Togo First

Togo First

Le Togo s'est distingué avec une note de 61 sur 100 points, dans l’édition inaugurale du rapport B-Ready de la Banque mondiale, une évaluation des environnements des affaires des pays qui concerne 50 économies dans le monde. De fait, le pays obtient la moyenne au niveau de neuf indicateurs sur les dix existants et occupe le 3e rang en Afrique et le 1er dans la zone ouest africaine. Ce rapport qui remplace le classement Doing Business suspendu depuis deux ans, a particulièrement salué les efforts du Togo en matière de création d’entreprises. 

Le pays a obtenu 77,26 points sur cet indicateur, notamment grâce à des réformes de simplification de création d’une entreprise. Ces améliorations ont permis au pays d’enregistrer 15 654 nouvelles entreprises en 2023, contre 13 835 en 2022, soit une progression de 13 %.

En ce qui concerne l'indicateur de règlement des litiges, le Togo a obtenu un score de 69,48 points, et 67,76 points sur l’emplacement des entreprises. Toutefois, sur les indicateurs liés à la main-d’œuvre et aux services financiers, le pays a enregistré des scores inférieurs à 60, avec respectivement 56,45 et 53,64 points. Le Togo a également enregistré des performances modestes dans le domaine de la concurrence sur le marché, avec une note de 41,24 points.

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Confortée par les bonnes notes, Sandra Ablamba Johnson, Secrétaire Générale de la Présidence de la République et Gouverneure de la Banque Mondiale pour le Togo, a exprimé sa satisfaction et salué les progrès réalisés. Selon elle, ces résultats positifs sont le fruit des réformes économiques entreprises ces dernières années. « Depuis 2020, nous n’avons cessé de progresser, en mettant en œuvre des mesures incitatives qui facilitent les affaires et dynamisent l’économie togolaise », a-t-elle déclaré. Elle a également ajouté que ces avancées démontrent que le Togo est sur la bonne voie pour maintenir et accélérer cette dynamique.

Bien que les résultats soient encourageants, le gouvernement togolais ne compte pas s’arrêter là. Le pays ambitionne de poursuivre sa politique réformatrice afin d’améliorer davantage son environnement des affaires et ainsi engranger de nouveaux succès dans les classements futurs.

Esaïe Edoh

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À Lomé, la deuxième édition de l’École Nationale sur la Gouvernance de l’Internet (ENOGI) a démarré pour deux jours ce lundi 07 octobre 2024, à l’initiative de l’Internet Society Togo (ISOC-Togo). Annoncé depuis plusieurs semaines, l’événement rassemble des pionniers de l’Internet au Togo, tels que Jean-Marie Noagbodji, dont la société Café Informatique gère l’extension togolaise “.tg”, ainsi que des experts de la sous-région pour des échanges et formations.

« Notre rencontre aujourd'hui s'inscrit dans une période où l'Internet se situe à la croisée des chemins. En tant que fervents défenseurs d'un Internet ouvert, libre et sécurisé, nous sommes confrontés à des enjeux majeurs, qui nécessitent de redéfinir les politiques et les approches que nous avons longtemps considérées comme acquises. », explique Emmanuel Vitus Agbenowossi, Président d'ISOC-Togo.

La gouvernance de l’Internet, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, ainsi que les stratégies nationales de régulation numérique figurent parmi les thèmes centraux. « Parmi nos enjeux actuels, nous faisons face à des défis qui concernent aussi bien la sécurité des infrastructures numériques que la protection des droits des utilisateurs. La question de la cybersécurité reste primordiale, avec la montée des cybermenaces, des vulnérabilités, et l'impératif d'assurer un Internet sûr pour tous. Les évolutions en matière de réglementation et la gestion des données personnelles représentent également des préoccupations majeures, dans un contexte où nos sociétés deviennent de plus en plus interconnectées. », ajoute-t-on.

Cette édition, qui fait suite à une première session en 2021 organisée en partenariat avec l’Union Africaine et l’Union Européenne dans le cadre du projet PRIDA, a reçu près de 500 candidatures, témoignant de l’intérêt croissant pour les questions de gouvernance numérique. Sur ces postulants, 60 personnes ont bénéficié de formations en ligne, et 45 participent aux sessions en présentiel à Lomé.

Fondée en janvier 1992, l’Internet Society est une organisation internationale établie aux États-Unis, dédiée à la promotion et à l’orchestration du progrès des réseaux informatiques à travers le monde. Le chapitre togolais, actif depuis 20 ans, milite pour un Internet ouvert, sûr et interconnecté à l’échelle mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

Pour la campagne agricole 2023-2024, le MIFA (Mécanisme incitatif de financement agricole) a facilité la mobilisation de financements pour les agriculteurs, à hauteur de 1,33 milliard FCFA, selon les données partagées par le gouvernement. Ces actions s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées pour le secteur agricole, dans le cadre de la feuille de route gouvernementale Togo 2025.

Durant cette période, d’autres soutiens ont été initiés pour faciliter l’accès des agriculteurs aux ressources, notamment la mise à disposition de 24 tracteurs, remboursables sur 4 ans en nature ou en numéraire. La facilitation de l’accès aux crédits intrants remboursables en grains, à travers la Plateforme Industrielle d’Adétikopé, a permis de fournir 2 400 tonnes de semences de soja et 20 000 litres de biostimulants.

Ces appuis s'inscrivent dans des mécanismes inclusifs tels que le FSRP, ProMIFA et PRIMA, qui visent à subventionner, accorder des prêts et des garanties, et mobiliser les agriculteurs sollicitant ces ressources.

Dans la même dynamique, la Direction de l’entrepreneuriat et du financement agricoles (DEFA), annoncée lors du Forum des Producteurs Agricoles du Togo (FOPAT) en avril 2023, a été officiellement lancée en mai 2023 pour soutenir les producteurs agricoles dans l’accès au crédit.

Par ailleurs, le soutien aux producteurs inclut la création de zones d’aménagement pour la production bovine (ZAPB), afin d'augmenter la disponibilité des produits carnés et laitiers. Dix sites ont été identifiés, dont deux ranches sécurisés avec des certificats de mise à disposition et des levées topographiques. Au total, 4 250 hectares ont été obtenus sur les 5 000 hectares prévus pour la campagne agricole 2023-2024.

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Au Togo, le gouvernement prévoit la mise en place d’un label "Togo Site Touristique" afin de valoriser les sites touristiques nationaux et d'établir un cadre de qualité de référence dans ce secteur. Ce projet s'inscrit dans les réformes envisagées par l'exécutif dans le cadre de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025.

Ce label vise à offrir une distinction aux sites touristiques togolais, les positionnant comme des destinations attractives pour les touristes locaux et internationaux. Selon le “Rapport de mise en œuvre des réformes au premier semestre 2024, récemment publié par le Secrétariat Permanent pour le suivi des Politiques de Réformes et des Programmes Financiers, les critères de labellisation ont déjà été définis et un comité ad hoc, impliquant diverses institutions nationales spécialisées dans la qualité, est en cours de formation.

Cette initiative inclut une analyse comparative des labels touristiques dans d’autres pays africains et développés. L’objectif est d’aligner le Togo sur les meilleures pratiques internationales.

En parallèle, il est prévu de digitaliser la procédure de classement des établissements d'hébergement touristique et de demande d’agrément. "Cette activité permettra d’augmenter le nombre d’opérateurs touristiques agréés et classés", indique le rapport. De plus, une loi sera adoptée pour mieux organiser le secteur du tourisme en tenant compte des évolutions récentes, tout en harmonisant les stratégies de développement et de promotion.

Parmi les modifications majeures, le secteur du tourisme, détaché récemment du ministère de la culture, devrait être géré par un “haut-commissariat”, à mettre en place, selon l’annonce du nouveau gouvernement au Togo.

Ayi Renaud Dossavi 

Au Togo, le montant total des créances intérieures, qui regroupe les financements octroyés au secteur privé et à l'État par les banques et les systèmes financiers décentralisés, est estimé à 1968 milliards FCFA à fin juin 2024. Ce chiffre a été communiqué par le Conseil national de Crédit (CNC) lors de sa troisième réunion de l'année, tenue la semaine dernière à Lomé.

Ce montant reflète une augmentation de 4% sur un an, qui était de 1890 milliards FCFA. D’après le CNC, près de 90% de ces financements ont été alloués au secteur privé, avec une proportion significative de 41% aux Très petites et moyennes entreprises (TPME). Ces ressources ont aussi financé des projets immobiliers, et l’achat d’équipements des entreprises de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA). 

Cette hausse des concours bancaires enregistrée peut être attribuée, selon le Conseil, à l'engagement des premiers responsables des établissements de crédit et des institutions de microfinance à soutenir l'économie nationale. Un changement de cap voulu et encouragé par le gouvernement depuis plusieurs années. L'élargissement du réseau des institutions financières constaté en 2023, a également joué un rôle clé dans cette croissance. A fin 2023, le pays comptait 250 agences bancaires, 332 distributeurs automatiques de billets (DAB) et 40 guichets automatiques de banque.

Pour consolider ces acquis, le ministre de l'Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, qui préside également le CNC, a annoncé la poursuite des réformes économiques dans le cadre de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025. Ces réformes visent notamment à maintenir un environnement macroéconomique propice au développement des activités financières.

Dans ce cadre, l'Observatoire de la Qualité des Services Financiers du Togo (OQSF-TG) a été mise en place. Cette institution aura pour mission de résoudre les différends entre les établissements financiers et les consommateurs, d'assurer la médiation financière et de promouvoir l'inclusion financière dans le pays.

Esaïe Edoh

Au Togo, Myriam Dossou-d'Almeida n’est plus DG de l’INAM. Celle qui a dirigé cette institution pendant plus d'une décennie est remplacée par Justin Tchilabalo Pilante le vendredi 5 octobre dernier, à la suite d’une décision du Conseil d'administration. Elle est de fait, appelée à d’autres fonctions au sein du bureau de l'Assemblée nationale.

S’agissant du nouveau Top manager de l’INAM, Justin Tchilabalo Pilante, il était chargé de l'Assurance maladie universelle (AMU) à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). A son nouveau poste, il aura pour mission de renforcer les bases de l'assurance maladie dans le pays, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de l'AMU, un projet gouvernemental visant l'expansion de la couverture sociale au Togo.

En effet, dans le cadre de la mise œuvre de ce projet, l’INAM assure la couverture des agents publics et assimilés ainsi que les titulaires de pensions civiles et militaires. A cette mission, s’ajoute aussi la prise en charge des personnes et ménages vulnérables. Pendant ce temps, la CNSS, second organe de mise en œuvre de l’AMU, assure la gestion de l’assurance maladie universelle pour les salariés et titulaires de pensions du secteur privé, les travailleurs indépendants des secteurs informel et agricole ainsi que les ministres des cultes.

Esaïe Edoh

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La France va désormais accueillir chaque année au moins 50 jeunes volontaires togolais dans le cadre du programme de volontariat international. Cette annonce a été faite par Telngar Rassembeye, représentant national de France Volontaires au Togo, lors de la journée de France Volontaires, organisée vendredi 4 octobre 2024 à Lomé, en présence du ministre togolais du Développement à la Base, Mazamesso Assih, et de l'ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau.

Cette annonce est la concrétisation d'une promesse faite l'année dernière par l'ambassadeur de France au Togo, en ligne avec la volonté de son pays d’assurer une mobilité équilibrée de manière progressive des volontaires entre les deux pays.

En effet, selon les statistiques de France Volontaires, il existe présentement un déséquilibre notable entre le nombre de volontaires français et togolais impliqués dans des missions dans leurs pays respectifs. En 2023 par exemple, 2113 Français ont été envoyés au Togo dans le cadre de missions de volontariat, tandis qu'en sens inverse, seuls environ 30 Togolais ont effectué des missions en France. Cette tendance s'est poursuivie cette année avec déjà 2000 volontaires français accueillis au Togo, contre seulement 40 Togolais en France.

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Le nouveau quota de 50 volontaires togolais pourrait évoluer en fonction des besoins exprimés en France, d’après Telngar Rassembeye. Dans cette dynamique, les autorités françaises, en collaboration avec France Volontaires, travaillent à trouver des solutions aux obstacles logistiques, notamment en matière d’hébergement, qui freinent l’accueil d’un plus grand nombre de volontaires togolais en France.

Dans cette optique, l'Agence nationale de volontariat au Togo (ANVT) et France Volontaires avaient lancé en avril 2023 le « Programme de relance de l'engagement citoyen et de redynamisation du volontariat au Togo ». Ce programme vise à mobiliser des volontaires franco-togolais pour soutenir les organisations de la société civile dans trois communes togolaises : Kozah 1, Tchaoudjo 1 et Ogou 1. Il ouvre également la voie à un plus grand nombre de jeunes togolais pour participer à des missions en France chaque année.

Notons que pour le compte de cette année, le nombre de volontaires togolais en France devrait atteindre 50.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le Programme Présidentiel d’Excellence (PPE) a ouvert les inscriptions pour sa 5ème cohorte. Les candidatures sont reçues jusqu’au 16 octobre 2024, a annoncé la présidence togolaise.

Pour la 5ème promotion du PPE, 20 étudiants inscrits en Master et 20 jeunes diplômés de Master seront sélectionnés. Les candidats recherchés doivent être issues des universités publiques (de Lomé ou de Kara) et de l’Université catholique d’Afrique de l’ouest (UCAO du Togo) et âgés de 28 ans avant le lancement du programme pour les étudiants en Master (Master I ou Master II) et 30 ans pour les diplômés.

 Une fois sélectionnés, ils suivront une formation de 18 mois, et bénéficieront d’un emploi dans l’administration togolaise pour une durée minimale de 3 ans.

Lancé en 2019 et appuyé par le PNUD, le programme vise à sélectionner sur des critères d’excellence et de mérite, des étudiants issus des universités publiques et privées du Togo, les former afin qu’ils renforcent l’administration publique et participent pleinement à la mise en œuvre des projets de développement. 

A ce jour, selon la présidence, 140 jeunes sont déjà formés pour le compte des 4 premières promotions et 100 sont intégrés dans les institutions gouvernementales, soutenant les ministres et les chefs d’institutions dans la réalisation de projets nationaux.

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vendredi, 04 octobre 2024 13:54

Affaire du “Riz avarié” : la BB réagit

Au Togo, le lot qui a causé une vague d’inquiétude dans l’affaire dite du “riz avarié” provient de la Brasserie du Bénin (BB Lomé). Dans un récent communiqué, la société brassicole confirme qu’il s’agissait d’un de ses stocks, qui avait été jugé non conforme à ses normes industrielles et qui devait être détruit sous la supervision d’un huissier de justice.

Cependant, un “incident” au cours de l’opération de destruction a permis à des individus d’accéder à la décharge et de récupérer une partie du riz. 

L’incident, survenu dans la nuit du 29 au 30 septembre 2024, suite au déversement d’une quantité de riz dans une décharge à Agoè Hounkpè, avait suscité des inquiétudes quant aux risques sanitaires, après que des individus en ont récupéré une partie, comme l’indiquait le gouvernement dans une note conjointe, annonçant une enquête.

La société indique avoir immédiatement interrompu le processus et entamé une évaluation complète en collaboration avec les services phytosanitaires et les autorités compétentes pour éviter tout risque sanitaire.

Cela rappelle également la nécessité d’une meilleure coordination dans les opérations de destruction de produits impropres à la consommation, afin d’éviter de tels incidents à l’avenir.

L’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), qui réunit huit pays ouest-africains ayant en commun le FCFA, dont le Togo, pourrait bientôt voir la création d’un marché obligataire spécifiquement dédié aux Petites et Moyennes Entreprises (PME). Cette initiative, à la phase d'étude de faisabilité depuis le 1er octobre 2024, est pilotée par l’Autorité des Marchés Financiers de l’UMOA (AMF-UMOA) avec le soutien du gouvernement espagnol. L’objectif est de fournir aux PME, pilier central des économies de la zone, un accès complémentaire au financement, en dehors des prêts bancaires traditionnels.

« La création d’un marché obligataire dédié aux PME se présente comme une alternative crédible pour soutenir leur développement », a expliqué le Togolais Badanam Patoki, président de l’AMF-UMOA.

En effet, l'accès limité aux financements reste l'un des principaux obstacles à la croissance de ces entreprises, souvent confrontées aux conditions restrictives des banques commerciales.

Ceci étant, le projet est accueilli avec prudence par certains acteurs financiers, explique l’Agence Ecofin. En effet, si des experts comme Maxime Lokossi, consultant en mésofinance, estiment que ce marché pourrait offrir un potentiel de croissance significatif pour les PME de l'UMOA, d'autres, comme Clive Wykes, consultant en gestion bancaire, s’interrogent sur l’attractivité réelle d’un tel marché. « Les banques, ayant déjà la capacité d’offrir des financements à long terme, pourraient ne pas être des investisseurs agressifs sur ce marché obligataire », souligne-t-il, pointant un manque d’intérêt historique des banques pour des financements fixes et à long terme pour les PME.

Ce nouveau marché pourrait néanmoins constituer une diversification intéressante des sources de financement pour les PME de la région UMOA, à condition que les acteurs réussissent à structurer une offre adaptée aux besoins et réalités locales.

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