Le Togo, après avoir réalisé 97 % de son objectif annuel sur le marché financier régional coordonné par Umoa-Titres, lance une nouvelle opération de mobilisation de ressources. Le Trésor public du pays prévoit de lever 30 milliards FCFA à travers une émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui se clôturera le vendredi 6 septembre prochain.
Le nominal est fixé à 10 000 FCFA, sur une maturité de 91 jours. Les titres publics émis par le pays ouest africain sont assortis d’un taux d'intérêt multiple. Le Togo a déjà mobilisé sur le marché financier régional, un total d'emprunts de 593 milliards FCFA sur un objectif annuel fixé à 607 milliards FCFA.
Les nouvelles ressources collectées serviront à financer le budget du pays, exercice 2024.
Esaïe Edoh
Le Togo est devenu officiellement le 50è membre de la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) le lundi 2 septembre 2024. Cette institution basée à Jeddah en Arabie Saoudite, ouvre de nouvelles perspectives pour l'attraction des investissements, une priorité pour le Togo depuis plusieurs années.
Avec cette adhésion, les opérateurs économiques togolais pourront accéder à des crédits à l’exportation pour les marchandises produites sur le territoire national, ce qui devrait stimuler le développement socio-économique du pays.
Officialisant l’adhésion du pays côtier à cette organisation, le principal responsable, Khalid Khalafalla, a exprimé sa détermination à soutenir les ambitions économiques du Togo.
“Nous sommes déterminés à soutenir les ambitions économiques du Togo grâce à nos solutions robustes d’assurance et d’atténuation des risques. Ensemble, nous souhaitons favoriser le développement durable et la résilience économique dans la région”, a-t-il déclaré.
Cette officialisation intervient cinq mois après l’approbation du projet par l’Assemblée nationale togolaise. Selon la ministre du Commerce, Rose Kayi Mivedor, elle constitue une réponse adéquate aux besoins économiques et sociaux du pays, ainsi qu’aux défis de financement du secteur privé.
Fondée en 1994 et opérant selon la loi islamique, la SIACE est un assureur multilatéral qui vise à promouvoir les transactions commerciales parmi ses pays membres et à faciliter la circulation des investissements directs étrangers (IDE).
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Présent à Beijing depuis dimanche dans le cadre du neuvième Forum économique sino-africain (FOCAC 2024), le chef d'État togolais, Faure Gnassingbé, a rencontré hier, lundi 2 septembre 2024, son homologue chinois, Xi Jinping.
La rencontre fut non seulement l’occasion d’évoquer leurs relations mutuelles, mais aussi, et surtout, l’opportunité d’annoncer la décision d’élever leurs relations au rang de partenariat stratégique global, le niveau le plus élevé dans l’échelle des relations diplomatiques chinoises. Ceci marque un approfondissement significatif des liens entre Lomé et Beijing, selon la Présidence togolaise, englobant une coopération élargie dans les domaines politique, économique, sécuritaire et de la coordination internationale.

Au cours de leur entretien, Faure Gnassingbé a exprimé son admiration pour la vision pragmatique et solidaire de la Chine envers l'Afrique, incarnée par le FOCAC. Xi Jinping, quant à lui, a salué les performances économiques du Togo et la stabilité politique maintenue, malgré un contexte sécuritaire régional tendu.
Avec ce « partenariat stratégique global » ouvrant la voie à une collaboration renforcée, le Togo rejoint un groupe restreint de nations africaines — incluant l'Afrique du Sud, l'Égypte, le Nigéria et l'Éthiopie — qui entretiennent des relations aussi étroites avec la Chine.
Le Togo espère renforcer sa coopération avec la Chine dans des domaines tels que les infrastructures, les sciences et technologies, et l'économie numérique.
Ayi Renaud Dossavi
Depuis 2022, le Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV) a investi 1,2 milliard FCFA pour la modernisation des marchés dans neuf localités de la région centrale du Togo. Ces investissements, entièrement financés par le PAPV, visent à renforcer l’économie locale et améliorer les conditions de vie des populations.
Parmi les localités bénéficiaires, on retrouve Kassena, dont le marché, qui avait longtemps souffert d’infrastructures vétustes et d’un manque d’espace, a été déplacé vers un site de cinq hectares et doté d’installations modernes.
L'infrastructure comprend des hangars de type cantonal, des magasins de stockage, un forage photovoltaïque, des blocs de latrines modernes et des boutiques, pour un coût total de 111,7 millions FCFA.
« Ce nouveau marché se distingue de l’ancien par ses installations et ses équipements modernes conçus pour répondre aux besoins actuels des femmes, des commerçants et des usagers », a déclaré Kiliou Kokolou, maire de la commune de Tchaoudjo 2, cité par l'Agence togolaise de presse (ATOP). Le responsable espère que la nouvelle infrastructure va booster l’économie locale et nationale.
Outre Kassena, les marchés de Koussountou, Bago, Séssaro et Pagala-Gare sont déjà opérationnels, tandis que les travaux se poursuivent à Kouloumi, Adjengré, Tchifama et Langabou.
Ces travaux ont été réalisés par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB).
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la forte hausse du service de la dette enregistrée en 2023, qui a atteint 706 milliards FCFA, soit une augmentation de 40% par rapport à l’année précédente, semble se poursuivre au premier trimestre de cette année.

Le service de la dette comprend l'ensemble des paiements que le pays effectue pour honorer les obligations financières liées à ses emprunts, incluant le remboursement du principal (montant initial emprunté) et le paiement des intérêts. Ainsi, pour les trois premiers mois de l’année 2024, ce service a déjà atteint 269,17 milliards de FCFA, dont 232,14 milliards de FCFA (soit 86%) pour la dette intérieure. Ce chiffre représente près de 40% de l’ensemble des dépenses de l’année dernière, indiquant une continuité dans l’effort de gestion de la dette.

Sur la période, les remboursements de principal ont atteint 225,76 milliards FCFA. Déjà en 2023, les remboursements du principal avaient culminé à 553,05 milliards FCFA, en hausse de 45,6% par rapport à 2022 (379,78 milliards de FCFA), ce qui suggère une gestion rigoureuse des finances publiques, même si elle accentue la pression sur le budget de l’État.
Du reste, la dette globale du pays est restée plutôt stable entre la fin de l’année dernière et le premier trimestre 2024, passant de 3707 milliards FCFA à "seulement" 3740 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a officiellement lancé en fin de semaine dernière à Lomé, l'édition 2024 du concours "Startup Innovation Challenge". Les soumissions de projets sont ouvertes jusqu'au 18 septembre prochain, selon les termes de référence consultés par Togo First.
Via cette nouvelle édition, le PNUD va soutenir les startups numériques togolaises en favorisant le développement et la mise en œuvre de solutions technologiques innovantes adaptées aux défis locaux. De fait, l’agence onusienne entend encourager des projets ayant un potentiel significatif d'impact transformateur sur les communautés et les industries.
?Vous êtes une #startup, un innovateur, ou porteur d’une idée révolutionnaire ? ?
— Pnud Togo (@PnudTogo) August 28, 2024
Participez à notre #Challenge d’innovation et faites partie des 10 bénéficiaires d’accompagnement pour votre projet !
Infos & inscriptions : https://t.co/8FSBvbMvpt#Numérique #Entrepreneuriat pic.twitter.com/WXHZsG6QBD
À l'issue du concours, jusqu'à 10 innovateurs seront sélectionnés dans des domaines spécifiques tels que le numérique, les services à la personne, l'agritech, l'intelligence artificielle, la blockchain, ainsi que les services de conservation logistique des produits locaux, avec une attention particulière sur les fruits et légumes périssables. Chaque lauréat recevra un financement pour développer son projet. Aussi, l'agence s'engage à fournir à ces innovateurs, des ressources et des plateformes permettant de tester, prototyper, et affiner leurs idées.
Cette année, ce concours axé sur l'incubation de solutions innovantes répondant aux besoins des communautés locales, est organisé en collaboration avec l'Université de Lomé. Lancée en 2019, cette initiative a déjà permis à plus d'une cinquantaine de startups, majoritairement dirigées par des femmes, de bénéficier du soutien du PNUD au Togo.
Esaïe Edoh
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L'Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE) a accueilli 325 709 passagers au cours du premier trimestre 2024, selon les données récentes publiées par la Direction générale du budget et des finances (DGBF) dans son document intitulé : « Rapport d'exécution du budget de l'État à fin mars exercice 2024 ». Ce chiffre représente une augmentation de 6% par rapport à la même période en 2023, où 305 515 voyageurs avaient été enregistrés.
Cette hausse s'inscrit dans une tendance positive observée depuis 2021, après la chute drastique du trafic en 2020, due à la pandémie de Covid-19. Cette année-là, l'aéroport avait vu son nombre de passagers chuter de près de 49%, passant de 916 000 en 2019 à seulement 460 000.
Le dynamisme du trafic passagers s'inscrit également dans l'objectif du gouvernement togolais de positionner le Togo comme un hub aérien en Afrique de l'Ouest. L'ambition est d'atteindre 1,5 million de passagers d'ici à 2025.
Cette progression est soutenue par l'ouverture de nouvelles lignes aériennes à partir de l'AIGE. Récemment, six nouvelles lignes ont été inaugurées, dont deux par Ethiopian Airlines et quatre par Asky, portant à 41, le nombre total de destinations desservies à travers le monde. En outre, Liz Aviation, initialement dédiée aux liaisons domestiques, a élargi son offre à Ouagadougou, renforçant ainsi la connectivité régionale du Togo.
Le vol direct Lomé-Washington, lancé en juin 2022 par Ethiopian Airlines, continue également de stimuler la croissance du trafic. Utilisant la plateforme aéroportuaire de Lomé comme point de transit vers Addis-Abeba et d'autres destinations, Ethiopian Airlines contribue à renforcer le rôle stratégique de l'aéroport de Lomé sur la scène aérienne internationale.
Esaïe Edoh
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Joaquín Tasso Vilallonga, Ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Togo depuis 2020 est arrivé en fin de mission. C'est désormais Gwilym Jones (photo), un diplomate britannique, qui prendra les commandes de la diplomatie européenne dans le pays côtier.
C’est à travers un message publié sur X, le samedi 31 août 2024, que Joaquín Tasso Vilallonga a annoncé la fin de sa mission. « Aujourd'hui, ma mission au Togo s'achève et je passe le relai à mon collègue Gwilym Jones, qui reprendra ce compte dans les prochains jours », a posté le diplomate européen d’origine britannique.
1/2 Aujourd'hui ma mission au Togo ?? s'achève et je passe le relais à mon collègue S. E. Gwilym Jones, qui reprendra ce compte dans les prochains jours.#Togo #EUDiplomacy #GlobalGateway #EquipeEurope pic.twitter.com/H53mW0U18W
— Ambassadeur de l'Union européenne ?? (@AmbUETogo) August 31, 2024
Son successeur, Gwilym Jones est un connaisseur de la région Afrique de l’ouest. Avant d'être nommé au Togo, il a exercé en tant qu'Ambassadeur de l'UE en Mauritanie à partir de septembre 2021. Précédemment, il a été Chef de la Coopération de l'UE au Niger, de 2019 à 2021, où il a supervisé des projets de développement dans ce pays sahélien.
Sous sa direction, l'équipe de l'UE au Togo poursuivra l'exécution des projets financés dans le cadre de la première phase de la programmation pluriannuelle 2021-2024. Ces projets concernent la lutte contre le changement climatique, le développement des agro-industries, et le renforcement de la résilience de l'État togolais.
Au-delà de la poursuite des projets en cours, Gwilym Jones aura la tâche de mener des discussions avec les autorités togolaises pour déterminer l'enveloppe financière à allouer pour la deuxième phase de la programmation pluriannuelle, couvrant la période 2025-2027. Cette nouvelle phase devrait concerner des domaines tels que le développement humain, l'inclusion socio-économique, les agro-industries durables, la gestion des ressources naturelles, et la consolidation de la paix et de la résilience au sein de la société togolaise.
Esaïe Edoh
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Le Chef de l'État togolais, Faure Gnassingbé, a atterri dimanche 1er septembre 2024 à Beijing, pour prendre part au neuvième sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). Prévu pour s'ouvrir mercredi 4 septembre, l’événement international rassemble plusieurs dirigeants africains et chinois, et se veut une plateforme stratégique pour les relations économiques et diplomatiques entre les pays africains et la Chine.
Cette année, le thème, « S’associer pour promouvoir la modernisation et construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de haut niveau », met en avant des enjeux tels que la sécurité, la santé, la relance économique et le changement climatique. Des discussions approfondies entre les dirigeants africains et chinois permettront de réaffirmer les engagements mutuels et d'explorer de nouvelles avenues pour renforcer le partenariat stratégique global.
Au cours de ce sommet, Faure Gnassingbé aura des entretiens bilatéraux avec le Président chinois Xi Jinping, « pour évoquer les perspectives de partenariat stratégique global » mais aussi “avec des partenaires bilatéraux, multilatéraux et des investisseurs”, selon la Présidence togolaise.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le Ministère de l'économie numérique et de la transformation digitale a lancé un appel à candidatures pour le recrutement d'un directeur chargé de la coordination du programme NanaTech. Ce programme est dédié à la promotion des femmes entrepreneures et des compétences féminines dans le secteur du numérique au Togo.
Le futur Directeur de NanaTech sera responsable du suivi et de l'évaluation des initiatives en cours, tout en veillant à la continuité du programme par la création de synergies avec les initiatives existantes. Il devra également contribuer à la définition et à la mise en œuvre de programmes complémentaires visant à renforcer les capacités des femmes dans le numérique.
Pour mener à bien sa mission, le directeur travaillera en étroite collaboration avec le Ministère de l'économie numérique et l'Agence Togo Digital (ATD) afin d'assurer la pérennité des initiatives. Dès cette année, il sera chargé de la mise en œuvre des cinq programmes complémentaires de NanaTech, financés par la Millennium Challenge Corporation (MCC), à travers l’Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account - Togo (OMCA-Togo). Ces programmes s'inscrivent dans le cadre de l'accord de don signé entre le gouvernement togolais et l’administration des États-Unis d'Amérique pour l'exécution du Programme Threshold.
Selon l'avis consulté par Togo First, les candidatures sont ouvertes jusqu'au 7 octobre 2024. Le profil recherché doit être titulaire d’un diplôme Bac+5 en gestion des affaires, sciences de l'information et de la communication ou dans un domaine connexe, et avoir au moins huit ans d'expérience en leadership dans l'industrie du numérique, le développement des affaires, ou un domaine similaire.
Esaïe Edoh
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