Togo First

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La Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCI-Togo) a lancé lundi 1er juillet, "DataBiz", un annuaire numérique pour les entreprises du pays. Le nouveau répertoire digital est conçu pour faciliter les échanges commerciaux entre les acteurs du monde des affaires, en fournissant des données fiables sur les entreprises actives à l’échelle nationale.

La plateforme a pour but de donner une meilleure cartographie des acteurs économiques au Togo et de rassurer les partenaires étrangers dans le cadre de leurs affaires et démarches administratives avec le Togo. "Il s'agit aujourd'hui pour chaque entreprise togolaise de se faire connaître sur cette plateforme. Tout le monde y gagne : les informations disponibles permettent aux partenaires de consulter directement les produits et services offerts par les entreprises togolaises," a déclaré Nathalie Bitho, présidente de la délégation spéciale de la CCI-Togo.

Pour Kofi Helmuth Bonin, directeur général de BHK Consulting et concepteur de DataBiz, la plateforme offre une visibilité à plusieurs niveaux pour les acteurs économiques locaux, tant au niveau national qu'international. "Nous offrons une présence accrue dans l'écosystème numérique, une meilleure visibilité, et facilitons les interactions B2B et B2C. L'aspect convivial et intuitif de la plateforme est essentiel pour garantir une accessibilité facile et efficace," a-t-il ajouté.

Du reste, l’accès à DataBiz est soumis à un abonnement aux modalités flexibles, en fonction des besoins spécifiques des utilisateurs.

Consulter ici la Plateforme Digitale des Entreprises Togolaises | Databiz

Au Togo, le Consulat de France a récemment annoncé un nouveau dispositif visant à simplifier et accélérer la délivrance de visas professionnels pour les représentants d'entreprises togolaises. Ceci a été acté par une convention signée en mai dernier entre l'Ambassade de France et les organisations patronales togolaises, dont la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCI -Togo).

Le nouveau dispositif visant à fluidifier le processus, a été présenté lundi 1er juillet dans la capitale togolaise aux opérateurs économiques togolais. Il devrait permettre aux hommes d'affaires et opérateurs économiques de mieux planifier leurs déplacements, sans subir des délais d'attente interminables.

« Les délais de dépôt de demande de visa sont de minimum 15 jours si la personne souhaite qu'on puisse lui donner satisfaction dans les délais envisagés pour son départ. Je précise aussi que, lorsque vous pouvez anticiper des réunions ou des voyages, vous pouvez déposer jusqu'à 6 mois avant votre date de départ. », a expliqué Isabelle Rios Mestre, agent du service des visas au Consulat de France, en marge de la rencontre.

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Le Togo, pour développer sa filière rizicole, opte pour l’approche "Smart Valleys". Ce système qui consiste en l'aménagement simple et durable des bas-fonds rizicoles a été enseigné, la semaine dernière, à 120 producteurs dans la région de Blitta grâce à une formation soutenue par le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l'Ouest (FSRP).

Concrètement, l'approche "Smart Valleys" permet de mieux retenir et gérer les eaux de pluie dans les champs, réduisant ainsi les pertes d'engrais dues aux inondations. Ceci se traduit par une augmentation des rendements à la récolte.

Ainsi, au cours de la formation, les techniques d'aménagement peu coûteuses pour une meilleure gestion de l'eau et de l'espace dans les rizières ont été partagées avec des riziculteurs.

1 RIZICULTEURS

Pour faciliter la mise en œuvre de cette pratique, les producteurs ont bénéficié d'un équipement d'aménagement composé d'outils tels que des brouettes, bottes, cordeaux, coupe-coupe, décamètres et pioches.

Cette formation s'inscrit dans les efforts du Togo visant à atteindre une production de riz de 1 115 087 tonnes à l'horizon 2030.

Esaïe Edoh

Au Togo, la ministre Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Ablamba Johnson, a reçu en milieu de semaine dernière, une délégation d'officiels du Sénat américain. Leurs échanges ont porté sur le partenariat économique entre le Togo et les États-Unis d'Amérique.

Concrètement, à cette rencontre, le Togo a mis en lumière ses projets et programmes de développement socio-économique ainsi que les progrès réalisés notamment la création d’un environnement d'affaires attractif, favorable à l'arrivée d'investissements de grande envergure.

Aussi, les deux parties ont fait le point des divers programmes américains pour lesquels le Togo est éligible, en l’occurrence le Millennium Challenge Corporation (MCC) et le programme commercial AGOA (African Growth and Opportunity Act). 

Via le premier, le Togo se prépare à recevoir un financement du pays de l’Oncle Sam pour financer des projets dans le domaine de l’énergie, du numérique et du foncier. Dans cette perspective, le pays est depuis plus d’un an dans la phase de formulation du programme Compact pour lequel il est éligible depuis le 14 décembre 2022.

Quant au second, il a permis au Togo depuis deux décennies de bénéficier des facilités d’accès au marché américain. En 2020, les exportations du Togo vers les Etats-Unis, s'élèveraient seulement à 12,9 millions $, contre, en comparaison, des importations de 213,5 millions $, selon les statistiques de l'AGOA.

Cette visite de la délégation des officiels du Sénat américain devrait ouvrir pour les deux Etats, la voie à de nouvelles perspectives de collaboration et de développement.

Esaïe Edoh

Le Togo maintient le cap en tant que leader en matière d’inclusion financière dans la zone de l'Union monétaire ouest-africaine. “En effet, en 2023, le taux d'utilisation des services financiers au Togo a atteint 87,1%, traduisant les efforts concertés du gouvernement et des acteurs du secteur financier,” a indiqué Mazamesso ASSIH, ministre en charge de l’inclusion financière, en marge d’un atelier régional de concertation sur la révision de la stratégie régionale d'inclusion financière, la semaine dernière (le jeudi 27 juin 2024).

C’est en 2021 que le Togo a entamé des travaux aboutissant à une stratégie nationale de l'inclusion financière, qui porte les initiatives du sommet de l’Etat en la matière. Pour le Togo, il s’agit notamment de lancer des produits financiers abordables au profit des populations, surtout celles vulnérables et dans les milieux ruraux.

« L'inclusion financière donne à chaque individu, quel que soit son statut social, son genre, son âge ou sa situation géographique, la possibilité d'accéder à une gamme diversifiée de services financiers adaptés à ses besoins spécifiques et à ses aspirations », indique la ministre. « En favorisant l'épargne, l'investissement, l'entrepreneuriat, la gestion des risques, l'inclusion financière contribue à réduire la pauvreté, à renforcer la résilience des ménages et à stimuler la croissance économique de nos pays.», ajoute-t-elle.

Vers une nouvelle stratégie sous-régionale

À l’échelle sous-régionale, c’est en 2019 que l’UEMOA a lancé une stratégie régionale de l'inclusion financière, avec ses succès et ses défis. A Lomé, il s'agit aussi pour les acteurs d'en formuler une nouvelle.

Pour Mazamesso ASSIH, la nouvelle stratégie régionale devra notamment mieux répondre aux besoins spécifiques de chaque catégorie de la population, renforcer l'éducation financière et la protection des consommateurs, favoriser l'inclusion financière numérique, et exploiter les avancées technologiques pour rendre les services financiers plus accessibles et abordables.

Au premier semestre de cette année, la BOAD indique avoir débloqué plus de 700 milliards FCFA de financement en termes d’appui aux pays de l’UEMOA. L’information ressort du bilan à mi-parcours de l’institution, présenté par le Président Serge Ekué, lors de la 142e session ordinaire de son Conseil d'Administration, jeudi 27 juin.

« Le bilan à mi-parcours des prévisions financières de l'exercice 2024 montre qu'au premier semestre 2024, les financements globaux octroyés par la Banque sont estimés à 712,7 milliards de francs CFA, soit un taux d'exécution de près de 86% du programme annuel d'activité », indique Serge Ekué. Ceci « avec respectivement 64% des concours octroyés aux États et 7% aux entreprises publiques.» 

En termes de mobilisation de ses ressources, la BOAD a toujours en ligne de mire la levée de davantage de ressources concessionnelles pour ses activités de soutien au développement. 

Ainsi, souligne le président du bras financier de l’Uemoa, bien que ce bilan à mi-parcours soit « globalement en ligne avec nos objectifs », il s’agit maintenant d’« intensifier nos efforts dans la mobilisation des ressources, notamment concessionnelles, voire pré-concessionnelles, leur allocation, afin d'apporter à nos États et à nos populations, des réponses à la mesure des besoins exprimés et des attentes. » 

Notons que lors de cette réunion du Conseil d'administration, l’institution de financement sous-régionale a débloqué 60 milliards FCFA pour le Togo, en soutien à deux projets : le projet des agropoles et l’aménagement de la route Tchaasémondè – Gandé – Agbang. Ceci, sur un total alloué de 162 milliards FCFA en termes de nouvelles facilités pour les économies de la zone UEMOA.

Ayi Renaud Dossavi

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Réalisés à ce jour à 80%, les travaux de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou devraient prendre fin dans 3 mois. C’est ce qu’indique la Banque africaine de développement (BAD), dans le sillage de la visite de terrain qui a eu lieu la semaine dernière, le jeudi 25 juin 2024, et qui a permis à une équipe de la Banque et du gouvernement de constater l’évolution du projet.

La visite a également permis à une délégation de l’Union européenne et de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) de se rendre sur le site. 

 « Nous sommes très satisfaits par rapport à ce que nous avons vu. Les travaux sont presque achevés. Dans quelques mois, ces travaux seront réceptionnés et cela permettra de renforcer l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest », a indiqué Joaquin Tasso Vilallonga, ambassadeur de l'Union européenne au Togo.

La délégation a également visité, dans la commune Golfe 6, les travaux d’extension du marché de Baguida. Au total, treize nouveaux hangars et des magasins ont été construits en plus du réseau de distribution d’eau et d’électrification qui a été réhabilité.

D’un coût global de 181,4 millions d’euros, le Projet de réhabilitation de la route Lomé - Cotonou (Phase 2) et de protection côtière est financé par la BAD, l’UE, la BOAD, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et le gouvernement du Togo.

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Au Togo, l’Office togolais des recettes (OTR) proroge l’opération de dépréciation de 30 % sur les valeurs des véhicules de plus de 5 ans. Initialement prévue pour prendre fin le 30 juin, cette période d’allègement fiscal court jusqu’au 20 décembre 2024.

« Le Commissaire Général de l'Office Togolais des Recettes (OTR) porte à la connaissance des Opérateurs Économiques que la mesure de dépréciation de 30 % sur les valeurs des véhicules de plus de 5 ans d’âge conformément aux dispositions de l'article 15 de la loi N° 2018-007 du 25 juin 2018 portant Code des Douanes National se poursuit qu’au 20 décembre 2024 », indique un communiqué de l’OTR.

Il est ainsi, « demandé à toutes les personnes bénéficiant de la présente mesure de dépréciation de valeur, de faire valoir leur droit au plus tard le 31 décembre 2024 par la liquidation et le paiement effectif des droits dus. » 

Selon Philippe Tchodié, Commissaire général de l'OTR, cette mesure répond aux différentes préoccupations des opérateurs. Elle devrait mécaniquement entraîner une baisse des coûts d'importation et, par conséquent, une diminution des prix d'achat pour les consommateurs finaux, annonce-t-on. 

Esaïe Edoh

La compagnie aérienne Asky prévoit de renforcer sa flotte, avec son plan d’acquisition de deux Boeing 787 par an.

Objectif de cet ambitieux plan dévoilé lors de l'édition 2024 de l'AviaDev Africa, qui s’est achevée le 21 juin dernier à Windhoek en Namibie : ajouter par an, 2 nouvelles destinations à son réseau.

Cependant, selon Martial Tevi-Bénissan, le directeur commercial d'Asky, la mise en œuvre de ce plan est confrontée à une pénurie mondiale d'avions, notamment du modèle Airbus recherché par la compagnie.

« La disponibilité sur le marché des avions a été difficile. Au moins, nous avons la possibilité de réviser notre plan parce que nous ne voulons pas être coincés. Lorsque vous regardez le marché pour cette année, il n'y a presque pas de disponibilité, principalement à cause des retards dans la livraison de nouveaux avions. Si le plan initial n'est pas possible, nous ajouterons un nouvel avion et au moins une destination chaque année », a-t-il déclaré.

Cette ambition affichée par Asky, en plus de renforcer sa compétitivité sur le marché africain, devrait contribuer à renforcer Lomé où la compagnie communautaire a installé sa base, en tant que hub aérien, à l’échelle sous-régionale.

Esaïe Edoh

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Le Togo veut mettre en valeur la cascade de Souroukou, située dans la région centrale, à 15 kilomètres de Djarkpanga. Le ministère de la Culture et du Tourisme a validé vendredi 28 juin 2024, lors d'un atelier, le rapport d’étude de faisabilité du projet de valorisation de ce site naturel, dans le cadre de ses efforts pour dynamiser le secteur touristique.

Le projet, d'un coût global de 1,55 milliard FCFA, s'étendra sur trois ans et vise à désenclaver la région tout en améliorant l'offre touristique du pays d’Afrique de l’Ouest. Selon Kossi Lamadokou, ministre togolais de la Culture et du Tourisme, la cascade de Souroukou, la plus grande de la sous-région ouest-africaine avec une hauteur de 190 mètres, présente “un potentiel exceptionnel” pour attirer des visiteurs locaux et internationaux.

L'objectif principal du projet est de développer de manière durable, des infrastructures autour de la cascade, en renforçant l'attractivité du site et en améliorant la qualité de vie des habitants de la préfecture de Mo. Mafissa Assingguime, directrice de la planification du développement du tourisme, souligne que l'accessibilité du site et ses caractéristiques naturelles uniques, telles qu'un bassin propice à la baignade, motivent le choix de valoriser ce site.

Akalo Kofi, juriste expert en charge des aspects juridiques du projet, note que les retombées économiques attendues sont significatives. "La valorisation de la cascade de Souroukou créera des emplois pour la jeunesse locale et générera des revenus supplémentaires pour la population. Elle contribuera également au désenclavement de la région et à la promotion de la destination touristique du Togo," a-t-il déclaré.

Si la cascade de Souroukou, avec ses presque 200 mètres, fait partie des plus grandes du pays et de l’Afrique de l’Ouest, notons que dans le cadre de son offre touristique, le Togo peut compter sur plusieurs autres cascades, notamment dans la région des Plateaux, comme celles de Yikpa, de Kpimé, de Womé et d'Akakpotoé.

Ayi Renaud Dossavi

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