Quelles sont les modalités d’application effective de la nouvelle Constitution togolaise ? La réponse à cette question a été apportée aux missions diplomatiques accréditées au Togo, par le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue, Gilbert Bawara, lors d’une session d’information le jeudi 11 juillet 2024 à Lomé.
Lors de cette session d'information, le ministre a d'abord retracé le processus ayant conduit à l'adoption de cette nouvelle Loi fondamentale. "Compte tenu des réalités politiques, économiques, sociales et culturelles, les élus du peuple ont adopté, le 29 mars 2024, la Constitution de la 5e République, marquant un changement profond dans le processus de démocratisation du pays", a-t-il déclaré.

S'agissant de l'évolution de la situation politique actuelle, le ministre a justifié la démission du gouvernement par une tradition républicaine inscrite dans la nouvelle Constitution. Cette mesure vise à permettre aux membres du gouvernement élus à l'Assemblée nationale de pouvoir jouer pleinement leur rôle au sein du nouveau parlement, tout en continuant de gérer les affaires courantes de leurs ministères respectifs, a-t-il expliqué.
Concernant les dispositions transitoires, le ministre a informé les ambassadeurs que le tout premier président de la 5e République sera élu après la mise en place du Sénat. Ensuite, ce sera le tour du président du Conseil des ministres, chef du gouvernement, qui sera désigné au sein du parti majoritaire au parlement et investi par la Cour Constitutionnelle. Pour le moment, la loi organique déterminant le nombre de sénateurs est en cours d'élaboration, le temps de prendre les dispositions logistiques nécessaires à leur installation.
Enfin, le ministre a précisé que la nouvelle Constitution donnait prérogative à l'actuel président de la République et aux autres institutions d'assumer pleinement leurs responsabilités durant cette période transitoire.
D’après le ministre Bawara, cette rencontre a permis de lever certaines interrogations et de rassurer la communauté diplomatique sur le processus de mise en œuvre de la nouvelle Constitution togolaise, dans une dynamique de transition en douceur vers un régime plus démocratique.
Esaïe Edoh
Au Togo, la ville d’Atakpamé a accueilli cette semaine (les 8 et 9 juillet derniers) une session de sensibilisation destinée aux responsables de Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME) du secteur agroalimentaire des régions Centrale, de la Kara et des Plateaux, ainsi que des fournisseurs d’emballages de la région Maritime.
Ceux-ci ont été informés sur les normes et exigences réglementaires de qualité des emballages agroalimentaires. C’était dans le cadre d’une rencontre organisée par la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) et la coopération allemande GIZ, dans le cadre du programme d’amélioration de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp).
L’atelier a permis de vulgariser auprès de ces acteurs, les exigences des normes et les dispositions réglementaires relatives aux emballages alimentaires. Il s’agissait de les informer sur le processus d’approvisionnement en emballages de qualité, tout en stimulant les échanges entre les différents acteurs du secteur.
Les participants ont ainsi été outillés sur les normes et exigences en matière d’emballage, les normes de qualité togolaise et CEDEAO, ainsi que les exigences en matière d’étiquetage. Des exercices pratiques sur l’étiquetage et les processus de commande d’emballage ont également été réalisés.
Pour Dr. Bodjona Essot’na Héyou, directeur général de la HAUQE, il est important pour les entreprises de comprendre et de respecter les exigences normatives et réglementaires en matière d'emballage alimentaire, pour améliorer leur compétitivité.
S’étendant de 2022 à 2025, le programme d’amélioration de la compétitivité du secteur privé au Togo de la GIZ intervient sur cinq champs d’actions : améliorer les chaînes d’approvisionnement en aidant les PME et leurs réseaux de fournisseurs, améliorer l’accès aux services financiers pour les PME, leur faciliter l’accès aux marchés internationaux, encourager les investissements durables (notamment via l’Agence de promotion des investissements et de la Zone franche (API-ZF)), et améliorer le cadre juridique et administratif au profit du secteur privé togolais.
Lire aussi:
L'Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT) a lancé hier jeudi 11 juillet la neuvième édition du concours du Meilleur Volontaire de l'Année. La compétition, devenue une tradition annuelle, célèbre et récompense les volontaires togolais pour leur engagement et leur impact dans les diverses communautés où ils sont déployés.
Lors de la conférence de presse inaugurale, Dr. Omar Agbangba, DG de l’agence, a détaillé les modalités de cette édition. « Le volontariat et la solidarité » est le thème de cette année, soulignant l'importance de l'entraide et de la création de liens solides au sein des communautés.
Depuis son lancement, le concours a primé 81 volontaires dans trois catégories : Meilleur volontaire de l'année, Meilleure volontaire femme de l'année, et Meilleur volontaire sur un projet de l'UE. L'objectif est de mettre en avant non seulement les missions des volontaires, mais aussi leur capacité à transformer et à soutenir les populations vulnérables.
Pour cette édition, les candidatures sont ouvertes du 11 juillet au 9 août 2024, et sont accessibles à tout volontaire national ou international ayant effectué une mission d'au moins six mois. Les thématiques du concours incluent la santé, l'éducation, le développement communautaire, l'environnement, la justice, et les finances. Les formulaires de candidature peuvent être retirés dans les Centres Régionaux de Volontariat, au siège de l'ANVT, ou téléchargés sur le site officiel.
Cette année, l'ANVT attribuera 11 prix d’une valeur totale de 3 100 000 FCFA, dont un premier prix de 1 000 000 FCFA. La Délégation de l'Union européenne se joint également à l'événement en offrant cinq prix supplémentaires aux meilleures femmes du concours.
L'apothéose du concours aura lieu en décembre prochain.
Au Togo, le projet d’Assurance maladie universelle (AMU) déployé en janvier dernier, couvre déjà 800.000 personnes. C’est ce qu’a indiqué ce jeudi 11 juillet 2024 la présidence togolaise via un post X (anciennement twitter). Une augmentation de près de 50% en seulement 6 mois si on rapporte cette donnée aux 470 000 Togolais qui bénéficient des prestations de l'Institut national d'assurance maladie (INAM).

Ces statistiques marquent une avancée dans la matérialisation de l’ambition des autorités togolaises d’offrir des soins de santé de qualité à l'ensemble de la population, quels que soient leurs statuts socioéconomiques ou leurs secteurs d'activité.
En ce sens, l’exécutif togolais a annoncé en février dernier une enveloppe supplémentaire de 1,5 milliard de francs CFA au profit de la Centrale d'Achat des Médicaments Essentiels et Génériques du Togo (CAMEG Togo) afin de soutenir la politique d'acquisition de produits génériques.
Rappelons que dans le cadre du déploiement de l’AMU, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) assure la prise en charge des travailleurs du secteur privé alors que l’INAM s’occupe des agents du secteur public.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Au Togo, le taux d'accessibilité aux soins de santé a atteint 90% en 2023
Au Togo, le Comité Interministériel de Prévention et de Lutte contre l’Extrémisme Violent (CIPLEV) a reçu de Plan International mercredi 10 juillet 2024 à Lomé, un lot d’équipements roulants et informatiques visant à renforcer les activités de ses agents de terrain. Le lot évalué à 121 millions FCFA est financé par l’Union européenne (UE).
Il est composé de 120 tablettes, 127 motos et de leurs accessoires. Ces équipements devraient appuyer et rendre efficientes les interventions des agents de terrain dudit comité. Ceci, dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la prévention de l’extrémisme violent, de la cohésion sociale et de la résilience des populations dans la Région des Savanes » initié par Plan Togo et financé par l’Union Européenne.
Ce matin, nous avons eu le privilège de remettre des équipements au #CIPLEV, soutenant nos efforts communs contre #extrémismeviolent. Grâce au projet Savanes Tanalafiè, financé par l' Union européenne nous renforçons la #résilience et la #cohésionsociale. #TgTwittos pic.twitter.com/IeunO9A3qY
— Plan International Togo (@PlanIntTogo) July 10, 2024
Selon le ministre de la sécurité, Calixte Madjoulba, cette initiative de Plan International vient renforcer les efforts du gouvernement visant à garantir la paix et la sécurité des populations du nord du Togo. En effet, les autorités togolaises accordent une importance particulière au "vivre ensemble", qui est un défi permanent d’après Frédéric Varenne, représentant l'UE lors de la cérémonie de remise des équipements.
« Vivre ensemble implique, sans exception, de prendre le temps de s’asseoir, de parler et surtout d’écouter les autres, afin de comprendre les problèmes de chacun et de trouver des solutions communes. Il est donc pertinent que le projet envisage de soutenir les différents mécanismes de médiation et espaces de dialogue, qui permettront de trouver des solutions aux conflits, aux tensions économiques et sociales qui menacent les équilibres de la région », a-t-il soutenu.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : 3 milliards FCFA de l’UE pour deux nouveaux projets de résilience des populations
Au Togo, le ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, ainsi que des représentants des administrations publiques et des opérateurs économiques, ont validé à Lomé le mercredi 10 juillet 2024, la Stratégie nationale de la consommation locale. Ce qui marque une étape importante vers la redynamisation de son économie locale.
Cette stratégie s'articule autour de trois axes principaux. Premièrement, renforcer la compétitivité des biens et services locaux. Deuxièmement, accroître la visibilité et l'accessibilité des produits locaux afin de stimuler davantage leur consommation. Troisièmement, améliorer la gouvernance de la consommation locale dans le pays.
Selon le Secrétaire général du ministère, Koffi Vinyo Mensah, cet outil de pilotage est indispensable car la consommation locale constitue un levier incontournable pour relever les défis économiques auxquels le Togo est confronté. En effet, elle permet de soutenir et de booster l'économie nationale, en valorisant le savoir-faire des artisans, des très petites et moyennes entreprises, ainsi que d'autres promoteurs de biens et services locaux.
Au surplus, la consommation locale est une source de création d'emplois et de richesse, notamment pour les jeunes et les femmes.
Notons que cette initiative du ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, bénéficie par ailleurs du soutien du Groupe de la Banque mondiale. Elle s'inscrit dans l'axe 2 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, visant à donner un nouvel élan à la création d'emplois en s'appuyant sur les forces de l'économie.
Esaïe Edoh
L'Université de Lomé (UL) fait son retour dans le Top 100 des meilleures universités africaines selon le classement 2024 de l'African University Ranking (UniRank), six ans après avoir réalisé son meilleur ranking. L'institution togolaise d’enseignement supérieur à caractère public a réalisé un important bond de 33 places, passant du 131e rang en 2023 au 98e en 2024.
Cette progression rapide, sur fond de réformes et de renforcement de ses infrastructures ces dernières années, marque un “comeback” après des régressions sur les 5 dernières années.
En effet, l’UL était dans le deuxième quintile du top 100, à la 82è place en 2018 (ce qui reste à cette date son meilleur résultat) avant de chuter dans le classement, les années suivantes. Il est donc à espérer que l’Université, actuellement dirigée par Adama Kpodar (qui succède à Komla Dodzi Kokoroko, actuel ministre des Enseignements primaire, secondaire et technique), poursuive sa dynamique positive, pour retrouver voire dépasser son niveau d’antan.
Deuxième université francophone d'Afrique de l'Ouest
Quoi qu’il en soit, avec son ranking en 2024, l'Université de Lomé se positionne comme la deuxième meilleure université francophone d'Afrique de l'Ouest, juste derrière l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, qui occupe la 25e place africaine.
Cette dernière progression permet à l'UL de devancer d’autres institutions comme l'Université d'Abomey Calavi au Bénin (188e) et l'Université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo au Burkina Faso (148e).
Un classement (toujours) dominé par l'Afrique du Sud et le Maghreb
Au niveau continental, le classement reste largement dominé par les universités sud-africaines et les institutions du Maghreb. En tête, on retrouve trois universités sud-africaines : l'Université de Cape Town, l'Université de Witwatersrand, l'Université de Pretoria et l’Univesité Stellenbosch, respectivement première, deuxième, troisième et quatrième du classement. Elles sont suivies par l'American University in Cairo, qui complète le Top 5.
En Afrique de l'Ouest, l'Université du Ghana se distingue en arrivant à la 20e place africaine. La région occidentale reste encore en retrait par rapport aux pays du sud et du nord du continent.
Pour son classement, Unirank s'appuie sur l'analyse de plusieurs critères, notamment l'évaluation des installations et du bien-être des étudiants, l'employabilité et le succès professionnel des diplômés, la portée internationale de l'Université, la qualité de l'éducation, la digitalisation et l'intégration des technologies numériques. On compte également les récompenses et classements locaux et internationaux. De plus, la performance des recherches académiques, l'impact web de l'université sont aussi pris en compte, pour offrir une vue globale de la performance universitaire.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, 156 organes de presse sont retenus pour obtenir des aides de l'État cette année. Hier, mercredi 10 juillet à Lomé, une rencontre a réuni les directeurs de radio, de télévision et les directeurs de publication de la presse privée avec la Commission de gestion et de suivi de l'aide de l'État à la presse. L'objectif était de clarifier les modalités d'octroi de l'aide à la presse pour cette année et de présenter les mécanismes de répartition de celle-ci.
Ainsi, sur un total de 162 dossiers soumis pour évaluation, 156 ont été jugés éligibles. Cette information a été confirmée par Badibassa Babaka, président de la commission, qui a détaillé le processus de sélection : « Nous avons lancé un appel à candidatures, reçu et étudié les dossiers, puis défini les critères définitifs pour la répartition. Aujourd'hui, la répartition est faite, et les montants sont affectés à chaque organe. »
La répartition comprend cinq chaînes de télévision, 36 radios commerciales, 18 radios communautaires, 50 organes de presse écrite et 47 organes de presse en ligne, incluant les web-TV, les web-radios et la presse écrite en ligne.
Au total, l'enveloppe de ces subventions s'élève à 150 millions FCFA, une somme relativement modeste au vu des défis et du nombre de bénéficiaires. Un point relevé par plusieurs patrons d'organes, qui, au sortir des échanges, ont exprimé leurs remerciements au gouvernement, tout en plaidant pour un assouplissement des conditions d'éligibilité et une l'augmentation de l’enveloppe.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la composante « NanaTech Immersion » du projet NanaTech, une initiative du gouvernement togolais pour promouvoir le numérique dans l’entrepreneuriat féminin, a démarré cette semaine à Kara. Une vingtaine de participantes, sélectionnées à la suite d'un appel à candidatures, entament ainsi une formation intensive de six jours dans cette région.
Ces formations ont été lancées à la faveur d’une cérémonie qui s’est tenue lundi 8 juillet 2024, au Palais des Congrès de Kara.
« NanaTech Immersion » vise au total à former 150 femmes togolaises à travers tout le pays. Il s’agit de leur offrir des compétences numériques et en matière de gestion d’entreprise pour accroître leurs revenus et leur compétitivité sur le marché. Pour le gouvernement, ce programme, porté par le Ministère de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale (MENTD), vise à accompagner l’émergence des femmes entrepreneures et à promouvoir les compétences féminines dans le secteur numérique.
Le Préfet de la Kozah, Colonel Hémou Badibawou Bakali, a présidé la cérémonie d’ouverture en exhortant les bénéficiaires à s’approprier pleinement cette formation. Il a salué le gouvernement togolais pour cette initiative, qui offre des opportunités significatives aux femmes de la région de la Kara. Plusieurs autres personnalités ont pris la parole, notamment le Maire de la commune de Kozah 1, M. Pawoubadi Pidabi, la Directrice Générale de l’OMCA-Togo, Jeanne Bougonou, et Mawulolo Roger Lasmothey, représentant le MENTD. La cérémonie a également rassemblé divers acteurs locaux du secteur entrepreneurial.
NanaTech a été lancé le 14 juin 2024 avec pour objectif d’améliorer la productivité et la compétitivité des activités des femmes togolaises. Outre « NanaTech Immersion », le programme compte quatre autres composantes : NanaTech Entrepreneures (incubation sur 6 mois pour les femmes entrepreneures), NanaTech Écosystème (sessions d’échanges et tables rondes), NanaTech Lab (une plateforme de formation en ligne) et NanaTech Talents (un programme intensif d'un mois destiné aux jeunes pousses).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : lancement de “Nana Tech”, qui allie TIC et entrepreneuriat féminin
Le Togo va accueillir en novembre prochain une mission économique d'une vingtaine d'entreprises belges. L’initiative a été annoncée par l'ambassadrice belge près le Togo et le Bénin, Sandrine Platteau, en marge d’une audience avec le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbé, hier, mercredi 10 juillet 2024.
« Nous aurons une mission économique et commerciale d'une vingtaine d'entreprises belges ici au Togo en novembre. Les secteurs d'intérêt incluent l'économie verte, la gestion de l'eau, la qualité de l'air, les infrastructures, le transport et les industries numériques », a déclaré l'ambassadrice Sandrine Platteau, tout en soulignant que les échanges commerciaux entre les deux pays sont déjà « très positifs ».
La future mission économique aura ainsi pour but de renforcer davantage ces liens et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération.
Pour le pays d'Afrique de l'ouest, cette visite sera une nouvelle opportunité pour discuter d’accords potentiels et présenter les opportunités togolaises aux entreprises belges, notamment dans les domaines portuaires et de la couverture santé.
Ayi Renaud Dossavi