Togo First

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Lomé accueille depuis lundi 24 juin 2024, une réunion des directeurs généraux des douanes de la sous-région, sur le déploiement du système interconnecté de gestion des marchandises en transit (SIGMAT) sur le corridor Abidjan-Lagos. Les travaux qui s’inscrivent dans le cadre des activités de la commission de la CEDEAO, visent à « discuter du déploiement du SIGMAT dans les pays membres », explique Piguendéléwè Akaya, Directeur des Opérations Douanières de Lomé-Port, représentant le patron de l'OTR, à l’ouverture de la rencontre des cadres ce mardi 25 juin.

Le SIGMAT est un outil qui permet l'échange des données et le suivi électronique des marchandises en transit entre les administrations douanières des États membres de la sous-région ouest-africaine, avec pour effet de réduire le temps de passage aux différents postes de douane sur le corridor où il est en vigueur. « L'échange des informations à travers le SIGMAT favorisera à terme, la sécurisation des marchandises et des biens, la lutte contre la fraude, la maîtrise des recettes fiscales et douanières, ainsi que la fiabilité des données statistiques dans les États membres. », ajoute le responsable.

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De son côté, Mohamed Ibn Chambas, représentant de la commission de la CEDEAO et sa Commission opérationnelle sur le schéma de Libéralisation des Échanges, précise que « la présente réunion devrait nous permettre d'identifier les derniers obstacles administratifs et techniques au déploiement des segments et d'y apporter des solutions idéales dans les délais les meilleurs. » 

Notons que c’est depuis son adoption à Abidjan en 2019, comme standard pour la mise en œuvre de ces systèmes, que la Commission de la CEDEAO a décidé d'adopter le système de gestion des marchandises en transit. Depuis, il a été progressivement opérationnalisé dans des pays comme le Togo, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Bénin et le Niger.

Ayi Renaud Dossavi

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Les fonctionnaires togolais n’auront plus besoin de visa pour se rendre en Afrique du Sud. Le Togo a conclu la semaine écoulée, un accord exemptant de visas, les détenteurs de passeports diplomatiques et de service. Cette mesure, à effet immédiat, marque un renforcement et une facilité de la mobilité marquée entre les deux acteurs, perçue comme un levier de leur coopération.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue sud-africaine, Naledi Pandor, ont exprimé leur engagement commun à renforcer les liens de coopération et d'amitié pour le bénéfice mutuel de leurs peuples. Ce récent accord s'inscrit dans une série de démarches similaires entreprises par le Togo. Peu de jours avant, le pays signait un accord similaire avec Sao Tome, ciblant les titulaires de passeports diplomatiques, de passeports de service et de passeports ordinaires, pour des séjours n’excédant pas quatre-vingt-dix (90) jours. 

Des accords similaires ont du reste été conclus avec d’autres nations comme le Gabon, le Maroc, la Russie, le Brésil et le Qatar.

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Le Togo a réussi ce lundi 24 juin 2024, une nouvelle opération sur le marché des titres publics de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Avec pour objectif initial de mobiliser 30 milliards de FCFA via une émission simultanée de Bons Assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT), le pays a finalement levé 32,11 milliards FCFA. Ceci équivaut à un taux de couverture de 107%.

Dans le détail, 26,2 milliards de FCFA ont été collectés grâce aux BAT émis sur une maturité d'une année, tandis que 5,9 milliards ont été mobilisés via les OAT stipulées respectivement sur 3 et 5 ans, à des taux d'intérêt annuels respectifs de 6,15% et 6,40%.

Cette nouvelle collecte de ressources porte à 463 milliards FCFA le cumul des emprunts du Togo sur le marché des titres cette année, alors que le pays vise 607 milliards FCFA pour couvrir les besoins de financement de son budget 2024, qui s’équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards de FCFA.

Esaïe Edoh

Au Togo, le Ministère en charge de l'Enseignement Supérieur appelle les établissements d’éducation privés à régulariser leurs nouvelles filières.

Dans une récente directive, Ihou Wateba, ministre de tutelle, indique en effet que « certains établissements privés d'enseignement ont ouvert de nouvelles filières sans avoir préalablement procédé aux formalités d'accréditation de ces filières. ». Pour pallier une situation jugée « préjudiciable aux apprenants » qui pose notamment le problème de « fiabilité des formations délivrées dans ces établissements privés », le ministère appelle ces établissements à régulariser leurs nouvelles filières. 

Ainsi, ces acteurs privés sont appelés à « prendre toutes les dispositions pour procéder à la régularisation de cette situation », en s’adressant à la direction de l’enseignement supérieur, au plus tard le vendredi 19 juillet 2024. 

Cette annonce intervient alors que le gouvernement travaille depuis plusieurs mois à harmoniser la formation supérieure ainsi que les examens dans le domaine du supérieur.

Ceci concerne d’ores et déjà plusieurs établissements privés pour les grades de Licence et de Master professionnels, qui sont progressivement soumis à des examens d’État ou examens nationaux. L’ensemble de ces examens professionnels sera sous la houlette d’une même organisation, sur tout le territoire.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo, dans ses efforts de lutte contre le changement climatique, a récemment lancé l'Initiative pour la Transparence de l'Action Climatique au Togo (ITAC-Togo). Cette initiative, soutenue par le Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), vise à consolider les progrès accomplis par le pays dans la réalisation de ses objectifs climatiques et à renforcer son cadre de Mesure, de Reportage et de Vérification (MRV) national.

Concrètement, l'ITAC-Togo permettra notamment d'améliorer la qualité des données d'inventaire des gaz à effet de serre (GES) du pays et de mettre en place des dispositifs ainsi que des procédures pour garantir l'exactitude de ces données. Cela permettra une meilleure intégration des données aux niveaux infranationaux et dans le processus d'élaboration des rapports nationaux, assure-t-on.

Selon Yaou Mery, la directrice de l'environnement, cette initiative est une recommandation de la COP21 et "permettra au Togo de mettre en place un cadre solide qui répond aux priorités nationales en matière de gestion des problèmes climatiques".

Notons que le Togo n'est pas le seul pays à bénéficier de ce soutien de la CCNUCC. Sept autres pays africains, à savoir la Namibie, l'Ouganda, Madagascar, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Malawi et la Guinée, ont également rejoint cette démarche visant à améliorer la transparence de leurs actions climatiques.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, une nouvelle campagne de santé publique en cours jusqu’en juillet 2024, cible la cataracte, dans la Préfecture des Lacs, au Sud-Est du pays. 

Pilotée par le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, cette initiative vise à opérer gratuitement jusqu’à 2 000 yeux dans la localité, en réponse notamment aux défis imposés par cette maladie.

La campagne, lancée au Centre Hospitalier Préfectoral (CHP) d’Aného, fait suite à une enquête nationale sur les déficiences visuelles et s’inscrit dans le cadre du Programme National de Santé Oculaire (PNOS). Il s'agit non seulement de traiter, mais aussi de sensibiliser les populations à cette maladie.

Notons que l'initiative fait suite à la réussite de l'opération "Zéro Cataracte" qui avait touché plus de 10 000 personnes dans les cinq régions du pays en 2022. 

Selon les données de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de 50% des cas de cécité en Afrique sont attribuables à la cataracte, une opacification du cristallin qui affecte majoritairement les populations des zones rurales, souvent privées d'accès aux soins adéquats. Rien qu’au Togo, il y aurait encore quelque 200 000 personnes souffrant de la cataracte, non encore traitées. 

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Au premier trimestre 2024, l’Etat togolais a déboursé 70 milliards FCFA au titre des dépenses du personnel qui émarge sur le budget général, contre 65,5 milliards FCFA sur la même période, il y a un an, soit une hausse d’environ 7% en glissement annuel. C’est ce que dévoile le ministère de l’Economie et des Finances dans son « Tableau des opérations financières de l'État (TOFE) pour 2024 », consulté par Togo first.

Précisément, les ressources de l’Etat logées dans la ligne de dépense du personnel, ont été affectées au paiement des émoluments, indemnités, primes, prestations familiales, cotisations patronales ainsi qu’à toutes dépenses liées aux décaissements du personnel qui émarge sur le budget général.

En détail, en janvier, les dépenses sont évaluées à 21,42 milliards FCFA, en février, elles sont passées à 22,92 milliards FCFA et ont atteint 25,82 milliards FCFA en mars.

Les dépenses du personnel de cette année, par rapport à celles de l'an dernier, traduisent une augmentation de 4,5 milliards FCFA. Une situation qui s’expliquerait par une hausse de l’effectif du personnel de la fonction publique, sur la période sous revue, indique-t-on, entre autres.

En effet, sur l’intervalle, l’Etat a effectué des recrutements dans divers secteurs et déployé une nouvelle promotion du Programme présidentiel d’excellence (PPE) dans l’administration publique, après 18 mois de formation pratique. 

Notons que cette année, la loi de finances, a prévu de consacrer 321 milliards FCFA aux dépenses du personnel.

Esaïe Edoh 

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Au premier trimestre de l'année 2024, l'Office Togolais des Recettes (OTR) a enregistré un total de 207 milliards de francs CFA de recettes fiscales, selon les chiffres dérivés des Tableaux des Opérations Financières de l'État (TOFE) pour 2024. Cette performance représente une hausse de 17 % par rapport aux 176,8 milliards FCFA collectés durant la même période en 2023, indiquant une tendance positive dans la mobilisation fiscale du pays.

Entre janvier et mars 2024, 108,6 milliards FCFA ont été collectés par le commissariat des impôts. Ce chiffre constitue 23,6 % de l'objectif annuel qui s'élève à 460 milliards FCFA, et marque une hausse de 14,7 % par rapport aux 94,69 milliards FCFA recueillis au cours du même trimestre de 2023. Le commissariat des douanes et droits indirects n'est pas en reste, ayant levé 99,3 milliards FCFA, soit 22,8 % de son objectif de 434 milliards FCFA pour l'année complète. Ce total est supérieur de 21,1 % aux 82 milliards FCFA obtenus au premier trimestre de l'année dernière.

L'analyse des contributions spécifiques révèle que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les importations a nettement augmenté, atteignant 43,69 milliards FCFA, soit plus du double des 21 milliards FCFA du premier trimestre de l'année dernière. Ensuite, la TVA sur les marchandises consommées localement et la taxe sur les activités financières (TAF) ont généré ensemble 35,9 milliards FCFA. Les droits de douane se sont également élevés à 35 milliards FCFA, tandis que l'impôt sur les sociétés (IS) a rapporté 30 milliards FCFA. Hormis la TVA sur les marchandises mises en consommation sur le territoire et la TAF, tous ces impôts et taxes ont connu des augmentations significatives.

Pour l'année en cours, un objectif de 895 milliards FCFA de recettes fiscales liquides a été fixé par le gouvernement à l’OTR. L'an dernier, cet objectif était de 765 milliards FCFA dans la loi de finances initiale.

Fiacre E. Kakpo

Les paiements et transactions pourraient bientôt être simplifiés et fluidifiés tant au niveau national qu’à l’échelle de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) annonce à cet effet, le début de la phase pilote de son nouveau système de paiement instantané interopérable, pour le 22 juillet 2024. Ce lancement marquera un tournant important en matière de services financiers dans l’espace communautaire.

Des “transactions instantanées”

Le système, opérationnel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, devrait permettre aux utilisateurs de réaliser des transactions instantanées, quel que soit le type de compte détenu, que ce soit auprès d'une banque, d'un émetteur de monnaie électronique, d'une institution de microfinance ou d'un établissement de paiement, indique-t-on. Les transferts et les paiements seront également possibles entre différentes institutions financières, garantissant une disponibilité immédiate des fonds pour les bénéficiaires.

On devrait s’attendre à ce que les virements soient plus simplifiés et plus rapides entre les différentes banques de l’espace communautaire, ainsi que différents portefeuilles de monnaie, comme le mobile money.

Les usagers pourront effectuer leurs paiements auprès de tout commerçant disposant d’un QR Code interopérable ou capable d’envoyer une demande de paiement. La fourniture des services financiers aux entreprises sera standardisée”, annonce-t-on notamment. À terme, la plateforme pourrait ouvrir la voie à une large gamme de nouveaux services financiers connexes, au profit des consommateurs.

Ayi Renaud Dossavi

Entre 2018 et 2022, les partenaires financiers du Togo ont financé les projets de développement du pays avec près de 3 milliards de dollars américains (soit environ 2000 milliards de francs CFA). L’information est diffusée à la faveur d'une réunion d'échanges tenue le 19 juin 2024 à Lomé, entre la ministre Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Ablamba Johnson, et les partenaires techniques et financiers (PTF) du Togo.

Cette enveloppe a permis au Togo de financer ses projets de développement dans divers domaines, notamment celui socioéconomique, conformément à la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, indique-t-on.

Lors de cette réunion, les deux parties ont dressé également fait état des principaux défis rencontrés dans l'exécution de ces différents projets, dans le but d'en accélérer la mise en œuvre et d'en maximiser l'impact sur les populations.

« Face aux conditions de financement actuelles, le Togo a décidé de redynamiser la Plateforme de coordination des interventions et de créer toutes les conditions nécessaires à une mise en œuvre accélérée des projets, en partenariat avec les diverses institutions », a souligné Sandra Ablamba Johnson.

Dans cette dynamique, cette rencontre, qui se veut périodique, permettra d'approfondir les discussions et de déterminer la stratégie à adopter pour atteindre ces objectifs, selon Sandra Ablamba Johnson.

Rappelons que cette réunion a rassemblé les représentants des institutions multilatérales et bilatérales engagées aux côtés du Togo dans ses efforts de développement. 

Esaïe Edoh

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