Togo First

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Le Togo est l’un des pays africains attendus à la 9ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), prévue en 2025. A environ une année de l’événement, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a participé à une réunion ministérielle de préparation tenue du 21 au 25 août 2024 au Japon. 

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Cette rencontre visait à définir les grandes lignes des discussions de la conférence à venir, avec un accent particulier sur la coopération entre le Japon et les pays africains, ainsi que sur les défis actuels et futurs du continent. Précisément, lors de la réunion préparatoire, les ministres conviés ont abordé des sujets relatifs au renforcement des relations bilatérales entre le Japon et l’Afrique, à la promotion de solutions innovantes, et à la gestion des défis économiques, sécuritaires et environnementaux. Ceci, en lien avec le thème de la TICAD 9 qui sera axé sur « la co-création de solutions innovantes avec le continent africain ».

La participation du Togo à cette rencontre s’inscrit dans sa volonté de renforcer ses liens avec le Japon, indique-t-on. Dans cette optique, en marge des discussions, Robert Dussey a animé une conférence à l’Université Sophia de Tokyo sur la paix et la sécurité en Afrique avec un focus sur le rôle du Togo dans la médiation sous-régionale. Il a également rencontré son homologue japonaise, Yoko Kamikawa, pour discuter de la feuille de route gouvernementale togolaise (TOGO 2025) et des ambitions du Togo de devenir un hub sous-régional.

Rappelons que depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques en 1960, le Togo et le Japon ont développé une coopération fructueuse, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la santé, et de l’éducation. Le Japon soutient plusieurs projets de développement au Togo, y compris des initiatives pour améliorer la sécurité alimentaire et les infrastructures.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les cinq hôpitaux mère-enfant, dont la construction a été annoncée il y a deux ans par le gouvernement, devraient être réceptionnés d’ici à la fin de l’année. C’est ce qu’a laissé entendre Victoire Tomegah Dogbé, Premier ministre togolais, dans sa déclaration de politique générale devant le Parlement, vendredi 23 août dernier.

« D'ici à la fin de cette année, nous allons réceptionner les cinq hôpitaux mère-enfant », a ainsi déclaré au cours de ce rituel républicain qui lui a permis de présenter les grandes lignes des ambitions de sa nouvelle équipe de 35 ministres.

Il faut rappeler que ces infrastructures, annoncées en conseil des ministres en avril 2022, comptent pour un hôpital par région. Le plus grand, l’hôpital mère-enfant pour la région maritime (incluant le Grand Lomé), devrait avoir une capacité de 175 lits, avec pour ambition de devenir un centre de référence nationale. Les autres centres, plus petits, devraient avoir une capacité de 50 lits, selon les informations initiales.

La construction de ces hôpitaux n’est que l’une des annonces du gouvernement Dogbé en matière de santé. La cheffe du gouvernement a en effet évoqué d'autres travaux, indiquant que la santé sera un axe prioritaire de ce gouvernement de transition, dans la continuité de ce qui était déjà en cours. Elle a également annoncé que « le gouvernement s'attellera dans ce sens à construire et à équiper environ 80 nouvelles formations sanitaires qui vont s'ajouter aux 200 déjà terminées. »

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les inscriptions pour le compte de l’année académique 2024-2025 dans les Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD) se poursuivront jusqu'au 13 septembre 2024. Cette prorogation a été décidée en fin de semaine dernière par l'Agence Education-Développement (AED) qui assure la gestion de ces instituts, alors que les inscriptions prenaient fin le 08 août 2024.

Ceci est une nouvelle opportunité offerte aux jeunes togolais âgés de 16 à 29 ans de soumettre leurs candidatures pour les formations proposées. Ceux-ci, détenteurs d'au moins le Brevet d'Études du Premier Cycle (BEPC), peuvent postuler dans l'un des trois domaines disponibles actuellement : l’aquaculture (IFAD d’Elavagnon), l’élevage (IFAD de Barkoissi), et les métiers du bâtiment (IFAD de Lomé).

D’après l’AED, la candidature s’effectue sur le site officiel ou directement dans l'un des IFAD.

Les jeunes qui seront retenus recevront une formation de 3 ans, sanctionnée par un Baccalauréat Professionnel. Ils seront dotés de compétences pratiques et spécialisées, en adéquation avec les besoins du marché du travail togolais, indique-t-on, conformément à l’ambition des autorités togolaises traduite via la création des IFAD : former des ressources humaines qualifiées pour répondre aux exigences du développement du pays. 

Esaïe Edoh

Le Togo va effectuer son 5ème Recensement National de l'Agriculture (RNA 5). Annoncée le 23 août 2024 par le ministre de l’Agriculture, Antoine Gbegbeni, lors du Conseil des ministres, cette nouvelle opération sera organisée 12 ans après la dernière, survenue en 2012.

Le RNA 5 devrait permettre aux autorités, notamment celles chargées de l’agriculture de collecter des données désagrégées précises et indispensables pour une évaluation rigoureuse des politiques et projets agricoles en cours. Alors que le secteur agricole togolais connaît des évolutions significatives depuis le dernier RNA 4, (en 2012), ces nouvelles informations, précise-t-on, aideront à mieux comprendre la situation actuelle du secteur, identifier les défis à relever et à formuler des réformes adaptées aux réalités du terrain.

Au moyen de ce recensement qui s’étendra sur une période de 24 mois, l’idée est également de collecter des informations qui pourraient être utilisées pour le rebasage du Produit intérieur brut (PIB) du pays. En effet, selon les données du RNA 4, l'agriculture togolaise occupe une place centrale dans l'économie du pays, employant environ 60% de la population active et contribuant à près de 40% du PIB.

Les autorités togolaises annoncent que le « cadre juridique et institutionnel » de cette opération « sera prochainement consolidé par un décret qui va ouvrir la voie à la phase opérationnelle du projet ».

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’exécutif nouvellement formé vient de nommer cinq nouveaux gouverneurs, à raison d’un par région. Ces derniers ont été annoncés hier, vendredi 23 août 2024, lors du premier conseil des ministres de ce gouvernement de transition.

Ces nominations marquent l'opérationnalisation des régions en tant que collectivités territoriales et interviennent à la suite de la proclamation par la Cour suprême des résultats définitifs des élections régionales du 29 avril 2024.

Ainsi, Affoh Atcha-Dedji (anciennement ministre chargé des transports) a été nommé gouverneur de la région des Savanes, le général de brigade Komlan Adjitowou prend les rênes de la région de la Kara, tandis que le général de brigade Dadja Maganawé dirigera la région des Plateaux. Monsieur Taïrou Bagbiegue a été désigné gouverneur de la région Maritime, et Madame Zouréhatou Kassah-Traore (précédemment Ministre en charge des Travaux Publics), devient pour sa part, gouverneure du District Autonome du Grand Lomé (DAGL).

Pour l'exécutif, ces nominations interviennent dans un contexte sécuritaire exigeant une présence renforcée de l'État et une meilleure coordination des politiques publiques.

Rappelons que le gouverneur est placé sous l'autorité du ministre chargé de l'Administration territoriale et est responsable de l'exécution des lois et des règlements ainsi que de la mise en œuvre de la politique définie par le gouvernement dans tous les domaines. 

L'Office Togolais des Recettes (OTR) a mobilisé 515 milliards FCFA, soit un peu plus de 50% de son objectif annuel fixé à 1048 milliards FCFA. Ceci représente une augmentation de 39% par rapport aux 368,32 milliards FCFA collectés au cours du premier semestre 2023, comme l’indique le Tableau des opérations financières (TOFE) à fin juin 2023.

Selon Philippe Kokou Tchodie, Commissaire général de l'OTR, ce niveau de mobilisation a dépassé les prévisions de 484,6 milliards FCFA pour les six premiers mois de l'année, atteignant ainsi un taux de réalisation de 106,4 %. Cette réussite est attribuée aux diverses réformes mises en œuvre, notamment le système de tracking des marchandises, ainsi qu'à une gestion efficace des impôts, des douanes et du cadastre.

Ce succès confirme la tendance positive dans la mobilisation fiscale au Togo, marquée par une augmentation continue des recettes fiscales collectées. Pour rappel, l'OTR avait déjà levé 207 milliards de francs CFA au premier trimestre 2024, soit une hausse de 17 % par rapport aux 176,8 milliards FCFA collectés au cours de la même période en 2023.

Esaïe Edoh

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Le Togo prend la présidence tournante de la Plateforme des Régulateurs de l’Audiovisuel des pays membres de l’UEMOA et de la Guinée (PRA-UEMOA-Guinée). L’information a été officialisée par le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Pitalounani Telou.

« Le Togo a été choisi dans le cadre de la présidence tournante à la tête de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel », a-t-il annoncé, précisant que « cette responsabilité permettra à la HAAC « de conquérir de nouveaux horizons ».

Le pays va assurer cette responsabilité, par le biais du président de l’organe de régulation des médias, Pitalounani Telou qui débute son mandat de 2 ans à partir de la 11e assemblée générale de l'institution qui se tiendra du 28 au 31 août prochains.

A la tête de PRA-UEMOA-Guinée, le Togo aura entre autres missions principales, la mise en œuvre effective de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) dans les États membres.  C’est un projet qui vise à moderniser les infrastructures audiovisuelles et à améliorer la qualité de la diffusion. Il est crucial pour le développement du secteur de l'audiovisuel en Afrique de l'Ouest, apprend-on. 

Esaïe Edoh 

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Le Togo, à la clôture de sa nouvelle sortie sur le marché des titres publics de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), a mobilisé 29,4 milliards FCFA alors qu’il avait prévu 30 milliards FCFA. Cette mobilisation porte à 593 milliards FCFA les ressources qu’il a mobilisées sur le marché financier régional. Ceci équivaut à 97 % de son ambition de l’année qui est de 607 milliards FCFA.

Selon le rapport de l’opération consulté par Togo First, le pays côtier a collecté 17,1 milliards FCFA sur les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) stipulées sur 3 et 4 ans et aux taux d'intérêt annuel de 6,15% et 6,40%. Au même moment, sur les Bons Assimilables du Trésor (BAT) de maturité 182 jours au taux d'intérêt multiple, le pays a engrangé 12,3 milliards FCFA.

A noter que ce sont 29 investisseurs qui ont participé à l’opération pour collecter 33 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 111,67% du montant initial recherché.

Ce nouvel emprunt devrait permettre au Togo de poursuivre le financement de son budget exercice 2024 qui s’équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards de FCFA.

Esaïe Edoh

Nommé le 20 août dernier ministre délégué auprès du ministre du Développement à la Base, de l'Inclusion financière, de la Jeunesse et de l'Emploi des jeunes au Togo, Abdul-Fahd Fofana, 35 ans, n’est pas un inconnu dans les cercles du pouvoir. Il incarne désormais cette nouvelle génération de technocrates africains qui progressent rapidement sur l’échiquier politique.

Son parcours, qui l’a mené des amphithéâtres de l’Université de Lomé aux bureaux feutrés de l’OCDE, en passant par les conseils du Tony Blair Institute, est loin d’être ordinaire.

C’est à Lomé que tout commence. Brillant étudiant, il gravit rapidement les échelons académiques et décroche un doctorat en économie internationale en 2017. Sa thèse, fouillée et avant-gardiste sur les chaînes de valeur mondiales, fait mouche dans les milieux académiques. Mais Fofana n’a pas l’intention de rester confiné dans l’univers théorique. Enseignant-chercheur à l’Université de Lomé, il se forge un profil de praticien rigoureux, bien loin des clichés de l’intellectuel en tour d’ivoire.

En 2017, il fait un premier saut dans le monde professionnel en rejoignant le ministère de la Planification et du Développement du Togo comme consultant. C’est là qu’il commence à se faire un nom.

L’appel de l’international ne tarde pas à se faire entendre. En 2018, il intègre le Tony Blair Institute for Global Change, où il gravit les échelons à grande vitesse. Pendant près de cinq ans, il est au cœur de la machine à conseiller les gouvernements, jonglant entre recommandations stratégiques et analyses pointues. Cette expérience l’amène à travailler directement avec la Présidence togolaise où il devient un pion essentiel sur plusieurs dossiers liés notamment à l’investissement. 

En 2022, Fofana rejoint l'OCDE en tant qu'économiste, où il se spécialise sur les questions de transformation structurelle des pays en développement, notamment en Afrique. Il y affine ses compétences et se concentre sur des politiques visant à ce que la mondialisation profite à tous. À ce poste, il accompagne plusieurs visites du Président Faure Gnassingbé en Europe, ce qui renforce sa visibilité sur la scène internationale.

Malgré les sirènes de l'international, Fofana garde le Togo en ligne de mire. En 2021, il fonde Youth For Youth en Afrique de l'Ouest, une initiative dédiée à la formation des jeunes en soft skills. En parallèle, il fédère les jeunes de la diaspora togolaise en Europe autour d’initiatives similaires.

Aujourd’hui, au cœur du dispositif gouvernemental togolais, Abdul-Fahd Fofana portera-t-il réellement les espoirs d’un renouveau ? Ses années passées à scruter les rouages de l’économie mondiale lui donnent-elles un avantage certain pour relever le défi de l’inclusion financière, un chantier titanesque dans un Togo en quête de modernisation et confronté aux défis du sous-emploi et de la pauvreté ? Les attentes sont énormes : améliorer l'accès aux services financiers pour les populations marginalisées, stimuler l'emploi des jeunes dans un contexte de croissance démographique galopante, et surtout, traduire les politiques en résultats tangibles sur le terrain. Réussir à concilier ces différentes priorités sera un test décisif pour ce nouveau visage du gouvernement togolais.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, les inspecteurs phytosanitaires se forment pour un meilleur contrôle aux frontières, des entrées de marchandises. C’est dans le cadre d’un atelier visant à renforcer leurs capacités, ouvert en début de semaine, à l'initiative de la Direction de la protection des végétaux, et le Comité SPS (Sanitaire et Phytosanitaire), et avec le soutien du groupe de la Banque mondiale. L’objectif principal de cet atelier est d'améliorer la reconnaissance des organismes de quarantaine et d’harmoniser les pratiques de contrôle phytosanitaire à travers le pays.

Ce sont au total, plus de quarante inspecteurs phytosanitaires, venus de toutes les régions du Togo, qui ont pris part à cette session de formation. Ils ont été formés à la reconnaissance des principales maladies et des prédateurs, ainsi qu'aux méthodes de lutte correspondantes. Il s’agit à terme d’avoir une approche cohérente et efficace aux frontières, et de décider avec précision des mesures à prendre pour protéger le pays contre les ravageurs et les maladies importées.

« Le Togo a aujourd’hui, une liste officielle de ces organismes ; maintenant, ces inspecteurs sont formés sur la reconnaissance des maladies, la reconnaissance des prédateurs de manière qu’au niveau des frontières, ils sachent quelles décisions prendre lors des inspections, lors des contrôles, ce qui va rentrer, ce qui va être mis en quarantaine afin que notre pays soit protégé contre ces ravageurs », a indiqué Dr Chantal Goto, Présidente du comité SPS Togo.

Ces travaux s’inscrivent dans la vision plus large de faciliter des échanges commerciaux tout en assurant la sécurité sanitaire, de réduire les coûts liés aux contrôles tout en accélérant le passage des marchandises.

La formation qui se déroule en deux sessions, prendra fin au 31 août. 

Ayi Renaud Dossavi

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