Au Togo, le Comité technique du Cadre de Concertation Etat-Secteur Privé (CCESP) a organisé, le 12 septembre 2024 à Lomé, sa première réunion annuelle sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Essowè Georges Barcola. Cette rencontre a réuni l’ensemble des parties prenantes avec comme objectifs de faire le bilan des activités précédentes et de proposer des recommandations, avec un focus particulier sur le dialogue fiscal, considéré comme un enjeu clé pour le secteur privé.
D’après le CCESP, des avancées notables sont déjà enregistrées, notamment dans le domaine fiscal, grâce à l’opérationnalisation des organes de recours. Ces réformes ont renforcé l’équité et la transparence dans le système fiscal, créant ainsi un environnement plus attractif pour les affaires, indique-t-on.
Dans son bilan, le comité a également relevé la mise en œuvre d’une stratégie de lutte contre les importations frauduleuses, qui vise à assainir les échanges commerciaux.
Il est aussi rapporté que le secteur privé a montré une résilience avec une contribution significative à l’investissement atteignant 57,6 % en 2024 selon les projections, contre 52,2 % en 2023. « Cette performance positive reflète l’engagement des acteurs privés à soutenir la croissance économique du pays », a affirmé le ministre Essowè Georges Barcola.
Malgré ces résultats satisfaisants, le ministre souligne que le lancement par le comité d'enquête de satisfaction du secteur privé dans ses rapports avec les administrations publiques va améliorer davantage la collaboration entre les deux parties et renforcer la mise en œuvre des réformes économiques en cours.
Esaïe Edoh
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Au Togo, une étude sur la gestion des inondations dans le Grand Lomé est en cours de validation. L'atelier national de validation de cette étude, intitulée « Aléas et risques d’inondation – Atténuation des inondations dans le Grand Lomé », s’est ouvert jeudi 12 septembre 2024, à Lomé. Il s’agit de recueillir les commentaires des acteurs sectoriels avant de valider les résultats.
Ces travaux, portés par l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), se tiennent dans le cadre du projet Climate Risk and Early Warning System (CREWS), financé par la Banque Mondiale. Le Grand Lomé, qui abrite plus de 27 % de la population togolaise, est particulièrement vulnérable aux inondations. Ces sinistres causent des dégâts importants, affectant les infrastructures et freinant les efforts de développement. L'étude, réalisée par le cabinet néerlandais Royal Haskoning DHV, a identifié les zones à risque, notamment à l'ouest de Lomé et dans les bassins versants. Elle recommande un ensemble de mesures, allant de la réhabilitation des infrastructures d'assainissement à la sensibilisation des populations.
Le directeur général de l'ANPC, le Lt-Col Yoma Baka, a souligné la complexité de la gestion des inondations, nécessitant une approche intégrée et innovante. L'atelier vise à garantir que l’étude soit conforme aux réalités locales et opérationnelle. La Banque Mondiale, par la voix de Koffi Hounkpe, spécialiste en gestion des risques, a pour sa part réitéré son engagement à soutenir le Togo dans la gestion de ces défis climatiques majeurs.
Ayi Renaud Dossavi
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La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a décidé, lors de sa troisième réunion de politique monétaire de 2024, tenue le 11 septembre dernier, de maintenir son principal taux directeur à 3,5 %. Le taux d'intérêt sur le guichet de prêt marginal reste également inchangé à 5,50 %.
Cette décision intervient dans un contexte d'inflation croissante, qui a atteint 4,1 % au deuxième trimestre 2024, contre 2,9 % au trimestre précédent.
Dans l’Union monétaire, l’accélération de l'inflation est attribuée à plusieurs facteurs, en particulier une campagne agricole 2023/2024 moins favorable, des difficultés d'approvisionnement liées à l'insécurité dans certains pays de la région (notamment dans le Sahel), ainsi qu'à l'augmentation des coûts des produits alimentaires importés et de l'énergie.
Ceci étant, l’organe d’émission sous-régional reste optimiste et espère une stabilisation de l'inflation à 3,7 % pour l'ensemble de l'année 2024, un niveau similaire à 2023. Il est prévu un retour dans la fourchette cible de 1 % à 3 % en 2025, à condition que la campagne agricole en cours soit plus favorable (un pari potentiellement mis à mal par les pluies diluviennes de ces derniers mois), et que les prix des denrées alimentaires baissent à l’international.
Sur le plan économique, la BCEAO note une croissance dynamique de l'Union avec un PIB réel en hausse de 5,3 % au deuxième trimestre 2024. La croissance annuelle est attendue à 5,9 %, portée par l'amélioration des échanges commerciaux et la mobilisation accrue des ressources extérieures.
Au Togo, la hausse des produits alimentaires a également été le principal facteur ayant tiré l’inflation en juillet, malgré une légère baisse comparée à juin.
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Le Commonwealth offre la possibilité aux étudiants togolais de poursuivre leurs études dans les universités du Royaume-Uni. La commission de bourses (CSC) de l’organisation vient de mettre à la disposition du pays ouest africain, des bourses d’études pour les grades Master et Doctorat au titre de l’année universitaire 2025-2026.
D’après la Direction togolaise des bourses et stages, les candidatures sont enregistrées jusqu’au 15 octobre 2024. S’agissant du processus de candidature, il se déroule en deux étapes. La première consiste à s’inscrire sur le site du CSC, et la seconde à identifier par le postulant lui-même, deux ou trois universités auxquelles il soumettra une demande d’admission.
?????*#Togo #MESR #Commonwealth*
— Kanka-Malik Natchaba (@kmnatchaba) September 12, 2024
Le commonwealth offre des bourses aux étudiants inscrits dans les parcours Master et Doctorat.
Nous invitons les personnes intéressées à postuler. Les services compétents sont disponibles pour tout accompagnement dans leur processus de… pic.twitter.com/CJnJioreNr
La direction des bourses et stages encourage les jeunes togolais remplissant les conditions « à postuler dans les filières orientées vers les métiers prioritaires tels que : science, technologie, ingénierie et mathématiques ». Dans cette dynamique, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche annonce une sensibilisation spéciale à cette opportunité.
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Deux jeunes entrepreneurs togolais ont été déclarés lauréats parmi 20 candidats, à l'issue de la quatrième édition du programme « L'Afrik de Demain », organisée par le magazine Ocean's News. La liste officielle, dévoilée mercredi 11 septembre, indique une baisse du nombre de lauréats togolais par rapport à l'édition précédente.
?L'attente a enfin touché à sa fin ! Le TOP 20 ADD 2024 regroupe des entrepreneurs qui proviennent du Bénin, du Burkina, du Sénégal, du Togo, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la RDC.#ADD #ADD2024 #Entrepreneuriat #PMEAfricaines #TgTwittos pic.twitter.com/BfvZGU8SJt
— Ocean's News (@oceans_news) September 11, 2024
Ces nouveaux lauréats, âgés de moins de 35 ans, exercent dans les domaines de l'agrobusiness et l’économie circulaire. Il s'agit de Mony Kolani, de l'entreprise N'aam, et de Pouwereou Bodjona, de Bo-Technology & Services Sarl. Leurs projets ont été jugés pertinents pour la communauté, selon le jury présidé par Edem d'Almeida, président de l'association Moi Jeu Tri, spécialisée dans le recyclage.
Ces deux Togolais, sélectionnés avec 18 autres personnes de diverses nationalités (Bénin, Burkina Faso, Sénégal, Mauritanie, Côte d'Ivoire, Gabon, RDC, Congo-Brazzaville), sont attendus à Lomé en novembre prochain.
« Cette sélection réunit des entrepreneurs très prometteurs issus de 9 pays d'Afrique. Leur engagement correspond parfaitement à l'esprit que nous cherchons à promouvoir au sein de notre programme », a indiqué Aimé Apedoh, Coordinateur général du programme.
En termes de récompense, ces lauréats participeront à un programme de formation complet couvrant des domaines essentiels tels que la communication et le marketing numérique, la gestion financière et la gestion d'entreprise. Ils bénéficieront en outre d'une vaste campagne médiatique de trois mois visant à renforcer leur visibilité en ligne.
Lancé en 2021, le programme « L'Afrik De Demain » a pour ambition de former et d'accompagner chaque année 20 jeunes entrepreneurs africains dans leur parcours entrepreneurial. Ce, en leur offrant non seulement une visibilité mais aussi des outils pour améliorer leurs compétences et développer leur réseau.
Au Togo, l' enquête de satisfaction du secteur privé dans ses relations avec l’ administration publique qui a démarré le 23 mai dernier est à l’étape de collecte d’informations depuis le 3 septembre 2024. Cette phase consiste à recueillir des données auprès des acteurs du secteur privé afin d’évaluer leur satisfaction à l’égard des mesures prises pour améliorer le climat des affaires et les relations avec les administrations publiques.
Intitulée "Enquête nationale de satisfaction du secteur privé", cette campagne se déroule jusqu'au 30 septembre et est réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), sous la supervision du Comité de concertation Etat-Secteur privé (CCESP).
Concrètement, l’opération permettra aux opérateurs économiques et investisseurs de partager leurs expériences et avis sur les initiatives gouvernementales d’amélioration du climat des affaires dans le pays.
Ces informations, indique-t-on, contribueront à l’élaboration d’un indicateur de satisfaction, et à la formulation de propositions pour optimiser l’environnement des affaires. L’objectif étant d’assurer une mise en œuvre efficiente des mesures législatives, de renforcer la concertation entre l’État et le secteur privé, et d’instaurer une confiance mutuelle.
Cette campagne est lancée dans un contexte où les autorités encouragent les opérateurs économiques à contribuer pleinement à la réalisation des projets de développement socio-économiques inscrits dans la feuille de route gouvernementale Togo 2025.
Esaïe Edoh
L’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma de Lomé continue de se distinguer par sa conformité aux normes de sécurité. La plateforme aéroportuaire a obtenu le mercredi 11 septembre 2024, le renouvellement de son certificat d’aérodrome qui lui est délivré par l’Agence nationale de l’aviation civile du Togo (ANAC-Togo).
Ce renouvellement a été effectué après un audit du respect des normes de sécurité nationales et internationales pour les vols internationaux, indique-t-on. En effet, le certificat d’aérodrome est une exigence du code de l’aviation civile togolais, qui atteste que les infrastructures et les procédures de l’aéroport sont en conformité avec les standards de sécurité requis.
Déjà certifié en 2014, 2017, et 2021, l’aéroport de Lomé a cette fois atteint un taux de conformité de 82,56%, selon Idrissou Abdou Ahabou, Directeur général de l’ANAC-Togo.
Pour Michel Tchangani, Directeur général adjoint de la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT), la structure d’exploitation de l’AIGE, cette distinction renforce la position de la SALT en tant qu’exploitant aéroportuaire de référence, qui garantit un haut niveau de sécurité pour les vols et les passagers.
Notons que l’aéroport de Lomé, engagé dans le renforcement de son plan d’urgence sécuritaire, réalise régulièrement des exercices de simulation de crash d’avion, connus sous le nom d’EPULO, afin de tester les capacités de sauvetage et de coordination des acteurs de la plateforme. En décembre 2023, les autorités aéroportuaires avaient également organisé la première édition de la semaine de la sécurité, dédiée aux réflexions sur le maintien de la sécurité des vols au départ et à l’arrivée de Lomé.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère en charge de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a lancé cette semaine, une session de formation en entrepreneuriat au profit de 50 jeunes togolais, en marge de la 3e édition de la semaine de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (ETFP), qui s’est tenue en février dernier.
La formation, lancée mardi 10 septembre dernier à Lomé par le tout nouveau ministre de tutelle, Issac Tchiakpé, vise à offrir à ces jeunes, des outils pour devenir des entrepreneurs capables d’analyser le marché, de développer un modèle d’affaires solide et d’élaborer des stratégies de marketing efficaces pour capter l’attention des consommateurs.
Ces jeunes sont des lauréats retenus suite à un concours de talents et d’innovation, organisé dans le cadre de la semaine de l’ETFP.
Pour Issac Tchiakpé, ministre en charge de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, la session est une opportunité pour ces jeunes de renforcer leur confiance et d’acquérir les compétences nécessaires à la création d’entreprises.
Les travaux bénéficient du soutien financier du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnel (FNAFPP).
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Cette semaine, une délégation togolaise composée des lauréats de la troisième édition des Togo Digital Awards (TDA) effectue un voyage d’immersion dans l’écosystème Tech du Nigeria, en particulier à Lagos, jusqu’au 14 septembre 2024.
Ce programme, organisé avec l’appui du ministère de l'Économie numérique et de la Transformation Digitale (à travers l’Agence Togo Digital), et de la coopération allemande GIZ Togo, vise à renforcer les compétences et les réseaux de ces jeunes acteurs du digital.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme 8 de la Stratégie Togo Digital 2025 du gouvernement Togolais visant à développer un écosystème d'innovation et à promouvoir les talents numériques, le Ministère de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale, à travers… pic.twitter.com/GHX8a1zhDN
— Agence Togo Digital (@digitalgouvtg) September 11, 2024
Lagos, souvent considérée comme la « Silicon Valley » du Nigeria, abrite en effet plusieurs infrastructures numériques de premier plan dans la sous-région, telles que le DTC Lagos, le Co-Creation Hub (CcHub), ou encore les Google Developers Space for Africa et Microsoft. Durant cette semaine, les lauréats ont l’opportunité de rencontrer des entrepreneurs, incubateurs, business engineers et investisseurs actifs dans le secteur numérique, pour s’inspirer des meilleures pratiques en matière de transformation digitale.
Selon Guillaume Djondo, commissaire chargé de l’organisation des Togo Digital Awards, ce voyage « permet de découvrir le modèle de transformation digitale du Nigeria et de s’en inspirer pour renforcer la dynamique de digitalisation au Togo ».
De même, pour Gilles Lasson, lauréat de cette édition dans la catégorie « Coup de cœur », c’est une chance unique d’« observer l’écosystème technologique nigérian et d’en tirer des enseignements pour l’innovation togolaise ».
Les Togo Digital Awards, qui en sont à leur troisième édition, récompensent l’excellence dans le secteur digital togolais, en valorisant les contributions des entrepreneurs et innovateurs. Cette année, 25 lauréats ont été distingués pour leurs efforts en faveur du développement numérique au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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ARISE IIP, qui développe des plateformes industrielles en Afrique, dont la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) au Togo, a été nominée dans la catégorie « Transformation des affaires » (Business Transformation) des Sustainability Awards 2024, organisés par Reuters Events.
Selon les organisateurs, ARISE IIP se positionne comme un pionnier des écosystèmes industriels durables en Afrique, en collaborant notamment avec les gouvernements, investisseurs, communautés locales et organisations à but non lucratif pour encourager une transformation sociale et économique durable.
« Cette reconnaissance internationale témoigne de notre engagement pour la durabilité et des efforts que nous déployons pour avoir un impact positif », a déclaré ARISE IIP dans une publication.
La société est du reste, nominée dans cette catégorie aux côtés de 11 autres multinationales.
Les Sustainability Awards récompensent les entreprises pour leurs pratiques commerciales durables. La cérémonie de remise des prix aura lieu à Londres, le 1er octobre 2024, où les meilleures initiatives en lice seront mises en lumière.
Rappelons que l’an dernier, ARISE IIP avait déjà remporté le prix Reuters du « Pionnier du Développement Durable » pour son Centre de formation aux métiers textiles, situé dans la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) au Bénin.