Togo First

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L’Office Togolais des Recettes (OTR) a officiellement lancé, mardi 27 août 2024 à Lomé, une nouvelle application mobile destinée à lutter contre les contrefaçons et à renforcer la sécurité des consommateurs. Baptisée Appli SAM, pour Solution Automatisée de Marquage, cette application permet aux utilisateurs de vérifier la légitimité et la qualité des produits qu'ils achètent, notamment les tabacs, boissons alcoolisées, non alcoolisées, et eaux minérales.

Téléchargeable sur Play Store, SAM offre aux consommateurs la possibilité de scanner les produits à l’aide de leur smartphone Android. L’application analyse ensuite les informations marquées sur le produit et indique instantanément s’il est authentique ou contrefait. En cas de résultat négatif, les utilisateurs ont également la possibilité de signaler le produit aux autorités compétentes.

La mise en ligne de l’application SAM s’inscrit dans le cadre du déploiement du plan stratégique 2018-2022 de l’Office Togolais des Recettes (OTR) et fait suite à l’introduction, en septembre 2020, de la Solution Automatisée de Marquage des produits.

Lors du lancement, Rose Kayi Mivedor, ministre du Commerce, a souligné que ce projet incarnait l’engagement du gouvernement à garantir la sécurité et la traçabilité des produits de consommation au Togo. « SAM n'est pas simplement un outil technologique. Il est également la traduction concrète de l'engagement du gouvernement à garantir à chaque Togolais la sécurité, l'authenticité et la traçabilité des produits qu'ils consomment », a indiqué la ministre.

« Lorsque certains se permettent d'importer des produits qui n'ont pas obtenu l'autorisation préalable, cela signifie que la santé de la population va en pâtir et que l'économie aussi subira un coût important », a ajouté Adoyi Essowavana, président de la commission de suivi du projet.

Ce programme a été réalisé avec l’appui de la société suisse SICPA, experte en la matière. Pour cette dernière, il s’agit non seulement de protéger les consommateurs, mais également de réduire les coûts économiques liés aux contrefaçons.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le programme "NanaTech Immersion," destiné à renforcer la compétitivité des femmes entrepreneures à travers l'intégration des outils numériques, a démarré dans la région Centrale, lundi 26 août dernier, dans la ville de Sokodé. Ceci, après les étapes du Grand Lomé, ainsi que des régions de la Kara et des Plateaux.

L’initiative gouvernementale, portée par le ministère de l'Économie numérique et de la transformation digitale, vise à promouvoir l'autonomisation des femmes togolaises dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (TIC).

Vingt femmes commerçantes et entrepreneures de la région bénéficient ainsi de formations spécialisées qui les aideront à intégrer des outils numériques dans la gestion de leurs activités. L'objectif est de leur permettre de développer leurs entreprises, d'augmenter leurs revenus et de participer activement à la croissance économique du pays. Les participantes recevront un accompagnement personnalisé et seront certifiées à l'issue de la formation.

Notons que "NanaTech Immersion" est l’une des cinq composantes du programme plus large "NanaTech," qui tire son nom et son inspiration de l'héritage des célèbres commerçantes togolaises, les "Nana Benz." L’initiative a déjà formé 90 femmes depuis son lancement en juin dans le Grand Lomé et les régions de la Kara et des Plateaux-Est.

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Au Togo, la Fédération nationale des coopératives productrices de soja (FNCPS-Togo) qui rassemble quelque 150 groupements producteurs, a une nouvelle présidente. Daloli Mimbouab a été élue à la tête du Conseil d'administration (CA) lors d'une assemblée générale qui s’est tenue le lundi 26 août dernier à Sokodé. En remplaçant Kadzakadè Komlan, ancien président, la nouvelle représentante dirigera un bureau de neuf membres pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois.

Sous la précédente présidence, la production de soja a connu une croissance notable, passant d’environ 40 000 tonnes en 2018 à près de 300 000 tonnes aujourd'hui.

Mme Mimbouab, citée par l’Agence togolaise de presse (ATOP), a exprimé sa gratitude envers ses pairs pour la confiance placée en elle. Elle s'est engagée à être à l'écoute des préoccupations des producteurs et à poursuivre les efforts pour renforcer la filière. Le nouveau bureau sera soutenu dans sa mission par un conseil de surveillance dirigé par M. Tibé Bassinani.

La rencontre s'est conclue par la signature d'une convention entre la FNCPS-Togo et l'Association togolaise des transformateurs de soja (ATTS), à l’effet de garantir la mise à disposition du soja graine aux unités de transformation. Ce partenariat devrait permettre en outre de maximiser le potentiel de développement de l'agro-industrie au Togo.

Créée le 28 mars 2018 à Kpalimé, la FNCPS-Togo promeut la production et la commercialisation du soja, de concert avec des acteurs majeurs comme le Conseil interprofessionnel de la filière soja du Togo (CIFS-Togo). L’organisation travaille notamment à faciliter aux membres l’accès aux intrants, aux crédits et à d’autres ressources productives ; à former les membres sur les bonnes pratiques de production et à promouvoir la vente groupée des produits des membres.

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mardi, 27 août 2024 13:48

Saad Mohamed OURO-SAMA

Né le 4 juillet 1968 à Sokodé (Région Centrale), Mohamed Ouro-Sama est l’actuel ministre délégué auprès du ministre de la sécurité et de la protection civile.

Diplomate et doyen des ambassadeurs du Togo, il occupait avant sa nomination, le poste d’Ambassadeur au Koweït depuis 2016, avec compétence sur les autres pays du Golfe. Il avait notamment pour mission de renforcer les relations politiques et économiques entre le Togo et les pays du Golfe.

Au plan politique, il est membre actif du parti au pouvoir UNIR (Union pour la république). Aux élections législatives du 29 avril 2024, il a été élu député de la circonscription de Tchaoudjo (Sokodé).

mardi, 27 août 2024 13:44

Richard Gbalgueboa KANGBENI

Né le 28 mai 1959 à Dapaong, Richard Kangbeni est depuis le 20 août 2024, le ministre de l’économie maritime et de la protection côtière.

Gestionnaire comptable de profession, cet homme politique affilié à l’Union pour la République (UNIR) a été élu député de la circonscription de Tone lors des dernières législatives, puis porté à la 2ème vice-présidence de l’Assemblée nationale.

De son parcours professionnel, on retiendra également son passage au Port autonome de Lomé, ainsi que son implication au sein du bureau exécutif de l’équipe de football de la société, l’As Togo Port.

mardi, 27 août 2024 13:41

Paul Mawusi KAKATSI

Nommé en août 2024 au sein du gouvernement de transition vers la Vème République, Mawusi Kakatsi a exercé les fonctions de ministre délégué auprès du ministre des Mines et des Ressources énergétiques, alors que le pays table sur une couverture universelle en énergie à l’horizon 2030. Il quitte l’exécutif à la faveur de la formation du premier gouvernement de la Cinquième République, rendue publique le 8 octobre 2025.

Ingénieur électromécanicien de formation, diplômé de l’École supérieure interafricaine de l’électricité (ESIE) de Bingerville en Côte d’Ivoire, Il est reconnu pour son engagement en faveur d’un accès équitable à l’énergie.

Avant son passage au gouvernement, il a marqué son parcours à la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), qu’il a dirigée pendant plusieurs années, d’abord en tant que Directeur général, puis comme intérimaire. Avec Mawusi Kakatsi à la manœuvre, la CEET a connu une dynamique de modernisation ; en témoigne la mise en œuvre du projet d’extension du réseau de distribution électrique dans les cinq régions du pays, un programme phare lancé par le gouvernement en 2011.

Environ 4 ans après le lancement de sa feuille de route gouvernementale 2025 (FDR), le Togo revendique des progrès notables dans sa mise en œuvre. Certaines des réalisations au titre de ce référentiel quinquennal de développement ont été présentées le vendredi 23 août dernier par la Cheffe de gouvernement victoire Dogbé à l’Assemblée nationale.

D’après la cheffe du gouvernement, la mise en œuvre a été confrontée à des défis majeurs, notamment la pandémie de COVID-19, les effets du changement climatique, le conflit russo-ukrainien et une situation sécuritaire volatile dans la sous-région ouest-africaine. « Malgré ces obstacles, l'économie togolaise a affiché une robustesse remarquable », soutient l’officielle.

1 COVID

En effet, la croissance économique du pays est passée de 2% en 2020 à 6,4% en 2023, avec une projection de 6,6% pour 2024. « Cette performance a été soutenue par une augmentation substantielle des investissements publics, qui ont atteint 559,3 milliards de FCFA en 2024 contre 394,2 milliards de FCFA en 2020 ».

Santé et éducation

Dans le secteur de la santé, le gouvernement met en avant la construction et/ou rénovation de près de 200 structures sanitaires, incluant l'hôpital de référence Dogta Lafiè et onze centres de traitement épidémique. Plus de 1 200 professionnels de santé ont été recrutés pour améliorer la qualité des soins.

Il est à noter aussi la poursuite des programmes sociaux tels que "School Assur" et le lancement de "Wezou" qui ont respectivement bénéficié à 900 000 élèves et 575 000 femmes enceintes. Par ailleurs, l'assurance maladie universelle, instaurée en octobre 2021, couvre désormais le secteur privé formel depuis janvier 2024.

En matière d'éducation, les réalisations sont entre autres, le taux d'achèvement au primaire qui a atteint 94,6% en 2024, contre 87% en 2020. Plus de 11 300 enseignants ont été recrutés et formés, et plus de 4 600 salles de classe construites ou réhabilitées. La gratuité des frais d'inscription aux examens scolaires et l'exonération des frais d'écolage au secondaire ont également été instaurées pour favoriser l'accès à l'éducation.

Modernisation de l'agriculture et développement industriel

D’après la cheffe du gouvernement, le secteur agricole a connu une croissance notable, avec une augmentation de 15% de la production céréalière entre 2020 et 2023. « Ces résultats sont le fruit de l'aménagement de 35 000 hectares de terres agricoles, de la distribution d'intrants subventionnés et de l'introduction de la mécanisation à travers la construction de centres régionaux spécialisés », soutient-elle.

Sur le plan industriel, la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) s'est développée sur 410 hectares, accueillant plus de vingt unités industrielles centrées sur l'agro-industrie et la logistique. Depuis 2020, les investissements dans les entreprises agréées en zone franche et admises au code des investissements ont atteint 346 milliards de FCFA, créant environ 5 500 emplois.

Consolidation du positionnement logistique

Entre 2020 et 2023, le Togo a renforcé son statut de hub logistique avec des améliorations dans les secteurs portuaire et aéroportuaire. Concrètement, l'aéroport de Lomé a enregistré un trafic annuel de 1,35 million de passagers, tandis que le port de Lomé a augmenté son tonnage manutentionné de 25 à 30 millions de tonnes.

1 Infrastructures

Sur la même période, la modernisation des infrastructures routières a également progressé, avec la construction et la réhabilitation de 828 km de routes nationales et de 4 200 km de pistes rurales.

Engagement environnemental

Le Togo a intensifié ses efforts de préservation environnementale en plantant environ 19,5 millions d'arbres et en restaurant plus d'un million d'hectares d'écosystèmes dégradés. L'introduction de véhicules électriques, qui représentent désormais 6% du parc automobile, contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Sécurité et résilience communautaire

Alors que le Togo fait face à la montée des menaces sécuritaires depuis 2021, le pays a adopté une approche globale combinant prévention, protection et lutte contre les vulnérabilités. Ainsi, les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ont été renforcées grâce à une loi de programmation militaire. En plus, le Programme d'urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS), initialement déployé dans la région des Savanes, a été étendu à l'ensemble du territoire national avec un budget prévisionnel de 326 milliards de FCFA.

Ces diverses initiatives qui ont permis ces résultats, seront renforcées par la nouvelle équipe gouvernementale, indique-t-on, afin de satisfaire les besoins nationaux conformément aux ambitions inscrites dans la feuille de route gouvernementale.

Esaïe Edoh 

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La Fondation Sheyi Emmanuel Adébayor (SEA), en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a procédé le week-end dernier, à la remise de kits de démarrage aux agripreneurs de la deuxième promotion du programme d'incubation et d'insertion socioprofessionnelle des jeunes dans l'agrobusiness. C’était au cours d’une cérémonie au siège de la Fondation à Lavié (140 km au nord-ouest de Lomé).

Ces kits, fournis par la Fondation SEA, permettront aux jeunes bénéficiaires, au total 30, de lancer leurs entreprises agricoles et de contribuer à la création d'emplois à travers la mise en œuvre de leurs projets respectifs. Préalablement, ces entrepreneurs agricoles ont suivi une formation intensive de deux mois au siège de la Fondation, où ils ont acquis des compétences en maraîchage, en élevage de volailles et de petits ruminants, ainsi qu'en production et transformation du manioc. 

Ils ont été formés également sur les techniques de gestion d'une entreprise agricole, la rédaction d'un plan d'affaires et le plaidoyer auprès des investisseurs.

L'accompagnement de la Fondation SEA, fondée par l'ex-international togolais Sheyi Emmanuel Adebayor, ne s'arrête pas à la formation et à la remise des kits. En effet, une équipe de la Fondation, en collaboration avec ses partenaires, effectuera régulièrement des visites de suivi sur le terrain. Ces missions visent à évaluer l'impact des interventions, à suivre l'évolution des activités des bénéficiaires, et à identifier les besoins et les perspectives pour assurer la pérennité des projets.

Cette initiative s'inscrit dans la vision plus large de la Fondation SEA de faire de l'entrepreneuriat agricole un moteur clé pour la création massive d'emplois pour les jeunes au Togo.

Esaïe Edoh

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La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) poursuit ses initiatives pour réduire la corruption, notamment dans le secteur de la commande publique au Togo. L’institution a lancé, conjointement avec l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), des ateliers régionaux de renforcement des capacités des responsables des organes de gestion de la commande publique.

L'initiative a été inaugurée lundi 26 août 2024 à Lomé, dans le cadre d'un atelier de deux jours sous le thème : « Rôle et responsabilités des membres des organes de gestion de la commande publique en matière de prévention et de lutte contre la corruption dans la commande publique ». Il s’agit de sensibiliser les responsables aux textes juridiques en vigueur, afin de prévenir et de lutter efficacement contre la corruption.

Selon le président de HAPLUCIA, Kimelabalou Agba, la persistance de la corruption dans ce secteur s'explique en grande partie par une méconnaissance des règles et des procédures. Ce dernier indique ainsi que, « malgré les efforts consentis par les différents États, les pratiques de corruption persistent dans tous les secteurs. Cette situation peut s’expliquer par la méconnaissance des textes. ». C’est pourquoi, « la lutte contre la corruption dans la commande publique nécessite une action à plusieurs niveaux. Quelques-uns des acteurs les plus exposés aux risques de corruption sont les agents chargés de la gestion des marchés publics ».

À l’ouverture des travaux, le responsable a rappelé l'importance pour les agents publics de respecter scrupuleusement les principes d'intégrité et de moralité, en s'abstenant de toute activité susceptible de compromettre leur impartialité, comme le trafic d'influence ou l'acceptation de cadeaux.

Au Togo, le programme national Wezou, destiné à accompagner les femmes enceintes et les nouveau-nés, revendique avoir impacté 575.000 femmes en trois ans. Les résultats ont été récemment partagés au public par le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé, lors de son discours à l'Assemblée nationale.

Ce chiffre représente quasiment le double des précédentes statistiques qui faisaient état de 290.000 femmes bénéficiaires, et traduit l'impact significatif de ce programme sur la santé maternelle et infantile.

Lancé en 2021 pour matérialiser un engagement du chef de l'État, Wezou prend en charge une partie des frais médicaux pour toutes les femmes enceintes, sans distinction, dans les centres de santé publics et les structures accréditées.

À ce jour, plusieurs milliards de FCFA ont été investis dans cette initiative. L’exécutif entend non seulement maintenir cette dynamique, mais aussi l'étendre. Parmi les projets phares liés à cette initiative, la construction de cinq hôpitaux mère-enfant, également évoquée par la cheffe du gouvernement togolais, est en cours et devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année.

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