Togo First

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Au Togo, un atelier de trois jours, dédié au développement stratégique et à la mobilisation de fonds pour les entreprises locales, s'est tenu à Tsévié, du lundi 8 à ce jour, 10 juillet. La session, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) en collaboration avec les cabinets Kekar et Royal Consulting Group, a réuni 75 opérateurs économiques de la région Maritime. L'objectif était d'outiller les participants en matière de gestion financière et de développement stratégique.

Les travaux, sous format interactif, visaient à leur faire acquérir des outils pratiques pour le montage et la négociation de dossiers de financement, essentiels pour la croissance et la pérennité de leurs entreprises dans un environnement économique en constante évolution. Il s'agissait également d'aborder l’élaboration de stratégies de développement solides, en tenant compte des défis actuels et des opportunités de changement.

En marge des travaux, Éric Monlandjo, gérant du cabinet Kekar, a mis en avant l’importance de cette formation pour dynamiser l’économie locale. Il a encouragé les entrepreneurs à adopter une vision à long terme pour leurs entreprises, maîtriser l’environnement économique, utiliser des outils de gestion modernes et à collaborer avec des conseillers qualifiés pour assurer leur survie et leur succès.

Au Togo, le siège de l'Assemblée nationale connait d'importants changements, avec la construction en cours d'un pavillon annexe.

Le président de l'Assemblée nationale, Kodjo Adedze, s'est rendu le mardi 9 juillet sur le chantier pour constater l'évolution des travaux, qui ont débuté il y a plusieurs semaines. Lors de cette visite, il a pu apprécier les progrès réalisés et s'assurer que le projet se déroule conformément aux plans établis.

Une fois achevé, le nouveau bâtiment abritera notamment une grande salle destinée aux séances plénières, ainsi que des bureaux modernes pour les députés et le personnel administratif. Ces aménagements répondront ainsi aux exigences d'une institution parlementaire moderne et performante.

Il faut noter que ce projet de construction intervient dans un contexte particulier, où le Togo vient de se doter d'une nouvelle Constitution, promulguée le 6 mai dernier. Celle-ci prévoit notamment la création d'un Sénat, qui devra être accueilli au sein du siège de l'Assemblée nationale lors des sessions conjointes.

Esaïe Edoh

Au Togo, précisément dans la région des Savanes, des jeunes de divers secteurs de métiers et des coopératives agricoles sont désormais équipés de matériels nécessaires pour poursuivre leurs activités. La remise des équipements financés à hauteur de 104 millions FCFA par la Banque africaine de développement (BAD) est intervenue le mardi 9 juillet 2024 à Dapaong.

Le matériel est composé de kits d’installation des artisans destinés à 384 jeunes et des équipements agricoles distribués à 544 jeunes issus de 20 coopératives agricoles de la région des Savanes.

Cet appui financier apporté par la Banque africaine de développement (BAD), devrait faciliter l’insertion des jeunes nantis d’une qualification professionnelle et donner aux jeunes coopérateurs intervenant dans le secteur agricole les moyens de se mettre à l’abri du chômage et de l’oisiveté.

L’initiative est incluse dans la mise en œuvre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS) et du Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) pour l’achat du matériel. 

Rappelons que ce nouvel appui vient s’ajouter à plusieurs autres réalisés au bénéfice de la population de cette région septentrionale en proie aux menaces terroristes depuis novembre 2021. 

Esaïe Edoh 

Au Togo, 400 jeunes artisans engagés dans le Volontariat d'Engagement Citoyen (VEC) ont reçu, mardi 09 juillet, des kits d'installation pour démarrer leurs activités génératrices de revenus. Cette initiative, d'un coût global de 200 millions FCFA, a été officialisée lors d'une cérémonie présidée par Rose Kayi Mivedor-Sambiani, ministre du Commerce et de l'Artisanat ainsi que Myriam Dossou-D’Almeida, ministre du Développement à la base.

La remise de ces kits vise à faciliter l'insertion socioprofessionnelle des jeunes artisans ayant achevé leur mission de volontariat. « Je suis extrêmement fière de vous. Cela démontre votre esprit de solidarité et votre engagement à contribuer à la construction du pays. Je vous invite à vous inscrire à la Chambre des Métiers pour bénéficier de formations supplémentaires et de soutien en entrepreneuriat », a déclaré le ministre du Commerce et de l'Artisanat. 

Le directeur général de l'Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT), Omar Agbangba, a également souligné l'importance de ce programme de remise de kits, qui favorise l'autonomisation et l'intégration professionnelle des jeunes déscolarisés. 

Lancé en 2016 par l’ANVT, le programme VEC cible spécifiquement ces jeunes, les mobilisant pour des missions d'assainissement et de restauration de l'environnement dans les 117 communes du pays. À cette date, 42000 VEC ont été déployés à travers le pays, apportant leur contribution au développement local.

Ayi Renaud Dossavi

À fin 2023, la dette commerciale extérieure du Togo s'élevait à 491,69 milliards de francs CFA, constituant la deuxième plus grande part de ses dettes externes, après les prêts multilatéraux qui représentaient 34,34% du total, selon la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP). Cette dette est principalement détenue par des créanciers asiatiques et européens.

La China Eximbank est le principal créancier, détenant 46,66% de la dette commerciale du Togo, soit 229,44 milliards de francs CFA. Les conditions de ces prêts incluent une maturité de 20 ans et un différé de paiement de 7 ans, avec un taux d'intérêt modéré de 2%. Ces fonds ont été utilisés notamment pour des projets d'envergure tels que la construction du nouvel aéroport de Lomé et le développement du secteur des télécommunications.

Juste derrière, la Société Générale et la Bank of Tokyo-MUFG détiennent respectivement 15,01% et 13,20% de la dette. Les conditions de ces prêts varient, avec des taux d'intérêt allant de 4,54% à 4,68%, et des périodes de remboursement fixées à 10 ans. Ces fonds ont été levés dans le cadre des efforts de reprofilage de la dette entre 2019 et 2020. En juin 2020, la Société Générale avait arrangé un financement de 147 millions d'euros, remboursable sur 10 ans avec un différé de 2 ans à un taux d'intérêt de 4,54% par an, destiné au remboursement anticipé de dettes avec la BOAD et Ecobank. De son côté, la Bank of Tokyo-MUFG avait fourni en décembre 2020 un prêt de 103,625 millions d'euros, soit environ 67,97 milliards de francs CFA, également sur 10 ans avec un différé de 2 ans à un taux de 4,68%, pour refinancer des dettes régionales et soutenir la restructuration de la dette togolaise.

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D'autres créanciers notables dont Eximbank Inde, le Français Natixis et l’Australien UniCredit Bank, l’Israélien Hapoalim ainsi que l'ADEX (émirati) détiennent également la dette commerciale togolaise. Par exemple, l’Eximbank de l'Inde a accordé au Togo un prêt de 40 millions de dollars pour financer l'électrification de 350 villages via des systèmes photovoltaïques solaires, avec un accord signé le 23 juin 2021 prévoyant une durée de 22 ans et un différé de 7 ans à un taux de 1,75% pour le remboursement. En 2022, l'Abu Dhabi Exports Office (ADEX), affilié au Fonds d’Abu Dhabi, avait fourni environ 15,79 milliards de francs CFA pour la troisième phase de la Centrale photovoltaïque de Blitta, financement qui devrait contribuer à augmenter sa capacité de 50 à 70 mégawatts crête, avec un système de stockage sur batterie intégrée.

Enfin, pour le financement du projet de construction de 21 ponts à travers le territoire, Bpifrance France et Natixis avaient été annoncés pour mettre à disposition respectivement 26,2 milliards et 22,7 milliards de francs CFA. De plus, le Togo a une dette envers la Banque Hapoalim de plus de 45,95 milliards de francs CFA, avec une maturité de 10 ans et un différé de 3 ans, indexée à l'Euribor à 6 mois qui a considérablement augmenté depuis mars 2022, alourdissant la charge de cette dette. 

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, l’importation des produits sensibles reste subordonnée à l’obtention d’un certificat de déclaration préalable d’importation. Cette mesure a été rappelée dans un communiqué le mardi 9 juillet 2024 par la ministre du commerce, Rose Kayi Mivedor-Sambiani.

Au rang de ces produits, on note les animaux vivants, les poissons vivants, les juvéniles de poissons, les bières, les boissons gazeuses, les boissons énergisantes, le ciment, le clinker, les denrées alimentaires, les eaux minérales, la farine de blé, le fer à béton, l’huile végétale, les produits carnés, les colorants, le riz, les sachets plastiques, les tissus imprimés, les tôles et les tubes PVC.

« Les produits n’ayant pas obtenu le certificat de déclaration préalable d’importation seront saisis et les contrevenants sanctionnés conformément aux textes en vigueur », prévient la ministre.

La ministre invite la population à coopérer avec les autorités afin de s’assurer du respect de cette mesure, en dénonçant « toutes importations frauduleuses et pratiques anormales de commerce au numéro vert 8585 opérationnel 7 jours sur 7 ».

Esaïe Edoh

 

Au Togo, c’est parti pour une nouvelle vague de recrutement dans les Instituts de Formation en Alternance pour le développement (IFAD). Les trois établissements (Aquaculture-Elavagnon, Bâtiment-Lomé et Élevage-Barkoissi), ont ouvert ce mardi 09 juillet les inscriptions pour la rentrée académique 2024-2025.

Jusqu'au 08 août 2024, les inscriptions se feront en ligne et concernent les Togolais âgés de 16 à 30 ans, titulaires au minimum du BEPC. Ces derniers doivent être en bonne condition physique et surtout motivés.

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« Nous insistons sur la motivation parce que l’apprenant doit être passionné du domaine dans lequel il veut suivre la formation pour pouvoir bien l’exercer », a indiqué Commi Nassini, directeur général adjoint de l’Agence Education-Développement (AED), l’institution gouvernementale chargée du pilotage des IFAD.

Notons que les formations sont prévues sur une durée de trois ans et sont sanctionnées par un Baccalauréat professionnel dans une dizaine de filières réparties dans les trois domaines. En ce qui concerne le coût de la formation, il s'élève à 400.000 FCFA l’an, incluant les outils de travail et les fournitures scolaires. « Nous donnons également la possibilité de payer en deux tranches », a déclaré le DGA de l’AED.

Pour rappel, la mise en place des IFAD répond à l’ambition de former les ressources humaines compétentes en cohérence avec les besoins du monde professionnel.  Un quatrième, dédié aux énergies renouvelables et implanté à Adidogomé, sera opérationnel prochainement. Un cinquième qui sera consacré à l’élevage est également en gestation à Avétonou. En tout, une dizaine d’IFAD sont prévus sur le territoire national.

L’an dernier, le premier IFAD ouvert en 2020 a validé ses premiers diplômés en Aquaculture. A ce jour, 67% des apprenants diplômés ont été financés.

Au Togo, le nombre d'entreprises nouvellement créées a connu une légère baisse au cours du premier semestre 2024 par rapport à la même période l'année précédente. Selon les compilations réalisées par Togo First sur la base des données du Centre de formalités des entreprises (CFE), 7964 entreprises ont été enregistrées entre janvier et juin 2024, contre 8283 sur la même période en 2023, soit une diminution de 4%.

Cette tendance baissière se traduit par une création de 4503 entreprises au premier trimestre et de 3461 au deuxième trimestre. 

Parmi ces créations, 6615 sociétés ont été lancées par des Togolais, contre 1349 par des étrangers. La part des femmes est évaluée à 29% des nouvelles entreprises, soit 2367 sur les 7964 créées au total.

Autre observation notable, la part des personnes physiques dans la création d'entreprises a légèrement diminué, passant de 5015 en 2023 à 4963 en 2024, soit une baisse de 1%. De même, la part des personnes morales a décru de 8%, s'établissant à 3001 entreprises contre 3268 l'année précédente.

Ces chiffres reflètent une légère baisse de l'activité entrepreneuriale au Togo au premier semestre 2024, en comparaison avec la même période en 2023, alors que les autorités du pays ont maintenu les initiatives mises en branle pour améliorer le climat des affaires. On note notamment la réduction du délai et du coût de création des entreprises, la digitalisation des procédures de formalisation et autres.

Esaïe Edoh

Au Togo, il y a très peu de risques d’importation de cas de Covid-19 suite au pèlerinage à la Mecque. En effet, le gouvernement togolais se félicite des résultats encourageants enregistrés à la suite de l’instauration des mesures préventives pour les pèlerins de retour du Hadj 2024.

Sur les 2348 pèlerins togolais testés à leur retour, seuls 17 cas positifs à la Covid-19 ont été détectés, soit un taux extrêmement bas de 0,7%. Pour les autorités sanitaires, ces résultats indiquent que les mesures de prévention ont été scrupuleusement suivies par les pèlerins togolais. « Aucun des pèlerins testés positifs ne présentait de symptômes, et tous avaient une faible charge virale, évoquant une infection ancienne », précise le communiqué. Les personnes concernées ont été soumises aux mesures de prise en charge appropriées.

Depuis l'annonce de ces risques, dans un communiqué du 28 juin, sur fond de cas recensés dans certains pays de la sous-région, les mesures prises impliquaient des tests Covid-19 systématiques à l’arrivée, ainsi que d’autres précautions sanitaires visant à prévenir la propagation de la Covid-19 et d’autres agents pathogènes respiratoires.

Ceci étant, les citoyens et voyageurs sont toujours appelés au respect des mesures de prévention contre la Covid-19, ainsi que d’autres maladies à potentiel épidémique.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’ONG Plan international Togo et le Cadre de concertation des acteurs de l’eau et de l’assainissement de base au Togo (CCEABT) s’associent pour accompagner les autorités en matière d’amélioration des pratiques et investissements dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Elles ont signé en fin de semaine écoulée, un mémorandum d’entente dans ce sens.

A travers ce partenariat scellé avec le soutien du Ministère de l'Eau et de l'Hydraulique villageoise, les deux entités vont collaborer de manière à améliorer l'accès à l'eau et à l'assainissement durable dans toutes les localités du pays. De façon précise, Plan International Togo et CCEABT vont servir de passerelle entre le monde de la recherche et les actions de terrain.

Ils vont mettre en œuvre une approche plus efficace des interventions, en prenant en compte les réalités socioculturelles et géographiques du Togo. Ceci permettra de mieux répondre aux besoins spécifiques des populations.

Ce partenariat s'inscrit dans un contexte où le Togo s'est engagé à atteindre la couverture universelle en eau potable d'ici à 2030.

Rappelons qu’à fin 2023, le taux national d’accès à l’eau potable au Togo est évalué à 69%.

Esaïe Edoh 

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