Le Togo qui a annoncé récemment, l’intégration de l’approche"Smart Valleys" dans sa filière rizicole, va expérimenter également l'application RiceAdvice. Une formation a été initiée en ce sens par la coordination du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP Togo) à l’endroit de 60 techniciens agricoles.
C’est une formation qui consiste à enseigner à ces techniciens l’utilisation de l’application dans la production du riz, notamment son apport à l’amélioration du rendement. En effet, RiceAdvice est une application interactive basée sur Android qui se révèle être d'une grande utilité pour les agriculteurs. Elle offre des recommandations sur la variété de riz à cultiver et sur le calendrier culturel à adopter, indique-t-on.
L'application permet également d'identifier le meilleur engrais à acheter, en précisant les quantités et le moment optimal pour leur application, en fonction des besoins spécifiques en éléments nutritifs et des prix du marché. RiceAdvice est dotée aussi d’une capacité susceptible de permettre aux agriculteurs de définir leur propre niveau de rendement cible, en tenant compte de leur budget, ajoute-t-on.
Les techniciens agricoles formés sont appelés à partager leur savoir-faire avec leurs pairs dans leurs régions respectives. Ils joueront un rôle crucial dans l'accompagnement des riziculteurs, en les aidant à gérer spécifiquement leurs parcelles pour accroître la productivité.
Cette démarche, indique-t-on, vise à booster la production du riz conformément à l’ambition des autorités d’avoir un rendement de 1 115 087 tonnes à l'horizon 2030. Actuellement, la production nationale de riz peine à répondre aux besoins du pays, conduisant ainsi à une dépendance aux importations.
Esaïe Edoh
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Après des années de turbulence, IB Bank Togo (ex-BTCI) a réalisé un bénéfice net de plus de 3 milliards de francs CFA, un redressement important par rapport aux 8,8 milliards de perte de l’année précédente. L'information a été partagée par Khalid Yacoubou Boukari, Directeur des engagements de la banque, sur sa page LinkedIn, sans plus de détails.
Finalisé en 2021, le processus de privatisation de la banque faisait partie d'une stratégie visant à renforcer la santé financière de cette banque ainsi que sa contribution à l'économie nationale. L'État conserve une participation de 10 %, tandis qu'IB Holding détient les 90 % restants. L’opération, conclue par Mahamadou Bonkoungou, magnat des BTP et patron d'IB Holding, était censée redessiner les contours de l'institution et renforcer ses assises.
Cette performance représente une évolution majeure pour la banque et rompt avec des années de pertes consécutives depuis 2013.
2022, année charnière
Avant ce rebond, 2022 avait déjà vu IB Bank s'agiter dans le tumulte financier. Malgré les tempêtes, les actifs de la banque avaient grimpé, passant de 292 à 418 milliards FCFA, selon les états financiers de la banque scrutés par Togo First. Cette hausse avait été principalement alimentée par un doublement des créances sur la clientèle, qui s'élevaient à 250 milliards de FCFA contre seulement 111 milliards de FCFA en 2021. Sans qu’on ait de détails sur ce qui a induit ces augmentations, la banque étant en phase de restructuration, on peut se demander si cela relève d'une opération de revalorisation des actifs. Mais derrière ces chiffres, la réalité est moins rose, marquée par un risque accru et des provisions en hausse pour parer aux créances douteuses.
Le produit net bancaire de la banque a augmenté, passant de 8,6 milliards de FCFA en 2021 à 13,4 milliards de FCFA en 2022, soutenu par une hausse des intérêts et produits assimilés ainsi que des commissions. Cependant, cette augmentation des revenus n'a pas suffi à compenser l'impact des charges d'exploitation et du coût du risque.
IB Bank Togo affichait une perte nette de 8,8 milliards de FCFA cette année-là, une aggravation par rapport à la perte de 1,3 milliard de FCFA en 2021, due en grande partie à une augmentation significative du coût du risque, qui est passé de 221 millions de FCFA en 2021 à 11,9 milliards de FCFA en 2022.
Confiance des clients
Malgré les remous, la confiance des clients ne semble pas ébranlée. Les dépôts ont bondi à 409 milliards de FCFA en 2022 contre 275 milliards de FCFA un an plus tôt, un signal de solidité qui contraste avec des fonds propres toujours dans le rouge à -4,5 milliards de FCFA. Une équation financière que la direction doit encore résoudre pour solidifier ses bases.
Réduire les reports à nouveau négatifs
Les 3 milliards de FCFA de bénéfice de 2023 devraient sans doute servir à apurer les reports à nouveau négatifs accumulés depuis plus d’une décennie, une stratégie envisagée pour renforcer la position de la banque. Si les détails restent encore voilés, on attend les rapports de 2023 pour en savoir davantage sur les indicateurs de l’ex-BTCI.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la Commission de la CEDEAO a récemment conclu une mission de suivi-évaluation visant à mesurer l’impact de son assistance humanitaire, adressée aux communautés affectées par les inondations et l’insécurité alimentaire. Cette opération, menée du 15 au 18 juillet 2024, a permis de faire le point sur l’efficacité des fonds alloués et les progrès réalisés sur le terrain.
En 2023, la CEDEAO avait alloué au Togo (à travers l’ANPC) une aide d’environ 722 500 $ (plus de 435 millions FCFA) pour soutenir les victimes des inondations et environ 351 000 $ (plus de 211 millions FCFA) pour le soutien alimentaire et nutritionnel. Au total, ces fonds ont permis d'assister environ 2 717 ménages, soit près de 14 000 personnes, dans les régions du centre et du nord du pays, notamment à Anié, Sotouboua, Sokodé et Kara, indique-t-on. Dans le cadre de ce soutien, la mise en œuvre de ces programmes d’aide a été confiée au Programme alimentaire mondial (PAM).
L’initiative, dénommée “Appui au relèvement post inondations 2022 et Appui au relèvement des populations en crise alimentaire et nutritionnelle 2022”, et qui a démarré en mars 2024 pour une période de six (6) mois, devrait prendre fin août prochain.
80% de mise en œuvre
Durant cette mission, la délégation de la CEDEAO, dirigée par Dr. Sintiki Tarfa-Ugbe, a rencontré divers partenaires, dont le PAM, des acteurs étatiques et le représentant résident de la CEDEAO au Togo. Dr. Tarfa-Ugbe a souligné l'importance d'une collaboration efficace pour garantir que l'aide humanitaire atteigne toutes les personnes dans le besoin. Elle a également salué le taux de mise en œuvre de 80 % du projet de six mois, à quelques semaines de son terme.
Le soutien de la CEDEAO a également permis la distribution de tracteurs, de semences, d'engrais et de formations sur les techniques agricoles modernes aux populations en vue d’augmenter la productivité et de renforcer la sécurité alimentaire. En marge de cette évaluation, Dr. Tarfa-Ugbe a insisté sur la nécessité de rendre des comptes, rappelant que les ressources financières proviennent du fonds communautaire de la CEDEAO et que tous les acteurs sont responsables devant les citoyens.
Ayi Renaud Dossavi
Asky, la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé, lance des vols supplémentaires entre Lomé et Abidjan à partir du samedi 27 juillet 2024. Ces vols additionnels seront opérés les week-ends.
Le nouveau programme vise à permettre aux voyageurs de profiter de leurs week-ends entre ces deux capitales ouest-africaines. Les nouveaux horaires sont conçus pour attirer les voyageurs désireux de tirer avantage de leur temps libre, que ce soit pour des courts séjours en famille, ou entre amis.
Dans la foulée, la compagnie offre également un bonus de 25 % sur les miles accumulés pour tous les nouveaux vols entre Lomé et Abidjan effectués jusqu’au 30 septembre 2024.
Rappelons qu’Asky, avec son partenaire stratégique Ethiopian Airlines, exploite actuellement une flotte de 17 appareils et dessert 28 villes dans 26 pays du continent africain depuis sa base de Lomé, renforçant ainsi la position de l'Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) dans son ambition de devenir un hub aérien sous-régional. L’État togolais est par ailleurs devenu actionnaire de la compagnie depuis l’an dernier.
Ayi Renaud Dossavi
ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), promoteur de la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) au Togo, vient d’annoncer le lancement d’un fonds d’investissement de 100 millions $ pour soutenir les entreprises installées dans ses zones économiques spéciales (ZES) à travers l’Afrique, notamment au Togo.
Ce fonds est le fruit d’un partenariat avec l’Africa Finance Corporation (AFC), fournisseur de solutions d’infrastructure à travers le continent. Selon l’accord annoncé le 18 juillet dernier, l’AFC cherchera également à obtenir des financements auprès des agences de crédit à l’exportation, des institutions financières locales et régionales, afin de mobiliser davantage de fonds pour soutenir ces entreprises.
« Ce partenariat marque une étape importante dans notre engagement à offrir des services stratégiques de conseil financier et de finance d’entreprise. En collaborant avec ARISE IIP et les entreprises des ZES, nous visons à favoriser un écosystème qui augmentera le commerce, créera des emplois et stimulera le progrès économique sur le continent », indique Samaila Zubairu, Président-directeur général de l’AFC.
Ce véhicule fournira non seulement des financements, mais aussi des conseils financiers, des services de financement des équipements, et une assistance pour les joint-ventures et les partenariats techniques. ARISE IIP renforcera son écosystème entrepreneurial, en tirant parti du réseau et de l’expertise de l’AFC.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT) démarre ce lundi 22 juillet, une mission de suivi des investissements réalisés par les communes sur les dotations de 2023. Cette mission sera effectuée dans l’ensemble des 117 communes du pays, du 22 juillet au 10 août 2024 dans la zone Nord et du 12 au 31 août 2024 dans la zone Sud. Elle consiste principalement à vérifier la conformité des documents de passation de marché relatifs aux investissements réalisés avec les fonds reçus en 2023 (8 milliards FCFA reçus de l’Etat comme soutien financier à leur développement local et pour la mise en œuvre de projets et programmes d'envergure).
Le gouvernement examinera les conclusions et les recommandations formulées à l’issue de cette mission. En fonction des résultats, de nouveaux mécanismes de soutien pourraient être envisagés pour les administrations communales, dans le cadre du processus de décentralisation. Comme des ajustements au niveau des montants de financement, des sessions de formations pour une meilleure gestion des ressources ou encore des outils d’évaluation des projets pour garantir leur efficacité.
Notons que le FACT est initié depuis 2019 et représente un mécanisme de financement essentiel pour les collectivités territoriales au Togo. Il a été conçu pour doter toutes les communes et régions de ressources financières nécessaires.
Cette approche vise à renforcer la décentralisation, permettant ainsi aux administrations communales d'être plus autonomes et responsables dans la gestion de leurs projets.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a officialisé la fin du processus électoral législatif et régional marqué par les opérations de vote le 29 avril dernier. Cette étape a été caractérisée par l’annonce de la fin de mandat des présidents et des membres des Commissions Électorales Locales Indépendantes (CELI) le samedi 20 juillet 2024 par le président de l’institution, Dago Yabré.
Cette annonce survient à la suite du dépôt par les CELI des rapports liés au double scrutin. Ceci, en conformité avec le Code électoral qui prévoit en particulier la clôture définitive du processus, 60 jours après la proclamation des résultats définitifs des élections régionales. Ces résultats avaient été annoncés par la Cour suprême le 21 mai 2024.
Il est important de noter que pour le compte de ces élections, 4,2 millions de Togolais se sont enregistrés sur les listes électorales et que 2,5 millions d’électeurs ont effectivement voté, soit un taux de participation de 61% selon les chiffres de la CENI confirmés par la Cour constitutionnelle et la Chambre administrative de la Cour suprême.
Esaïe Edoh
Au Togo, la ministre du commerce et de la consommation locale, Kayi Mivedor était le mercredi 17 juillet 2024 en visite à l’usine de transformation de l’anacarde “Cajou du Centre”, située dans le village de Sagbadai, à la sortie ouest de la ville de Sokodé, sur la route de Bassar (340 km au nord de Lomé). Il s’agissait pour l’officielle de constater l’évolution de cette entreprise qui constitue un modèle d'innovation et de développement durable dans le secteur de l'agro-industrie au Togo.
Lors de sa visite, la ministre Mivedor a pu examiner de près le fonctionnement de l’usine. Elle a rencontré les responsables de l'unité pour discuter de l'environnement de travail ainsi que de la chaîne de production dédiée à la transformation de l’anacarde, un produit clé de l’économie togolaise.
Les échanges ont porté également sur plusieurs thématiques cruciales, notamment les conditions de travail des employés, les défis d'approvisionnement en matières premières et les possibilités d'amélioration continue de la performance de l'usine.
Dans le cadre d’une visite de terrain dans la Préfecture de Tchaoudjo ce mercredi 17 juillet 2024, Madame Kayi MIVEDOR-SAMBIANI, Ministre du @CommercegouvTg, s’est rendue à l'usine « Cajou du Centre ».
— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) July 18, 2024
➡️ https://t.co/1DyJHeZ9i3@GouvTg#Denyigban#Togo?? pic.twitter.com/vZUNAAC1K6
Selon Kayi Mivedor, des usines comme “Cajou du Centre “ jouent un rôle crucial dans la dynamique de valorisation de ce produit. Elle note aussi que cette initiative constitue une véritable fierté nationale, illustrant les efforts des autorités togolaises pour promouvoir la transformation locale des produits agricoles.
Avec une capacité de transformation de 9 000 tonnes de noix brutes pour produire 1 800 tonnes d'amandes de cajou par an, l’entreprise exporte ses produits vers l'Europe et les États-Unis grâce au programme AGOA (African Growth and Opportunity Act) qui facilite l'accès des produits africains aux marchés américains.
Esaïe Edoh
Le Togo et le Brésil qui entretiennent des relations de coopération depuis 1972, vont approfondir leur partenariat dans divers secteurs clés de développement. Cette nouvelle ère de coopération s’annonce par la tenue prochaine des missions économiques des hommes d’affaires togolais et brésiliens dans leurs pays respectifs.
C’était au cours d’une visite de travail du ministre brésilien des relations extérieures Mauro Vieira, à Lomé du 17 au 18 juillet 2024 que l’annonce a été faite. « En ce qui concerne la coopération économique, le ministre togolais des affaires étrangères et son homologue brésilien ont échangé sur la nécessité d’organiser des missions économiques des hommes d’affaires togolais et brésiliens dans leurs pays respectifs », indique un communiqué du ministère togolais des affaires étrangères.
Cooperation between Togo and Brazil is fruitful in key sectors as agriculture, health, education …the potential of our cooperative relation is immense. #Africanophonie#APA #AfricanPoliticalAlliance#PanafricanCongress#LomePanafricanCongress
— Robert Dussey (@rdussey) July 18, 2024
#Lome2024 #Panafrican… pic.twitter.com/dwR5uc2NSC
D’ores et déjà, le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a invité les investisseurs brésiliens à s’installer sur la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA).
Dans la dynamique du renforcement des liens de coopération entre les deux pays, des secteurs clés pouvant bénéficier de financement, ont été identifiés. Il s’agit essentiellement de l’agriculture, de l’éducation et de la sécurité.
Notons que pour marquer cette volonté de collaboration, les deux États ont également annoncé leur intention de signer un mémorandum d'entente entre l'institut Rio Branco du ministère des relations extérieures du Brésil et le ministère des affaires étrangères du Togo. Ce mémorandum vise à formaliser la formation des diplomates des deux nations.
Esaïe Edoh
Le Togo s'apprête à boucler le 26 juillet prochain, une nouvelle opération sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres. Le Trésor public togolais recherche 30 milliards FCFA à travers une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT).
Précisément, le pays ouest-africain veut mobiliser 10 milliards de FCFA via l'émission de BAT d'une valeur nominale de 1 million FCFA, stipulés sur une maturité de 364 jours et à taux d'intérêt multiple. Il espère collecter les 20 milliards FCFA restants, au moyen des OAT de nominal 10 000 FCFA et émises sur des maturités de 3 et 5 ans, à des taux d'intérêt respectifs de 6,15% et 6,40%.
Les fonds récoltés lors de cette opération permettront au Togo de financer son budget 2024 qui s'équilibre en ressources et en charges à 2 179 milliards de FCFA.
Il est important de noter que depuis le début de l'année, le Togo a déjà réussi à mobiliser près de 500 milliards FCFA sur le marché financier régional, un signe qui témoigne de la confiance des investisseurs. L’objectif annuel pour le pays est de 607 milliards FCFA.
Esaïe Edoh