Au Togo, la commune de Kloto 1, située dans la région des Plateaux, a arrêté pour l'exercice 2023 des dépenses et des recettes qui s'équilibrent à 330 millions FCFA. C’est ce que révèle le compte administratif, adopté lors d'une session ordinaire du conseil municipal, dédiée à l'examen du compte administratif de l'année 2023, et qui s’est ouverte le mercredi 29 mai dernier.
Cette session de dix jours réunit ainsi depuis la semaine dernière, divers acteurs, dont le Secrétaire général de la préfecture de Kloto, le maire de Kloto 1, ainsi que des conseillers municipaux et un large public, comme le révèle l’ATOP.
Outre l’adoption du Compte administratif, les travaux concernent la gestion des biens communaux et la révision du fonctionnement de certaines structures municipales.
Le maire de Kloto 1, Winny Yawo Dogbatsè, a exprimé sa gratitude envers la population pour son soutien et encouragé une participation active dans l'élaboration du budget 2025, dans un esprit de budget participatif.
Au Togo, dix forages équipés de pompes photovoltaïques seront réalisés dans la région des Savanes grâce à un financement du Japon et la collaboration de l’Unicef, à hauteur d’un milliard FCFA. Les travaux ont été officiellement lancés en fin de semaine dernière à Cinkassé par le ministre chargé de l’eau et de l’hydraulique villageoise, Yark Damehane.
Le chantier s’inscrit dans le cadre du programme ‶Réponse aux besoins urgents pour les enfants, adolescents vulnérables et familles dans le nord du Togo”. Outre les forages, la construction de toilettes, la distribution des kits d’hygiène ainsi que la prévention de la malnutrition chez les enfants de moins de deux ans, sont prévues.
A terme, les ouvrages vont soutenir les populations affectées par le débordement de la crise du Sahel dans la région des Savanes et leur offrir de meilleures conditions de vie.
« L’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires sûres est un pilier fondamental de l’action du gouvernement pour prévenir des maladies et assurer des conditions de vie dignes aux populations », a souligné le membre du gouvernement.
Notons que diverses actions ont été entreprises par le gouvernement togolais et ses partenaires pour améliorer l'accès à l'eau potable et à l'assainissement.
En effet, l'année dernière, près de 100 ouvrages d'eau et d'assainissement ont été remis aux populations des Savanes, avec le soutien du Japon et de l'Unicef. L'objectif est d'atteindre un taux de desserte nationale en eau potable de 85% d'ici à 2025.
Esaïe Edoh
Annoncée depuis plusieurs mois, la Semaine de l’Intelligence Artificielle (SIA) se tiendra du 04 au 08 juin 2024 à l'Hôtel 2 Février et est placée sous le Haut Patronage du Président togolais, Faure Gnassingbé.
Sous le thème « L’IA AU TOGO ET EN AFRIQUE : ÉTAT DES LIEUX, OPPORTUNITÉS ET ENJEUX SOCIÉTAUX », la rencontre annonce un programme varié, comportant des conférences qui seront animées par des experts, des ateliers interactifs, des démonstrations technologiques et des présentations par des entreprises innovantes dans le domaine de l'IA.

Il s’agira, avec cette rencontre, de sensibiliser et d'éduquer le grand public sur l'importance et l’impact croissants de l’IA dans le monde contemporain, de faciliter la compréhension de cette technologie grâce à des approches pratiques, et d’encourager les échanges entre professionnels, académiques et passionnés de technologie.
Naturellement, la rencontre de cinq jours devrait également être une importante opportunité de réseautage et d'échanges professionnels autour des questions technologiques.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Chef d’État togolais, Faure Gnassingbé, est arrivé dimanche à Séoul, en Corée du Sud, où il devra prendre part, les 04 et 05 juin 2024, au premier sommet Corée-Afrique. Sur invitation de son homologue coréen, Yoon Suk-yeol, le numéro 1 togolais participera à la rencontre sous le thème : « L'avenir que nous construisons ensemble : Croissance partagée, durabilité et solidarité ». Il s’agit, indique-t-on, de définir les contours d'un “partenariat solide et diversifié” entre les pays participants et la République de Corée.
En marge de ce sommet, un forum économique sera organisé afin d'explorer en profondeur les opportunités de partenariat entre le Togo et la Corée du Sud, dans divers secteurs. Notamment l'économie, les investissements, l'énergie, le commerce, les infrastructures, l'agriculture, le numérique, la santé et l'éducation.
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Le Président Faure Essozimna Gnassingbé s'entretiendra également en tête-à-tête avec son homologue, Yoon Suk-yeol, sur les perspectives de renforcement de ce cadre de partenariat mutuellement bénéfique.
Rappelons que les relations diplomatiques entre le Togo et la Corée du Sud sont établies depuis 1963 et ont évolué vers une coopération multiforme, en phase avec les enjeux contemporains, notamment la sécurité alimentaire, sanitaire et les changements climatiques. La Corée est notamment active sur le projet de l’agropole de la Kara, et appuie des initiatives de soutien à l’éducation dans la région des Savanes.
Ayi Renaud Dossavi
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Près de 3 milliards FCFA déboursés par la Corée du Sud pour la région des Savanes
L’Office Togolais des Recettes (OTR) a annoncé vendredi 31 mai 2024, la reprise des paiements des impôts, droits et taxes sur les plateformes de l’Union Togolaise des Banques (UTB) et de l’International Bank Togo (IB Bank-Togo, anciennement BTCI). Une semaine plus tôt, le fisc avait suspendu provisoirement les opérations via ces deux banques pour des raisons de dysfonctionnements techniques relevés dans leur collaboration.
La reprise des opérations de paiement d’impôts, droits et taxes sur ces plateformes bancaires selon l’administration fiscale, fait suite à la résolution des dysfonctionnements évoqués. « Les services des paiements à travers les plateformes informatiques des banques commerciales partenaires Union de banque (UTB) et International Business Bank-Togo (IB Bank-Togo) sont à nouveau rétablis et disponibles », précise l’équipe de Philippe Tchodié.
En rappel, l’OTR poursuit un objectif de mobilisation de 1042 milliards FCFA cette année fiscale 2024.
Esaïe Edoh
L’Etat du Togo va boucler une nouvelle sortie sur le marché des titres publics de l’Umoa le 7 juin prochain. Occasion pour le Trésor public du pays qui vient de lancer une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) d’effectuer un nouvel emprunt de 35 milliards FCFA.
Pour cette émission, le pays a prévu de lever 15 milliards de FCFA à travers les BAT, dont le nominal est de 1 million de FCFA, sur une échéance de 182 jours, à des taux d'intérêt variables. Les 20 milliards de FCFA restants seront mobilisés à travers des OAT ayant 10 000 FCFA comme nominal et offrant des taux d'intérêt annuels de 6,15% et 6,40% pour des maturités de 3 et 5 ans respectivement.
Les fonds récoltés serviront à financer le budget du Togo pour l'exercice 2024, évalué à 2 179 milliards de FCFA, équilibré en ressources et en dépenses.
Il est à noter que cette année, le Togo a déjà mobilisé 393 milliards de FCFA selon l'Agence Umoa-titres, alors que son objectif annuel est de lever 607 milliards de FCFA auprès des investisseurs de la sous-région.
Esaïe Edoh
Après avoir assuré entre 2021 et 2023, 11 % de son portefeuille de prêts, constitué principalement de prêts souverains, la BOAD vient de signer un nouvel accord d'assurance-crédit avec l'African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI), l'assureur panafricain, noté « A/Stable », jeudi dernier (30 mai), en marge des rencontres annuelles de la BAD, à Nairobi, au Kenya.
Objectif : assurer un ensemble de prêts qu'elle a offerts à des entreprises dans cinq pays d'Afrique de l'Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Sénégal et Togo. Ensemble, ils ont signé une assurance qui protège 100 millions d'euros de ces prêts contre le risque que les emprunteurs ne puissent pas rembourser.
La couverture qui s'étend sur cinq ans, vise à sécuriser la BOAD contre les risques de défaut de paiement, tout en permettant à l'institution d'accroître ses capacités de prêt, ont expliqué les deux institutions. Cette stratégie pourrait potentiellement augmenter les investissements dans des secteurs économiques clés tels que l'énergie, les transports, le numérique, les services financiers et le logement, espère la banque régionale, dirigée par Serge Ekue.
Dans le détail, le mécanisme de couverture prend en charge les premières pertes sur le remboursement du principal, jusqu'à hauteur de 100 millions d'euros pour un encours total de 224 millions d'euros de prêts assurés. « Cette opération avant-gardiste marque une étape importante dans notre stratégie visant à tirer parti du marché de l’assurance-crédit, que nous avons lancée en novembre 2021 », assure Serge Ekué, président de la BOAD.
Avec cette opération qui concerne cette fois le secteur privé, la part couverte par une assurance du portefeuille de prêts de la banque ouest-africaine atteint environ 15 %, essentiellement prise en charge par des institutions de notation A. Ce qui contribue à améliorer la notation globale du portefeuille et la réputation de la banque sur les marchés financiers, selon le président de la BOAD. Depuis 2021, la BOAD a activé plusieurs de ses leviers pour optimiser son bilan. La souscription à une police d'assurance-crédit est un de ces leviers.
La première opération d’assurance-crédit avait porté sur un portefeuille de 44 milliards FCFA. La dynamique s’est poursuivie en juillet 2023 avec la signature d'une nouvelle police d'assurance auprès d’assureurs européens notés entre ‘A-’ et ‘AA-’, couvrant cette fois 278 milliards FCFA de prêts répartis sur l’ensemble des pays de la zone UEMOA. « L'assurance-crédit est une mesure de précaution essentielle qui renforce la qualité de notre portefeuille et optimise l'utilisation de notre capital », justifiait il y a moins d’un mois Serge Ekué face à la presse.
Fiacre E. Kakpo, Envoyé spécial à Nairobi
20 jeunes Africains et Afrodescendants seront à Lomé en octobre prochain pour prendre part au 9e Congrès panafricain, en plus des différentes délégations attendues. Leur liste vient d’être dévoilée cette semaine par le Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, qui pilote la préparation pour ce rendez-vous panafricain au Togo.
Les vingt jeunes ont été sélectionnés suite à un appel lancé par le ministère de tutelle, en marge de l’organisation du Congrès panafricain de Lomé. Ils sont représentatifs de diverses régions du continent, de la diaspora et des communautés d’ascendance (Afrique de l’Ouest, centrale, Afrique du Nord, Afrique de l’Est, Afrique australe, diaspora africaine et communautés d’afrodescendants). Ils prendront part à cet événement du 29 octobre au 02 novembre 2024.

Avec pour thème général, «Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales: mobiliser les ressources et se réinventer pour agir», le Congrès de Lomé ambitionne de créer un espace pour le dialogue, l'innovation et l'action en faveur du développement et de la coopération en Afrique.
Consultez la liste des 20 jeunes retenus
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Au Togo, différentes représentations diplomatiques (missions diplomatiques, postes consulaires et organisations internationales) ont été sensibilisées cette semaine sur le recrutement local. C’était à l'occasion d’une réunion d'information et d’échanges sur la réglementation en matière de recrutement du personnel local et des procédures de règlement des litiges, organisée par le ministère des Affaires étrangères le mardi 28 mai dernier.
La rencontre a permis notamment de mieux leur présenter la réglementation nationale en matière d'embauche et d’identifier les défis liés à l'emploi des travailleurs locaux, tout en explorant des solutions pour les surmonter.
La rencontre visait à aborder « tout le spectre du champ de la réglementation en matière de recrutement du personnel local », selon Afo Salifou, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, afin qu’à terme, « des orientations et recommandations constructives permettent de prévenir au mieux les litiges ou, à tout le moins, d’instaurer un climat de franche collaboration dans le cadre de la résolution des différends qui surviennent », a-t-il ajouté.
Il s’agissait notamment d’aider à aplanir les difficultés qui surviennent parfois lors de la mise en œuvre des contrats entre ces représentations diplomatiques et le personnel local, causant le non-respect des droits et obligations mutuels ou des interprétations divergentes des clauses contractuelles.
Au sortir de la rencontre, un modèle de contrat de travail a été proposé pour servir de référence aux parties concernées.
Cette année 2024, le Togo veut mettre en terre 2 millions d’arbres, à l'occasion de la Journée de l'Arbre, prévue le samedi 1er juin 2024. La journée va également lancer la campagne nationale de reboisement.
L'annonce a été faite par le ministre de l'Environnement, Katari Foli-Bazi, lors d'une conférence de presse tenue hier jeudi 30 mai, dans la forêt privée du village d'Amakpapé, à 65 kilomètres au nord de Lomé.
Pour l'officiel togolais, cet événement souligne l'engagement du gouvernement togolais dans la lutte contre le changement climatique et la préservation des ressources forestières du pays. Ainsi, selon Foli-Bazi Katari, le reboisement est devenu une priorité nationale, avec pour objectif de planter un milliard d'arbres au cours des dix prochaines années. « Le gouvernement togolais, dans sa volonté politique et dans le souci d’accélérer l’inversion de la tendance de la dégradation des ressources forestières à travers une incitation manifeste au reboisement à grande échelle, a fait du reboisement une priorité nationale en vue de lutter contre le changement climatique et améliorer les conditions de vie de sa population », a-t-il indiqué.
Pour la campagne de cette année, plus de 21 millions avec pour objectif de couvrir un peu plus de 125 000 hectares de terrain.