Togo First

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Seize pays de l’Afrique de l’ouest ont entamé ce mercredi 22 mai 2024 à Lomé, le processus d’élaboration de la base de données intégrée multidimensionnelle sur la biodiversité de leur zone. Ils sont réunis dans la capitale togolaise pour 3 jours à l’initiative de l’Observatoire pour la Biodiversité et les aires protégées en Afrique de l’Ouest (OBAPAO).

L’élaboration de la base de données sera précédée de l’examen et de la validation des travaux de prospection réalisés par l'Observatoire durant les 4 dernières années. Cette base de données contribuera à améliorer la conservation à long terme et la gestion durable des ressources naturelles dans les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

Ce sera également un outil stratégique pour la gestion de l'information sur la biodiversité et les aires protégées en Afrique de l'Ouest. Aussi, précise-t-on, les indicateurs clés qui y seront inclus joueront un rôle crucial en fournissant des renseignements sur l'état et l'évolution de la biodiversité, “ce qui facilitera la prise de décisions éclairées en vue de garantir une gestion durable de la biodiversité dans la région ouest-africaine".

Pour rappel, ce processus d'élaboration de la base de données est rendu possible grâce au financement de l'Union européenne à travers le 11ème Fonds européen de développement (FED), et est mis en œuvre en collaboration étroite avec l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et le Centre commun de recherche (CCR).

Esaïe Edoh 

mercredi, 22 mai 2024 16:50

Le Togo prépare son budget vert de 2025

En 2025, le Togo sera de nouveau doté d’un budget vert. Le ministère de l’économie et des finances et des département ministériels et institutions impliquées ont entamé le mardi 21 mai 2024 à Lomé, une rencontre préparatoire d’élaboration du document.

Comparé à la phase pilote qui comptait neuf (9) ministères, le budget vert de 2025 sera étendu à 25 ministères et institutions. De fait, plus de 70 points focaux des ministères et institutions concernés sont conviés à cet atelier qui se clôturera le 03 juin prochain. Ils seront formés sur les concepts de base des changements climatiques, de la protection de l'environnement, du processus de budgétisation verte et des méthodologies intégrant ces enjeux.

Grâce au budget vert, le Togo s'engage à protéger son environnement en finançant des projets destinés à lutter contre le changement climatique, indique-t-on. Pour l'année en cours, le budget vert du Togo est estimé à 118,2 milliards FCFA. Cette enveloppe est allouée à des travaux axés sur l'adaptation, l'atténuation, l'amélioration de la biodiversité, l'accès à l'eau, la lutte contre la pollution et la gestion des déchets.

Précisément, l'investissement le plus important, soit environ 66 milliards FCFA, représentant 56% du budget total, est destiné à l'adaptation aux changements climatiques. En outre, près de 30 milliards FCFA, soit 26% de l'allocation, sont consacrés à atténuer les effets du changement climatique. 

Esaïe Edoh 

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Le Fonds de Solidarité pour la Réduction de la Pauvreté (FSRP), financé par la Banque mondiale, s'apprête à déployer au Togo, le système de tableau de bord du commerce et du marché agricole de la CEDEAO, connu sous le nom d'EATM-Scorecard. Dans cette perspective, il a lancé une rencontre de formation des points focaux des structures concernées à Kpalimé (120 km au nord-ouest de Lomé), le mardi 21 mai 2024.

La rencontre rassemble une trentaine d'acteurs en présentiel ainsi qu'en ligne qui seront formés jusqu'au 25 mai prochain sur la méthodologie, la collecte, le traitement, l'analyse et le reporting des données. Ceux-ci outillés, pourront améliorer leur coopération régionale dans le domaine du commerce agroalimentaire.

En effet, le Scorecard est un outil d'analyse visant à documenter de manière approfondie le commerce intra-régional des produits agroalimentaires au sein de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Son objectif est d'identifier les lacunes dans les politiques commerciales agroalimentaires et de renforcer la mise en œuvre des politiques régionales par les pays membres.

Cette session de formation au Togo fait suite à une première formation des formateurs qui s'est déroulée en février 2024 à Abuja. Cette dernière était principalement destinée aux équipes des pays du FSRP, à savoir le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo.

Il convient de souligner que cette formation s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 3 du FSRP qui prévoit le déploiement du mécanisme de tableau de bord du commerce et du marché agricole de la CEDEAO (EATM-S). 

Esaïe Edoh

Au Togo, les cardiologues tirent la sonnette d’alarme sur la hausse des cas d’hypertension artérielle. En dix ans, la proportion de cas recensés chez les patients est ainsi passée de moins de 20 % (19,7 % en 2011) à plus de 27 % (en 2021). L'information a été partagée avec le public et les médias en marge de la journée mondiale contre l'hypertension, observée le 17 mai dernier.

« En 2021, le Togo a réalisé sa deuxième enquête qui concerne les populations de 15 à 64 ans. Il s'est avéré que l'hypertension est présente dans 27 % des cas, donc cela concerne un quart de la population togolaise », explique le Professeur Mofou Belo, professeur titulaire de neurologie et Chef de la Surveillance des Maladies Non Transmissibles au Ministère de la Santé. « C'est grave puisque c'est une valeur qui a évolué. En 2011, la même enquête a été faite et l'hypertension préoccupait les sujets dans 19,7 % des cas. » 

Notons que dans le pays, plus de 80 % des victimes d’AVC (accident vasculaire cérébral) sont hypertendues, et environ 6000 cas d’AVC sont recensés par an. « C'est un drame puisque cela concerne des personnes d'âge moyen entre 45 et 50 ans le plus souvent. On voit également des personnes jeunes être victimes d'AVC », ajoute-t-on.

Le praticien appelle ainsi à faire des contrôles une fois par an quand on est jeune, et au moins une ou deux fois par semaine pour les personnes âgées, « même si on n'est pas hypertendu ».

Si l’on incrimine notamment les modes de vie et de consommation comme étant à l’origine de cette hausse des cas d’hypertension, notamment la consommation excessive d'aliments salés, d'aliments transformés, d'alcool et de tabac, il est recommandé de faire du sport et de manger sainement.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, c’est le démarrage officiel du « Projet de protection de la côte togolaise soumise à l’érosion côtière », qui va appuyer le tronçon Katanga - Gbodjomé, sur 14 km de côte.

Financé par la Banque islamique de développement (BID ou IsBD) à hauteur de 128 millions d’euros, l’initiative de protection côtière a été lancée hier mardi 21 mai 2024, au cours d’un atelier ( de trois jours) auquel participent les différentes parties prenantes. 

La rencontre vise à “informer et partager avec les acteurs, les partenaires du projet et les autorités, les objectifs, les résultats et la stratégie d'intervention du projet. Sensibiliser les partenaires du projet et l'ensemble des parties prenantes directement concernées à la démarche globale du projet.", selon Bignoite Kongnah, directeur de cabinet du ministère des Travaux publics.

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Construire des brise-lames

Dans le détail, le projet consistera à construire des brise-lames détachés mais continus sur une distance de 14 km entre le village de Katanga et celui de Ggbodjome. L'objectif principal du projet est ainsi de protéger toutes les infrastructures économiques et sociales tout au long de la zone d'intervention du projet à hauteur de 1 mètre pour réduire l'érosion à moins de 1 mètre par an. À ces constructions s’ajoute également la réalisation d’infrastructures sociales dans la zone d'intervention. Le coût global des activités est de 129 millions d’euros (1 million d’euro qui sera financé par l’État togolais et 128 millions d’euros par la BID), pour une durée de 5 ans.

Au Togo, l’initiative viendra s’ajouter aux projets déjà en activité, notamment le programme de résilience côtière WACA-Resip, financé par la Banque mondiale puis l’Agence Française de développement (AFD), et qui a déjà installé au cours des trois dernières années des infrastructures de protection côtière sur divers tronçons de la côte togolaise, et continue actuellement avec des travaux de protection, notamment sur le tronçon Gbodjome-Agbodrafo.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le Premier ministre Victoire Tomegah-Dogbé et son gouvernement viennent de démissionner. La décision intervient en raison de la proclamation des résultats définitifs des élections législatives du 29 avril 2024, dont les résultats définitifs ont été proclamés le 13 mai dernier.

"Conformément aux usages républicains, Madame Victoire Sidemeho Tomegah-Dogbé, Premier ministre, a présenté ce jour la démission du gouvernement au Président de la République qui l’a acceptée.", indique en effet un communiqué de la présidence togolaise, en date de ce mardi 21 mai 2024.

"Le Président de la République a félicité le Premier ministre et les membres du gouvernement pour la qualité du travail accompli au service de la nation, et leur a demandé d’assurer le traitement des affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement.", ajoute-t-on.

Cette démission est survenue du reste, quelques heures seulement avant la rentrée parlementaire, qui a vu les nouveaux députés faire leurs premiers pas à l'Assemblée. La phase de transition qui s'amorce ainsi sera en vigueur, jusqu'à l'annonce de la nomination d'un nouveau gouvernement.

Au Togo, la Chambre administrative de la Cour suprême a confirmé ce mardi 21 mai 2024 la large victoire du parti Union pour la république (UNIR) aux élections régionales du 29 avril dernier. C’était lors de la proclamation des résultats définitifs qui sont d’ailleurs conformes à ceux provisoires donnés récemment par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

L'UNIR a remporté 137 sièges sur un total de 179, ce qui le place en tant que parti vainqueur des élections. Les 42 sièges restants ont été répartis entre 12 partis d'opposition et des indépendants. En détail, l'Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre a obtenu 9 sièges de conseillers régionaux, suivie par l'Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) d'Aimé Gogué avec 8 sièges. Le parti BATIR et l'Union des forces de changement (UFC) ont chacun, remporté 5 sièges.

Le regroupement politique, la Dynamique pour la Majorité du peuple (DMP) a obtenu 4 conseillers régionaux, tandis que les Forces Démocratiques pour la République (FDR) et le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) se sont contentés respectivement de 3 et 2 sièges de conseillers. Le Nouvel engagement togolais (NET), le Parti démocratique panafricain (PDP), le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR), ainsi que les listes des indépendants, la Voix des sans voix, le Nouveau départ et Honneur aux Paysans (HP) ont chacun obtenu 1 siège de conseiller régional.

Ces conseillers régionaux, élus pour un mandat de 6 ans renouvelable 2 fois, seront prochainement installés dans leurs fonctions. Parmi eux, des sénateurs seront désignés pour siéger au Sénat.

Esaïe Edoh

Au Togo, la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) a mis en place un plan de rationnement quotidien de fourniture de courant, alors que les ménages, les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les industriels du pays, sont confrontés à des interruptions imprévues.

Dans une annonce faite en fin de semaine dernière, la CEET a ainsi détaillé son plan qui va dans un premier temps, du 19 au 26 mai 2024. Ceci, pour faire face à la persistance de difficultés auxquelles font face le Togo et la sous-région ouest-africaine depuis le début du mois de mai, après un retour progressif à la normale observé à la fin du premier trimestre.

Dans la pratique, le territoire togolais a été divisé en trois principales zones, chacune à son tour subdivisée en secteurs ou regroupements de quartiers. Les ménages et les PME sont répartis dans les deux premières zones, tandis que la troisième est exclusivement réservée aux industriels.

La compagnie publique de fourniture de courant a précisé que des coupures d'électricité pourraient être mises en œuvre dans certains secteurs en fonction du déficit constaté au cours de la journée, selon les plages horaires spécifiées dans un tableau communiqué à cet effet.

En plus de dévoiler ce plan de rationnement, la CEET a donné des consignes de sécurité pour sensibiliser la population aux éventuelles perturbations dans la fourniture électrique.

"Nous vous présentons nos excuses pour les désagréments occasionnés. Nous vous assurons que toutes les mesures seront prises pour rétablir la fourniture normale de l'électricité dans les meilleurs délais et vous remercions pour votre bonne compréhension.", a notamment conclu la CEET.

Au Togo, les députés issus des élections législatives du 29 avril dernier ont effectué ce mardi 21 mai 2024 leur rentrée parlementaire. Au nombre de 113, ils ont répondu à cette première rencontre dont les travaux ont été présidés par le doyen d’âge, Aimé Gogué, de l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI).

Cette session dite de droit, sera consacrée au vote du règlement intérieur de la nouvelle assemblée et à l’élection du bureau définitif.

La session inaugurale tient conformément à la constitution togolaise qui prévoit la rentrée parlementaire le 2e mardi qui suit la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

Notons que d’après les résultats des élections législatives, l'Union pour la République (UNIR, au pouvoir) a remporté 108 sièges sur les 113 qui étaient disponibles.

Seuls 5 sièges sont revenus aux partis d’opposition à savoir 2 pour l’ADDI, 1 pour l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement), 1 pour la DMP (Dynamique pour la Majorité du Peuple), et 1 pour les FDR (Les Forces Démocratiques pour la République). 

Esaïe Edoh 

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Lomé va accueillir un nouvel acteur dans le secteur des transports urbains. Yango, filiale du géant russe de la technologie Yandex, se prépare à lancer son service de commande de taxis via une application mobile. Cette expansion en Afrique de l'Ouest s'inscrit dans la stratégie globale de Yango, déjà présente dans plusieurs pays, dont la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Cameroun. Au Togo, le service n'est pas encore opérationnel, mais selon les informations, il devrait l'être d'ici à mi-juin, l'enregistrement des chauffeurs étant en cours.

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Concrètement, via son application, Yango va permettre aux utilisateurs de commander des courses en ligne. Si en Côte d'Ivoire, son marché principal, le service est devenu incontournable, à Lomé, le VTC russe doit pénétrer un marché déjà concurrentiel. Gozem, un acteur majeur du secteur, opère dans la ville depuis plusieurs années (2018), où il propose non seulement des services de taxi mais aussi de moto-taxi et de livraison. Récemment, d'autres concurrents ont également fait leur apparition, notamment BKG SPEED, qui a racheté Klic, une autre plateforme de réservation de taxis​.

Pour les observateurs, l’arrivée d’un acteur aussi important que Yango est fortement attendue. Elle pourrait ainsi dynamiser davantage le marché des transports urbains, en apportant des solutions technologiques avancées pour améliorer l'expérience des utilisateurs.

Autre aspect, les marges de Yango au Togo ne seront probablement pas les mêmes qu'en Côte d'Ivoire. En effet, au Togo, les VTC doivent faire face à la concurrence des taxi-motos, communément appelés zémidjans, qui sont très abordables et pratiques. Les zémidjans, très populaires à Lomé, offrent un moyen de transport économique et rapide, particulièrement adapté aux trajets courts et aux déplacements dans le trafic dense de la ville​​.  

Si contrairement à  Gozem, Yango prévoit de se concentrer principalement sur le segment des voitures, avec l'essor rapide de l'utilisation des smartphones et de l'internet au Togo, le VTC russe pourrait trouver une base d'utilisateurs fidèle, si elle parvient à s'adapter aux spécificités locales et à offrir un service de qualité constante. Reste à voir comment Gozem et les autres acteurs réagiront face à ce nouveau concurrent de taille.

Fiacre E. Kakpo

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