Au Togo, le processus de renouvellement des instances de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) est dans sa dernière ligne droite. Alors que les candidats en lice sont en pleine campagne depuis le 15 juin, la Commission électorale consulaire (CEC), vient d’annoncer la validation de 277 inscrits sur la liste électorale.
« Sur les 597 dossiers d’opérateurs économiques reçus pour inscription sur la liste électorale, après traitement des dossiers non conformes et des réclamations, une liste définitive de 277 inscrits a été publiée par la commission électorale consulaire », a indiqué Kominte Dindangue, Président de la CEC, lors d’une réunion d’échanges avec la ministre du commerce, Kayi Mivedor le jeudi 20 juin 2024 à Lomé.
Ce jeudi 20 juin 2024, Madame Kayi MIVEDOR-SAMBIANI, Ministre du @CommercegouvTg, a présidé une réunion d’échanges avec la Commission électorale consulaire, sur l’état d’avancement du processus électoral consulaire à la CCI-Togo.
— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) June 20, 2024
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Le N°1 de la CEC rassure du respect de toutes les étapes prévues pour une élection réussie et transparente.
Cette élection prévue le 30 juin 2024, devrait permettre de mettre en place une nouvelle équipe dirigeante de la chambre consulaire, et de tourner la page du management intérimaire qu’assure la délégation spéciale consulaire installée depuis fin 2020 et présidée par Nathalie Bitho. Sa mission : réformer la CCI-T qui joue le rôle de pont entre les opérateurs économiques et l’exécutif.
Esaïe Edoh
Depuis quelques jours, la compagnie singapourienne de transport maritime Pacific International Lines (PIL) a démarré ses activités de transbordement au Port de Lomé, au Togo. L’annonce a été officialisée le 19 juin 2024 par le ministre togolais chargé de l'économie maritime, Edem Tengue.
Le début des opérations de PIL fait suite à l'escale récente à Lomé du navire Kota Tema, l'un des plus récents et performants de la flotte de la compagnie, d'une capacité de plus de 7 000 conteneurs. Ce palier marque son implantation définitive au Togo, deux ans après la signature d’un partenariat avec la Plateforme industrielle d'Adetikopé (PIA) pour les opérations logistiques de transit.
Fier d'annoncer l'arrivée du navire Kota Tema au #PAL, marquant le début des opérations de transbordement de #PIL. Cette étape renforce le rôle stratégique de Lomé en tant que hub en Afrique de l'Ouest, suivant l'exemple de #MSC. #PortDeLomé #ÉconomieMaritime #Transbordement… pic.twitter.com/6JVnMKPxMt
— Kokou Edem TENGUE (@kokouedemTENGUE) June 19, 2024
Selon le ministre Tengué, cette présence du Singapourien sur la plateforme portuaire « renforce le rôle stratégique de Lomé en tant que hub en Afrique de l'Ouest ». En effet, l'arrivée de PIL devrait ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement de l'activité de transbordement à travers la diversification de l'offre de services et l’attraction de nouveaux investissements dans le domaine de la manutention.
Il convient de préciser que PIL est fondée en 1967, et classée parmi les principales compagnies maritimes mondiales de conteneurs, avec un réseau de service étendu couvrant plus de 500 sites dans 90 pays.
Esaïe Edoh
Au Togo, les organisations de presse étrangères pourront de nouveau obtenir une accréditation pour couvrir l'actualité et les manifestations, à partir du 26 juin prochain. C’est ce qu’a indiqué la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dans un récent communiqué.
Dans sa note d’information, Pitalounani Telou annonce qu’à compter de cette date, “la suspension de l'accréditation des organes de presse étrangers à couverture de l'actualité et des manifestations au Togo est levée”.
Selon le communiqué officiel, toute demande d'accréditation doit être soumise au président de la HAAC au moins 15 jours avant le début de l'événement, sauf en cas d'urgence. L'accréditation est accordée à condition que l'organe de presse désigne un journaliste professionnel ou un technicien des médias spécifiquement pour cette mission en qualité d'envoyé spécial. De plus, cette accréditation est limitée à la période de l'événement et n'exonère pas le bénéficiaire de l'obligation d'obtenir une autorisation d'accès délivrée par l'organisateur.
Rappelons qu’il y a quelques semaines, en avril dernier, la HAAC avait suspendu la délivrance de ces accréditations aux médias étrangers, alors dans le contexte des élections régionales et législatives dans le pays. Cette mesure faisait suite à l’interpellation et à l’expulsion d’un journaliste français, envoyé spécial de la Chaîne Africa XXI, qui, selon les autorités togolaises, aurait franchi illégalement la frontière et agi en tant qu'activiste.
Ayi Renaud Dossavi
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La filiale togolaise du groupe Orabank et l’opérateur de téléphonie mobile Moov Africa Togo ont lancé ce jeudi 20 juin 2024, un nouveau service de mobile banking. Il s’agit de PASS MONEY FLOOZ qui permet aux usagers des deux sociétés de transférer de l'argent entre les comptes Flooz et Orabank sans internet.
Concrètement, PASS MONEY FLOOZ, à l’instar de PASS TMONEY lancé le mois dernier, permettra aux clients des deux sociétés de transférer de l'argent entre leurs comptes, de manière fluide et sécurisée. Le service offre également la possibilité aux utilisateurs de consulter les soldes et les mini relevés de compte directement depuis leur téléphone mobile, sans nécessiter de déplacement physique.
Ce nouveau service accessible via le code USSD *155*7*2*4# selon la direction d’Orabank Togo, est adapté aux réalités locales où la connexion internet peut être un défi, notamment en milieu rural. « Il constitue également un coup de pouce pour l'inclusion financière au Togo », a commenté, Kalil Macky, directeur de la Banque digitale chez Orabank.
En rappel, ce service vient s’ajouter à une série initiée par l’acteur bancaire pour digitaliser ses services en conformité avec l’ambition de l’exécutif togolais qui vise la digitalisation de 75% des démarches administratives à l’horizon 2025.
Esaïe Edoh
Au Togo, le ministère en charge de l’environnement procède cette semaine à la validation de sa stratégie environnementale pour la décennie à venir. C’est à travers un atelier, dont l’objectif principal est d'adopter un document stratégique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, d'ici à 2030. La rencontre a rassemblé une diversité de représentants des secteurs impactés par ce défi environnemental.
“Notre objectif est de valider une vision nationale à long terme, axée sur une économie sobre en carbone. En tant que signataire de l'accord de Paris et partie prenante de la convention -cadre des Nations Unies, le Togo s'engage résolument à aligner son développement sur des principes de durabilité environnementale.", a indiqué Méry Yaou, directrice de l'environnement, en marge de cette initiative.
La vulnérabilité socio-économique face aux changements climatiques pousse le gouvernement togolais à renforcer sa résilience environnementale. "Nous travaillons sur des projets ciblés tels que la gestion de l'érosion côtière et la promotion de la mobilité verte à travers des initiatives comme le développement des transports électriques", explique pour sa part, Aoufoh Koffi Dimizou, Secrétaire général du ministère de l'environnement.
En parallèle, le Togo avance dans l'élaboration d'une nouvelle législation environnementale adaptée aux défis climatiques actuels. "Nous préparons activement l'adoption d'une loi sur les changements climatiques et avons déjà mis en place des mécanismes de carbone conformes à l'article 6 de l'accord de Paris", ajoute-t-il. Ce processus a notamment mobilisé près de 40 000 participants, via des consultations publiques, pour l'élaboration de cette loi ambitieuse.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, plusieurs acteurs communaux se forment cette semaine en matière de gestion de projets et de mobilisation des ressources financières. La formation de trois jours, ouverte mardi 18 juin dernier à Blitta, est à l’initiative de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT), qui renforce ainsi les capacités des maires, Secrétaires généraux et chargés de planification des communes Agoè-Nyivé 1, Golfe 1 et 6, Zio 2, Vo 4, Yoto 3, Kloto 3, Akébou 1, Tchamba 2, Kozah 3, Binah 2, Oti-sud 2, Kpendjal ouest 1, Kpendjal 2 et Blitta 1.
L'objectif principal des travaux est d’outiller ces acteurs en matière de conception et de gestion des projets de développement communal (PDC), notamment sur des aspects clés tels que le cycle de vie des projets, la gestion axée sur les résultats (GAR), et les outils de gestion financière nécessaires pour les projets financés par des bailleurs de fonds.
Dans le cadre de cette formation, Denyo Dodzi Komi, directeur général de l’ANFCT, a souligné que cette session inaugurale marquait des “efforts continus” pour familiariser les élus locaux avec les sources de financement disponibles et encourager la collaboration entre les différentes municipalités.
Notons que cette initiative se tient avec le soutien financier du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Elle inaugure également des séries de formation qui se tiendront dans les cinq régions du pays, à l’intention des acteurs communaux.
Pour rappel, l'ANFCT est une structure de support créée notamment pour assurer la formation des élus locaux et de l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus de décentralisation. Elle a débuté officiellement ses activités cette année, après son inauguration en septembre 2023.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, un partenariat tripartite entre le ministère de l’agriculture, Bank of Africa (BOA-Togo) et Sunu Bank veut appuyer le secteur agricole. Signée mercredi 19 juin, cette convention devrait permettre aux agriculteurs d'accéder à des crédits avantageux, pour l'acquisition de machines modernes. Les fonds seront alloués à divers maillons de la chaîne de valeur agricole, incluant les intrants, la mécanisation et les systèmes d'irrigation.
Dans ce cadre, BOA-Togo lancera une ligne de crédit-bail pour 50 tracteurs et accessoires sur 5 ans, facilitant ainsi l'équipement des producteurs. Sunu Bank pour sa part assurera la garantie commerciale des équipements. Un volet « formation » permettra d’accompagner les entrepreneurs agricoles dans l'utilisation et l'entretien des nouvelles technologies.
En marge de ce nouvel accord, Antoine Lekpa Gbegbeni, ministre en charge de l’agriculture, a souligné l'engagement de son département à renforcer le soutien technique et financier aux acteurs agricoles, en facilitant la constitution de dossiers solides et en promouvant une éducation financière adéquate.
Pour l’Etat, ce partenariat s'inscrit dans une stratégie plus large visant à augmenter la productivité agricole à travers la mécanisation. Le Togo prévoit en effet la construction de six centres régionaux de mécanisation agricole pour soutenir cette initiative ambitieuse.
Ayi Renaud Dossavi
L’Office Togolais des Recettes (OTR) va vendre aux enchères publiques, 76 véhicules comprenant 71 motocyclettes et 5 automobiles, mardi 25 juin 2024.
Selon un communiqué du Commissaire général de l’OTR, Philippe Tchodié, rendu public, l’opération se déroulera à la Division des Opérations Douanières Régionales des Plateaux, située à Atakpamé. Elle est ouverte au public, et alignée sur la règle du « plus offrant et dernier enchérisseur ».
« Pour participer, chaque intéressé devra s’enregistrer en payant une somme non remboursable de 5000 FCFA à la Division des Opérations Douanières Régionales des Plateaux à Atakpamé. Cette quittance sécurisée garantit l’enregistrement des adjudicataires et doit être obtenue avant la clôture de l’enregistrement », a précisé l’administration fiscale qui rappelle que « les acquéreurs potentiels devront s’acquitter du montant total de leur enchère sur place, majoré de 12% ».
Pour rappel, ces ventes organisées par le fisc concernent principalement des véhicules issus de saisies ou en souffrance aux douanes.
Esaïe Edoh
Le Togo, à l’instar de la communauté internationale, commémore ce mercredi 19 juin, la Journée internationale de lutte contre la drépanocytose. Cette année, les manifestations officielles se déroulent dans la ville de Kpalimé, avec des activités de sensibilisation et de dépistage gratuit.
Environ 16 % de la population togolaise est touchée par cette maladie, qui est la première maladie génétique au monde. À cette occasion, le Centre national de recherche et de soins aux drépanocytaires du Togo, en collaboration avec ses partenaires, offrira à 600 jeunes élèves, apprentis et déscolarisés de Kpalimé, un dépistage gratuit et des séances de sensibilisation aux mesures de prévention.
Le Togo se distingue en Afrique pour avoir dédié un centre de recherche et de soins à la lutte contre la drépanocytose. Le directeur du centre, Dr Hèzouwè Magnang, médecin hématologue et maître-assistant en hématologie à l’Université de Lomé, a reçu le 18 juin une délégation de FORTIS HEALTHCARE LIMITED, une entreprise indienne spécialisée dans la lutte contre cette maladie, a appris Togo First.
Au regard des progrès réalisés par le Togo, notamment avec le programme de dépistage néonatal de 50 000 nouveau-nés, la délégation indienne a proposé un partenariat pour une assistance allant du dépistage aux traitements adaptés, à moindre coût. Cette offre a été favorablement accueillie, et les modalités de la collaboration sont en cours de définition, apprend-on.
Au service de pédiatrie du CHU-SO, où on continue d'offrir des soins appropriés aux enfants atteints de drépanocytose, de cancers infantiles et autres maladies du sang, la délégation a discuté avec les professeurs Jules Guedenon et Adama Gbadoe. Ils ont exprimé le besoin de mécanismes de diagnostic avancés et de soins moins coûteux. Les membres de FORTIS HEALTHCARE LIMITED ont proposé des solutions, incluant la mise en place d'échanges virtuels réguliers entre professionnels togolais, indiens et américains pour discuter des cas cliniques.
Ces initiatives témoignent d'un engagement fort et d'une collaboration internationale pour améliorer la prise en charge des patients drépanocytaires au Togo, souligne-t-on.
Le Togo va bénéficier d’un fonds de 200.000 dollars, soit 122 millions FCFA du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour assurer la formulation de sa Stratégie climatique chiffrée. L’annonce de cet appui financier a été faite le mardi 18 juin 2024 à Lomé, à l'occasion de la validation nationale de la vision du développement à long terme à faible émission de carbone et résilient au climat.
Cette enveloppe, selon Seynabou Diaw, représentante résidente adjointe du PNUD au Togo, est la réponse à la récente requête soumise par le pays ouest-africain au partenariat mondial sur les Contributions Déterminées au niveau national (CDN Partnership). « Les démarches sont en cours afin de mettre à disposition de votre département toute l’expertise technique nécessaire pour la formulation d’une stratégie chiffrée », a-t-elle précisé.
Cette stratégie qui sera élaborée grâce à ce financement permettra au Togo de faire un pas de plus vers la mobilisation des ressources nécessaires évaluées à 6 milliards FCFA pour assurer sa résilience climatique.
Le Togo va bénéficier de 200 000 USD supplémentaires du @pnudfr pour la formulation d'une stratégie climatique chiffrée. C'est l'annonce faite ce matin par @NabouDiaw1 lors de l’atelier de validation nationale de la vision du dvlpmt à long terme à faible émission de carbone. pic.twitter.com/Ctz3cGx3VQ
— Pnud Togo (@PnudTogo) June 18, 2024
Il faut noter que l’enveloppe de 6 milliards FCFA sollicitée par le Togo devrait servir à atténuer les effets dévastateurs du changement climatique et promouvoir une résilience au sein des communautés vulnérables, selon le ministère de l’environnement et des ressources forestières.
Cet appui du PNUD s’ajoute à d’autres que la branche onusienne a déjà apportés au pays côtier, notamment le financement des projets communautaires dans le domaine de la protection de l’environnement à hauteur de 146 millions en 2022. La branche onusienne soutient également la politique de reboisement du gouvernement togolais.
Esaïe Edoh