La Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) a annoncé en fin de semaine dernière 2024, la suspension de son Plan de Rationnement de la fourniture d'énergie électrique, en vigueur depuis le 18 mai.
Ce retour à la normale, après une phase incluant des coupures épisodiques de courant dans différentes parties du pays suivant un calendrier hebdomadaire, intervient "suite à l'amélioration de l'approvisionnement des fournisseurs extérieurs" de la CEET, selon la Direction générale de la compagnie publique de fourniture de courant électrique, dans un communiqué.
Cette amélioration dans la fourniture énergétique conclut un épisode jugé "exceptionnel" par la ministre chargée de l’énergie, Mila Aziable, en mai dernier. Cette dernière indiquait notamment que des efforts étaient déployés pour diversifier les sources d'énergie, et augmenter la production nationale en matière d’énergie. Incidemment, le pays a signé le mois dernier, un accord de financement de plus de 120 milliards FCFA avec la Banque mondiale, dans le cadre du projet d’amélioration de l’accès à l’énergie électrique dénommé IDEA.
L’initiative projette notamment de construire des lignes de transmission de 161 kV et permettra l’accès à l’électricité à plus de 1,5 million de personnes, principalement en zones rurales.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo a réussi vendredi 9 août 2024 à lever sur le marché des titres publics de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), 32,7 milliards FCFA alors qu’il ciblait 30 milliards FCFA. Le pays réalise ainsi, 92% de son ambition annuelle sur le marché. Soit 563 milliards FCFA d’emprunt sur 607 milliards de prévision, selon les chiffres d’Umoa-titres.
Selon le rapport de l’opération que nous avons consulté, 27,3 milliards FCFA ont été mobilisés sur les Bons Assimilables du Trésor (BAT) de maturités 182 jours et 364 jours. Le pays a ensuite collecté 5,4 milliards FCFA au moyen des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) stipulées sur 5 ans et au taux d'intérêt annuel de 6,40%.
Ces ressources mobilisées correspondent à un taux de couverture de 109,3% et devraient permettre au Togo de poursuivre le financement de son budget exercice 2024 qui s’équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards de FCFA.
Esaïe Edoh
Cette semaine, les diplomates togolais se sont réunis à Lomé pour une conférence de deux jours (de lundi 05 à mardi 06 août 2024), visant à renforcer leurs capacités à défendre les intérêts du pays à l'étranger. Initiée par le Ministère des Affaires Étrangères, la rencontre s'est conclue le 6 août 2024, avec un engagement renouvelé des participants de porter haut les aspirations du Togo sur la scène internationale.
Durant l'atelier, les ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques et postes consulaires ont ainsi été formés sur les nouvelles orientations stratégiques de la diplomatie togolaise, notamment la gestion financière et comptable de leurs missions. Ils ont également approfondi leur compréhension des responsabilités budgétaires et des bonnes pratiques en matière de gestion des ressources, essentielles pour garantir une transparence et une efficacité accrues.
« Cette conférence vous a armés de connaissances, de stratégies et d’une vision renouvelée pour porter haut et fort les intérêts du Togo dans vos pays d’accréditation respectifs », a indiqué Robert Dussey, ministre des Affaires Étrangères togolais, en clôturant l'événement.
Le Chef de la diplomatie togolaise a également mis l’accent sur l'importance de l'unité et de l'harmonie au sein des missions diplomatiques. Il a exhorté les diplomates à cultiver un esprit de corps inébranlable et à maintenir un environnement de travail sain et productif. « Gardez toujours à l’esprit que nous œuvrons pour une cause qui transcende nos intérêts personnels : le rayonnement et le progrès de notre cher Togo », a-t-il ajouté.
Le Togo a récemment enregistré un nouveau cas de choléra, celui d’un jeune homme de 22 ans vivant dans la préfecture de Vo, désormais hors de danger, selon une note du ministère de la santé. Une situation qui a amené les autorités sanitaires à appeler la population à la vigilance et à l’adoption de bonnes pratiques.
Dans la note datant du 6 août 2024, le ministre de la Santé Moustafa Mijiyawa a annoncé le début des investigations pour identifier d’éventuels autres cas de cette maladie diarrhéique grave. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation à cette pathologie sont lancées à l’échelle nationale.
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— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) August 6, 2024
Un cas de choléra détecté et pris en charge. Le ministre de la santé et de l'hygiène publique alerte et rappelle les mesures de prévention
Ci-dessous le communiqué du ministre .?????? pic.twitter.com/RJgURGozZ8
Dans la même veine, les autorités incitent la population à adopter plusieurs mesures essentielles, notamment la désinfection de l’eau (pour s’assurer que l’eau destinée à la consommation soit propre), la surveillance de la cuisson des aliments (pour garantir que les aliments soient bien cuits peut aider à réduire le risque d'infection).
Le choléra, pour rappel, se manifeste par une diarrhée aiguë, liquide et abondante, souvent accompagnée de vomissements et de douleurs abdominales. Cette maladie, causée par la consommation d'eau ou d'aliments contaminés, peut entraîner une déshydratation sévère et nécessite une attention médicale rapide.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la 4e édition du Marché International de l'Artisanat du Togo (MIATO) se tiendra l’an prochain, du 23 avril au 4 mai 2025.
Selon l’annonce du Ministère chargé du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation locale, dans un communiqué publié mercredi 7 août 2024, l’événement se déroulera, comme à l’accoutumée, sur l'esplanade du Palais des Congrès de Lomé.
A cet effet, les inscriptions seront ouvertes dans les jours à venir, indique la note adressée aux artisans, exposants et partenaires. Dans la foulée, les artisans togolais sont encouragés à se mobiliser massivement pour faire de cette édition, un succès.
Rappelons que le MIATO est un événement de promotion et de valorisation de l'artisanat africain, célébrant la diversité et la richesse de ce secteur. Pour les autorités publiques, c’est une opportunité pour les artisans de présenter leurs œuvres, de nouer des partenariats et de stimuler l'économie locale. L’édition 2023 avait connu la participation de plus de 800 exposants togolais et d’autres pays tels que la Belgique, la Tunisie, le Cameroun, le Gabon, le Tchad, le Burkina Faso, le Bénin et le Mali (alors pays invité d’honneur).
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Au Togo, le paysage des Fintech s’agrandit, avec l’arrivée d’un nouvel acteur, qui propose une solution orientée vers les groupements et associations.
La jeune startup Ollo Africa, active dans les solutions digitales d'inclusion financière, vient en effet de lancer sa nouvelle application Ohana Africa, destinée à simplifier la gestion des groupements formels et informels. L’outil veut permettre aux membres des groupements de cotiser et de faire des dons indépendamment de leur localisation, de manière hebdomadaire ou mensuelle.
« Ohana n’est pas seulement une question de sécurité. Il s’agit de rendre la vie plus facile. Que vous cotisiez pour des occasions joyeuses comme des retrouvailles ou pour des moments difficiles comme des funérailles ou des maladies, mettre de l’argent ensemble n’a jamais été aussi simple, et l’application Ohana Africa vous aide à tout suivre », a déclaré Mawuna Koutonin, PDG de Ollo Africa, Fintech promotrice de l’application.
L’application mobile espère ainsi répondre à des défis récurrents pour ces organisations formelles et informelles, de tailles diverses, notamment la collecte des cotisations, le suivi des dépenses et la nécessité de transparence.
Pour Ollo Africa, basée au Togo, et présente au Kenya et au Nigeria, c’est une contribution pour améliorer l'inclusion financière et renforcer les dynamiques communautaires au Togo et en Afrique.
L’outil numérique vient du reste s’ajouter à un paysage fintech encore modeste mais grandissant, dominé par les services de mobile money (Flooz et Tmoney) des deux opérateurs téléphoniques qui opèrent dans le pays, ou encore Semoa, spécialisée dans le mobile banking.
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Alors qu’il totalise déjà un emprunt de 531 milliards FCFA cette année sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres, le Togo prépare une nouvelle mobilisation de fonds à hauteur de 30 milliards FCFA.
Dans cette perspective, le Trésor public du pays vient de lancer une nouvelle une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui sera clôturée le vendredi 9 août prochain.
Précisément, le pays ouest-africain prévoit de collecter 20 milliards FCFA à travers l'émission de BAT de nominal 1 million FCFA, sur des maturités 182 et 364 jours.
Parallèlement, les OAT, dont la valeur nominale est de 10 000 FCFA, visent à mobiliser les 10 milliards FCFA restants. Ces obligations sont émises sur la maturité 5 ans et à un taux d'intérêt annuel de 6,40%.
Les fonds récoltés lors de cette opération permettront au Togo de financer son budget 2024 qui s'équilibre en ressources et en charges à 2 179 milliards de FCFA.
Du 8 au 23 août 2024, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) au Togo effectuera une tournée nationale d’information des consommateurs sur leurs droits et devoirs vis-à-vis des opérateurs de communication. L’annonce de cette initiative de sensibilisation, qui en est à sa quatrième édition, est faite le lundi 5 août 2024 à Lomé, lors d’une conférence de presse.
Lors de cette campagne, l’ARCEP mettra un point d’honneur à se rapprocher des consommateurs pour leur expliquer ses missions et ses rôles en matière de régulation des services de communication. Les échanges ne seront pas seulement informatifs, ils offriront également une plateforme d’écoute où les consommateurs pourront exprimer leurs préoccupations et soumettre des plaintes sur place.
La tournée sera également consacrée à la vulgarisation des procédures appropriées pour le dépôt de plaintes. Les consommateurs seront initiés aux différentes étapes à suivre afin de faire valoir leurs droits.
Dans cette perspective, l’équipe de sensibilisation comprendra également des responsables des opérateurs de téléphonie mobile notamment Moov Africa-Togo et Togocom. Selon Ouro Agoro Kader, directeur juridique et de la Protection des consommateurs à l'ARCEP, cela permettra aux opérateurs de répondre directement aux questions et préoccupations des abonnés concernant leurs services.
Cette tournée ne se limitera pas à la relation entre le régulateur et les consommateurs. Des rencontres avec les autorités communales seront également organisées pour discuter des stratégies de partenariat entre les opérateurs et les municipalités, notamment en ce qui concerne les démarches administratives.
Pour l’ARCEP, cette tournée qui va essentiellement se dérouler dans un format de dialogue, “contribuera sans aucun doute à améliorer la qualité des services offerts et à promouvoir un environnement régulé bénéfique à tous”.
Esaïe Edoh
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Le Togo sera l'hôte du deuxième Forum panafricain de protection des consommateurs le mois prochain. L’événement, à l’initiative de l’Union africaine des consommateurs (UAC) en collaboration avec la Ligue des consommateurs du Togo (LCT), se tiendra du 5 au 7 septembre 2024 dans la capitale togolaise, Lomé, autour du thème : « Renforcer la satisfaction des utilisateurs des services des télécommunications et du transport aérien pour une meilleure connectivité aérienne et numérique ».
L'objectif principal de ce forum est de remobiliser les membres de l'Union africaine des consommateurs (UAC) afin de développer des stratégies pour accélérer la mise en œuvre du marché unique du transport aérien africain (MUTAA) et renforcer la régulation des télécommunications sur le continent.
« Ce forum va regrouper plusieurs représentants des organisations de consommateurs à travers tout le continent. L'UAC vise à renforcer le lien de partenariat et de fraternité au sein des organisations de consommateurs. Nous avons mis en termes de thème général la protection des droits des consommateurs dans le secteur des télécommunications et des transports aériens », selon Dr Emmanuel Sogadji, président de la Ligue des consommateurs du Togo.
Ce dernier a souligné également que les discussions incluront des mécanismes de plaidoyer pour encourager les États à ratifier le MUTAA, facilitant ainsi la libre circulation des personnes et des biens à travers l'Afrique. « La fiscalité sera également au menu des discussions. Nous allons parler des télécommunications, qui sont aujourd'hui la base de toute activité économique de nos pays, ainsi que de nos entreprises », a-t-il déclaré.
Basée à à N’Djamena (Tchad), l’UAC a été créée en 2018 et rassemble à ce jour, 43 associations de consommateurs de 34 pays du continent africain.
Ayi Renaud Dossavi
Jusqu’au 10 août 2024, Lomé vibre au rythme du Festival International du Film du Togo (FIFTO), qui est à sa 8ème édition. L’événement culturel de grande envergure se déroule sous le thème évocateur « Cinéma togolais : de l’industrialisation au professionnalisme ».
Organisé par le ministère de la Culture et du Tourisme, le festival a pour objectif de mettre en lumière le potentiel du cinéma togolais tout en encourageant les cinéastes locaux à adopter un niveau de professionnalisme à l'international. Dans cette optique, le FIFTO attire non seulement des professionnels du cinéma togolais, mais aussi des acteurs de la scène cinématographique africaine et internationale notamment de la Côte d'Ivoire, pays invité d'honneur.
Ce carrefour d'échanges visant à établir des collaborations durables entre les professionnels du cinéma est marqué par un programme varié, comportant des ateliers et des conférences qui abordent des sujets cruciaux pour l'évolution du cinéma togolais.
Parmi les thèmes discutés, le financement et l'innovation technologique sont au cœur des préoccupations. Ces sessions, animées par des experts reconnus, permettent de fournir aux participants des outils pratiques et des connaissances précieuses pour améliorer leurs réalisations cinématographiques, indique-t-on.
Les compétitions sont également au programme, avec des concours de longs et de courts métrages pour les participants internationaux et nationaux respectivement. Ces concours visent à stimuler la créativité et à récompenser les talents émergents, tout en mettant l’accent sur l'ambition du Togo de bâtir un secteur cinématographique compétitif et visible au niveau mondial.
Le festival sera marqué également par des projections de films, qui se tiennent dans des lieux tels que les deux Canal Olympia, le centre des jeunes d’Amandahomé et le centre culturel d’Adéticopé. Pour le ministre de la Culture et du Tourisme, Kossi Lamadokou, ces projections sont dédiées à la valorisation du patrimoine national et à la promotion de l'identité culturelle togolaise.
Esaïe Edoh
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