Les communes de Kéran 1, Kéran 2 et Kéran 3, situées dans la préfecture de la Kéran au Togo, vont bientôt disposer de Plans locaux d’urbanisme (PLU). Ces plans, dont les rapports provisoires ont été validés la semaine dernière, visent à structurer et encadrer le développement de ces municipalités.
Concrètement, les PLU permettront de planifier les actions de développement, de diriger et d’encadrer l’évolution des communes concernées, tout en améliorant le cadre de vie des populations locales. Une initiative, pilotée par le ministère de l’Urbanisme avec le soutien de la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER), a permis d’affiner les documents présentés pour ces communes.
Le Secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, Ouadja Kossi Gbati, a souligné l’importance de ces plans pour garantir une occupation harmonieuse et rationnelle des sols à l’échelle nationale, ainsi que pour soutenir les collectivités territoriales dans leurs programmes de développement.
Il est à noter que les communes d'Avé 2 et de Zio 2 disposent déjà, depuis 2022, de cet outil essentiel de planification spatiale. Ces PLU ont pour objectif de favoriser un développement urbain cohérent et durable, tout en répondant aux besoins des populations locales et en préservant les ressources naturelles.
Ayi Renaud Dossavi
La Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (BIDC) lance à partir de ce lundi 15 juillet 2024, à travers un appel public à l’épargne, une émission obligataire verte et durable dans la zone Uemoa. L’opération, une première au sein du marché financier régional, vise un montant de 70 milliards FCFA.
La BIDC lance une obligation verte et durable par APE dans la zone UEMOA pour financer des projets à fort impact social et environnemental dans l'agriculture, les énergies renouvelables, la santé et l'industrie. + d'infos: https://t.co/ozzU7ozDB9#BIDC #GSSBOND #Investissement pic.twitter.com/YqoFzz6bPW
— ECOWAS Bank for Investment and Development (EBID) (@BIDC_EBID) July 15, 2024
Concrètement, l’opération correspond à la troisième tranche de la série de levée de fonds d’un total de 240 milliards FCFA initiée par la banque pour le financement des investissements de relance économique de ses États membres, et qui a déjà permis de mobiliser 170 milliards FCFA.
Dans le détail, 7 millions d’obligations, d’une valeur nominale de 10 000 FCFA sont émises sur une maturité de 7 ans (dont 2 de différé), et sont assorties d’un taux d’intérêt annuel net de 6,5%.
Les fonds mobilisés, a indiqué l’institution commune de financement, seront “destinés exclusivement au financement d’une sélection de projets identifiés principalement en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Bénin et en Guinée Bissau”, et orientés sur plusieurs secteurs tels que l’infrastructure, l’énergie et la santé.
Pour rappel, il y a un an, la banque basée à Lomé a réussi une mobilisation record de 120 milliards FCFA sur le marché de l’Uemoa.
Octave A. Bruce
Au Togo, le trafic passager à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema (AIGE), a culminé à 1,4 million de passagers à fin 2023. Rapporté au trafic de passagers observé en 2019 avec un nombre de voyageurs estimé à 916 000, ce chiffre record reflète une tendance haussière 52%.
Cette donnée publiée récemment par la Présidence de la république confirme la position du pays qui s’est considérablement rapproché de son objectif de 1,5 million de passagers à l’horizon 2025.
Cette progression est principalement portée par l'ouverture de nouvelles lignes aériennes à partir de l'aéroport de Lomé. En effet, six nouvelles lignes ont été lancées, deux avec Ethiopian Airlines et quatre avec Asky, portant le nombre total de destinations desservies à travers le monde à 41. De plus, l'entreprise Liz Aviation, du magnat burkinabé Mahamadou Bonkoungou, qui visait au départ des liaisons domestiques, Lomé-Niamtougou plus précisément, a récemment commencé à desservir Ouagadougou, renforçant ainsi l'offre aérienne du pays. Le vol direct Lomé-Washington lancé en juin 2022 par Ethiopian Airlines qui utilise également l’AIGE comme l’aéroport de transit vers sa base d’Addis-Abeba et d’autres aéroports, participe également à cette dynamique.
Bien que l’aéroport de Lomé ait enregistré cette augmentation de voyageurs, il est classé derrière des plateformes logistiques de la sous-région notamment l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan qui a enregistré 2,3 millions de passagers en 2023 contre 2,09 millions en 2022, soit une progression de 11,5%.
Par ailleurs, cette progression du trafic passager a boosté le secteur touristique du pays. En effet, le pays avait accueilli en 2021 et 2022, près d’un million de visiteurs pour une recette de 25 milliards FCFA, alors que seulement un peu plus de 480.000 touristes avaient été recensés en 2020, aux temps forts de la Covid-19, pour des retombées financières évaluées à 19 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a, en milieu de semaine dernière, conclu plusieurs accords de coopération avec des organisations de la société civile (OSC). Objectif : associer celles-ci à la lutte contre la corruption dans le pays.
Concrètement, les organisations signataires de l'accord vont mener des actions contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance, à travers des formations sur le changement de comportements des citoyens. Elles bénéficieront également de l'accompagnement du projet "Bonne gouvernance" financé par la République fédérale d'Allemagne et mis en œuvre par la GIZ.
À terme, l'objectif est également d'amener les citoyens à regagner leur confiance envers les institutions publiques.
En effet, selon le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou, « la corruption constitue un obstacle important à la gouvernance démocratique, à la protection des droits de l'homme et au développement durable en Afrique. Elle érode la confiance des citoyens dans les institutions publiques ».
Rappelons que la HAPLUCIA a été créée en 2015 et est l'organe de l'État chargé de lutter contre la corruption et les infractions assimilées. Cette initiative de partenariat avec la société civile représente une étape cruciale dans la mise en œuvre d'une stratégie globale visant à éradiquer ce fléau qui entrave le progrès et le bien-être au Togo.
Esaïe Edoh
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L'École Nationale d'Administration (ENA) de Lomé a accueilli le vendredi 12 juillet dernier la deuxième édition de la journée de la Chine, une initiative visant à renforcer la compréhension des relations sino-togolaises parmi les futurs cadres de l'administration togolaise. La rencontre, à l’initiative de l'ambassade de Chine au Togo en collaboration avec l'ENA, a réuni étudiants et enseignants pour des discussions approfondies sur la coopération entre la Chine et le Togo.
Il s’agissait pour les organisateurs de cette journée de permettre aux énarques de mieux appréhender les dynamiques de la coopération sino-togolaise, notamment dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). Wei Li, attaché diplomatique à l'ambassade de Chine, a ainsi présenté un panorama des réalisations chinoises au Togo, couvrant divers secteurs tels que l'agriculture, les infrastructures, la santé, le commerce et la technologie.
Parmi les projets phares mentionnés, on compte la construction des infrastructures comme l'Aéroport International Gnassingbé Eyadéma, le siège de l'Assemblée nationale, le Stade de Kégué, le Centre hospitalier régional de Kara.
« Le partenariat entre nos deux pays maintient constamment son dynamisme remarquable », a indiqué dans ce contexte Chao Weidong, ambassadeur de Chine au Togo, tout en relevant l'importance du soutien mutuel entre les deux pays. Il a exprimé sa satisfaction quant à la solidité et à la fructuosité des relations bilatérales qui perdurent depuis plus de 50 ans.
Selon le représentant de l’Empire du Milieu, de nombreux projets sont en cours et à venir pour renforcer davantage la coopération entre le Togo et la Chine.
Au Togo, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Col. Calixte Batossie Madjoulba, a réceptionné en fin de semaine dernière (le vendredi 12 juillet 2024), un lot d’équipements de patrouille et de matériels informatiques, destiné à améliorer la sécurité régionale et la gestion des frontières. Ce soutien s’inscrit dans le cadre des projets de renforcement de la sécurité des frontières et de la résilience des communautés frontalières dans le Golfe de Guinée, financés par l’Allemagne et les États-Unis d'Amérique.
Dans le détail, ce don comprend deux véhicules, douze motos, dix détecteurs de métaux, six miroirs de contrôle de véhicule, dix-neuf radios VHF, treize loupes pour la détection de faux documents, neuf ordinateurs, sept lecteurs d’empreintes digitales, un serveur central et sept scanners.
« Nous aspirons à ce que toutes les frontières terrestres du Togo soient équipées du Système d’Information et d’Analyse des flux migratoires, pour lutter contre toutes formes de criminalité transnationale et générer des données fiables pour guider les décisions gouvernementales », a déclaré Fatou Ndiaye Diallo, chef de mission de l’OIM, en marge de cette cérémonie.
Ces ressources s’annoncent dans un contexte où le Togo, comme plusieurs de ses voisins de la sous-région, fait face à des menaces persistantes à ses frontières, notamment l’extrémisme violent, les urgences de santé publique et les crises humanitaires. Ce matériel, fourni par l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), vise notamment à renforcer les capacités des agences de gestion des frontières pour mieux répondre aux crises et aux urgences sanitaires.
« Les moyens logistiques mis à la disposition de notre ministère répondent à un besoin réel et pressant, et nous permettront d’accomplir notre mission avec plus d’efficacité et de professionnalisme », a déclaré le ministre Madjoulba.
De leur côté, Claudius Fischbach, ambassadeur d’Allemagne au Togo et Ronald Hawkins, chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Togo, ont exprimé leur reconnaissance à l’OIM pour la mise en œuvre réussie de ces projets. Les deux représentants ont souligné l’importance de ce soutien pour promouvoir l’engagement et la coopération avec les communautés frontalières.
Ayi Renaud Dossavi
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La Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCI-Togo) a bouclé le vendredi 12 juillet à Lomé, une formation au profit de 40 jeunes togolais sur le montage et la gestion de projets innovants. Cette formation de 10 jours et s’inscrivait dans le cadre du projet : « valorisation des résultats de recherches pertinents ».

Concrètement, au cours de la formation, les participants ont été édifiés sur la gestion de projet, la mobilisation de financement et la protection de la propriété intellectuelle. Ceci, afin de leur permettre de concrétiser leurs projets innovants et de mettre sur le marché leurs productions.
Avec cette initiative, la CCI-Togo soutient vouloir faire de la recherche et de l'innovation un levier essentiel du développement économique et de la souveraineté du Togo. En appuyant ces talents, elle positionne le pays comme un acteur incontournable de l'économie de la connaissance en Afrique de l'Ouest, indique-t-on.
Il sera ensuite procédé à l’inscription des bénéficiaires de cette session de formation sur la plateforme "Databiz" lancée récemment, afin qu’ils valorisent leurs projets.
Rappelons que l’initiative vise à identifier et accompagner des jeunes talents des établissements, centres et écoles de formation technique et professionnelle et centres de recherche universitaire dans leurs efforts visant à transformer leurs résultats de recherches, innovations et inventions en produits marchands.
Esaïe Edoh
Au Togo, le partenariat avec la Banque mondiale se renforce avec la signature vendredi 12 juillet 2024 de trois nouveaux accords de financement, d'un montant total de 298 millions de dollars (soit environ 180 milliards de francs CFA). Ces nouvelles ressources sont destinées à mettre en œuvre trois projets visant à améliorer l’accès à l’électricité, renforcer la prestation des services publics, et promouvoir la cohésion sociale.

La cérémonie de signature, entre Sani Yaya, ministre en charge de l’économie et des finances du Togo, et Fily Sissoko, représentant résident de la Banque mondiale au Togo, s’est tenue sous la houlette de Sandra Ablamba Johnson, ministre secrétaire générale de la présidence togolaise et gouverneure de la Banque mondiale pour le Togo, en présence des ministres en charge des mines et de l’énergie Mila Aziable, de la fonction publique Gilbert Bawara, de l’action sociale Adjovi Lolonyo Apedoh-Anakoma, et de celui chargé de l’accès universel aux soins, Jean-Marie Tessi.
Trois nouveaux projets

Dans le détail, le Projet de développement inclusif grâce à l’accès à l’électricité (IDEA), bénéficiant de 200 millions de dollars (plus de 120 milliards FCFA), se concentre sur le renforcement de l’approvisionnement en énergie électrique. La construction de lignes de transmission de 161kV permettra à plus de 1,5 million de personnes, principalement en zones rurales, de bénéficier d’un meilleur accès à l’électricité. En outre, IDEA vise à renforcer les capacités institutionnelles du secteur et à réduire les émissions de gaz à effet de serre grâce à l’expansion des énergies renouvelables.
Le Programme de renforcement du secteur public pour la prestation des services (PMAPDS), doté de 75 millions de dollars (plus de 45 milliards FCFA), veut pour sa part, améliorer la gestion des ressources humaines et des finances publiques. Il devrait se concentrer sur la modernisation de l’administration publique, la digitalisation de la collecte des recettes fiscales et l’augmentation des paiements numériques.
Actuellement, le Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (COSO), obtient un financement additionnel de 23 millions de dollars (13,8 milliards FCFA). Ces ressources permettront d’appuyer les réfugiés et leurs communautés hôtes.
« Ma gratitude va au groupe de la Banque mondiale qui nous accompagne dans notre détermination à faire face aux défis majeurs de notre pays pour promouvoir le développement durable », a déclaré Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, lors de cette cérémonie de signature.
Plus de 600 millions $ cumulés
Grâce à une dérogation spéciale et exceptionnelle pour un pays de son profil, le Togo bénéficiera également de 315 millions de dollars (près de 190 milliards FCFA) supplémentaires du Guichet du Groupe de la Banque mondiale pour la prévention et la résilience, afin de soutenir la mise en œuvre de la stratégie nationale pour le renforcement de la résilience des populations. Ceci, dans son ensemble, aboutit à un financement cumulé de plus de 600 millions $ pour le pays.

« Un accent devra être mis sur l'impact pour lequel ces projets ont été initiés. C'est pourquoi je nous invite à davantage de célérité, au sens de l'urgence et de planification réaliste dans la délivrance des services et à une efficacité accrue de la dépense afin de permettre la réalisation des objectifs fixés au profit des populations », a indiqué Sandra Ablamba Johnson. « Ces impacts doivent être ressentis dans le quotidien des Togolais, que ce soit des femmes, des jeunes, des agriculteurs, des artisans ou tout citoyen. », a-t-elle ajouté.
Un nouveau cadre de partenariat pays
Cette cérémonie de signature s’est déroulée en marge de la présentation du nouveau Cadre de Partenariat Pays (CPF) de la Banque mondiale avec le Togo, approuvé par son Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods le 23 mai 2024. Ce cadre vise à réduire la pauvreté, accroître la prospérité partagée et promouvoir un développement durable.
Le CPF 2025-2029 s’articule autour de trois objectifs clés : la création d’emplois de qualité par le secteur privé, l’amélioration du capital humain et le développement territorial inclusif et durable. Deux thèmes transversaux, le renforcement du cadre macroéconomique et celui de la gouvernance, complètent cette approche quadriennale, mettant l’accent sur la productivité agricole, la logistique et la connectivité comme moteurs de transformation de l’économie togolaise.
Ayi Renaud Dossavi
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L’Etat du Togo a levé ce vendredi 12 juillet 2024, sur le marché des titres publics de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), 30,3 milliards FCFA contre 35 milliards FCFA initialement prévus.
Selon le rapport de l’opération, 17,5 milliards FCFA ont été mobilisés au moyen des Bons Assimilables du Trésor (BAT) émis sur une maturité d'une année. 12,8 milliards FCFA sont collectés via les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) stipulées respectivement sur 3 et 5 ans, à des taux d'intérêt annuels respectifs de 6,15% et 6,40%.
Il faut noter que 27 investisseurs ont participé à l’opération et souscrit à hauteur de 39,5 milliards FCFA, représentant un taux de couverture de 112,8%.
Cette nouvelle mobilisation de ressources porte à 499 milliards FCFA le cumul des emprunts du Togo sur le marché des titres publics cette année selon les données de l’Umoa-titre. Notons que la prévision du pays cette année est de 607 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Ils sont au total soixante-onze producteurs des préfectures de Sotouboua et Blitta (région Centrale) à recevoir cet appui en équipements agricoles, le jeudi 11 juillet à Sotouboua.
Le lot est composé essentiellement de matériel roulant (tricycles à volant) de batteuses, de vanneuses et de pulvérisateurs. Ce don est effectué à travers le Projet d’appui à l’insertion et à l’employabilité des jeunes dans les secteurs porteurs (PAIEJ-SP) et dans le cadre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS). Il devrait contribuer à améliorer le niveau de revenus des jeunes et réduire les risques d’extrémisme violent dans les régions septentrionales. Il va également renforcer la résilience des jeunes face aux défis économique, climatique et social.
Cette mise à disposition d’équipement dans les deux préfectures fait suite à une opération similaire dans la région des Savanes au profit de plus de 300 jeunes artisans et 500 producteurs agricoles.
Esaïe Edoh
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