Togo First

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Au Togo, le secteur des télécommunications compte 7,3 millions d’abonnés mobiles à fin mars 2024, soit une hausse de 9% par rapport à la même période en 2023. C'est ce que révèlent les données publiées par l'ARCEP, à l'issue de sa dernière enquête de satisfaction client.

Ce marché est partagé entre Togo Cellulaire et Moov Africa Togo. Dans le détail, Togo Cellulaire détient 60% de part de marché (4,37 millions d’abonnés), tandis que Moov Africa Togo en contrôle 40% (2,91 millions d’abonnés).

Mobile Money

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Dans ce contexte de progression des activités télécoms, le mobile money, de plus en plus incontournable pour les transactions financières quotidiennes, a également enregistré une croissance notable.

Le nombre d’abonnés mobile money atteint ainsi 3,55 millions, répartis entre Togo Cellulaire (2,16 millions via Tmoney) et Moov Africa Togo (1,4 million via Flooz). Selon l'enquête de l'ARCEP (qui a sondé plus de 15000 répondants), 86% des abonnés des opérateurs mobiles disposent d’un compte mobile money, même si le service est principalement utilisé pour les recharges de crédit (89%), les paiements de factures (86%) et les transactions financières (81%).

En dépit de cette croissance, les défis persistent : les coûts élevés des transactions (81% des sondés) et le manque d’interopérabilité entre Tmoney et Flooz (75%) freinent l'adoption et l’usage de ces services, selon l'ARCEP. 

Plus encore, poursuit le gendarme des Télécoms, pour environ la moitié des clients de chaque opérateur mobile, le problème de confiance ou de sécurité et le plafond mensuel trop bas (au cas où on ne demande pas un élargissement du compte), constituent également des obstacles à l’utilisation de mobile money.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo a mobilisé via le Guichet unique des redevances et recettes non fiscales du secteur maritime (GRM), 4,8 milliards FCFA entre octobre 2023 et juillet 2024, d’après le ministère de l’économie et des finances dans son “Rapport de mise en œuvre des réformes au premier semestre 2024”. Cette mobilisation de recettes est réalisée alors que le guichet n’est que partiellement opérationnel, depuis octobre 2023.

Le GRM est l’une des réformes menées dans le secteur maritime visant principalement à l’amélioration de la compétitivité du secteur logistique via la réforme du port et la digitalisation. Ce guichet fonctionne comme celui du commerce extérieur (SEGUCE) mis en œuvre depuis 2014, avec un triple objectif.  D’abord proposer un point de paiement unique aux opérateurs en le dématérialisant, ensuite s’assurer de l’effectivité de la collecte de plusieurs redevances et amendes et enfin faciliter les analyses en matière de performance portuaire.

Avec ce guichet, plusieurs procédures de demandes d’autorisation sont dématérialisées. Il s’agit notamment de demandes d’abri sécuritaire des navires, de l’opération de transbordement en mer, de la sortie de navires après une opération de transbordement ; de la garde armée de navire et d’escorte armée des navires. Aussi la plateforme comprend la délivrance de la licence de pêche, d’attestation de faisabilité technique aquacole et de pose de câble sous-marin.

Sur la période sous revue, le GRM a aussi contribué à retracer toutes les opérations qui se font en rade dont 505 277 812 barils d’hydrocarbures transbordés en mer togolaise.

Esaïe Edoh

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Au Togo, une nouvelle initiative de soutien aux personnes en situation de handicap et de renforcement de leur autonomisation, démarre. 

Dénommée « AVANCE-Togo », elle a été lancée la semaine dernière (le 27 septembre 2024) à Lomé par la FETAPH (La Fédération Togolaise des Associations de Personnes handicapées (FETAPH) pour s’étendre de 2024 à 2027. 

Le projet est financé à hauteur de 800 millions FCFA (1,5 million $) par l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et vise à améliorer l'inclusion ainsi que la résilience des personnes handicapées, en particulier les femmes et les jeunes, face aux défis liés au changement climatique et à l’accessibilité.

Il s’agit notamment d’assurer l’accessibilité des infrastructures publiques, en favorisant la formation et l'emploi décent, ainsi qu’en renforçant la gestion inclusive des urgences humanitaires, sans oublier l’accès à l’eau et à l’assainissement. Au total, ce sont 1 775 personnes handicapées, dont plus de 50 % sont des femmes, qui devraient bénéficier de ces initiatives sur la période, dans toutes les régions du pays.

Selon Akakpo-Numado Enyonam, président du conseil d’administration de la FETAPH, cité par l’ATOP, le succès du projet dépendra d’une collaboration étroite entre les différents acteurs concernés. De son côté, Pr. Kossiwa Zinsou-Klassou, ministre de l'Action sociale, souligne que ce projet reflète les objectifs du développement durable et la volonté d’inclure les personnes handicapées dans une dynamique de développement basée sur l’égalité des chances.

Au Togo, ce programme fait suite à un partenariat antérieur avec l’USAID, conclu pour atténuer l’impact économique de la pandémie de COVID-19 sur les jeunes en situation de handicap.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les utilisateurs de services mobiles et internet se montrent plus satisfaits cette année que l'année précédente, avec globalement plus de la moitié qui apprécie les prestations fournies par les différents opérateurs ; même si les tarifs sont toujours jugés trop élevés. C'est ce qui ressort de la troisième enquête de satisfaction client, réalisée par l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP), du 3 au 23 juin 2024.

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Mobiles : les clients Moov plus satisfaits

Cette enquête qui a recueilli plus de 15 000 réponses, révèle que le taux de satisfaction globale pour les services mobiles est passé de 44 % en 2023 à 51 % en 2024. Dans le détail, les abonnés de Moov Africa Togo affichent un taux de satisfaction de 58 %, contre 47 % pour ceux de Togo Cellulaire.

Internet Fixe : Canalbox en tête

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Pour l'Internet fixe, le niveau de satisfaction a également progressé, passant de 46 % en 2023 à 53 % cette année. Les consommateurs de GVA Togo (Canal Box) se distinguent avec un taux de satisfaction de 61 %, tandis que ceux de Togo Telecom estiment leur taux de satisfaction à 50 %.

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Malgré cette amélioration de la satisfaction des clients, les utilisateurs jugent les prix toujours trop élevés. Ainsi, 79 % des clients de Togo Cellulaire et 65 % de ceux de Moov Africa Togo se plaignent des tarifs. Pour l'Internet, 71 % des utilisateurs considèrent les prix trop élevés (73 % pour Togo Telecom, 71 % pour GVA Togo, 63 % pour CAFE Informatique et 64 % pour Téolis SA).

"Les motifs d’insatisfaction sont principalement l’indisponibilité des services, les tarifs jugés élevés et la mauvaise qualité de service", résume l’ARCEP dans son rapport. Le régulateur des télécoms invite ainsi les opérateurs à prendre en compte ces préoccupations des clients pour améliorer davantage l'expérience utilisateur. "Des efforts doivent être faits pour réduire les tarifs, améliorer la qualité et la couverture du réseau ainsi que l'expérience client", conclut l’ARCEP.

Ayi Renaud Dossavi

 

Le Togo vient de valider sa stratégie nationale des ressources éducatives pour améliorer l'accès aux manuels scolaires et aux outils pédagogiques au profit des élèves et des établissements scolaires. Le cadre stratégique a été adopté le vendredi 27 septembre dernier à l'Université de Lomé, à l'occasion d’un atelier qui a réuni des experts du secteur éducatif, des partenaires techniques, ainsi que des acteurs du monde associatif.

Soutenue par l’UNESCO, l'initiative a pour objectif de pallier le déficit de manuels et de ressources pédagogiques de qualité dans l’enseignement au Togo. Dans le détail, la stratégie prévoit des innovations, notamment l'intégration du numérique dans les supports pédagogiques, ainsi qu'un cadrage financier et une politique explicite pour la production et la distribution des manuels scolaires.

Pour Kodjo Koba Dagbedji, représentant le ministre des Enseignements primaire et secondaire, cette validation marque l'aboutissement d'un long processus, initié en janvier 2023 dans le cadre du projet "Appui à la production et à la diffusion des ressources éducatives". Ce projet vise à renforcer les réformes éducatives du gouvernement et à améliorer l'accès aux ressources pédagogiques dans les écoles.

Selon les responsables, la mise en œuvre de cette stratégie devrait créer un effet de levier positif pour une éducation plus inclusive, et améliorer les apprentissages au Togo.

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Moody’s Ratings a reconduit, dans sa nouvelle notation publiée le 27 septembre 2024, la note B3 du Togo sur ses emprunts en devise et en monnaie locale. La perspective du pays, qui était jusqu’alors jugée « négative », a été relevée à « stable ». Cette réévaluation intervient deux semaines après celle de Standard and Poor's (S&P) qui a affiché son optimisme quant aux perspectives de l’économie togolaise.

L’agence américaine justifie cette notation par l’amélioration de la gestion budgétaire du Togo, qui se traduit par une réduction du déficit public, passé de 8,3 % du PIB en 2022 à 6,7 % cette année.

Le changement de perspective s’explique aussi par le fait que les craintes de dérapages budgétaires, qui avaient conduit à une perspective négative, se sont dissipées. Selon l’agence, « le gouvernement togolais a su tracer une trajectoire claire vers une réduction progressive du déficit, en collaboration avec le Fonds Monétaire International (FMI), avec pour objectif de placer la dette publique sur une pente descendante à partir de 2025 ».

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Moody's souligne également que l’accord de Facilité Élargie de Crédit (FEC) avec le FMI, approuvé en mars 2024, pour renforcer l’efficacité de la politique budgétaire du gouvernement a été un facteur déterminant. « Nous considérons que l'accord de Facilité Élargie de Crédit (FEC) avec le FMI, approuvé en mars 2024, constituera un ancrage efficace à l'efficacité de la politique budgétaire du gouvernement, réduisant ainsi les risques de détérioration soudaine à l'avenir », estime l’agence.

Tout comme S&P, Moody’s relève la robustesse de la structure de la dette togolaise. Cette dette est majoritairement composée d'emprunts intérieurs et de dettes extérieures à des conditions concessionnelles, ce qui permet de limiter les risques budgétaires et de liquidité.

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Alors que les autorités togolaises, dans le cadre des objectifs convenus avec le FMI, se sont engagées à ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici à 2025 conformément aux critères de convergence de l’UEMOA, Moody’s envisage une baisse progressive du déficit budgétaire, à 5,2% du PIB (hors opérations exceptionnelles de recapitalisation de deux banques nationales) en 2024, et à 4,1% en 2025.

« Nos prévisions intègrent quelques gains de recettes, bien qu’à un rythme plus lent que prévu par les autorités, et une réduction plus progressive des dépenses dans un contexte de fortes pressions sur les dépenses de sécurité en raison de la situation sécuritaire difficile dans le nord du pays, à la frontière avec le Burkina Faso », assure la structure américaine.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le Centre des expositions et foires et de Lomé (CETEF) offre un tarif préférentiel aux jeunes et femmes entrepreneurs qui ambitionnent d’exposer à la 19è Foire Internationale de Lomé (FIL). L’initiative est prise par la direction du CETEF soutenu par le ministère du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, pour attirer un grand nombre de jeunes et femmes à ce rendez-vous commercial.

Concrètement, le CETEF offre 50 places d’exposition dont 60% aux femmes et 40% aux jeunes entrepreneurs. Cette offre est ouverte selon un communiqué du CETEF jusqu’au 15 octobre 2024.

L’offre est similaire à la réduction des coûts de stands accordée par les autorités du pays aux entreprises locales lors de la dernière édition de la foire made in Togo qui s’est tenue du 26 juillet au 4 août 2024. Elle devrait permettre à un plus grand nombre d'acteurs économiques togolais notamment jeunes et femmes de se faire connaître et de promouvoir leurs produits et services à cette rencontre qui devrait réunir plus de 1000 exposants pour un demi-million de visiteurs.

La nouvelle édition de la foire de Lomé se tiendra du 22 novembre au 8 décembre prochains autour du thème principal « Normes et qualités des produits et services, outils de compétitivité et d’accès aux marchés connectés ».  Cette foire qui se positionne comme un carrefour commercial majeur pour la sous-région, aura cette année comme invité d’honneur, le Mali.

Esaïe Edoh

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Lomé s'apprête à accueillir son premier Salon du Livre Jeunesse (SALIJEL), prévu du 17 au 19 octobre 2024. Organisé par l’association « Lire au Togo », en partenariat avec le ministère en charge de la culture, l’événement ambitionne de rassembler plus de 5 000 passionnés de littérature jeunesse, auteurs, éditeurs et professionnels du livre, venus de tout le continent.

« Les livres ne sont pas juste des pages à tourner, ils sont des mondes à explorer », a déclaré Kokou Dzokotoe, président de l’association et délégué général du salon. Selon le promoteur, cette rencontre mettra à l'honneur les jeunes lecteurs africains, tout en sensibilisant les parents à l'importance cruciale de la lecture dans l’éducation et le développement.

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Au programme, on retrouve des dédicaces, expositions, ateliers jeunesse, tables rondes et formations professionnelles. L’occasion pour les visiteurs de se plonger dans l'univers des auteurs, illustrateurs et libraires à travers des stands regorgeant de livres jeunesse. Des animations créatives et des ateliers interactifs sont également prévus.

Notons qu’en amont du salon (du 14 au 16 octobre), une formation dédiée aux libraires, sur la gestion quotidienne de leurs établissements, est également prévue. Elle vise à professionnaliser le secteur, en abordant des thèmes tels que l’animation des librairies et les collaborations avec les éditeurs.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo et la République d’Ouzbékistan ont officialisé en fin de semaine dernière, l’établissement de leurs relations diplomatiques, à travers la signature à New York d’un accord entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Robert Dussey et Bakhtiyor Saidov.  Le Togo devient le 155ème pays à établir des relations diplomatiques avec l’ancienne république soviétique 

Entre ce pays de l’Asie centrale et le Togo, la coopération sera axée sur des partenariats dans divers domaines de développement économique, l’Ouzbékistan étant la deuxième puissance économique de la région après le Kazakhstan. Son économie repose principalement sur l’agro-industrie et l’exploitation de ressources naturelles telles que le gaz naturel, l’uranium, le cuivre et le pétrole. 

Le Togo qui est dans une dynamique de diversification de ses relations de coopération et d’attraction des investissement étrangers, peut ainsi tabler sur les potentialités de ce pays.

« Sans aucun doute, nous avons de grandes opportunités pour établir des relations de coopération mutuellement bénéfiques avec les pays du continent africain », a déclaré Bakhtiyor Saidov.

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La France, via l'Agence Française de Développement (AFD), débloquera 30 millions d'euros, soit environ 20 milliards FCFA, pour soutenir les entrepreneurs togolais des PME dès le premier semestre de 2025. Ce financement s'inscrit dans le cadre du programme Choose Africa, comme l'a annoncé Papa Amoudou Sarr, Directeur exécutif de l’AFD, lors d'une rencontre avec Victoire Dogbé, la cheffe du gouvernement togolais, le vendredi 27 septembre 2024 à Lomé.

Ces fonds seront destinés aux start-ups, très petites et moyennes entreprises (TPME), ainsi qu'aux PME dirigées par des jeunes et des femmes, évoluant dans des secteurs tels que l'agriculture, l'élevage, la pêche, le transport et l'artisanat. 

En prévision de cette enveloppe, l'AFD annonce prochainement un premier décaissement de 4 millions d’euros (environ 2,5 milliards FCFA) pour soutenir l'Agence de Développement des Très Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME), une structure togolaise qui a pour rôle de centraliser et coordonner les initiatives visant à appuyer les PME. 

Selon Augustin Favereau, Ambassadeur de France au Togo, ce premier financement permettra de lancer les discussions techniques pour libérer les 30 millions d’euros.

Le programme Choose Africa, actuellement dans sa deuxième phase, est mené conjointement par l’AFD et la Banque Africaine de Développement (BAD). Il vise à soutenir le secteur informel jusqu'en 2027, à travers des facilités de crédit et des programmes de formation en ligne pour renforcer les capacités des PME et start-ups.

Esaïe Edoh

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