Togo First

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Au Togo, après les élections législatives et régionales le 29 avril dernier, le cap est désormais mis sur les élections sénatoriales. Alors que la date précise n'est pas encore fixée, le ministre de l'Administration territoriale, Hodabalo Awate, a enclenché le processus en demandant à travers une note officielle aux maires, par le biais des préfets, de fournir des informations personnelles sur chaque conseiller municipal.

Ces informations seront essentielles pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI) afin de constituer la liste électorale des grands électeurs pour les élections sénatoriales de 2024. Les documents requis doivent parvenir au ministère au plus tard le vendredi 7 juin 2024, comme l'indique la note officielle.

Le corps électoral qui inclura des conseillers municipaux et régionaux, va élire les 2/3 des membres du Sénat. Le 1/3 restant sera choisi par le président de la République.

La mise en place du Sénat est cruciale pour élire le prochain président de la république et le président du Conseil des ministres conformément à la nouvelle constitution en vigueur depuis le 6 mai dernier.

Il est à noter que cette mise en place du Sénat constitue une première pour le Togo.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, la Société de dragage des transports et de prestation des services (SDTPS) a récemment rejoint la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Sur l’espace logistique, elle mènera des activités d’élingage.

Fondée en septembre 2022, cette entreprise de droit togolais se spécialise dans l’élingage, une procédure essentielle pour garantir la sécurité des conteneurs lors de leur transport. En effet, l'élingage consiste à attacher solidement un conteneur sur un châssis, une remorque ou un plateau de camion afin de prévenir tout risque de chute ou de dommage pendant le trajet.

Sur la PIA, la SDTPS annonce qu'elle peut sécuriser un conteneur en une moyenne d'une minute. Elle revendique également une capacité pouvant atteindre jusqu'à 1000 conteneurs par jour.

« Nous nous engageons à être un partenaire de choix pour toutes les entreprises opérant sur la PIA en leur offrant des services sur mesure, qui répondent à leurs besoins spécifiques » a promis la responsable exécutive et administrative, Djéri Kadidja.

Il est à noter que la Plateforme industrielle d’Adétikopé compte actuellement 21 investisseurs, parmi lesquels 13 ont déjà lancé leurs activités ou entamé le processus d'installation. 

Esaïe Edoh 

Le Togo recherche un agent fiscal, dans le cadre de son programme de développement avec le Millennium Challenge Corporation (MCC), une agence d'aide au développement américaine. Un appel d’offres ouvert aux cabinets de conseil légalement constitués et autres organisations pour fournir de tels services, a été récemment annoncé par la Cellule de Mise en Œuvre du Programme Compact du Togo.

L’opérateur recherché aura notamment pour mission d’aider le gouvernement togolais à mettre en œuvre le programme Compact, « de manière transparente et sûre ».

Cet appel fait suite à un avis général de passation des marchés en avril dernier pour une valeur de 13 millions $

Selon les détails, le processus de sélection se fera selon la méthode de sélection qualitative et basée sur les coûts, conformément à la politique et aux directives de passation des marchés de l'entité responsable du MCC.

Notons que les soumissionnaires éligibles peuvent également s'associer avec d'autres pour renforcer leur capacité à mener à bien la mission.

Pour rappel, le MCC collabore avec le gouvernement togolais pour élaborer un pacte d'ici la fin de l'année civile 2024, après que le pays a été annoncé comme éligible au financement du MCC, fin 2022. Depuis, le Togo construit un projet à mettre en œuvre, avec pour objectif de résoudre les contraintes dans les secteurs de l'énergie et du numérique, avec un accent particulier sur l'accessibilité et la fiabilité.

Consulter ici l’annonce.

Ayi Renaud Dossavi

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Lomé accueille du 11 juin, jusqu'au 15 juin 2024, la 5ème édition du Festival du film européen. Cet événement, qui célèbre le meilleur du cinéma européen, vise également à encourager les coproductions avec l'Europe et à favoriser les échanges entre les professionnels du cinéma togolais, ouest-africains et européens. Ainsi, durant cinq jours, les cinéphiles pourront apprécier une variété de films à l'auditorium de l'Institut français du Togo et à la salle de conférence du Goethe-Institut de Lomé.

"Loin de s’adresser uniquement aux professionnels, le festival offrira cette année des projections de films soigneusement sélectionnés pour rassembler cinéphiles togolais et européens devant le grand écran. Au programme le meilleur des co-productions afro-péennes et des grands festivals européens que sont Cannes, la Mostra de Venise ou encore la Berlinale.", promet l’Institut Français

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En marge de ces projections, un programme spécifique est également dédié aux professionnels, offrant aux scénaristes et réalisateurs togolais lauréats, un cadre d'échanges et de conseils dispensés par des experts européens. Des bourses seront décernées aux meilleurs projets, grâce à l'initiative de TOGO CRÉATIF, qui appuie le festival, afin de soutenir le développement et la production des œuvres cinématographiques locales. 

Ayi Renaud Dossavi

En vue de promouvoir la sécurité routière en Afrique de l'Ouest, un atelier de réflexion et d'échanges a réuni mercredi 5 juin à Lomé, les agences de sécurité routière et les acteurs intervenant dans le domaine des transports de plusieurs pays de la sous-région. Organisé dans le cadre de la journée de l'Organisation pour la Sécurité Routière en Afrique de l’Ouest (OSRAO), l'événement est initié par le ministère des Transports routiers, aériens et ferroviaires, sous le thème : « Transport sûr et durable en Afrique de l'Ouest : leçons pour les agences de sécurité routière ». Les échanges se sont notamment articulés autour de deux thématiques majeures : « Transport sûr et durable au Togo : enjeux et perspectives » et « La technologie moderne au service de la sécurité routière ».

Si l'objectif principal des travaux était de sensibiliser davantage sur les enjeux de la sécurité routière, il s'agissait aussi d'explorer des moyens efficaces pour réduire les accidents de la route et sauver des vies humaines. Les discussions ont ainsi porté sur les méthodes de gestion et de lutte contre l'insécurité routière afin de répondre aux besoins de déplacement des personnes et des biens, tout en minimisant les incidences sur l'environnement, l'économie et la société.

« Nous avons [chaque année au Togo] environ 600 tués sur la route et plus de 6 000 blessés. Donc c’est vraiment une question de sécurité publique. Il est question pour nous de voir comment nous allons procéder pour réduire les accidents de la circulation sur nos routes », a relevé Dermane Tadjudini, directeur des transports routiers et ferroviaires, plantant le décor de ces échanges à Lomé.

De même, le Secrétaire général du ministère des Transports routiers, aériens et ferroviaires, Dr Komlan Tindano, a souligné pour sa part l'importance du transport sûr et durable pour l'avenir écologique et économique du pays. Au Togo, des réformes sont amorcées depuis plusieurs mois, pour transformer progressivement le secteur des transports, et le rendre plus organisé et professionnel. De même, en ce qui concerne les usagers à deux roues (qui représentent plus de 70% du parc automobile togolais), le gouvernement a introduit ces dernières années l'obligation du port de casque pour tous, en vue de réduire la gravité des accidents.

Au Togo, du 26 au 30 mai derniers, une mission de suivi réactif s'est déroulée sur le site culturel de Koutammakou. L'objectif de cette mission était d'évaluer l'état de conservation de ce site togolais inscrit au patrimoine culturel de l'UNESCO, il y a 20 ans.

Cette mission, menée conjointement par le Centre du patrimoine mondial (CPM), le Conseil international des monuments et sites (ICOMOS) et le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), a permis de constater l'état de conservation du site et de rencontrer les différentes parties prenantes impliquées dans la sauvegarde de ce patrimoine.

Les experts ont noté les effets du changement climatique, ainsi que la pression urbaine croissante sur le site culturel. Ils ont également observé la construction de nouvelles structures utilisant de nouveaux matériaux et des architectures modernes.

Suite à ces constats, la mission a formulé des recommandations visant à renforcer la gestion et la préservation du site. Il est notamment recommandé d'impliquer davantage les populations locales dans les initiatives de conservation et de mise en valeur du site.

Il est important de noter que cette mission intervient à un moment où le gouvernement togolais, par le biais du ministère du tourisme, a annoncé en février 2023, un projet de valorisation du site du patrimoine culturel de Koutammakou. Les travaux de valorisation sont estimés à 3 milliards de FCFA.

Esaïe Edoh

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Au Togo, il s’est ouvert mardi 04 juin à Lomé, un atelier régional d’apprentissage mutuel et de capitalisation sur le déploiement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). L’évènement, sous l’égide du ministère en charge du Commerce et de la Consommation Locale, vise à partager les résultats, les défis et les perspectives de ce projet continental. Les travaux réunissent ainsi cette semaine plusieurs délégations d’experts et de représentants des ministères du commerce de plusieurs pays de la sous-région et d’ailleurs (Togo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Niger, Sénégal, notamment), pour échanger dans le cadre du projet régional conjoint d’appui à l’opérationnalisation de la ZLECAF. Il s’agit de faire le point sur ce projet d’accompagnement, piloté par la Commission Économique pour l’Afrique (CEA) dans ces différents pays, comme l’indique le ministère du commerce.

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 « Le projet a enregistré un succès retentissant qu’il convient de partager afin d’appréhender les meilleures pratiques et d’étendre l’initiative à d’autres pays », a déclaré Ngoné Diop, Directrice du Bureau de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest. Ainsi, les deux jours de ces travaux sont mis à profit « pour partager les résultats enregistrés, les défis et les perspectives, constituant ainsi une plateforme précieuse de peer learning et de renforcement du partenariat entre les différents pays de mise en œuvre du projet et partant, le partenariat Sud-Sud aux fins de maximiser les synergies déjà créées », ajoute-t-on. 

Notons que selon les prévisions de la CEA, la mise en œuvre complète de l'Accord de la ZLECAF pourrait entraîner une augmentation significative du commerce intra-africain d'ici 2045. 

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Ainsi, « une mise en œuvre complète de l’Accord devrait accroître, à l’horizon 2045, le commerce intra-Afrique de 34,6% avec 53,6% du commerce agroalimentaire, 37,6% dans le commerce des services, 36,3% dans l’industrie et 19,3% dans le commerce des produits énergétiques et miniers », selon la Commission.

Dans cette perspective, pour les différents pays, dont le Togo, le défi resterait de se préparer pour tirer au mieux parti de ces nouvelles opportunités, par la mise en œuvre efficace de stratégies nationales et régionales idoines.

La campagne cotonnière 2023/2024 au Togo s'est clôturée sur une note contrastée. Bien que marquée par une production impressionnante de 67 718 tonnes et un rendement de 844 kilogrammes à l'hectare soit une hausse de 45% par rapport à la campagne précédente, elle laisse un goût amer chez les producteurs.

Toutes les régions du Togo ont vu leur performance s'améliorer, ce qui, selon Olam, a généré des revenus bruts dépassant les 20 milliards de francs CFA.

Cependant, malgré ces chiffres encourageants, l'ambiance n'est pas à la fête parmi les cotonculteurs. Leur déception est palpable, notamment vis-à-vis de la gestion de la filière par le groupe OLAM International, dont les promesses de relance peinent toujours à atteindre leur cible.

"Nous avons observé Olam pendant plus de trois ans, et actuellement, cela ne nous met pas en confiance d'être avec eux pour avancer", fustige Koussouwè Kouroufei, président de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC). La faîtière des cotonculteurs regroupe aujourd'hui 5 Unions régionales pour 27 Unions préfectorales avec 3075 groupements de producteurs, totalisant 153 000 cotonculteurs.

En comparaison avec d'autres pays comme le Tchad et la Côte d'Ivoire où OLAM aurait significativement augmenté les rendements, les résultats au Togo sont loin des attentes, stagnant entre 600 et 700 kilogrammes à l'hectare, se plaint le responsable.

Parmi les autres griefs contre le groupe singapourien, qui détient depuis 2020 51% de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), société en charge du coton : rendements stagnants bien en deçà des attentes malgré une présence de plus de trois ans, accumulations inexpliquées de dettes, et retards chroniques dans la distribution des intrants essentiels tels que les engrais et les pesticides. "Et pire encore, ils accrochent des dettes à la fédération chaque campagne, sans qu'on ne sache d'où viennent ces dettes", se désole Kouroufei.

Arrivés avec les espoirs de rapidement doubler la production togolaise, qui peinait à décoller, le géant asiatique a manqué d’atteindre les améliorations attendues. La production lors des premières années de gestion par Olam, ayant constamment baissé sauf pour la saison 2023-2024, qui a vu une première hausse notable du groupe.

"Nous, les producteurs, c’est notre travail et nous avons déjà commencé les semis. OLAM n'était pas là, on produisait, donc même s'il s’en va ou reste, nous allons toujours produire. Nous avons déjà donné des orientations en tant que premier responsable de la fédération, aux collègues producteurs, de préparer les champs et on les encourage à aller vers les semis. Les problèmes sont là, mais nous, nous rassurons que les solutions seront trouvées au fur et à mesure", confie Koussouwè Kouroufei, à Agridigitale.

Fiacre E. Kakpo

 Le Togo organise la troisième édition de la quinzaine de l'environnement et du développement durable, du 8 au 22 juin prochains. 

L’évènement national vise à inculquer une culture environnementale et citoyenne aux populations. Pendant 15 jours, plusieurs activités seront ainsi menées sur l'ensemble du pays et tourneront autour des questions liées au changement climatique, notamment des conférences-débats, des concours, des formations et des opérations de nettoyage des quartiers. 

La rencontre, à l’initiative du ministère chargé de l'Environnement et sous le pilotage de l'Agence nationale de la gestion de l'environnement (ANGE), a été annoncée officiellement hier mardi 04 mai par le ministre de tutelle, Katari Foli-Bazi, sous le thème “Eau propre, air pur, sol et forêt préservés : notre responsabilité collective”. 

Notons que c’est un grand retour pour cette rencontre, après une pause de sept ans.  En effet, les première et deuxième éditions se sont tenues en 2016 et 2017.  « La particularité de l'édition 2024 serait qu'elle intervient après une réforme qui lui a donné une valeur certaine. Elle sera plus un cadre de sensibilisation, d'éducation des populations pour une culture environnementale citoyenne. », selon Dr Adadji Koffi Efanam, directeur général de l'ANGE. 

La quinzaine devrait « servir aussi de forum pour la culture de la recherche scientifique. » Ainsi, « cette quinzaine permettra à tous les acteurs d'avoir un espace pour promouvoir leur succès.», promet-on.

Ayi Renaud Dossavi

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Après la Guinée et le Burkina Faso, c’est le Mali qui a décidé de s’inspirer du modèle togolais en matière d’assurance maladie pour améliorer son système de santé. Une délégation de l'Institut national de prévoyance sociale (INPS) du Mali a entrepris à cet effet, une mission d'étude et d'immersion à l'Institut national d'assurance maladie (INAM) du Togo du 27 au 31 mai.

Sous la direction de Modibo Sow, directeur des systèmes d'information, la délégation malienne a eu l'opportunité d'échanger avec la direction générale et les équipes techniques de l'INAM sur divers sujets liés à l'assurance maladie universelle. Parmi les thèmes abordés figuraient la gestion de la relation client, l'immatriculation des bénéficiaires, ainsi que la dématérialisation et la digitalisation des procédures. Les discussions se sont également concentrées sur les stratégies mises en œuvre par l'INAM pour améliorer la qualité des services offerts aux bénéficiaires.

Pour le chef de la délégation malienne : « l'INAM est une institution de référence en matière d'assurance maladie dans la sous-région. Il était naturel pour nous de venir observer les meilleures pratiques mises en place ici, afin de nous en inspirer pour renforcer notre propre système ».

Le choix de l’INAM par ces pays, renforce sa réputation d'acteur clé dans l'amélioration de l'accès aux soins de santé pour les populations togolaises. L’institution a d’ailleurs reçu des distinctions en ce sens sur le plan international. La dernière qui remonte à mai 2023 lui a été décernée par l'Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS).

Esaïe Edoh 

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