Le projet de l’Observatoire Régional du Littoral Ouest Africain (ORLOA) marque un nouveau cap, avec la signature du Protocole d’accord y relatif, par les ministres en charge de l’environnement des pays de l’UEMOA.
C’était le jeudi 10 octobre 2024, à Lomé, où les pays membres de l’Union, dans le cadre d’un atelier qui a réuni des délégations de plusieurs pays ouest-africains, ainsi que des partenaires tels que la Banque mondiale et l’Union européenne. « Nous avons longtemps espéré formaliser cet observatoire sous l'égide de la Commission de l'UEMOA. Ce protocole d'accord en est une avancée majeure », a déclaré le ministre togolais de l’environnement, Katari Foli-Bazi, appelant à des actions concrètes pour les populations concernées.

En effet, cet observatoire sous-régional, qui vise à assurer une gestion durable des littoraux de 12 pays africains, s'inscrit dans le cadre du projet WACA-ResIP, financé par la Banque mondiale.
L’ORLOA a pour mission de fournir des données essentielles pour l’aménagement et la résilience des zones côtières de pays comme le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, et le Sénégal. Il vise à renforcer la capacité des États à gérer durablement leurs littoraux, confrontés à des défis majeurs tels que l’érosion côtière et le changement climatique.
Cette signature, qui ouvre la voie à l’opérationnalisation de la plateforme, fait suite à une réunion préparatoire tenue en juillet 2024 à Lomé, au cours de laquelle le Comité régional de suivi de l’UEMOA avait examiné les premières ébauches du protocole.
Ayi Renaud Dossavi
Lancée il y a quelques mois, Ollo Africa, spécialisée dans la gestion des tontines et basée à Lomé, a récemment conclu un accord avec le géant bancaire Ecobank, également dans la capitale togola ise, pour s’étendre en Afrique.
Ce partenariat vise en effet à étendre l’accès aux services financiers à travers le continent, via l’application Ohana Africa, développée par la startup. A travers cette collaboration, les utilisateurs de l’application auront accès au Panafrican Wallet d’Ecobank, indique la jeune entreprise. Ceci, afin de renforcer l’accès aux services financiers pour les populations peu desservies.
Avec ce partenariat, l’idée est en outre d’élargir l’inclusion financière en Afrique, en commençant par le Togo, et en promouvant l’éducation financière.
« Le Togo est déjà un leader en matière d’inclusion financière en Afrique, et ce partenariat vise à renforcer cette position en créant un écosystème plus accessible pour les communautés mal desservies », a déclaré Mawuna Koutonin, Directeur Général de Ollo Africa.
Conquérir le secteur informel
L’entente avec Ecobank compte exploiter notamment le potentiel du secteur informel africain en combinant l'expertise des deux entités pour accélérer l’adoption des solutions fintech.
« Ensemble, nous pouvons répondre aux défis financiers des populations négligées et créer des opportunités de croissance économique. », a ajouté à cet effet Toba Tanama, Directeur Marketing d’Ollo Africa.
Les consommateurs togolais devraient rester en pole position pour expérimenter ces nouveaux développements, en tant que marché “pilote”, dans un contexte où le mobile money représente du reste plus de 3,5 millions d’utilisateurs, selon les dernières statistiques de l’ARCEP.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Mobile Money : 3,55 millions d’utilisateurs au Togo en 2024, sur fond de hausse !
Togo : Ollo Africa propose une solution fintech pour gérer les tontines
Ecobank fintech challenge : Daba finance, premier prix, Miapay, prix du public
A la tribune du Sommet pour le développement économique tenu à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le jeudi 10 octobre 2024, Victoire Dogbé, cheffe du gouvernement togolais, a plaidé pour une relecture des conditions de financement de l'Association internationale de développement (IDA), afin de les adapter aux besoins actuels des pays bénéficiaires.
« Nous demandons à l’IDA et à nos partenaires de repenser les conditions de financement pour qu’elles soient plus adaptées à nos réalités locales et alignées sur nos priorités stratégiques », a déclaré la cheffe du gouvernement. Ceci, avant de proposer trois axes prioritaires pour instaurer un équilibre entre défis et opportunités dans la région d’Afrique principalement. Le premier volet porte sur la sécurité et la stabilité, des conditions préalables à tout développement durable. Selon l'officielle, « sans un environnement sûr et stable, aucun effort de développement ne saurait prospérer ».
Elle a ensuite mis en avant la question de l'énergie. Pour le premier ministre togolais, l’investissement dans la production et la distribution d'énergies renouvelables, domaine clé pour assurer une croissance économique durable, est indispensable.
Lire aussi:AG des Nations Unies : les recettes de Faure Gnassingbé pour un monde meilleur
Le troisième point qu'elle a abordé concerne le capital humain, avec un accent particulier sur la jeunesse, qu'elle considère comme un atout essentiel pour l'avenir de l'Afrique.
Pour Victoire Dogbé, ce sommet de développement économique organisé en soutien à la 21e reconstitution des ressources de l’IDA est une réunion de l’urgence et de l’ambition. « Urgence face au tarissement des financements privés vers les pays à faible revenu et au renchérissement de leur coût, à l’explosion du service de la dette face aux chocs engendrés par les crises. Ambition au regard des défis en termes d’amélioration des infrastructures et de la nécessité de transformation structurelle des économies africaines », a-t-elle soutenu.
La rencontre conjointement organisée par Global Citizen, Bridge Water Associates et la Banque Mondiale, a pour objectif d’amplifier le plaidoyer pour la mobilisation de 120 milliards de dollars américains destinés au développement économique des pays à faible revenu, dont le Togo. À travers l’IDA 21, la communauté internationale espère apporter une réponse concrète aux nombreuses crises qui secouent ces nations.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Faure Gnassingbé à l’ONU : “il n’y a d’avenir meilleur que dans l’action collective”
Une délégation du Port Autonome de Lomé (PAL), conduite par son directeur, Fogan Adegnon, est en mission de prospection et de promotion dans les pays du Sahel depuis le 6 octobre 2024. La première étape de cette mission qui consiste à sensibiliser les opérateurs économiques aux nouvelles mesures mises en place au Port de Lomé pour améliorer les échanges commerciaux, s'est déroulée à Niamey au Niger.
Dans ce pays, la délégation a rencontré les autorités locales, les opérateurs économiques, les syndicats des transports, ainsi que les importateurs et exportateurs nigériens. Lors de ces échanges, les représentants du port ont présenté les avantages offerts par le PAL pour faciliter le transit des marchandises à destination ou en provenance du Niger.
Ces mesures interviennent alors que les autorités nigériennes ont choisi le Port de Lomé comme la plateforme privilégiée pour leurs échanges commerciaux internationaux, dans un contexte de tensions politico-diplomatiques entre Niamey et Cotonou.
Lire aussi : Port de Lomé : 40 jours minimum pour le transit des conteneurs à destination du Niger !
Cette mission s’ajoute aux multiples initiatives menées pars le Togo et les trois pays de l’hinterland pour positionner le Port de Lomé comme un lien stratégique entre l'AES et le reste du monde.
En juin dernier, les douanes des quatre pays ont signé un accord d’interconnexion de leurs systèmes d’informations douanières, pour faciliter ainsi les échanges commerciaux. Deux mois après la mise en œuvre de cet accord, les statistiques montrent que les échanges du Togo avec les pays de l’AES représentent désormais 74 % de ses échanges globaux, contre 64 % il y a cinq ans, soit une augmentation de 10 points.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Le Togo et les pays de l’AES évaluent leur interconnexion des systèmes d’informations douanières
Au Togo, le Système des Nations unies a un nouveau représentant, en la personne de Coumba Sow, nommée à ce poste la semaine dernière, par le Secrétaire général de l’Organisation, António Guterres.
La fonctionnaire sénégalaise aura ainsi pour mission de coordonner le travail de l'ONU au Togo. Ceci afin que le Système puisse apporter “une réponse collective, cohérente et intégrée aux priorités et aux besoins nationaux, dans le cadre des objectifs de développement durable et des autres engagements internationaux”.
Coumba Sow aura sous sa supervision pour l’Organisation des Nations Unies, treize agences, fonds et programmes spécialisés résidents et non résidents qui interviennent dans différents secteurs spécifiques, dans le cadre de leur coopération avec le gouvernement.
Du haut de ses 20 ans d'expérience dans le domaine du développement et de l'aide humanitaire, cette économiste a occupé plusieurs positions avant ce nouveau poster. Notamment celle de représentante de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) au Rwanda et à Djibouti, Coordinatrice des urgences et de la résilience pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, ou encore Responsable pour l'Afrique au bureau du Directeur général de la FAO.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : en cinq ans, les Nations Unies ont mobilisé 3 milliards FCFA pour les universités publiques
Faure Gnassingbé participe à la 79e Assemblée générale de l’ONU ! - Togo First
Au Togo, l’acte 5 du Mois du Consommer Local a été lancé ce jeudi 10 octobre 2024 à Kpalimé (120 km de Lomé) par la ministre de tutelle, Rose Kayi Mivedor.
C’est à la faveur d’une cérémonie qui s’est tenue au stade municipal de Kpalimé, avec la participation de nombreuses autorités politiques, administratives, traditionnelles, religieuses, et d’invités, en tenue traditionnelle pour la plupart. Un seul mot d’ordre : valoriser le made-in-Togo.
Dans son allocution d’ouverture, la ministre Mivedor a notamment rappelé la vision du gouvernement de faire des produits locaux, un véritable levier de développement économique. Elle a invité les citoyens à privilégier les produits locaux.
« Il s'agit pour nous de valoriser davantage nos potentialités productives agroalimentaires, artistiques, artisanales, textiles ainsi que dans le domaine des services de l'innovation », a-t-elle expliqué. Ceci, « afin de stimuler une production nationale de biens et services diversifiés et compétitifs et pour faciliter leur accès au marché local et international ».
Une stratégie nationale du Consommer Local
Dans la foulée, la ministre a annoncé la prochaine stratégie nationale de promotion de la consommation locale, qui est « en cours d'adoption ».
En effet, « par cette stratégie, le gouvernement envisage d'augmenter les capacités productives, améliorer la compétitivité des biens et services locaux, sensibiliser les consommateurs, stimuler la demande nationale, renforcer la capacité des acteurs de la promotion de la consommation locale, réduire les importations de certains biens, augmenter les exportations de produits finis et semi-finis », explique-t-on en substance.
Notons qu’en marge de ce lancement, un panel d’experts animera une conférence cet après-midi (la première d’une série tout au long du Mois), sur le thème : "Développement du tissu industriel pour une consommation locale dynamique et durable : enjeux et défis".
Pour rappel, le mois du Consommer Local est désormais une tradition, instaurée de commun accord par les pays de l’Uemoa, le 25 octobre 2019 à Ouagadougou, à la faveur d’une réunion des ministres chargés du commerce. L'objectif est de promouvoir la consommation des produits locaux, dans l'espace UEMOA.
Le Togo va se doter d’un Centre national de santé digitale (CNSD) à Lomé. Les travaux qui seront financés par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) démarrent ce jeudi 10 octobre 2024.
Ce centre, qui sera le premier en Afrique de l’ouest, à terme, va contribuer à améliorer l’accessibilité des soins de santé grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. Dans cette dynamique, il va « assurer la gouvernance opérationnelle des activités de santé numérique à travers la mise en place de fondamentaux, comme l’interopérabilité et la conformité des projets, ainsi que la collecte des données sanitaires pour participer à la surveillance épidémiologique », d’après Aristide Afèignindou Gnassingbé, le coordinateur national de la santé.
La construction de ce Centre sera la première du genre en Afrique de l'Ouest.
— Pnud Togo (@PnudTogo) October 9, 2024
La #SanteDigitale, c'est l'innovation numérique dans tous les domaines. pic.twitter.com/ZGvMAjGpml
Le projet va faciliter l’accès aux soins, en particulier pour les populations vivant dans des zones rurales et reculées, en mettant en place des solutions de téléconsultation, téléexpertise, télésurveillance et télé-échographie. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale Togo Digital 2025 et contribue à l’extension du projet d’Assurance maladie universelle (AMU), en place depuis janvier 2024.
Cette infrastructure jouera également un rôle central dans le développement de solutions numériques pour renforcer la capacité de réponse du pays face aux crises sanitaires. Ceci à travers l’adoption de systèmes de surveillance automatisés et l’optimisation de la gestion des ressources médicales.
Cette initiative dans le secteur de la santé vient s’ajouter à d’autres mesures mises en place par les autorités pour garantir la couverture de soins de la population. Celles-ci ont permis de faire passer le taux d’accessibilité aux soins de santé de 71% en 2020 à 90,7% en 2023, selon les données officielles.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Au Togo, le taux d'accessibilité aux soins de santé a atteint 90% en 2023
Au Togo, la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé a effectué le mercredi 9 octobre 2024 la visite du chantier de réhabilitation du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lomé (campus). Objectif : constater l’état d’avancement des travaux et s’assurer du point présenté plus tôt par la société Ellipse Projects, chargée de l'exécution du projet.
Sur le terrain, le Premier ministre s’est assuré du « bon démarrage du projet de construction et de réhabilitation » et a annoncé que le gouvernement veillerait à la qualité des travaux et au respect du délai de livraison.
Heureuse de constater le bon démarrage du projet de construction et de réhabilitation des CHU Kara et Campus de Lomé qui va renforcer le plateau technique national au bénéfice de nos populations. pic.twitter.com/JcaUgE8IDs
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) October 9, 2024
Concrètement, le projet consiste en la construction d’un nouveau plateau technique et d’une maternité par un procédé de construction modulaire, ainsi qu'en la réhabilitation des infrastructures existantes, notamment les bâtiments, les voiries, et les réseaux d’eau et d’électricité. Le même projet est dupliqué à au CHU de Kara où le groupe Ellipse Projects se prépare à lancer les travaux.

Au terme du projet, les centres hospitaliers seront entièrement rééquipés en matériels neufs. Le CHU de Kara disposera de 345 lits contre 239 auparavant, tandis que celui de Lomé comptera 332 lits contre 197 avant les travaux de rénovation. Ceci devrait contribuer à « améliorer fortement la prise en charge des patients » dans un contexte où les autorités œuvrent pour assurer la couverture de santé à toute la population.
Cette rénovation des deux hôpitaux publics est financée par l’État français à hauteur de 70 milliards FCFA. Le Togo a signé à cet égard, en mars 2023, un accord de financement avec la France.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Réhabilitation des CHU: le groupe Ellipse Projects fait le point !
Le Togo se prépare à adopter des Plans de développement de ses filières café et cacao (PDCC) à l’horizon 2030. Une rencontre de discussions s’est ouverte à cet effet ce mercredi 9 octobre 2024 à Lomé pour trois jours, pour l’adoption de ces plans qui devraient mobiliser un investissement global de 22 milliards FCFA. 11,7 milliards FCFA pour le Café et 10,3 milliards FCFA pour le Cacao.
Ces plans élaborés par une équipe de consultants togolais, spécialistes de café-cacao, mettent l'accent sur plusieurs axes prioritaires, notamment la restructuration des deux filières ainsi que la mise en place d’un mécanisme de financement à destination des petits producteurs qui sont considérés comme les maillons faibles de la chaîne. Les documents stratégiques proposent ainsi un cadre professionnel pour améliorer la rentabilité des producteurs et assurer un revenu vital à leurs familles.
Lire aussi: Togo : nouveau rebond des exportations de café et cacao en 2023

D’après Enselme Gouthon, président du Comité de coordination des filières café et cacao (CCFCC), l’ambition principale à travers ce document est de renforcer la productivité et d’encourager la transformation locale du café et du cacao, deux cultures qui jouent un rôle important dans l'économie agricole du pays.
« À l’horizon 2030, l’ambition est d’avoir des filières café et cacao performantes sur toute leur chaîne de valeur, créatrices de richesses et d’emplois décents, notamment en milieu rural », a déclaré Enselme Gouthon. Selon lui, il est indispensable de bâtir une culture professionnalisée, compétitive et durable. Ces plans de développement, une fois adoptés, devront permettre au Togo de mieux se positionner sur les marchés régionaux et internationaux.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de relance des filières café et cacao au Togo, qui ont traversé des périodes de baisse de production et de difficultés commerciales. En effet, ces dernières années, les quantités produites n’ont pas atteint les objectifs fixés.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : nouveau délai d’enregistrement pour la commercialisation du Café et du Cacao
Lomé accueille cette semaine la 20e édition des Journées Scientifiques Internationales (JSIL) à l’Université de Lomé. La rencontre académique réunit plus de 1000 chercheurs venus de 24 pays, dont le Burkina Faso, le Bénin, la Côte d'Ivoire, et des nations d’Europe et d’Amérique.
Les travaux qui ont débuté lundi 7 octobre 2024 à l’Université de Lomé (et se poursuivront jusqu'au 11 octobre), permettent d’échanger sur le thème : « Recherche et Innovations au service de la transformation structurelle et du développement des pays africains ».
Ces JSIL ont pour objectif de faire le point sur les acquis et les défis auxquels les chercheurs africains sont confrontés. L'enjeu est d'exploiter pleinement les potentiels scientifiques et technologiques de l'Afrique, afin de contribuer aux objectifs de développement durable (ODD 2030) et à l'Agenda 2063 de l'Union Africaine.
A l’ouverture des travaux, le Président de l'Université de Lomé, Prof Adama Mawulé Kpodar, a appelé à ce que ces journées ne se limitent pas à de simples débats intellectuels, mais qu'elles servent à définir des stratégies concrètes pour soutenir les politiques publiques. De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur, Kanka-Malik Natchaba, a réaffirmé l'engagement des autorités à accompagner les recherches au service du développement national.