L'Égypte souhaite poursuivre ses efforts aux fins de renforcement de ses relations bilatérales et économiques avec le Togo. C’est ce qu’a laissé entendre Ahmed Mohamed Eid Moustapha, ambassadeur de la République arabe d'Égypte, le lundi 22 juillet, en marge de la célébration de l’accession à la souveraineté de son pays (commémorée chaque 23 juillet).
« Au Togo, j’ai été chargé par mon pays d’atteindre plusieurs objectifs au cours de mon mandat. Il s’agit principalement de renforcer la coopération bilatérale et de raffermir les relations économiques entre nos deux pays », a confié l’ambassadeur cité par Togo Presse, lors d’une réception.
A l’occasion, le Togo était représenté par Rose Kayi Mivedor, ministre en charge du Commerce et de l’Industrie.
Pour Eid Moustapha, ce rapprochement sur le terrain économique se matérialisera par l’ouverture de fenêtres d’opportunités pour le secteur privé et par la discussion des perspectives de mise en œuvre de projets communs, notamment dans les domaines de l’énergie, de la construction, du bâtiment et des infrastructures.
Cette dynamique a été marquée par la participation à plusieurs rencontres avec les autorités togolaises, afin d’échanger sur les moyens de développer les relations dans ces différents domaines et de convenir d’un plan d’action.
Economie bleue, science & technologie...
À cet égard, il a été convenu notamment de poursuivre les efforts pour améliorer le taux d’échanges commerciaux entre les deux pays. Par ailleurs, le pays des Pharaons souhaite identifier les grands projets ayant reçu un financement international garanti, afin d’explorer les possibilités pour les entreprises égyptiennes de participer à leur mise en œuvre au Togo.
Les secteurs potentiels de collaboration entre les deux pays, selon le diplomate égyptien, incluent l’économie bleue, la science, la technologie et l’autonomisation des femmes.
Elsewedy au Togo ?
Le géant égyptien Elsewedy, fabricant de transformateurs de distribution et de puissance en Égypte, au Moyen-Orient et en Afrique, envisage de travailler au Togo. « Aujourd’hui, une société égyptienne, Elsewedy, a commencé à négocier avec le gouvernement togolais pour commencer ses activités au Togo dans les mois à venir », a ainsi laissé entendre le diplomate égyptien.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, Ecobank et Orabank sont les deux institutions financières qui participent à la phase pilote du système de paiement instantané interopérable de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), promu par la BCEAO.
Ces deux acteurs financiers basés à Lomé font partie des 25 institutions financières de l'UEMOA qui "ont rempli les critères requis". Ils prennent ainsi part à cette phase pilote lancée cette semaine (lundi 22 juillet 2024), selon une annonce de l'institution sous-régionale.
« Cette phase pilote permettra à la BCEAO de tester le système interopérable et aux participants de s’assurer que leurs systèmes fonctionnent conformément aux spécifications définies. », indique-t-on depuis le siège de la BCEAO à Dakar. Du reste, « un deuxième groupe d’institutions rejoindra la phase pilote à partir du 12 août 2024», ajoute-t-on.
À terme, l’objectif est de mettre en place dans la sous-région UEMOA, au bénéfice des consommateurs, une infrastructure de paiement instantané interopérable, opérationnelle en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ce système sera capable de traiter les transactions de toute nature, quel que soit le type de compte. La plateforme devrait permettre de réduire considérablement les coûts de transaction entre les différents pays de la sous-région, ainsi que le temps de traitement des opérations.
Ayi Renaud Dossavi
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Lomé accueille un symposium sur la transition énergétique, réunissant des experts et acteurs académiques, réunis dans le Réseau des Centres d'Excellence en Énergie de l'Afrique de l'Ouest (WACEENET).
La rencontre qui se tient jusqu’au 29 juillet 2024 à l’Université de Lomé, est placée sous le thème "Transition énergétique et justice sociale : accès universel à l'énergie".

Présidé par le Professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ Vice-président de l’Université de Lomé, le symposium réunit des experts, enseignants-chercheurs, chercheurs et étudiants venus du Ghana, du Nigéria et du Togo. Parmi les personnalités présentes, figurent le Professeur Eric Ofosu, Coordonnateur du WACEENET (West Africa Centres of Excellence for Energy Network), et le Dr Yao Bokovi, Directeur du Centre d’Excellence Régional pour la Maîtrise de l'Électricité (CERME) de Lomé, hôte de l’évènement.

Durant la semaine, les travaux mettront l’accent sur l'objectif de l'accès universel à l'énergie, adossé aux questions de développement économique et de justice sociale. Les discussions couvriront des sujets tels que les politiques énergétiques, les énergies renouvelables, les financements innovants et les partenariats public-privé dans la sous-région.
À l’Université de Lomé, le CERME, créé en 2019, est un levier important de ces réflexions, de la promotion de l’excellence scientifique et de l'enseignement supérieur dans le domaine de l’électricité conventionnelle et renouvelable.
Ayi Renaud Dossavi
Le Nigéria inaugure une nouvelle ambassade au Togo. Le grand voisin de l’Ouest a ouvert ses nouveaux locaux diplomatiques à Lomé en début de semaine, au cours d’une cérémonie placée sous la houlette du ministre des Affaires étrangères du Nigéria, Yusuf Maitama Tuggar, représentant le président nigérian, Bola Ahmed Tinubu.
Situé à la « Place de la Réconciliation », ce nouvel édifice comprend dans sa première phase un immeuble résidentiel abritant trois appartements. La deuxième phase verra la construction de la chancellerie.
Au-delà de l'infrastructure, cette initiative vise à renforcer les relations bilatérales entre le Nigéria et le Togo, indique-t-on.
Dans son intervention, le ministre nigérian Tuggar a souligné l’importance de la collaboration entre les deux Etats ouest africains, affirmant que son pays entend promouvoir une politique étrangère inclusive et proactive. Les relations entre les deux pays sont basées sur de nombreux traités d’amitié et protocoles d’entente, couvrant divers domaines essentiels tels que l’économie, la sécurité, les transports, l'assistance mutuelle et l’énergie.
Ayi Renaud Dossavi
Ce panorama du marché du mobile money au Togo montre un secteur en pleine croissance, marqué par une compétition féroce et une capacité d'adaptation qui seront déterminantes pour le futur du paiement numérique dans le pays. Les deux services connaissent des fortunes diverses.
Au premier trimestre de 2024, le secteur du mobile money au Togo a présenté un bilan contrasté, caractérisé par des performances divergentes entre les deux principaux opérateurs du pays. Tandis que Moov Africa Togo a enregistré une baisse significative de la valeur de ses transactions, Togo Cellulaire (Tmoney) a vu ses transactions et son nombre d'abonnés augmenter.
Selon les données de l’ARCEP, Moov Africa Togo, avec son service Flooz, a enregistré une baisse de 12% de la valeur de ses transactions par rapport au premier trimestre de 2023, s'établissant à 269 milliards FCFA, tandis que le nombre de transactions (volume) est resté stable à 22 millions.
Cette performance contraste avec une légère amélioration par rapport au quatrième trimestre de 2023, où une augmentation de 7% de la valeur des transactions avait été observée. Tmoney, quant à lui, est en tête avec une augmentation de 11% de la valeur des transactions, atteignant 649 milliards FCFA, et un bond de 25% du nombre de transactions.
Ce dynamisme lui permet de contrôler 61% du marché des abonnés, contre 39% pour Moov Africa Togo. La valeur totale des transactions sur le marché du mobile money a atteint 917 milliards FCFA au premier trimestre 2024, marquant une augmentation de 3% par rapport au dernier trimestre de 2023.
Cette période a également vu une augmentation significative des abonnés au service de mobile money. Moov Africa Togo a vu ses abonnés augmenter de 9% pour atteindre 1 398 546, tandis que Togo Cellulaire a enregistré une augmentation toujours plus importante de 18% de ses abonnés pour arriver à 2 155 326.
Ces performances s'accompagnent d'une augmentation du taux de pénétration du mobile money, qui est passé de 38,1% à 42,4% d'une année sur l'autre, signe d'une adoption croissante des services de paiement mobile parmi la population togolaise. Ce niveau de pénétration montre également un potentiel de croissance que les acteurs cherchent de plus en plus à conquérir, qu'il s'agisse des opérateurs de téléphonie mobile, leaders historiques du marché, des banques, qui restaient jusqu'ici des partenaires (comme Coris Money), ou des fintechs.
Ces derniers mois, le paysage togolais du mobile money a connu une transformation rapide avec le lancement de plusieurs services innovants par des acteurs clés du marché. En mai 2024, Orabank Togo et Togocom ont consolidé leur collaboration par le biais d'un nouveau service, Pass TMoney, qui simplifie les transactions financières en permettant aux clients de transférer des fonds, de consulter les soldes et les relevés de compte directement depuis leur mobile, éliminant ainsi la nécessité de déplacements physiques pour ces opérations bancaires.
Le dynamisme du secteur s'est poursuivi en juin 2024, lorsque la filiale togolaise d'Orabank, en partenariat avec Moov Africa Togo, a lancé PASS MONEY FLOOZ, un service de mobile banking qui permet également des transferts de fonds entre les comptes Flooz et Orabank même en l'absence de connexion internet, un progrès significatif dans l'accessibilité des services financiers.
En parallèle, en juillet, l'initiative Move Money GAB, fruit de la collaboration entre Moov Africa et Ecobank, propose des retraits d'argent sans nécessité de carte bancaire aux guichets d’Ecobank.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la sécurité et le bien-être des enfants et jeunes en situation de vulnérabilité dans la région des Savanes seront renforcés à travers un nouveau projet. Il s’agit de la 2è phase du projet Approche régionale pour la protection de l’enfance et de la jeunesse (ARPEJ 2) qui a été lancée en fin de semaine dernière à Dapaong.
Le projet prévu pour une durée de 36 mois est cofinancé par l’Agence française de développement (AFD) et SOS France à hauteur de 793.849.461 FCFA. Il va essentiellement contribuer à promouvoir les droits des enfants et jeunes en améliorant leur prise en charge et leur protection. Ledit projet sera exécuté dans les villages de Kountone, Natchema et Tchabigou dans la région des Savanes.
A travers cette initiative, l’AFD et SOS France ambitionnent de subvenir aux divers besoins des enfants qui ont perdu la prise en charge de leurs familles biologiques. En effet, les récentes attaques dans la région ont engendré des déplacements de populations et de lourdes conséquences sur de nombreux enfants qui se retrouvent sans soutien familial.
Au-delà de subvenir à leurs besoins fondamentaux, il s’agit également de les préserver des dangers de la radicalisation et des enrôlements dans des groupes terroristes.
Ce projet qui vient en complément de plusieurs autres mis en branle dans la région, cadre bien avec la feuille de route gouvernementale Togo 2025 en son axe stratégique 1 qui ambitionne de renforcer l’inclusion et l’harmonie sociale et consolider la paix, indique-t-on.
Esaïe Edoh
Au Togo, 28 362 producteurs vulnérables de maïs, riz, soja et de niébé vont recevoir via le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo) un important appui en intrants agricoles. Il y a eu en ce sens une remise de kits, le lundi 22 juillet 2024 à Doufelgou, région de la Kara.
Les kits fournis aux agriculteurs sont composés de semences certifiées de variétés améliorées, notamment le maïs biofortifié, le niébé, le soja et le riz. En plus des semences, les kits renferment divers intrants agricoles essentiels tels que des fertilisants et des pesticides. Ce soutien est prioritairement destiné aux agriculteurs intégrés dans des organisations de producteurs (OP), ainsi qu'aux zones d'aménagement agricole planifiées (ZAAP) et aux bas-fonds, qui jouent un rôle clé dans la production alimentaire locale.
FSRP TOGO : 28 362 producteurs bénéficient des semences certifiées et engrais acquis dans le cadre de l’appui additionnel du GAFSP
— AgricultureTg (@AgricultureTg) July 22, 2024
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Cet appui fait suite à l'aide apportée en 2023 à environ 22 746 producteurs dans la région des Savanes et la préfecture de la Kéran dans le cadre du Programme d'Urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS). Cette assistance va contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et renforcer les capacités productives des agriculteurs vulnérables.
Il faut noter que cette aide qui se poursuivra dans les autres régions du pays est définie dans le Plan de Travail et Budget Annuel 2024 du Programme FSRP-Togo, particulièrement dans sa composante 2 qui vise à garantir la durabilité et la capacité d’adaptation de la base productive du système alimentaire togolais.
Rappelons que le FSRP est financé par la Banque Mondiale, avec pour objectif d’améliorer les rendements et la productivité agricole.
Esaïe Edoh
Du 22 août au 8 septembre 2024, se tiendra dans la capitale togolaise, Lomé, la douzième édition de la Foire Adjafi. A cette nouvelle édition, les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) seront essentiellement explorées par les jeunes entrepreneurs pour qui l'événement est conçu.
Cette 12 foire Adjafi se déroulera donc sous le thème « La ZLECAF, pour stimuler la commercialisation de nos produits transformés et pérenniser les acquis », dans le but de dynamiser la promotion des échanges commerciaux sur le continent africain. Durant 18 jours, l’événement commercial va réunir environ 300 entrepreneurs qui, outre l’exposition de leurs produits, vont plancher sur les avantages de la Zone de libre-échange continentale africaine.
De fait, le programme inclut un forum sur la ZLECAF, une table ronde pour les PME-PMI, ainsi que des journées spéciales consacrées à la mode et aux communes.
Cette année, la Foire Adjafi se distingue par l'introduction d'activités innovantes. Parmi celles-ci, on retrouve un atelier d'expérimentations scientifiques destiné aux enfants, un salon professionnel dédié à la musique afro, et un espace réservé aux apéros et gourmandises du Togo. Ces nouvelles initiatives visent à attirer un public plus large.
Comme le veut la tradition, la foire se déroulera sur le site sportif du Lycée Agoè-Nyivé, ponctuée de concerts qui mettront en avant la musique togolaise.
Esaïe Edoh
Au Togo, le ministère en charge de l'Énergie mise aussi sur le potentiel des systèmes de stockage d'énergie par batterie (BESS) pour le mix énergétique national. La semaine dernière (vendredi 19 juillet 2024), le département a organisé à cet effet un atelier en collaboration avec des partenaires tels que l'Agence Française de Développement (AFD) et le Global Energy Alliance for People and the Planet (GEAPP). Il s’agissait de discuter de l'intégration des BESS dans le réseau énergétique national.
La rencontre avait pour objectif d'identifier les obstacles techniques, financiers et réglementaires à l'implémentation des BESS, et de proposer des solutions concrètes. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre des ambitions que s’est données le pays, à savoir : atteindre 50 % d'énergies renouvelables dans son mix énergétique d'ici à 2025, en s'appuyant principalement sur l'énergie solaire et l'hydroélectricité. Pour ce faire, la gestion de l'intermittence et la stabilité du réseau électrique pourrait se révéler essentielle.
Dans ce contexte, le pays d’Afrique de l’Ouest bénéficie également du soutien du Consortium BESS, impliquant des partenaires tels que la Fondation Rockefeller et la Banque Africaine de Développement, pour accélérer le déploiement des BESS. Ce partenariat vise à mobiliser des ressources concessionnelles et à installer des systèmes de batteries sur les réseaux électriques de pays émergents.
En rappel, « le Togo s’est fixé l’objectif ambitieux d’atteindre 50% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici à 2025, misant principalement sur l’énergie solaire et l’hydroélectricité. », soutient le ministère en charge de l’Énergie, représenté pour la circonstance par Dr Tchapo Singo, Directeur par Intérim de l'Energie. « Actuellement, les énergies renouvelables représentent 36% du mix énergétique, avec 23% provenant du solaire. Pour atteindre cet objectif, la gestion de l’intermittence et de la stabilité du réseau électrique est cruciale, d’où l’intérêt pour les BESS », ajoute-t-on.
Ayi Renaud Dossavi
Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, a été honoré en tant que "Marque africaine de l'année" lors de la 14e édition des African Business Leadership Awards. La cérémonie s’est tenue à la prestigieuse Chambre des Lords, au Royaume-Uni, en marge du 9e Sommet ALM Afrique, qui s’est déroulé les 17 et 18 juillet derniers.
“Ecobank est fière d'avoir été élue Marque africaine de l'année lors de la 14e édition des African Business Leadership Awards, à l'occasion d'une cérémonie qui s'est tenue à la Chambre des Lords, au Royaume-Uni. Anup Suri, Directeur Groupe de la Banque Commerciale et de la Banque des Particuliers, a accepté le prix au nom d'Ecobank”, indique la multinationale sur sa plateforme X (ex-Twitter).
Ecobank est fière d'avoir été élue Marque africaine de l'année lors de la 14e édition des African Business Leadership Awards, à l'occasion d'une cérémonie qui s'est tenue à la Chambre des Lords, au Royaume-Uni. Anup Suri, Directeur Groupe de la Banque Commerciale et de la Banque… pic.twitter.com/HkhY3JZdMn
— Ecobank Groupe (@EcobankGroupe) July 22, 2024
La reconnaissance intervient peu après le lancement de la nouvelle campagne de marque d'Ecobank : "Un meilleur choix pour une Afrique meilleure", une initiative visant à mettre en lumière les améliorations apportées par la banque et ses services.
Pour rappel, le prix "Marque africaine de l'année" est décerné par le magazine African Leadership Magazine, qui couronne annuellement divers acteurs du secteur des affaires sur le continent.
Ayi Renaud Dossavi