Au Togo, l'Institut de Formation Fiscale et Douanière de l’Office Togolais des Recettes (IFFD-OTR) a célébré en fin de semaine écoulée, la sortie de sa 5ème promotion de diplômés à l’occasion d’une cérémonie de remise de diplômes.
Composée de 120 nouveaux cadres sur 122 étudiants au départ, soit un taux de 98,6 % d’admis, cette cohorte marque la volonté du Togo de renforcer ses structures fiscales et douanières dans un contexte d'accélération des réformes économiques, selon le ministère de l'Économie et des Finances.
“Nous sommes conscients que le développement de notre pays repose en grande partie sur la compétence et l’intégrité de nos ressources humaines. C’est pourquoi nous continuerons d’investir dans la formation continue de nos agents, afin de maintenir les standards d’excellence qui sont désormais les nôtres”, a indiqué Kanka-Malik Natchaba, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui a présidé la cérémonie. “Dans un contexte économique de plus en plus complexe et compétitif, nous devons être prêts à anticiper les défis et à saisir les opportunités qui se présentent à nous. Et c’est grâce à des cadres bien formés, comme vous l’êtes aujourd’hui, que nous pourrons y parvenir”, a-t-il ajouté.
Pour rappel, créé en 2016, l’IFFD-OTR forme des nationaux et des internationaux. Au cycle moyen, l'institut forme des professionnels des finances publiques (géomètres-topographes), et au cycle supérieur, des inspecteurs des finances publiques dans les filières impôts, douane, management des services fiscaux et douaniers, trésor, conservation foncière et enregistrement.
Notons par ailleurs que l’Institut a fait le 2 septembre 2024, sa rentrée académique 2024-2025, marquée notamment par une forte présence d’auditeurs étrangers venus du Niger, des Comores, du Burundi, du Tchad et du Gabon.
La capitale togolaise accueille, du 24 septembre au 4 octobre 2024, la 3e session extraordinaire du Parlement de la CEDEAO, couplée avec le 2e séminaire parlementaire d’orientation des députés de la 6e législature.

Les travaux de cette session interviennent deux ans après celle qui a eu lieu en octobre 2022 à Lomé. Les discussions porteront principalement sur l’adoption du projet de budget 2025 du Parlement de la CEDEAO, la stabilité budgétaire, ainsi que sur des réformes essentielles pour moderniser cette institution, selon les détails de l’Assemblée nationale. Ces échanges s'inscrivent dans le cadre de la Vision 2050 de la CEDEAO, visant à bâtir une Afrique de l’Ouest intégrée, prospère et pacifique.
Au total, la session devrait réunir 115 parlementaires issus des 15 États membres de la communauté, avec un accent particulier sur l'inclusion financière des femmes et la consolidation de la gouvernance régionale. Les travaux s’annoncent dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants, où les échanges entre les divers acteurs s'avèrent essentiels.
Ayi Renaud Dossavi
Les autorités togolaises, une délégation du Groupe de la Banque mondiale et les célèbres commerçantes de pagnes, (les Nana-Benz), se sont réunies vendredi 20 septembre dernier, pour discuter de la promotion de l’entrepreneuriat féminin. C’était lors d’une rencontre dinatoire à Lomé, sous la présidence de Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République, et Gouverneur pays auprès de la Banque mondiale.
Cette rencontre visait à explorer les différentes possibilités de partenariats que le Groupe de la Banque mondiale pourrait établir avec le Togo pour soutenir les Nana-Benz, notamment à travers des financements en faveur d'une nouvelle génération de femmes d’affaires. Objectif : aboutir in fine à l’émergence de nouvelles femmes entrepreneures qui s’inspireraient des Nana-Benz, figures emblématiques du développement économique togolais.
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Ces dernières avaient, jusqu’aux années 1990, un quasi-monopole sur le commerce des pagnes à Lomé et dans toute l’Afrique de l’Ouest. Depuis la disparition de cette génération de commerçantes influentes, leurs héritières font face à de nombreux défis, particulièrement en matière de mobilisation de financements pour revitaliser ce secteur du commerce de pagnes.
Dans le cadre d'une mission de haut niveau de nos partenaires de la @Banquemondiale , composée d’une quinzaine de personnes parmi lesquelles figuraient Mme @MUwanyiligira , Directrice des opérations pour le Togo, Mme Trina Haque, Directrice Régionale du Développement humain pour… pic.twitter.com/bvlS60ZSEN
— Sandra ABLAMBA JOHNSON (@SandraA_JOHNSON) September 21, 2024
Sandra Ablamba Johnson estime que le potentiel économique du Togo, grâce à sa diversité et à ses perspectives de croissance, pourrait attirer des investisseurs de taille, comme le Groupe de la Banque mondiale, pour accompagner ces femmes dans leurs efforts de relance. Elle a d’ailleurs précisé que plusieurs pistes de réflexion avaient émergé au cours des échanges, et que celles-ci seront approfondies prochainement.
Cette réflexion sur l’entrepreneuriat féminin s'inscrit dans un contexte où le Togo a réalisé des progrès en matière de promotion des droits des femmes et de leur participation à l’économie. Selon le rapport « Women, Business and Law 2024 » publié par la Banque mondiale, le pays a obtenu un score de 97,5 sur 100, ce qui en fait l’économie africaine ayant enregistré les meilleures performances dans ce domaine.
Esaïe Edoh
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Le Togo a entamé des discussions avec la Banque mondiale pour mobiliser de nouveaux financements afin de renforcer les actions dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de la protection sociale et du genre. De premiers échanges ont eu lieu en fin de semaine dernière à Lomé entre le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé et une mission de la Banque mondiale.
Lors de cette rencontre, le Togo a présenté ses réalisations grâce aux précédents financements de l'institution de Bretton Woods, qui ont permis au pays d'améliorer son indice du capital humain. D’après le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l'indice du développement humain du Togo est passé de 0,539 en 2022 à 0,547 en 2023, bien que le pays ait reculé d'une place dans le classement mondial (162ème contre 163ème).
Les autorités, indique-t-on, souhaitent consolider ces acquis, notamment dans les secteurs sociaux, qui, selon le Premier ministre, sont importants pour favoriser la croissance économique et la création d'emplois.
Victoire Tomégah-Dogbé a notamment souligné que la feuille de route gouvernementale accordait une place prépondérante à la santé, à l'éducation et à la protection sociale, dans le but de développer le capital humain et de renforcer l'autonomie de la population active.
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« Parmi les priorités de la feuille de route gouvernementale, une place prépondérante est accordée aux secteurs sociaux, notamment la santé, l’éducation, la protection sociale. Ceci, dans le but de développer le capital humain, pour la croissance et la création d’emplois. Nous voulons disposer dans notre pays d’une force active qui est capable de se prendre en charge. Nous avons mis en place des mécanismes pour renforcer ‘l’empowerment’ des femmes à travers des programmes de finance inclusive », a soutenu Victoire Dogbé.
Des investissements dans la santé, l'éducation et la protection sociale sont essentiels pour renforcer le capital humain. Cet indice au Togo est au-dessus de la moyenne africaine. Échanges prometteurs avec la @BanqueMondiale pour accélérer ces progrès. pic.twitter.com/rCPnrZUc90
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) September 22, 2024
Dans la suite de ces échanges, le gouvernement togolais prévoit d'accélérer la mise en œuvre des interventions sectorielles, en particulier dans le domaine de la protection sociale et de l'autonomisation des femmes. Au cours de leurs discussions, le Togo et la Banque mondiale ont également abordé d'autres secteurs tels que l'énergie et le digital, en complément des priorités sociales.
Au 29 février 2024, l'engagement du portefeuille de la Banque mondiale dans le pays est de 1 milliard de dollars, couvrant 6 projets nationaux (403 millions de dollars) et 9 opérations régionales (597 millions de dollars). De nouveaux projets étant en cours de négociation, le portefeuille devrait franchir la barre des 2 milliards de dollars dans les trois années à venir.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’encours des crédits du secteur des microfinances a atteint près de 400 milliards FCFA (395,697 milliards FCFA) à fin juin 2024, en augmentation de 13,3 % par rapport à la même période de l'année précédente, selon des données partagées par la Direction de la Microfinance (DMF) du ministère de l’Économie et des Finances, vendredi 20 septembre dernier, en marge d’une rencontre organisée par l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD-Togo).
Cette progression sur le premier semestre de l’année serait le signe d’un regain de confiance des populations dans les systèmes financiers décentralisés (SFD).
En parallèle, le nombre d’adhérents a connu une hausse de 8,1 % par rapport à 2023, atteignant près de 4,2 millions de clients. Une expansion qui s’est également traduite par la création de nouveaux points de service, portant désormais à 625 le nombre total, en légère hausse de 0,5 %.
Cependant, des défis persistent malgré cette progression générale, comme la dégradation du portefeuille des SFD, affectant ainsi la rentabilité du secteur. La DMF a également souligné des faiblesses structurelles telles que l'insuffisance des fonds propres et des systèmes d'information inadéquats. Des dysfonctionnements qui appellent à des mesures correctives, de la part de l’autorité régulatrice, pour stabiliser le secteur et sécuriser les transactions.
Ayi Renaud Dossavi
Le Président togolais, Faure Gnassingbé, prend part à la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, qui s'est ouverte dimanche 22 septembre 2024 à New York, aux États-Unis.
Cette année, l'Assemblée générale de l’ONU se concentrera sur le thème : « Ne laisser personne de côté : agir ensemble pour la paix, le développement durable et la dignité humaine des générations présentes et futures ».
Le Président de la République, SEM @FEGnassingbe participe aux travaux de la 79è session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui se sont ouverts ce jour à New York aux États-Unis d’Amérique.
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) September 22, 2024
Les détails dans le communiqué ci-dessous ?? pic.twitter.com/pPWZU8Obrq
A cet événement annuel, le leader du pays côtier discutera avec plusieurs chefs d'État et de gouvernement des Objectifs de développement durable (ODD) et participera à d'autres rencontres internationales telles que le Sommet de l’avenir ainsi qu’au débat général.
Les sujets de discussion prévus, soutient, la présidence togolaise, sont en accord avec les priorités du Togo qui concentre ses actions de développement sur l’humain.
Le Togo mettra également en avant sa contribution dans la résolution des conflits par le dialogue et la concertation notamment en Afrique de l'Ouest. Le pays évoquera également son rôle actif dans le maintien de la paix et de la sécurité à travers la participation de ses contingents sous l’égide des Nations Unies.
Esaïe Edoh
La capitale togolaise abritera à partir du lundi 23 septembre une formation portuaire régionale de haut niveau. La rencontre, initiée dans le cadre de la coopération maritime entre le Togo et la Malaisie, réunira des délégués et représentants de 16 ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Les travaux, prévus jusqu’au 28 septembre sous la thématique de l’organisation et des stratégies dans le secteur maritime et portuaire international, permettront d’outiller les personnels et les acteurs du secteur maritime des pays concernés, tous membres de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC). L’objectif, explique-t-on, est notamment d’accroître l’expertise des pays dans l’amélioration de leur compétitivité et leurs performances portuaires, et leur permettre de mieux relever les défis actuels du commerce international.

Dans ce sens, des thèmes relatifs à l’analyse des tendances du marché maritime et des stratégies portuaires internationales, de l’innovation et la technologie dans le secteur maritime, ou encore des instruments juridiques seront abordés.
Les travaux s’achèveront par des immersions sur l’infrastructure portuaire et la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), afin de mieux comprendre l’organisation des installations togolaises et leur rôle dans le développement économique de la région.
Standard & Poor's (S&P) a réaffirmé la semaine dernière sa confiance dans l’économie togolaise en améliorant la perspective de la notation du pays de « Stable » à « Positive », tout en maintenant sa note de crédit à “B”.
“La révision des perspectives reflète notre point de vue selon lequel la croissance économique du Togo restera résiliente, avec une croissance économique moyenne de 6,0 % par an en termes réels jusqu'en 2027, tandis que nous prévoyons que les déséquilibres extérieurs s'atténueront et que la position budgétaire du gouvernement s'améliorera”, justifie l’agence de notation américaine.
En 2023, la croissance du PIB devrait atteindre 6,4 %, soit un peu plus que les prévisions précédentes de 6,0 % de S&P, principalement soutenue par les services (croissance de 7,4 %), notamment les transports et le tourisme. Également, la dette extérieure du pays s'est améliorée au-delà des attentes initiales, passant de 110,2% des recettes courantes en 2019 à 76,3 % en 2022.
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L’amélioration des perspectives est aussi portée par la consolidation budgétaire, et la croissance du trafic à l'aéroport de Lomé qui a atteint 1,4 million de passagers en 2023, contre moins d'un million en 2019. La progression continue des recettes fiscales, de 0,5 point de PIB par an, est aussi un facteur déterminant dans l’amélioration de cette perspective. Entre 2022 et 2023, les recettes fiscales ont augmenté de 15 %, passant de 865 milliards FCFA à 990 milliards FCFA.
L’agence américaine affiche également un optimisme quant à la dette publique qui devrait diminuer à 52 % du PIB en 2027, contre 57 % en 2024. “Par conséquent, le Togo bénéficiera de meilleures conditions de financement grâce à des émissions de dette extérieure avec des taux d'intérêt plus bas et des échéances plus longues”, soutient S&P.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le projet « Promotion des filières horticoles au Togo » (PROFIT) a officiellement démarré à Atakpamé hier, jeudi 19 septembre, dans la région des Plateaux-Est. Financé par le département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) à hauteur de 29,88 millions de dollars (17,57 milliards de FCFA), ce programme vise à renforcer la productivité de trois cultures : le piment, le manioc et le gombo, sur une période de cinq ans. La veille, l’initiative était également lancée à Kpalimé (120 km de Lomé).
En effet, initié par l'ONG Lutheran World Relief (LWR) en partenariat avec l’ONG ODIAE, « PROFIT » cible cinq préfectures de la région : Ogou, Haho, Anié, Est-Mono et Moyen-Mono. L’initiative prévoit notamment des formations pour améliorer les techniques agricoles, organiser les producteurs en coopératives et renforcer l’accès aux marchés à travers des relations directes entre producteurs et acheteurs.
À terme, l’ambition est de toucher 25 000 producteurs et de constituer 1 000 coopératives. « Nous voulons les amener à atteindre une production de 230 625 tonnes sur une surface de 51 250 hectares et pour une valeur des ventes d’environ 76 106 250 dollars américains », selon Boubacar Sow, chef de projet. Pour ce dernier, l’objectif est d’atteindre une production totale de 230 000 tonnes sur quelque 51 000 hectares, pour dégager des ventes estimées à 76 millions de dollars. Ceci compterait ainsi parmi les résultats concrets et tangibles attendus après les cinq ans d’implémentation.
Du côté du gouvernement togolais, le projet est inscrit dans le contexte de la feuille de route 2020-2025, visant à faire de l’agriculture un moteur de croissance.
Ayi Renaud Dossavi
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La Chine va construire 300 puits dans la région des Plateaux (Togo), dans le cadre de sa coopération avec ce pays d’Afrique de l’Ouest. Le “Projet d’hydraulique villageoise du Togo” a fait l’objet d’une présentation à la presse hier, jeudi 19 septembre 2024, par l’ambassade de Chine au Togo.
Le projet, d’une durée de deux ans, qui débutera en décembre prochain, prévoit l'installation de ces 300 puits (des forages d’une profondeur comprise entre 60 et 80 mètres, selon les conditions) équipés de pompes manuelles, dans 12 préfectures de la région des Plateaux. Cela profitera à plus de 173 000 personnes, réparties dans 285 villages de la région.
La présentation du projet par l'ambassade chinoise s’est déroulée notamment en présence du directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural, Dindiogue Konlani.
« Le Projet d’hydraulique villageoise du Togo est une action importante entre la Chine et le Togo pour mettre en œuvre les résultats du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) de 2024, et un projet majeur pour améliorer les moyens de subsistance des populations grâce aux consultations amicales entre les deux gouvernements », a déclaré Chao Weidong, ambassadeur de Chine au Togo.
De son côté, Dindiogue Konlani a souligné que le projet contribuera à améliorer les conditions de travail des agriculteurs pour un développement du secteur.
Bien que le coût global de cette initiative n’ait pas été révélé, on sait que les travaux seront assurés par l’entreprise Zhongmei Engineering Group Ltd, présente dans plusieurs pays africains sur des actions similaires. La société qui a déjà réalisé une étude préliminaire, s’engage à mobiliser les moyens nécessaires pour garantir un bon taux de réussite dans la recherche d’eau.
Ayi Renaud Dossavi