Togo First

Togo First

Au Togo, les usines Togo Soja et Togo Organic spécialisées dans la transformation de soja respectivement conventionnel et biologique, implantées sur la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA), se trouvent confrontées à une série de défis, principalement liés à la disponibilité et au coût des matières premières. Ces réalités alimentent des débats au sein des acteurs de la filière soja, alors que l'administration de la plateforme logistique prévoit de poursuivre ses efforts pour attirer développement de cette culture.

Selon la PIA qui a récemment publié un communiqué, les opérations de Togo Soja font face à divers obstacles. En particulier, les fluctuations des prix sur le marché international exercent une pression significative sur les revenus tirés des produits finis. Par ailleurs, le coût élevé des matières premières sur le marché local compromet sérieusement la rentabilité des activités.

Dotée d'une capacité de transformation de 180 000 tonnes de soja par an, Togo Soja n'a transformé que 71 000 tonnes de tourteaux de soja au cours de la saison agricole 2022-2023. « Cet écart entre la capacité totale de traitement et la production locale de soja représente un défi majeur pour l'exploitation », souligne la PIA, qui ajoute que, malgré les contraintes, Togo Soja continue d'observer des pratiques éthiques rigoureuses, refusant de traiter le soja conventionnel comme du soja biologique, afin de préserver l'intégrité de la filière.

Face à ces défis, la PIA indique qu'elle multiplie les initiatives visant à garantir la transformation des produits locaux et à attirer davantage d'investisseurs, ceci conformément à son engagement à booster davantage cette filière, via son partenariat avec le Mécanisme Incitatif du Financement Agricole (MIFA).

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jeudi, 29 août 2024 03:24

Kanka-Malik NATCHABA

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d’août 2024 à septembre 2025, Kanka-Malik Natchaba quitte le gouvernement à la faveur du remaniement ministériel du 8 octobre 2025. Fils de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba, il a hérité d’un sens aigu du service public et d’un goût affirmé pour l’action politique.

Diplômé en finances publiques de la Faculté de droit d’Aix-en-Provence, il a parachevé sa formation à l’École nationale d’administration (ENA), au sein de la promotion Romain Gary (2005). Son parcours professionnel débute en France, où il affine ses compétences au sein du groupe Capgemini et à la Direction générale de Pôle Emploi, avant de revenir au Togo en 2014, à l’appel du chef de l’État pour rejoindre son équipe de conseillers.

En 2016, il prend la direction de la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT). Deux ans plus tard, il est nommé ministre délégué, coordonnateur de la Cellule présidentielle d’exécution et de suivi des projets prioritaires (CPES), structure stratégique chargée d’accélérer la mise en œuvre du Plan national de développement.

En 2020, Kanka-Malik Natchaba accède au poste de secrétaire général du gouvernement, fonction qu’il occupe jusqu’en septembre 2023.

En parallèle, il assure depuis 2017 les fonctions de délégué national du Mouvement des jeunes Unir (MUJ), organe jeunesse du parti au pouvoir.

jeudi, 29 août 2024 03:22

Mila AZIABLE

Mila Mawugnon Aziable, née le 1er janvier 1991, incarne la nouvelle génération de responsables publics togolais alliant compétence technique et engagement politique. Ingénieure de formation, elle s’est imposée par son parcours académique et sa détermination à contribuer au développement national. Après un baccalauréat scientifique (C4), elle intègre l’École nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) de l’université de Lomé, avant de poursuivre ses études en France.

En 2012, elle obtient un diplôme en génie mécanique à l’École nationale d’ingénieurs de Metz, puis se spécialise en ingénierie et gestion du gaz à l’École des mines de Paris. En 2018, elle complète son cursus par un master exécutif en politiques et management du développement à Sciences Po.

Sa carrière politique débute en 2020 lorsqu’elle est nommée ministre déléguée auprès du Président de la République, chargée de l’Énergie et des Mines. À ce poste, elle œuvre pour une meilleure gouvernance du secteur et une transition énergétique durable.

Le 20 août 2024, à la faveur d’un remaniement, elle se voit confier le portefeuille de l’Eau et de l’Assainissement, qu’elle gère jusqu’au 2 mai 2025, date à laquelle le gouvernement de Victoire Dogbé, dont elle faisait partie, a présenté sa démission. Une démission intervenue dans un contexte de transition du Togo vers la Vème République avec en toile de fond, son passage au régime parlementaire. Mila Aziable ne figure pas dans le tout 1er gouvernement de la Cinquième République rendu public le 08 octobre 2025.

jeudi, 29 août 2024 03:16

Kossivi HOUNAKEY

Agrégé de droit public, le Professeur Kossivi Hounakey est le Ministre délégué auprès du Ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale depuis le 20 août 2024.

Membre du parti BATIR, Kossivi Hounakey est très connu dans le paysage politique togolais et s’est distingué comme l’un des principaux défenseurs de la révision constitutionnelle à l’issue duquel le Togo a mué vers un régime parlementaire. 

Enseignant-Chercheur des universités publiques du Togo, il est également le Directeur de l'Institut des Métiers de la Mer (I2M).

jeudi, 29 août 2024 03:14

Kodjo Aristide AGBOSSOUMONDE

Kodjo Aristide Agbossoumondé est député à l’Assemblée nationale togolaise depuis mai 2024, élu sous la bannière du parti Union pour la République (UNIR) dans la circonscription électorale de Vo. Il est également directeur général du Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA S.A.), structure dont la mission est de faciliter l’accès au financement dans le secteur agricole à travers un mécanisme de partage de risques et une structuration efficiente des chaînes de valeur.

Titulaire d’un master en droit, économie et gestion obtenu à l’Université du Littoral Côte d’Opale en France, il poursuit ses études doctorales à l’Académie du Management de Paris, où il soutient une thèse en sciences du management. Sa carrière professionnelle débute en France, au sein du groupe Decathlon, où il exerce comme gestionnaire administratif et financier, avant de regagner le Togo pour mettre ses compétences au service du développement national.

De 2006 à 2010, il occupe les fonctions de directeur administratif, financier et juridique à la Société d’Études Topographiques, d’Expertise Foncière et de Travaux Publics (SETEF-TP). Parallèlement, il fonde et dirige, de 2007 à 2014, le Centre de Consultation et de Création des Entreprises, une structure dédiée à l’appui à l’entrepreneuriat local.

En 2013, il rejoint le Programme d’appui au développement à la base (Pradeb), d’abord comme responsable de projet, puis, à partir de 2016, en qualité de coordonnateur national. Sous sa direction, le programme connaît une phase d’expansion, avec la mise en œuvre de projets structurants dans le domaine du financement agricole, de l’insertion professionnelle et de la promotion des entreprises communautaires.

Nommé en juin 2018 coordonnateur adjoint du MIFA, il en prend la direction l’année suivante. Sous sa conduite, le MIFA s’impose progressivement comme un levier central de la politique nationale de développement agricole et d’inclusion financière.

Au Togo, les communes de Cinkassé 1 et Tandjoaré 1, situées au nord du pays, ont intégré la dimension sécuritaire dans leurs Plans de Développement Communaux (PDC), en réponse à un défi majeur qui s’impose désormais à elles. Ce, en procédant à une révision desdits documents, lundi 26 août 2024, à Cinkassé (650 km au nord de Lomé).

Jusqu’à présent, les PDC des deux communes n’avaient pas pris en compte les enjeux sécuritaires. Cependant, la révision a permis d’apporter des modifications aux documents en se basant sur la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (SNAPLEV). Ces ajustements découlent d’un diagnostic approfondi de la situation sécuritaire actuelle, caractérisée par une menace croissante d'attaques terroristes, indique-t-on.

Dorénavant, les PDC mettent en avant les facteurs de vulnérabilité des communautés locales et prévoient des actions concrètes de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent. Ce nouveau volet bénéficiera du soutien technique et financier de Plan International, avec l’appui de l’Union Européenne, dans le cadre du projet « Pilier Réponse Rapide ». Ce projet vise à renforcer la prévention de l’extrémisme violent, à promouvoir la cohésion sociale, et à améliorer la résilience des populations dans la région des Savanes.

En plus des communes de Cinkassé 1 et Tandjoaré 1, les PDC des communes de Kpendjal 1, Kpendjal 2, Kpendjal Ouest 1, Oti 2, et Oti Sud 2, situées également au nord du Togo et autant exposées aux menaces terroristes, feront l'objet de révisions similaires.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les Universités de Lomé et de Kara s'engagent dans un processus visant à faciliter la mobilité étudiante entre leurs deux institutions. Cette initiative est marquée par un atelier de réflexion qui s’achève ce mercredi 28 août 2024 à Lomé et qui se concentre sur l'harmonisation des curricula et la mobilité des étudiants au sein des universités publiques du Togo.

L’idée est d'uniformiser le contenu des unités d'enseignement et d'établir des critères harmonisés pour l'attribution des diplômes. De fait, au terme de ce processus, les deux universités adopteront un manuel de procédures commun pour le système LMD (Licence-Master-Doctorat), réaliseront une cartographie détaillée des offres de formation de chaque institution, et élaboreront un référentiel pédagogique basé sur les nouvelles technologies et le manuel de procédures.

En outre, les deux établissements vont identifier les unités d'enseignement fondamentales pour les différents parcours académiques, ainsi que les fiches d’évaluation et le guide de rédaction des syllabus. Ils auront également à formuler des propositions concrètes pour faciliter la mobilité des étudiants en licence et développeront des maquettes harmonisées.

Enfin, les universités publiques togolaises souhaitent, par la révision de leurs textes, permettre que l’encadrement des étudiants par un enseignant d’une université soit comptabilisé dans son institution d'attache.

D’après le Professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ Vice-président de l'Université de Lomé, “l'importance de cette initiative est de garantir l'équivalence et la reconnaissance des diplômes, tout en offrant aux étudiants de nouvelles opportunités d'échanges académiques ». 

De son côté, le Professeur Kokou Tchariè, Président de l'Université de Kara, a mis l’accent sur la nécessité de s’appuyer sur l'expertise de l'Université de Lomé pour améliorer la qualité des formations. Le Professeur Adama Mawulé Kpodar, Président de l'Université de Lomé, a quant à lui affirmé que cette harmonisation reflétait l'engagement des deux institutions à répondre aux défis contemporains de l'emploi, du numérique et de la mondialisation. Elle est aussi en conformité avec la volonté des autorités du pays de mutualiser les ressources au niveau des universités publiques du Togo.

Esaïe Edoh

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L’Office Togolais des Recettes (OTR) a officiellement lancé, mardi 27 août 2024 à Lomé, une nouvelle application mobile destinée à lutter contre les contrefaçons et à renforcer la sécurité des consommateurs. Baptisée Appli SAM, pour Solution Automatisée de Marquage, cette application permet aux utilisateurs de vérifier la légitimité et la qualité des produits qu'ils achètent, notamment les tabacs, boissons alcoolisées, non alcoolisées, et eaux minérales.

Téléchargeable sur Play Store, SAM offre aux consommateurs la possibilité de scanner les produits à l’aide de leur smartphone Android. L’application analyse ensuite les informations marquées sur le produit et indique instantanément s’il est authentique ou contrefait. En cas de résultat négatif, les utilisateurs ont également la possibilité de signaler le produit aux autorités compétentes.

La mise en ligne de l’application SAM s’inscrit dans le cadre du déploiement du plan stratégique 2018-2022 de l’Office Togolais des Recettes (OTR) et fait suite à l’introduction, en septembre 2020, de la Solution Automatisée de Marquage des produits.

Lors du lancement, Rose Kayi Mivedor, ministre du Commerce, a souligné que ce projet incarnait l’engagement du gouvernement à garantir la sécurité et la traçabilité des produits de consommation au Togo. « SAM n'est pas simplement un outil technologique. Il est également la traduction concrète de l'engagement du gouvernement à garantir à chaque Togolais la sécurité, l'authenticité et la traçabilité des produits qu'ils consomment », a indiqué la ministre.

« Lorsque certains se permettent d'importer des produits qui n'ont pas obtenu l'autorisation préalable, cela signifie que la santé de la population va en pâtir et que l'économie aussi subira un coût important », a ajouté Adoyi Essowavana, président de la commission de suivi du projet.

Ce programme a été réalisé avec l’appui de la société suisse SICPA, experte en la matière. Pour cette dernière, il s’agit non seulement de protéger les consommateurs, mais également de réduire les coûts économiques liés aux contrefaçons.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le programme "NanaTech Immersion," destiné à renforcer la compétitivité des femmes entrepreneures à travers l'intégration des outils numériques, a démarré dans la région Centrale, lundi 26 août dernier, dans la ville de Sokodé. Ceci, après les étapes du Grand Lomé, ainsi que des régions de la Kara et des Plateaux.

L’initiative gouvernementale, portée par le ministère de l'Économie numérique et de la transformation digitale, vise à promouvoir l'autonomisation des femmes togolaises dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (TIC).

Vingt femmes commerçantes et entrepreneures de la région bénéficient ainsi de formations spécialisées qui les aideront à intégrer des outils numériques dans la gestion de leurs activités. L'objectif est de leur permettre de développer leurs entreprises, d'augmenter leurs revenus et de participer activement à la croissance économique du pays. Les participantes recevront un accompagnement personnalisé et seront certifiées à l'issue de la formation.

Notons que "NanaTech Immersion" est l’une des cinq composantes du programme plus large "NanaTech," qui tire son nom et son inspiration de l'héritage des célèbres commerçantes togolaises, les "Nana Benz." L’initiative a déjà formé 90 femmes depuis son lancement en juin dans le Grand Lomé et les régions de la Kara et des Plateaux-Est.

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Au Togo, la Fédération nationale des coopératives productrices de soja (FNCPS-Togo) qui rassemble quelque 150 groupements producteurs, a une nouvelle présidente. Daloli Mimbouab a été élue à la tête du Conseil d'administration (CA) lors d'une assemblée générale qui s’est tenue le lundi 26 août dernier à Sokodé. En remplaçant Kadzakadè Komlan, ancien président, la nouvelle représentante dirigera un bureau de neuf membres pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois.

Sous la précédente présidence, la production de soja a connu une croissance notable, passant d’environ 40 000 tonnes en 2018 à près de 300 000 tonnes aujourd'hui.

Mme Mimbouab, citée par l’Agence togolaise de presse (ATOP), a exprimé sa gratitude envers ses pairs pour la confiance placée en elle. Elle s'est engagée à être à l'écoute des préoccupations des producteurs et à poursuivre les efforts pour renforcer la filière. Le nouveau bureau sera soutenu dans sa mission par un conseil de surveillance dirigé par M. Tibé Bassinani.

La rencontre s'est conclue par la signature d'une convention entre la FNCPS-Togo et l'Association togolaise des transformateurs de soja (ATTS), à l’effet de garantir la mise à disposition du soja graine aux unités de transformation. Ce partenariat devrait permettre en outre de maximiser le potentiel de développement de l'agro-industrie au Togo.

Créée le 28 mars 2018 à Kpalimé, la FNCPS-Togo promeut la production et la commercialisation du soja, de concert avec des acteurs majeurs comme le Conseil interprofessionnel de la filière soja du Togo (CIFS-Togo). L’organisation travaille notamment à faciliter aux membres l’accès aux intrants, aux crédits et à d’autres ressources productives ; à former les membres sur les bonnes pratiques de production et à promouvoir la vente groupée des produits des membres.

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