Au Togo, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a prononcé mercredi 24 juillet 2024 à l’encontre de Moov Africa Togo, une amende de 1,26 milliard FCFA représentant 2% du chiffre d’affaires réalisé par l’opérateur en 2023. La décision fait suite à une audition publique qui a eu lieu le même jour à Lomé. Une séance au cours de laquelle le Top manager de la filiale togolaise d’Atlantique Télécoms, Younes El Bedraoui, a été interrogé par le comité de direction de l'ARCEP.

Le régulateur reproche à Moov Africa-Togo des “manquements graves à son obligation de disponibilité permanente, continue et régulière des services de communications électroniques mobiles”. Il a été relevé en effet, des dégradations notables sur le réseau de Moov Africa Togo, occasionnant des interruptions de service qui ont affecté plusieurs abonnés.
Moov Africa Togo a désormais un délai de six mois pour remédier à ces indisponibilités. Faute de quoi, d’autres sanctions pourraient lui être infligées, conformément à la loi.
Il est important de souligner que ce n'est pas la première fois que Moov Africa-Togo se retrouve sous le coup de sanctions. En 2021, l'opérateur avait déjà été sanctionné pour des manquements similaires.
Esaïe Edoh
Le Togo a dévoilé lundi 23 juillet dernier à Lomé, son plan d’action de soutien aux entrepreneurs et de mobilisation de fonds au bénéfice de ceux-ci. C’était lors d’une réunion stratégique en prélude au lancement prochain de l’Agenda de l’entrepreneur et de financement vert.
A cette rencontre, de différents acteurs impliqués dans la protection de l’environnement au Togo ont passé en revue le plan d’action qui servira de base à l’élaboration de l’Agenda. Ce projet s'inscrit dans une vision globale visant à booster l'économie togolaise tout en préservant l'environnement.
En prélude au lancement officiel de son agenda sur l'#entrepreneuriat et le #FinancementVert, le contenu de la proposition de plan d’action du Togo a été présenté ce jour aux différents parties prenantes afin d’améliorer et de valider son contenu. #TogoVert pic.twitter.com/brRweqBpeg
— Pnud Togo (@PnudTogo) July 23, 2024
Ce plan d’action s’appuie essentiellement sur les résultats d’études menées dans le pays et qui mettent en lumière l’importance de l’innovation et de l’adaptabilité dans le secteur des entreprises vertes. L’initiative est soutenue par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dans le cadre d’un programme qui s'étend également à d'autres nations africaines, notamment l'Angola et le Malawi.
Notons que les contributions et recommandations formulées lors de la réunion serviront à enrichir l'Agenda.
Esaïe Edoh
La compagnie aérienne ASKY va reprendre dès le 2 octobre prochain à partir de Lomé, ses vols vers Pointe-Noire (République du Congo). La réouverture de cette ligne devrait contribuer à augmenter le trafic de passagers à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) de Lomé, qui vise 1,5 million de voyageurs à l’horizon 2025.
Cette liaison avait été suspendue il y a quelques années pour « des raisons opérationnelles ». Pointe-Noire. Avec sa réouverture, Pointe-Noire devient la 29è destinations de Asky en Afrique de l'Ouest et du Centre.
Selon le transporteur, la réouverture de cette ligne « s'inscrit dans sa vision de promouvoir le développement économique et social en Afrique en offrant des solutions de transport aérien efficaces et fiables ».
Notons que dans le but de renforcer sa compétitivité sur le marché africain via l’ouverture de nouvelles lignes, la compagnie a dévoilé récemment un plan d’acquisition de deux Boeing 787 par an pour étoffer sa flotte.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) appuie le projet sous-régional RICOWAS, une initiative régionale visant à renforcer la riziculture face aux défis climatiques. Opérationnalisé à l'échelle nationale par l'Institut de Conseil et d'Appui Technique (ICAT), le programme a été lancé en début de semaine à Lomé. L’initiative veut transformer la production rizicole de la sous-région, en intégrant des techniques agricoles avancées et écologiquement durables.
« La balance commerciale du Togo en matière de riz est déficitaire. Face à une consommation en hausse, le pays importe des quantités importantes de riz, impactant lourdement le budget public », a déclaré Madjoulba Batocfetou, directeur général de l'Institut de Conseil et d'Appui Technique (ICAT). « Cette initiative vise à réduire ce déficit commercial et à permettre au Togo de se rapprocher de l'autosuffisance en riz. »
Le RICOWAS, qui s’inscrit dans le prolongement de l'initiative Offensive Riz lancée en 2013, veut favoriser des méthodes de culture telles que le système de riziculture intensive (SRI), la gestion durable des sols, l’utilisation optimale de l'eau et l'adoption de fertilisants biologiques pour améliorer la santé des sols et la productivité des cultures.
Le programme bénéficiera à treize pays de la sous-région, sur une période de quatre ans, avec un budget de près de 200 000 dollars alloué à chacun.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’opérateur télécom Moov Africa Togo fait face à des accusations répétées d’indisponibilité de ses services dans certaines régions, et est actuellement sous les feux des projecteurs de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP). Moov était ainsi en audition publique devant le comité de direction de l’ARCEP mercredi 24 juillet 2024. C’est suite à une procédure lancée par le gendarme des Télécoms togolais, il y a deux ans (avril 2022), et qui pourrait aboutir à des sanctions financières sévères pour l’opérateur téléphonique.
Menace d'une sanction plus sévère
Selon le régulateur, Moov n'a pas rempli ses obligations contractuelles en termes de disponibilité et de qualité de service dans plusieurs localités du pays. Des manquements qui, répétés, pourraient lui coûter jusqu'à 4% de son chiffre d'affaires annuel. « Le Togo et ses consommateurs ne peuvent tolérer de compromis sur la qualité et la disponibilité des services de communication, surtout dans des zones déjà peu desservies », indique Ouro Agora Kader, directeur juridique de l'ARCEP, cité lors de cette audience.
Le cadre de l’ARCEP précise que lorsqu’un opérateur est en faute et qu’il est reconnu comme tel devant le comité de direction, il risque une sanction financière pouvant aller jusqu'à 2% de son chiffre d’affaires, dans le cadre d’une première procédure. Mais, en cas de deuxième procédure (comme c’est le cas pour Moov actuellement), ce taux peut monter à 4% de son revenu.
Ceci étant précisé, l’enjeu de la procédure dépasse la simple amende ; il s'agit également pour l’ARCEP de renforcer les standards de service dans un secteur crucial pour le développement économique et social du Togo. Pour Moov Africa Togo, le défi sera non seulement de régler ses problèmes opérationnels mais aussi de restaurer la confiance avec un public togolais de plus en plus méfiant face aux défaillances de service répétées.
Moov plaide sa cause
De son côté, Moov a évoqué à sa défense des défis comme des problèmes d’énergie (notamment les coupures d’électricité intempestives de ces derniers mois) et de sécurité (les défis sécuritaires dans la région nord du pays, compliquant le déploiement rapide des techniciens en cas de pannes sur ses antennes de réseau).
De plus, intervenant à la fin de l’audience, Younes El Bedraoui, DG de Moov, a plaidé pour sa société, relevant notamment les efforts engagés depuis des années et leur engagement à régler les points remontés par l’Autorité de régulation.
« Nous sommes engagés à corriger tout ce qu’on nous reproche et nous demandons juste un temps pour le faire. Nous sommes engagés à améliorer nos services. C’est pour cette raison que nous investissons depuis 2021 pas moins de 18 milliards de FCFA », a-t-il notamment indiqué, en demandant un nouveau délai pour régler tous les points de manquements indexés. « Donnez-nous le temps ! Nous sommes convaincus qu’il y aura une grande disponibilité. Nous sommes dans une dynamique d’amélioration, surtout pour satisfaire les clients. Nous sommes engagés, nous avons pris les engagements, nos indicateurs commencent à s’améliorer ».
L’issue de la procédure pourrait être connue dans les jours à venir.
Ayi Renaud Dossavi
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Les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ambitionnent de renforcer leurs relations commerciales avec le Togo et prévoient de l’associer à leur projet d’interconnexion des systèmes douaniers. Ils ont dans cette dynamique convié le Togo à la réunion des Directeurs généraux des douanes des États membres de l’AES le mardi 23 juillet dernier à Niamey au Niger.
A cette rencontre, des décisions majeures ont été prises pour sécuriser le transit entre les États membres, d’après plusieurs médias des pays du Sahel. Concrètement, les directeurs généraux des douanes sont convenus d'établir une interconnexion entre leurs systèmes douaniers, incluant le Togo, un pays côtier qui joue un rôle essentiel pour le commerce régional. Ils ont de fait « instruit leurs équipes techniques de tout mettre en œuvre pour faire de l’AES, un espace douanier interconnecté ».
Selon le Directeur Général des Douanes du Burkina Faso, Adama Ilboudo, la mise en application des mesures prises va contribuer à une gestion informatisée du transit à l'échelle de la confédération et à la facilitation des échanges commerciaux transfrontaliers.
Du côté togolais, Philippe Kokou Tchodie, Commissaire Général de l'Office Togolais des Recettes (OTR), a exprimé sa satisfaction à l’égard de cette initiative. Il a rappelé que le port de Lomé, « a toujours été le port d'accès naturel des pays de l'hinterland ». Le N°1 de l’institution togolaise chargée de collecter les ressources fiscales et douanières, a d'ailleurs encouragé les autorités douanières des pays membres à accélérer et à renforcer le processus d'interconnexion, pour permettre à toutes les parties prenantes de maximiser les bénéfices de cette initiative.
Ce projet d'interconnexion des systèmes douaniers s'inscrit dans un contexte économique délicat pour la région, marqué par des sanctions économiques de la CEDEAO à l'encontre des pays du Sahel où les militaires ont pris le pouvoir. Depuis la prise de ces sanctions, suivie de la fermeture des frontières entre le Bénin et le Niger, le Togo a intensifié les démarches pour renforcer ses relations commerciales avec ses voisins.
Esaïe Edoh
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Après le rachat de ses opérations dans douze pays africains par le fonds d'investissement Adenia Partners, Air Liquide a officiellement changé de nom pour devenir Erium. Ce changement marque une nouvelle ère pour les activités de la société dans des pays comme le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Ghana, Madagascar, le Mali, la République Démocratique du Congo, le Sénégal et le Togo.
L'acquisition, finalisée le 23 juillet 2024, fait partie de la stratégie d'Adenia Partners visant à renforcer et développer les opérations d'Erium par des investissements supplémentaires de 30 millions d’euros. En plus de la transaction, un contrat de fourniture à long terme de gaz industriels et de spécialité a été signé avec Air Liquide, garantissant ainsi une transition en douceur et la continuité des services.
« Avec une présence dans 12 pays, des ventes avoisinant les 60 millions d'euros et une expertise unique, nous voyons émerger un leader continental qui profitera du développement des infrastructures, des activités industrielles croissantes et des industries de valorisation des ressources naturelles en Afrique. Adenia entend accélérer la croissance de ce nouveau groupe en investissant massivement dans les capacités de production et de stockage afin de mieux servir ses clients », avait déclaré Christophe Scalbert, Partner chez Adenia Partners.
Au Togo, les organisateurs du 9e Congrès panafricain prévu du 29 octobre au 02 novembre 2024 à Lomé, ont dressé le bilan des préparatifs de la rencontre que le pays côtier co-organise avec l’Union africaine (UA). C’était lors d’une rencontre avec la presse organisée le mardi 23 juillet 2024 dans la capitale togolaise.
A environ trois mois de l’ouverture de ce congrès, cinq conférences préparatoires ont été organisées dans les 5 régions d’Afrique. Celles-ci ont été sanctionnées par des déclarations recommandant la participation des dirigeants de tous les Etats africains à ce congrès et l’approbation des conclusions issues des travaux par l’Union Africaine.
Une 6e et dernière conférence préparatoire destinée à la diaspora est prévue à Bahia, au Brésil, du 29 au 31 août 2024, sous le thème ″Mémoires, restitutions, réparations et reconstruction″ .
« L’intérêt de ces pré-congrès, c’est de rendre le 9e congrès panafricain véritablement inclusif, c’est d’en faire un congrès des peuples. L’objectif, c’est que les Etats, les associations, les groupes privés, les universitaires, etc. participent et fassent un certain nombre de recommandations qui seront reversées dans le cadre du congrès de Lomé », a expliqué le point focal, chargé de la préparation, Afognon Sédaminou.
Outre les rencontres préparatoires, l’équipe d’organisation a annoncé avoir bouclé l’appel à candidature des jeunes pour y participer. Au total, 20 jeunes sont sélectionnés. Ils sont issus d’Afrique de l’Ouest (08), d’Afrique centrale (04), d’Afrique de l’Est (04), d’Afrique australe (02), d’Afrique du Nord (01), de la diaspora et des communautés afro descendantes (01).
Notons que 9è Congrès panafricain, se déroulera autour du thème « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ».
Esaïe Edoh
Au Togo, les services du ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social seront bientôt digitalisés. Via un post X (anciennement twitter), l’Agence Togo Digital (ATD) a annoncé le démarrage du processus. Plus précisément, il s’agissait d’une session de formation à l’endroit des agents de ce ministère, afin de les affûter à l’utilisation des outils fournis
En route vers une digitalisation des services du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social (MFPTDS) ?
— Agence Togo Digital (@digitalgouvtg) July 24, 2024
Le Ministère de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale (MENTD) à travers l'Agence Togo Digital accompagne le MFPTDS dans la… pic.twitter.com/j3oJ9M2BLt
A terme, plusieurs processus dont celui de recrutement des agents de l’administration publique seront dématérialisés. Ce projet devrait marquer un tournant décisif dans les interactions entre les administrés et l’administration.
Cette démarche, selon l’ATD, est en conformité avec son plan d’accélération et répond aux ambitions de l’exécutif, celles de rendre disponibles en ligne d’ici la fin de l’année, 100% des formulaires afférents aux différentes démarches administratives. Elle s’inscrit dans la dynamique de modernisation du cadre administratif du pays en rendant les services publics plus accessibles et efficaces, indique-t-on.
Il convient de rappeler qu’à ce jour, plus de cinquante démarches administratives sont déjà digitalisées et accessibles via le portail national des services publics.
Esaïe Edoh
L'Égypte souhaite poursuivre ses efforts aux fins de renforcement de ses relations bilatérales et économiques avec le Togo. C’est ce qu’a laissé entendre Ahmed Mohamed Eid Moustapha, ambassadeur de la République arabe d'Égypte, le lundi 22 juillet, en marge de la célébration de l’accession à la souveraineté de son pays (commémorée chaque 23 juillet).
« Au Togo, j’ai été chargé par mon pays d’atteindre plusieurs objectifs au cours de mon mandat. Il s’agit principalement de renforcer la coopération bilatérale et de raffermir les relations économiques entre nos deux pays », a confié l’ambassadeur cité par Togo Presse, lors d’une réception.
A l’occasion, le Togo était représenté par Rose Kayi Mivedor, ministre en charge du Commerce et de l’Industrie.
Pour Eid Moustapha, ce rapprochement sur le terrain économique se matérialisera par l’ouverture de fenêtres d’opportunités pour le secteur privé et par la discussion des perspectives de mise en œuvre de projets communs, notamment dans les domaines de l’énergie, de la construction, du bâtiment et des infrastructures.
Cette dynamique a été marquée par la participation à plusieurs rencontres avec les autorités togolaises, afin d’échanger sur les moyens de développer les relations dans ces différents domaines et de convenir d’un plan d’action.
Economie bleue, science & technologie...
À cet égard, il a été convenu notamment de poursuivre les efforts pour améliorer le taux d’échanges commerciaux entre les deux pays. Par ailleurs, le pays des Pharaons souhaite identifier les grands projets ayant reçu un financement international garanti, afin d’explorer les possibilités pour les entreprises égyptiennes de participer à leur mise en œuvre au Togo.
Les secteurs potentiels de collaboration entre les deux pays, selon le diplomate égyptien, incluent l’économie bleue, la science, la technologie et l’autonomisation des femmes.
Elsewedy au Togo ?
Le géant égyptien Elsewedy, fabricant de transformateurs de distribution et de puissance en Égypte, au Moyen-Orient et en Afrique, envisage de travailler au Togo. « Aujourd’hui, une société égyptienne, Elsewedy, a commencé à négocier avec le gouvernement togolais pour commencer ses activités au Togo dans les mois à venir », a ainsi laissé entendre le diplomate égyptien.
Ayi Renaud Dossavi