Togo First

Togo First

61 destinations sont disponibles sans visa pour les détenteurs de passeport togolais en 2024, selon les derniers classements de Henley Passport Index, basé sur des données de l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA). L'indice, mis à jour mensuellement, inclut 199 passeports différents et 227 destinations de voyage.

Ces cinq dernières années, le Togo a augmenté sa portée dans le monde, grâce à des accords d’exemptions de visa et au changement de la politique de voyage de plusieurs pays, simplifiant les modalités d’obtention de visa (notamment le visa à l’arrivée). 

En 6 ans, le nombre de destinations disponibles sans visa pour les détenteurs d’un passeport togolais a augmenté de 7, passant de 54 (en 2018) à 61 cette année.

Voici les 61 pays accessibles sans visa pour les Togolais en 2024.

  1.  Bangladesh (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  2.  Barbade (Sans visa, 90 jours)

  3.  Bénin (Sans visa, 90 jours)

  4.  Bolivie (Visa à l'arrivée/eVisa, 90 jours)

  5.  Burkina Faso (Sans visa)

  6.  Burundi (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  7.  Cambodge (Visa à l'arrivée/eVisa, 30 jours)

  8.  Cap-Vert (Sans visa - EASE)

  9.  Comores (Visa à l'arrivée, 45 jours)

  10.  Congo (Rép. dém.)  (eVisa, 90 jours)

  11.  Côte d’Ivoire (Sans visa, 90 jours)

  12.  Djibouti (Visa à l'arrivée/eVisa, 90 jours)

  13.  Dominique (Sans visa, 21 jours)

  14.  Équateur (Sans visa, 90 jours)

  15.  Éthiopie (Visa à l'arrivée/eVisa, 45 jours)

  16.  Gambie (Sans visa, 90 jours)

  17.  Ghana (Sans visa)

  18.  Guinée (Sans visa)

  19.  Guinée-Bissau (Sans visa)

  20.  Haïti (Sans visa, 90 jours)

  21.  Îles Cook 

  22.  Iran (Visa à l'arrivée/eVisa, 30 jours)

  23.  Kenya (eTA, 90 jours)

  24.  Kiribati (Sans visa, 90 jours)

  25.  Laos (Visa à l'arrivée/eVisa, 30 jours)

  26.  Liberia (Sans visa)

  27.  Macao (RAS Chine) (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  28.  Madagascar (Visa à l'arrivée/eVisa, 90 jours)

  29.  Malaisie 

  30.  Maldives (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  31.  Mali (Sans visa)

  32.  Mauritanie (Visa à l'arrivée)

  33.  Maurice (Visa à l'arrivée, 60 jours)

  34.  Micronésie (Sans visa, 30 jours)

  35.  Maroc (Sans visa, 90 jours)

  36.  Mozambique (Visa à l'arrivée/eVisa, 30 jours)

  37.  Namibie (Visa à l'arrivée, 90 jours)

  38.  Népal (Visa à l'arrivée/eVisa, 150 jours)

  39.  Nicaragua (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  40.  Niger (Sans visa)

  41.  Nigeria (Sans visa)

  42.  Niue 

  43.  Palaos (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  44.  Philippines (Sans visa, 30 jours)

  45.  Rwanda (Sans visa, 30 jours)

  46.  Samoa (Visa à l'arrivée, 90 jours)

  47.  Sao Tomé-et-Principe (Sans visa, 90 jours)

  48.  Sénégal (Sans visa, 90 jours)

  49.  Seychelles (Inscription touristique, 90 jours)

  50.  Sierra Leone (Sans visa)

  51.  Singapour (Sans visa, 30 jours)

  52.  Somalie 

  53.  Sri Lanka (eTA, 30 jours)

  54.  Saint-Christophe-et-Niévès 

  55.  Sainte-Lucie (Visa à l'arrivée, 42 jours)

  56.  Saint-Vincent-et-les-Grenadines (Sans visa, 90 jours)

  57.  Suriname (Carte de touriste, 90 jours)

  58.  Tanzanie (Visa à l'arrivée/eVisa)

  59.  Tchad (sans visa, 90 jours)

  60.  Timor-Leste (Timor oriental) (Visa à l'arrivée, 30 jours)

  61.  Tuvalu (Visa à l'arrivée, 30 jours) 

Ayi Renaud Dossavi

L’Université de Lomé (UL) et le Washington International Management Institute (WIMI) pourraient conclure très prochainement un accord de partenariat éducatif. Le contenu et les contours de ce futur partenariat ont été définis le 20 août 2024 par le président de l’Université de Lomé, Adama Mawulé Kpodar, et Bruno Mukendi, fondateur de WIMI.  

Le partenariat s’articulera principalement autour du partage des compétences et de l’expertise disponibles au sein des deux établissements. Concrètement, WIMI reconnu pour ses enseignements post-universitaires et sa spécialisation en formation professionnelle, va identifier et utiliser l’expertise disponible à l’Université de Lomé dans ses activités de formation et d’assistance technique en Afrique et aux Etats-Unis.

La structure américaine va également offrir des formations à prix réduits aux cadres administratifs, techniques et académiques de l’Université de Lomé qui souhaitent se perfectionner dans les divers domaines de gouvernance, de leadership et de management. 

Cette collaboration centrée sur la formation, devrait permettre à l’Université de Lomé de réorganiser sa gouvernance de manière à la rendre plus efficace, ceci en lien avec sa vision, celle d’être un Temple du Savoir plus performant à l’échéance 2025.

En effet, à l’horizon 2025, l’UL ambitionne d’être une université performante, résolument engagée dans une démarche qualité, offrant des formations adéquates et professionnalisantes, et réalisant une production innovante sur les grands enjeux sociétaux au service du développement durable du Togo, de l’Afrique et du monde.

Déjà, la plus grande université togolaise, afin de renforcer sa gouvernance institutionnelle, s’est dotée d’un Programme de Planification et de suivi des investissements avec pour objectif, l’amélioration des conditions de travail et d’études des enseignants et des étudiants.

En ce qui concerne l’Institut WIMI, il est fondé en 1995 et a pour mission d’appuyer les pays en développement dans le renforcement de leurs capacités, favorisant ainsi des transformations structurelles et socio-économiques. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, le gouvernement de transition vers la nouvelle constitution a été officialisé le mardi 20 août 2024. Dans la nouvelle équipe transitoire, se retrouvent 3 membres de partis politiques d'opposition : Joseph Koamy Gomado de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) dirigée par Jean Pierre Fabre, Isaac Tchiakpé, porte-parole de l’Union des forces de changement (UFC), et Hounaké Kossivi, un militant de la jeune formation de l'opposition, Bloc Alternatif Togolais pour une Innovation Républicaine (BATIR).

Ils sont respectivement nommés au ministère de l'aménagement et du développement du territoire ; à celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ; et au ministère délégué au ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale.

Jusqu’à sa nomination, Koamy Gomado, haut cadre de Scan-Togo, est maire de la commune Golfe 1 (Lomé), élu sous la bannière du parti orange de Jean-Pierre Fabre, un opposant radical à Faure Gnassingbé. Quant à Isaac Tchiakpé, il est un historien, enseignant chercheur. Il s’était présenté aux dernières législatives dans la circonscription d’Agoè-nyivé (Lomé) sous les couleurs de l’UFC.

Pour sa part, Hounake Kossivi est Agrégé de droit public, Université de Lomé. En 2017, il avait défendu aux côtés d’autres enseignants de droit notamment Dodzi Kokoroko (actuel ministre des enseignements primaire et secondaire), les modifications apportées à la constitution de 1992 alors que la rue réclamait le rétablissement des textes modifiés. Au lendemain de la promulgation de la nouvelle constitution de la 5è république, il a de nouveau défendu la nouvelle loi du pays.

La nomination de ces membres de l'opposition dans le gouvernement transitoire alimente des débats passionnés dans l'opinion publique dans un contexte où la nouvelle constitution est rejetée par plusieurs opposants et acteurs de la société civile.

Esaïe Edoh 

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Le Togo a procédé en fin de semaine dernière à Lomé, au lancement de son Système National d'Information Energétique du Togo (SIE-Togo). Une démarche qui entre dans la phase opérationnelle de la politique de développement du secteur de l'énergie en Afrique de l'Ouest, portée par la Direction de l'Énergie et des Mines du Département des Infrastructures, de l'Énergie et de la Digestion de la Commission de la CEDEAO.

Il s’agit d’une plateforme numérique conçue pour faciliter le partage des données et des informations, réduire les erreurs de saisie, raccourcir les temps de traitement et dématérialiser la collecte de données énergétiques. En dématérialisant la collecte des données, ce système vise à éliminer les pertes d'informations, tout en améliorant leur qualité, ce qui est essentiel pour un suivi rigoureux des politiques énergétiques du Togo.

« Le Togo est fier de se positionner à l’avant-garde de cette innovation. Cette initiative vise à mieux comprendre les dynamiques du secteur énergétique, identifier les opportunités, et mettre en œuvre des politiques énergétiques innovantes et durables, tant au niveau national que régional », avait déclaré Mila Aziablé, ministre déléguée auprès du Président de la République.

Cette mise en place du SIE-Togo devrait répondre aux défis auxquels le secteur énergétique est confronté dans le pays notamment la planification et le développement de politiques énergétiques en vue d’assurer une couverture universelle en électricité à l’horizon 2030.  Ce système devrait propulser la mise en œuvre des projets et programmes de fourniture d’énergie électrique à la population togolaise.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, Essowè Georges Barcola remplace Sani Yaya à la tête du ministère de l'Économie et des Finances, dans le cadre du nouveau gouvernement annoncé hier, mardi 20 août 2024. Le nouveau patron des finances, ancien directeur général de la Loterie Nationale Togolaise (LONATO) et commissaire de la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), où il était chargé du Département des Services Administratifs et Financiers, hérite de ce portefeuille central.

Barcola aura pour mission de poursuivre les réformes économiques engagées et de maintenir le cap de la croissance dans un contexte encore marqué par les chocs de la Covid-19. 

Fin de huit ans de services pour Sani Yaya

De son côté, le ministre sortant, Sani Yaya, ne chôme pas, puisqu'il hérite désormais du portefeuille des Infrastructures et des Transports publics, après avoir géré l'Économie et les Finances pendant huit ans, depuis sa nomination en 2016.

Ancien cadre de la BCEAO et d’Ecobank, Sani Yaya aura effectué un passage au ministère de l'Économie et des Finances, marqué par des initiatives comme la création de l’Office Togolais des Recettes (OTR), fusionnant les services des douanes et des impôts pour une meilleure efficacité fiscale. Il a également mené à la signature de deux programmes de Facilité Élargie de Crédit (FEC) avec le Fonds Monétaire International (FMI), le deuxième étant en cours de déploiement.

Ayi Renaud Dossavi

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Nominations au gouvernement - Présidence de la République Togolaise 

Au Togo, le nouveau gouvernement, avec à sa tête Victoire Sidémého Tomegah-Dogbé, Premier ministre, a été officiellement annoncé ce mardi 20 août.

Le Premier ministre dirige ainsi une équipe gouvernementale composée de 35 membres, marquée par quelques reconductions, des changements de profil et de dénomination ; des sorties ; et des entrées.

Ainsi, aux côtés de la Première ministre, le Général Damehane Yark a été nommé Ministre d'État, en charge des Ressources halieutiques, animales et de la Réglementation de la transhumance.

On compte ensuite 27 ministres, 4 ministres délégués et 2 ministres à la Présidence de la République, à savoir Pascal Akousoulélou Bodjona et Kokou Edem Tengué (anciennement ministre en charge de l’économie maritime).

Economie numérique, Affaires étrangères...

Parmi les reconductions à des portefeuilles stratégiques : Cina Lawson est confirmée au ministère de l'Économie numérique et de la Transformation digitale, tandis que Prof Robert Dussey reste en charge des Affaires étrangères et des Togolais de l’Extérieur. Prof Komla Dodzi Kokoroko est maintenu à son poste de Ministre des enseignements primaire et secondaire.

Manuela Santos, chargée de la Promotion des investissements, hérite désormais d’un portefeuille supplémentaire, celui de l’Industrie. Dans la foulée, Rose Kayi Mivedor-Sambiani conserve les portefeuilles du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale.

Sani Yaya quitte l'Economie et les finances

De manière notable, Sani Yaya qui occupait le poste de ministre de l'économie et des finances depuis août 2016, passe désormais au ministère des travaux publics et des infrastructures.

Autre changement notable, Kanka-Malik Natchaba fait son retour au sein de l’exécutif en tant que Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Mazamesso Assih, de l’inclusion financière, hérite en sus du portefeuille du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

Yawa Tségan, est désormais Ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière.

Des ministères rattachés à la Présidence...

S’agissant des ministères de la planification du développement et des armées, ils sont rattachés à la Présidence de la République. Le ministère des transports terrestres, aériens et ferroviaires est rattaché à la Primature.

Au secteur du tourisme, il sera consacré un “haut-commissariat”, selon l’annonce officielle. 

Pour rappel, le précédent gouvernement avait présenté sa démission le 21 mai dernier, dans le sillage des élections législatives, et du changement de constitution.

Composition complète du nouveau gouvernement :  

Premier ministre, chef du gouvernement   : Victoire Tomegah-Dogbé.

Ministre d’État, ministre des ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance   : Général Damehame Yark.

Ministres :  

  1.    Ministre de la réforme des services publics, du travail et du dialogue social   : Gilbert Bawara.
  2.    Ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale   : Cina Lawson.
  3.    Ministre de l’environnement et des ressources forestières   : Katari Foli-Bazi.
  4.    Ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de la réforme foncière   : Yawa Tségan.
  5.    Ministre de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise et du développement rural   : Antoine Lekpa-Gbegbeni.
  6.    Ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale   : Rose Kayi Mivedor-Sambiani.
  7.    Ministre des travaux publics et des infrastructures   : Sani Yaya.
  8.    Ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur   : Prof. Robert Dussey.
  9.    Ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière   : Colonel Hodabalo Awaté.
  10.    Ministre de la communication, des médias, de la culture, porte-parole du gouvernement   : Yawa Kouigan.
  11.    Ministre des enseignements primaires et secondaires   : Prof. Komla Dodzi Kokoroko.
  12.    Ministre du développement à la base, de l’inclusion financière, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes   : Mazamesso Assih.
  13.    Ministre du désenclavement et des pistes rurales   : Bouraïma Kanfitine Tchéde-Issa.
  14.    Ministre de la sécurité et de la protection civile   : Colonel Calixte Madjoulba.
  15.    Ministre de l’industrie et de la promotion des investissements   : Manuela Modukpè Santos.
  16.    Ministre de l’accès aux soins et de la couverture sanitaire   : Jean-Marie Tessi.
  17.    Ministre de la justice et de la législation, garde des Sceaux   : Mipam Nam-Tougli.
  18.    Ministre de l’eau et de l’assainissement   : Mila Aziablé.
  19.    Ministre des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République   : Me Pacôme Adjourouvi.
  20.    Ministre des sports et des loisirs   : Lidi Bessi-Kama.
  21.    Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche   : Kanka-Malik Natchaba.
  22.    Ministre de l’économie et des finances   : Essowè Georges Barcola.
  23.    Ministre de la santé et de l’hygiène publique   : Prof. Tchin Darré.
  24.    Ministre des mines et des ressources énergétiques   : Robert Koffi Messan Eklo.
  25.    Ministre de l’aménagement et du développement des territoires   : Koami Gomado.
  26.    Ministre de l’économie maritime et de la protection côtière   : Richard Kangbeni.
  27.    Ministre de l’action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme   : Prof. Akossiwa Zinsou-Klassou.
  28.    Ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, et de l’apprentissage   : Isaac Tchiakpe.

Ministres délégués :  

  1.    Ministre délégué auprès du ministre des mines et des ressources énergétiques   : Mawussi Kakati.
  2.    Ministre délégué auprès du ministre de la sécurité et de la protection civile   : Mohamed Ouro-Sama.
  3.    Ministre délégué auprès du ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale   : Prof. Kossivi Hounake.
  4.    Ministre délégué auprès du ministre du développement à la base   : Abdoul Fad Fofana.

Ministres à la Présidence de la République :  

  1.  Pascal Bodjona.
  2.  Kokou Edem Tengue.

Ayi Renaud Dossavi

En réponse aux nouvelles directives de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) exigeant un capital minimum de 20 milliards F CFA et accompagnées d’un moratoire de 3 ans, la Bank of Africa (BOA) se prépare à se mettre aux normes. Le groupe bancaire vient d'annoncer une opération imminente d'augmentation de capital pour ses filiales cotées à la BRVM, mais également pour sa filiale togolaise, BOA Togo, qu'il détient à travers BOA West Africa à 94,46 %, depuis 2017. Cette année-là, le capital était déjà passé de 10 milliards de F CFA à 15,5 milliards F CFA. 

Le reste est détenu par un pool d’investisseurs privés, comprenant l'homme d'affaires burkinabé, président du Conseil d'administration, Lassiné Diawara (5 %), Abdoulaye Seydi (0,47 %), Paul Derreumaux (0,04 %), président de la BOA de sa création jusqu’en 2011 et d'autres petits actionnaires, dont l'ancien PCA Paulin Laurent Cossi. Cette démarche intervient à un moment où la solidité financière des banques est plus que jamais au cœur des préoccupations économiques régionales.

Selon le mécanisme décrit dans son communiqué, l'opération se fera par l'émission de nouvelles actions gratuites, un mécanisme fréquemment utilisé par les entreprises cherchant à renforcer leur capital sans diluer la valeur des actions existantes. Pour les actionnaires existants, cela signifie qu'ils recevront des actions supplémentaires proportionnellement à leurs parts actuelles, sans devoir investir de capital supplémentaire.

De plus, le groupe indique que ces nouvelles actions sont émises par incorporation de réserves, c'est-à-dire que les filiales convertiront une partie de leurs réserves accumulées en capital. Ce processus est essentiel pour renforcer le bilan de la banque sans affecter sa liquidité. Les actions émises porteront jouissance à partir du 1er janvier 2024, ce qui signifie que les nouveaux actionnaires auront droit aux dividendes et autres droits à partir de cette date.

Cependant, dans le cas de la filiale togolaise, la stratégie d'augmentation de capital par incorporation des réserves soulève des interrogations. Avec un historique de pertes accumulées ayant entraîné un report à nouveau négatif de plus de 1,5 milliard F CFA en 2022, et des réserves quasi inexistantes selon les rapports financiers examinés par les équipes de Togo First (tous les rapports disponibles de 2015 à 2022), l'équation semble plus que complexe. La stratégie soulève des interrogations quant à sa faisabilité étant donné l'absence de réserves suffisantes pour soutenir une telle opération.

La banque n’a toujours pas communiqué sur son résultat net de l’année 2023, et même si son PNB a encore connu une progression remarquable, il faudrait au moins un bénéfice non distribuable de plus de 4,5 milliards F CFA pour réaliser l’opération.

Cependant, l'augmentation de capital de BOA-Togo intervient à un moment où la banque montre des signes forts de croissance et de résilience. Entre 2015 et 2023, la banque a affiché une progression notable de ses indicateurs financiers, comme en témoigne l'évolution de son Produit Net Bancaire (PNB). Passant de 2,7 milliards F CFA en 2015, sa première année d'activités, à 12,8 milliards l'année dernière, la banque a réalisé une croissance régulière à deux chiffres chaque année, signe d'une expansion solide de ses activités. Le total du bilan de 217,5 milliards de F CFA est nettement supérieur aux 196 milliards de F CFA de 2022. Sous la direction de Youssef Ibrahimi, arrivé en 2021, la banque a amorcé un redressement de ses profits. Après avoir franchi la barre des 2 milliards F CFA en 2021, le 8e actif du secteur a continué sur sa lancée avec un bénéfice atteignant 2 420 millions de F CFA en 2022.

Pour BOA-Togo, cette augmentation de capital n'est pas seulement une réponse à une exigence réglementaire. Elle est aussi le reflet d'une ambition plus large : celle de consolider ses acquis et de se positionner comme un acteur majeur du secteur bancaire togolais, alors qu'elle a lancé l'année dernière d'importants programmes de financement des PME avec une enveloppe disponible de plusieurs centaines de milliards de FCFA.

Cette opération de BOA-Togo lance ainsi la saison des augmentations de capital pour d'autres institutions financières togolaises - plus de la moitié - qui doivent se mettre en conformité avec les nouvelles normes de la Banque Centrale.

Fiacre E. Kakpo

Le nouveau Président élu de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) le vendredi 16 août dernier, José Kwassi Syménouh a pris officiellement fonction ce mardi 20 août 2024. C’était lors d’une cérémonie de passation de charge entre lui et la présidente de la délégation spéciale consulaire de la CCI-Togo, Nathalie Bitho.

Cette passation ouvre la voie à la mise en œuvre du programme du nouveau bureau en faveur du secteur privé togolais au cours des quatre prochaines années. 

L’étape de la passation de charge sera suivie dans les prochains jours de la signature d’un contrat de performance entre le dirigeant de l’institution et le ministère du commerce. Ce contrat détermine les objectifs clairs que devrait atteindre le nouveau bureau, conformément aux missions de la CCI-Togo et aux objectifs de développement du gouvernement en matière de commerce, d’industrie et des services.

Dans dynamique de répondre aux attentes des opérateurs économiques et des autorités togolaises, la nouvelle équipe dirigeante opte pour un travail collaboratif avec toute l'Assemblée consulaire. « Loin d’être une déclaration d’euphorie à la suite d’une élection âprement disputée, ma main tendue à nos compétiteurs est sincère. Le chantier est immense pour n’être que l’affaire du bureau », a lancé le n° 1 de la CCI-Togo.

Fondateur de la compagnie La protectrice Assurance, José Syménouh connaît le secteur privé togolais, pour avoir déjà dirigé l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), mise sur la collaboration avec tous les acteurs.

Esaïe Edoh

Pour la campagne agricole 2024-2025, la météo togolaise annonce des prévisions de fortes pluies sur l’ensemble du territoire. Selon les données partagées ce mardi 20 août 2024 lors d’une conférence de presse, les mois de septembre, octobre et novembre seront marqués par des précipitations abondantes, particulièrement dans les régions des Plateaux et de la Maritime.

Selon l'Agence nationale de la météorologie (ANAMET), si ces conditions météorologiques sont favorables aux semis, elles comportent néanmoins des risques, notamment d'inondations dans les bassins versants du lac Togo, du Mono et de l'Ouémé. À cet égard, la Météo conseille aux producteurs d’anticiper les préparations des sols et de semer dès les premières pluies. Il est également recommandé d’utiliser des variétés de cultures à cycle court et résilientes pour minimiser les pertes.

Précédemment, la grande saison des pluies avait été marquée par une pluviométrie normale à excédentaire. Si ces conditions sont propices aux semis, elles ne sont pas sans présenter des défis d'inondations, notamment dans le Grand Lomé.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le ministère du Commerce veut s’assurer de la disponibilité des fournitures scolaires et de la stabilité des prix sur l'ensemble du territoire, à l’approche de la rentrée scolaire 2024-2025. La semaine dernière (le jeudi 8 août 2024), l’autorité de tutelle, la ministre du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation locale, Madame Kayi Mivedor-Sambiani, a ainsi tenu une réunion de travail avec les principaux importateurs et distributeurs de fournitures scolaires, notamment SOTIMEX, TECHNO CLASS A, CENPATO, Papeterie centrale de Lomé, et SPCG PRO BURO.

Lors des échanges, la ministre a souligné l'importance d'une collaboration étroite entre le gouvernement et les acteurs du secteur pour garantir que les fournitures soient disponibles à des prix raisonnables pour les parents et les élèves.

La ministre de tutelle a invité les acteurs « à nous accompagner davantage dans cette lutte collective contre la spéculation et la surenchère des prix sur le marché afin de faciliter aux parents l’approvisionnement en fournitures scolaires ».

Dans la même veine, il leur a été rappelé de respecter les directives gouvernementales, notamment l'impression des symboles de la République sur les couvertures des cahiers. De leur côté, les importateurs ont réaffirmé leur engagement à accompagner le gouvernement en approvisionnant le marché avec des articles scolaires de qualité à des prix compétitifs.

Pour renforcer cette initiative, le dispositif de surveillance du marché, déjà en place, sera intensifié, indique-t-on.

Ayi Renaud Dossavi

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