startup UEMOA, qui se déroule simultanément dans les huit États membres de l'UEMOA, dont le Togo. L'initiative est promue par la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Pour cette édition 2024, le concours cible particulièrement les startups opérant dans divers domaines des industries culturelles et créatives (ICC). Tels que le cinéma et l’audiovisuel, la musique, les arts vivants, l’édition, les arts visuels, l’artisanat d’art, le design, la mode et les jeux vidéo.
Prix nationaux et régionaux
Au niveau national, les trois meilleures startups obtiendront des prix d’encouragement de six, cinq et quatre millions (6 000 000, 5 000 000 et 4 000 000) F CFA, indique-t-on. Il en va de même pour les structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat ayant soumis le dossier d’un lauréat d’un prix d’encouragement, qui recevront des primes d’encouragement d’un montant d’un million (1 000 000) F CFA chacune.
Au niveau régional, des prix d'excellence allant de 10 à 15 millions FCFA seront décernés aux lauréats, les cinq meilleures startups de l’espace UEMOA.
Cette édition est réalisée en partenariat avec la Chambre Consulaire Régionale de l'UEMOA (CCR-UEMOA) et, au niveau national, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo).
Les candidatures sont ouvertes depuis le 19 juillet et se poursuivent jusqu'au 20 août 2024 à 23 h 59 min GMT.
Consultez le règlement complet.
Ayi Renaud Dossavi
Le président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adedze, a pris part jeudi 1er août, au nom du chef de l’État Faure Essozimna Gnassingbé, à la cérémonie d’investiture du président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani.
Réélu avec 56,12 % des suffrages, Ghazouani a entamé son deuxième mandat en réaffirmant son engagement en faveur de la consolidation démocratique et du développement économique. La cérémonie a rassemblé de nombreux dirigeants, dont des présidents et premiers ministres d'Afrique et d'ailleurs. Parmi les personnalités présentes à la cérémonie, figuraient des chefs d'État et de gouvernement de renom, tels que Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, Adama Barrow de Gambie, Mahamat Idriss Déby Itno du Tchad, Umaro Sissoco Embaló de la Guinée-Bissau, le président Mohammed el-Menfi de Libye, le vice-président ivoirien Tiémoko Meyliet Kone ainsi que les Premiers ministres du Maroc et de l'Algérie.
Dans son discours, le président Ghazouani a promis de continuer à renforcer les politiques de protection sociale, en mettant l'accent sur l'éducation et l'intégration professionnelle des jeunes. Il a également déclaré une "guerre acharnée" contre la corruption, appelant à une mobilisation générale des forces vives du pays, y compris les médias et la société civile.
Dans un Sahel fréquemment secoué par les crises, la Mauritanie a réussi à maintenir une stabilité relative au cours de la dernière décennie. C’est dans ce contexte que le président mauritanien, également président de l’Union africaine, Mohamed Ould Ghazouani, a réitéré son engagement en faveur d'une politique extérieure dynamique. Lors de son discours d'investiture, il a promis de continuer à déployer une « diplomatie active », ancrée dans des relations de bon voisinage, le respect mutuel et une coopération profitable, tout en s’engageant fermement pour l'intégration économique du continent africain, la préservation de sa sécurité et de son autonomie, ainsi que la promotion des objectifs de l'Union africaine.
« Nous continuerons à être, comme par le passé, des gardiens de la paix, de la fraternité, de l'union et de la réconciliation entre les mondes arabe et africain », a-t-il déclaré, marquant son intention de renforcer les liens d'amitié avec les différentes communautés du continent, notamment celles avec lesquelles la Mauritanie partage des racines historiques et des intérêts communs.
Cette orientation s'aligne étroitement sur celle du Togo dont la diplomatie se focalise aussi sur le renforcement des liens interafricains et le soutien aux initiatives de paix dans la région.
Les récentes rencontres, en janvier 2024, entre les présidents du Togo et de la Mauritanie, notamment lors de la visite officielle de Faure Essozimna Gnassingbé à Nouakchott, ont mis en exergue cette convergence d'intérêts. Les deux personnalités et leurs délégations avaient discuté de coopération dans les secteurs portuaire et de la pêche, tirant parti de leurs atouts géographiques stratégiques, et avaient également abordé d’autres questions économiques, culturelles et sécuritaires, notamment concernant la crainte de l’escalade de la violence dans la région africaine du Sahel. En octobre 2021, le président togolais s'était déjà rendu à Nouakchott, où s'était tenu en marge de sa visite, un sommet mauritanien-togolais sur les questions de climat et de terrorisme.
Les échanges économiques
Entre les deux pays, les échanges économiques restent très dynamiques. En 2022, la Mauritanie a exporté pour 11,4 millions de dollars vers le Togo, principalement du poisson congelé non-fileté (8,86 millions de dollars). De son côté, le Togo a exporté pour 3,48 millions de dollars vers la Mauritanie, en grande partie du pétrole raffiné. Au cours des cinq dernières années, les exportations togolaises ont augmenté annuellement de 30,5 %.
Au Togo, la dynamique de dématérialisation de 75% des démarches administratives d’ici à 2025 se poursuit avec la mise en ligne de nouveaux services. Depuis le jeudi 1er août 2024, huit nouvelles procédures administratives liées aux opérations commerciales et artisanales sont digitalisées sur initiative du ministère du commerce, de la consommation locale et de l’artisanat.
Les services digitalisés liés au commerce sont les demandes d'autorisation préalable d'importation des produits sensibles, de mise sur le marché national des denrées alimentaires, de carte d’importateur ou d’exportateur, et de certificat d’origine hors Cedeao.
8 nouveaux services dématérialisés sur la plateforme Service Public ?
— service-public.gouv.tg (@ServicepublicTG) August 1, 2024
Le Ministère du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation Locale annonce la digitalisation de ses services ! Voici la liste des services désormais accessibles en ligne :
* Demande de certificat… pic.twitter.com/Eny5oS9GiW
S’agissant du secteur de l’artisanat, ses procédures digitalisées sont la demande de la carte professionnelle, l’enregistrement d’un apprenti, l’inscription à l’examen du Certificat de fin d'apprentissage (CFA) et la demande du diplôme. Ils sont tous accessibles dans les sections "Citoyens" ou "Professions libérales" du portail national des services publics.
L'initiative, portée par le ministère du Commerce avec le soutien de l’Agence Togo Digital (ATD), devrait simplifier les démarches administratives pour les citoyens et les entrepreneurs, indique-t-on. Elle devrait non seulement contribuer à réduire les files d'attente dans les bureaux, mais aussi rendre les services plus transparents et accessibles.
Esaïe Edoh
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