Togo First

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La société Ellipse Projects, chargée de l'exécution du projet de rénovation des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) de Lomé (campus) et de Kara, a fait à la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé, le point sur l’état d’avancement des travaux le mardi 8 octobre 2024. Selon Stéphane Terranova, directeur général d’Ellipse Projects, les chantiers progressent significativement.

Quelques mois après le démarrage des travaux, la société a annoncé des progrès notables dans la construction des bâtiments modulaires à Lomé et se prépare à entamer une phase similaire à Kara. « A Lomé, nous avons avancé de façon significative sur la construction de ces bâtiments modulaires et nous sommes en train de commencer à Kara cette phase. Les projets vont bien », a déclaré Stéphane Terranova, précisant que malgré certaines difficultés rencontrées, les travaux devraient être terminés et les ouvrages livrés en 2026.

Concrètement, le projet consiste en la construction d’un nouveau plateau technique et d’une maternité par un procédé de construction modulaire, ainsi qu'en la réhabilitation des infrastructures existantes, notamment les bâtiments, les voiries, et les réseaux d’eau et d’électricité.

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En outre, les centres hospitaliers seront entièrement rééquipés avec des matériels neufs. Le CHU de Kara disposera de 345 lits contre 239 auparavant, tandis que celui de Lomé comptera 332 lits contre 197 avant les travaux de rénovation. Ceci devrait contribuer à « améliorer fortement la prise en charge des patients » dans un contexte où les autorités œuvrent pour assurer la couverture de santé à toute la population.

Le financement des travaux s’élevant à 70 milliards FCFA, est assuré par l’État français. Un accord a été signé à cet effet en mars 2023 à Lomé entre Chrysoula Zacharopoulou, Secrétaire d’État française chargée de la Francophonie, et Moustafa Mijiyawa, alors ministre togolais chargé de la santé.

Esaïe Edoh

En prévision de la prochaine mission économique d’entreprises belges au Togo le mois prochain, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-T) offre des opportunités aux opérateurs togolais intéressés par des rencontres B2B.

En effet, les temps forts de cette visite incluent, en plus d’une séance plénière prévue le jeudi 7 novembre à l'hôtel Sarakawa, des rencontres B2B le même jour et le 8 novembre. Ces sessions permettront aux entreprises togolaises de se connecter avec des partenaires potentiels venus de la Belgique. L’objectif est d’ouvrir la voie à de nouvelles opportunités d'affaires pour les différents acteurs, des deux côtés. Les discussions porteront sur des secteurs structurants comme l'industrie, la finance, les technologies, l'énergie, l'environnement, les infrastructures, la santé, le numérique, ou encore l'agriculture.

Rappelons que la mission économique, annoncée depuis plusieurs mois, vise à renforcer les relations commerciales entre la Belgique et le Togo, notamment dans des domaines stratégiques comme les infrastructures et le transport. Une quarantaine d'entreprises belges, opérant dans ces différents secteurs, devrait faire partie du voyage.

Les entreprises intéressées sont invitées à s'inscrire avant le 31 octobre 2024 auprès de la CCI-Togo.

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Le Togo et le Ghana ont repris, depuis le mardi 8 octobre 2024 à Lomé, leurs discussions sur la délimitation de leurs frontières terrestres. Prévue sur deux jours, la rencontre qui se tient à Lomé, devrait permettre aux délégations des deux pays de parvenir à un consensus concernant le tracé exact de la ligne de démarcation entre la Borne 1 et la mer, condition nécessaire à la poursuite du processus de réaffirmation des frontières communes.

Au cours de cette réunion, une revue des différentes séances des commissions techniques ainsi que des réunions du comité de suivi des travaux sera effectuée. Cette évaluation aidera les coordonnateurs nationaux des commissions frontalières à s’accorder sur les modalités de délimitation entre la Borne 1 et la mer.

Cet accord attendu, fait de la réunion de Lomé, une rencontre décisive avec de grandes attentes selon le Général Emmanuel Kotia, commissaire général et président de la commission ghanéenne de délimitation des frontières. « Nos attentes pour cette réunion sont très hautes. Nous avons déjà réalisé des travaux sur plus de 350 km, et notre souhait est de trouver un terrain d’entente pour permettre à nos équipes techniques de reprendre les travaux. Je suis convaincu que, grâce à notre bonne volonté et à notre engagement commun, nous surmonterons les malentendus, dans l’intérêt général de nos deux pays », a-t-il affirmé.

Cette initiative conjointe, lancée il y a quelques années, vise à renforcer la protection des territoires des deux pays, à prévenir d’éventuels conflits, et à apaiser un différend frontalier entre le Togo et le Ghana.

Les efforts conjoints des deux pays ont déjà porté leurs fruits en ce qui concerne la délimitation de leurs frontières maritimes. Un accord a été trouvé sur cette question en 2022.

Esaïe Edoh

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Annoncée il y a quelques jours avec la délivrance des documents de commerce international,  la plateforme digitale pour les démarches au Port de Lomé  a été officiellement lancée hier mardi 8 octobre 2024, en présence du nouveau ministre de l'Économie maritime et de la Protection côtière, Richard Kangbeni. Les prestataires de services pourront désormais effectuer l'ensemble des formalités sur leur ordinateur, de la saisie des données jusqu'au paiement des factures.

« Les grands objectifs de la dématérialisation sont de trois ordres : d'abord, accélérer les opérations d'enlèvement des marchandises, ensuite, tracer les activités de chacun des acteurs en mettant en évidence les délais de traitement, et enfin, situer les responsabilités, comprendre les réclamations et trouver des solutions consensuelles », a expliqué le ministre Kangbeni. « Cette digitalisation permettra à notre port d'être encore plus performant et compétitif, en grimpant dans les classements mondiaux. », ajoute-t-on.

La plateforme de dématérialisation totale, active depuis août, offre des fonctionnalités comme les Déclarations et Paiements en ligne , le suivi des Expéditions, l’accès aux Informations (procédures portuaires, tarifs, réglementations), espace collaboratif. 

« Aujourd'hui, sans l'informatique, on n'avance pas. Nous ne pouvons pas être l'un des meilleurs ports du monde si nous ne sommes pas à la pointe de la technologie », a souligné pour sa part Kombaté Yentcharé, Secrétaire général du port autonome de Lomé.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le recrutement est ouvert pour l’École Normale Supérieure (ENS) d’Atakpamé qui forme les enseignants pour le cycle académique 2024-2027. En effet, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche du Togo vient de lancer un appel à candidatures pour recruter des élèves-professeurs non fonctionnaires, à l’endroit des titulaires du Baccalauréat deuxième partie des séries A, C, D, et E.

Ce processus s’inscrit dans le cadre de la formation initiale des enseignants pour le premier cycle. Les disciplines concernées sont l’Anglais, le Français, l’Histoire-géographie, les Mathématiques, la Physique-chimie et Technologie, ainsi que les Sciences de la Vie et de la Terre (SVT).

Les candidats retenus suivront une formation de trois ans à l’ENS d’Atakpamé, basée sur le système Licence-Master-Doctorat (LMD), et débouchant sur une Licence Professionnelle d'Enseignement (LPE).

Pour le gouvernement, à travers le ministère, il s’agit de renforcer la qualité du corps enseignant togolais, en particulier dans les matières scientifiques et techniques.

À cet effet, les candidatures sont ouvertes du 9 au 25 octobre 2024. Le dossier doit inclure des pièces justificatives telles qu'une copie certifiée de l'acte de naissance, les relevés de notes du lycée, et une quittance de 5000 FCFA pour les frais d'étude du dossier.

Au premier semestre 2024, le Togo a exporté un total de 11 milliards FCFA vers les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) qui rassemble le Cameroun, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo (République du Congo), la Guinée Equatoriale et le Gabon. C’est selon les statistiques compilées par l’Institut national de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED-Togo).

Si ces chiffres restent bien en deçà des exportations togolaises vers la CEDEAO (217,7 milliards FCFA sur la même période), elles ne sont pas moins significatives.

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Dans le détail, au premier trimestre 2024, les exportations du pays d’Afrique de l’Ouest vers ses voisins d’Afrique centrale s’élevaient à 3,38 milliards FCFA, en légère baisse par rapport au trimestre précédent (quatrième trimestre 2023). Cependant, cette tendance s’est inversée au deuxième trimestre 2024, où les exportations ont atteint 7,7 milliards FCFA, soit plus du double des niveaux du premier trimestre.

Une balance commerciale largement excédentaire 

En revanche, les importations en provenance des pays de la CEMAC restent relativement faibles sur la même période, ce qui permet au Togo de maintenir une balance commerciale largement excédentaire vis-à-vis de cette zone économique. Ainsi, au deuxième trimestre 2024, elles s’établissent à 99,4 millions de FCFA, en baisse par rapport au trimestre précédent (142,7 millions de FCFA au premier trimestre 2024).

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La région reste un partenaire relativement mineur pour le Togo. Ainsi, la part relative des exportations togolaises vers cette zone s’établissait à 1,6 % au premier trimestre 2024, une part qui a plus que doublé pour culminer à 3,6 % au deuxième trimestre 2024, grâce à une intensification des échanges commerciaux, notamment avec le Gabon, le Cameroun et la Guinée Equatoriale.

Le Togo était du reste, premier fournisseur africain du Gabon au deuxième trimestre 2024, grâce à ses activités de réexporation, depuis le port de Lomé.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le Tribunal de Grande Instance de Lomé est désormais doté d’un Bureau d’accueil, d’information et d’orientation des justiciables. Mis en service officiellement le lundi 07 octobre 2024, le centre a pour vocation d'apporter des informations claires aux justiciables sur les procédures légales et les services du tribunal. 

Il s’inscrit dans la lutte contre le démarchage judiciaire, un phénomène nuisible consistant pour des intermédiaires illégaux à surfer sur l’ignorance des démarches par certains citoyens pour leur proposer des services contre rémunération.

Ce nouveau bureau compte 25 agents para-juristes, appelés animateurs, formés pour accompagner les justiciables et les orienter directement vers leurs juges, sans passer par des intermédiaires. Selon le procureur de la République, Talaka Mawama, cette initiative permettra d’éviter que les justiciables ne soient interceptés par des démarcheurs.

Pour le ministre de la justice, Mipamb Nahm-Tchougli, l’ouverture de ce bureau contribuera à améliorer la qualité, l'efficience et l'accessibilité de la justice au Togo

« Démystifier la justice peut sembler inadéquat pour le professionnel de la justice, mais pour les citoyens, c’est bien une urgence » a déclaré l’officiel qui note que « le démarchage judiciaire est devenu un véritable fléau et les juridictions sont devenues des centres d’affaires, des centres de marchandage où des transactions sont effectuées sans scrupule, le tout au détriment des justiciables ».

Cette initiative, visant la transparence des services judiciaires, s’inscrit dans un vaste projet de modernisation de la justice au Togo, soutenu par divers partenaires internationaux.

Esaïe Edoh

La Nouvelle Sototoles, société du groupe Hage, a récemment lancé une nouvelle unité de production de peinture. Jusqu'à présent spécialisée dans la fabrication de tôles et de produits métallurgiques, l'entreprise étend désormais ses activités au secteur de la peinture avec la marque Jessi Peintures, commercialisée depuis 20 ans dans la sous-région, notamment au Burkina Faso.

L'usine, située dans la zone portuaire de Lomé, représente un investissement d'environ 1 milliard de FCFA. Elle s'étend sur une superficie d'un hectare et devrait produire jusqu'à 20 000 tonnes de peinture par an, apprend-on.

Selon les responsables de Nouvelle Sototoles, « l'usine utilise des systèmes de production automatisés et des technologies de pointe, avec des robots de mélange et d'emballage, ainsi que des laboratoires de contrôle qualité intégrés. »

« L'utilisation de matières premières écologiques, le recyclage des solvants, et la réduction des émissions de CO₂ sont au cœur de notre démarche. Notre objectif est de produire des peintures qui non seulement embellissent les espaces, mais respectent aussi la planète », ajoute-t-on.

La production est destinée aux marchés local et régional, où la demande pour des produits de finition de bâtiment est en forte croissance, due à l'urbanisation et à l'expansion du secteur de la construction et des infrastructures.

Au Togo, le déficit en logements, estimé à plus de 500 000 unités, incite le gouvernement et les acteurs privés à investir dans des projets de construction de logements sociaux. On estime que la région fait face à un déficit d'environ 3,5 millions de logements, avec une demande croissante de 250 000 nouveaux logements par an pour répondre à l'urbanisation rapide et à la croissance démographique.

Le Fonds Monétaire International (FMI) est en mission au Togo jusqu’au 18 octobre prochain.

Objectif : faire la revue du nouveau programme de 42 mois soutenu par la Facilité Élargie de Crédit (FEC), d’un montant de 390 millions de dollars, à la suite d’un accord conclu avec le gouvernement togolais.

D'après le ministère de l'Économie et des Finances, la mission aura des entretiens avec les autorités locales et avec plusieurs entités sur des aspects liés au secteur réel. Une attention particulière sera portée aux récentes évolutions économiques, aux indicateurs de haute fréquence, ainsi qu'aux projections économiques à court et moyen terme, indique le ministère togolais de l’Economie et des Finances. L’équipe du FMI abordera aussi la politique industrielle et son impact sur l'économie togolaise.

Les discussions porteront en outre sur l’exécution du budget, principalement les recettes à fin septembre 2024 et la performance dans la collecte des recettes non fiscales. L’exécution des dépenses publiques sera également examinée.

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A la suite de cette revue, un bilan positif pourrait déboucher sur un décaissement au titre de la Facilité Élargie de Crédit. De même, il pourrait positionner le pays comme un candidat pour bénéficier de la nouvelle Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD) du FMI, un mécanisme doté de 50 milliards de dollars.

Déjà en septembre dernier, le FMI avait salué les progrès réalisés par le Togo dans l'amélioration de la collecte des taxes et impôts, soulignant une mobilisation accrue des ressources internes. Ces avancées ont permis au pays de renforcer sa capacité à financer les actions de l'État, un signal encourageant pour la poursuite du programme en cours.

Esaïe Edoh

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Une initiative éducative menée au Lycée de Tchitchao (dans la région de la Kara au Nord du Togo) a été distinguée récemment, plus exactement le 4 octobre 2024, par le Prix UNESCO-Hamdan pour le perfectionnement des enseignants.

La reconnaissance vient couronner un projet lancé en 2018, visant à améliorer les compétences fondamentales en lecture et en calcul chez les élèves du primaire de cette région. Intitulé « Approche communautaire basée sur des preuves pour améliorer les compétences de base en littératie et numératie des élèves ruraux », le projet mené par l’association Level Up Togo, se distingue par l’intégration de l'apprentissage social et émotionnel dans la pédagogie, selon l'UNESCO. La méthode adapte l’enseignement au niveau de chaque élève, plutôt qu’à son âge ou à sa classe, offrant ainsi un apprentissage personnalisé.

L’initiative, depuis son lancement, a touché 2400 élèves et permis de former des enseignants pour générer un effet de cascade dans la communauté éducative, ajoute-t-on.

Une récompense de 100 000 $

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La distinction, partagée avec deux autres projets venus du Bangladesh et du Brésil, est accompagnée d’une cagnotte de 100 000 dollars pour l'initiative togolaise, via l'organisation Level Up.

« Je crois que nous avons été récompensés par le Prix UNESCO Hamdan en raison de notre approche innovante et de l'impact tangible que nous avons eu au niveau local. Si cela peut être fait à un niveau local, chaque école peut également le faire », explique Komlan Abalo Braly, Project Manager de Level Up Togo« Nous y travaillons depuis 2018, et ce n'est qu'en 2023 que la pédagogie structurée que nous utilisons a été reconnue par l'UNESCO comme l'une des approches les plus rentables pour améliorer l'apprentissage global », ajoute le jeune enseignant.

Créé en 2008 avec le soutien de la Fondation Hamdan Bin Rashid Al Maktoum pour les sciences médicales et éducatives, le Prix UNESCO-Hamdan pour le perfectionnement des enseignants récompense des initiatives innovantes visant à améliorer les pratiques pédagogiques à travers le monde. Il est décerné tous les deux ans. 

Ayi Renaud Dossavi

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