Au Togo, le délai pour les formalités d'enregistrement des opérateurs économiques aux fins de la commercialisation du café et du cacao au titre de la campagne 2024-2025 a été prolongé. Initialement fixé au 30 août 2024, ce délai est désormais repoussé au lundi 16 septembre 2024 par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC).

Cette prorogation, annoncée par un communiqué en date du lundi 2 septembre, offre une opportunité supplémentaire aux acteurs du secteur de se conformer aux exigences d'enregistrement. Le CCFCC invite également les opérateurs ayant soumis des dossiers incomplets à régulariser leur situation avant la nouvelle échéance.
La liste des exportateurs agréés pour la campagne 2024-2025 sera publiée à l’issue de cette période. Ces démarches se préparent dans un contexte d'exportations en hausse pour le café et le cacao. En effet, lors de la campagne de commercialisation 2022-2023, les exportations ont atteint 3 500 tonnes pour le café et 9 000 tonnes pour le cacao, en hausse de 9 % et 63 % respectivement, selon le CCFCC.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le premier trimestre 2024 est marqué par une augmentation notable des recettes budgétaires au profit du Trésor public. Selon les données récentes du ministère de l'Économie et des Finances, les recettes fiscales, qui sont constituées des impôts et taxes, une part importante des revenus du pays, ont atteint près de 244 milliards FCFA au premier trimestre 2024, soit près du quart (23,40%) des prévisions annuelles.
Ce montant est en hausse de près de 10,93% par rapport à mars 2023, où il s'élevait à 220 milliards FCFA. Ces chiffres marquent la dynamique de renforcement du recouvrement fiscal dans le pays, portée par l’Office togolais des recettes (OTR), contribuant ainsi aux réalisations budgétaires prévues par l'exécutif.
Ainsi, le taux de réalisation des ressources du budget général a atteint 24,21%, représentant 526,45 milliards FCFA sur une prévision annuelle de 2 174,93 milliards FCFA. Cette performance marque une hausse de 45,41% par rapport à la même période en 2023.
En parallèle, les recettes non fiscales ont également connu une croissance encore plus importante, bien que plus modestes en valeur. Elles ont ainsi atteint 12,38 milliards FCFA, en hausse notable de 152,65% par rapport au premier trimestre.
Cependant, côté dons, le pays a seulement mobilisé 16,63 milliards FCFA en ce qui concerne les dons projets, représentant 10,26% des prévisions annuelles. Sur la même période, le pays d’Afrique de l’Ouest n’a enregistré aucune entrée de fonds provenant d’un programme ou appui budgétaire.
Ayi Renaud Dossavi
Le Port de Lomé a enregistré une légère augmentation de son trafic total au premier trimestre 2024 par rapport à la même période, l'année précédente. D'après les données publiées par la Direction générale du budget et des finances (DGBF), le volume global du trafic de la plateforme portuaire s'élève à 7 millions de tonnes.
Comparé au volume du trafic enregistré entre janvier et mars 2023, il s’agit d’une hausse de 1 %. Pendant cette période, les marchandises embarquées et débarquées sur la plateforme ont également augmenté de 7 %, tandis qu'une légère baisse de 2,6 % du volume des transbordements a été notée.
Cette progression du trafic, bien que légère, est le résultat des réformes continues mises en place au sein de la plateforme, notamment en matière de transparence, de modernisation et de simplification des procédures administratives douanières.
Cette hausse en glissement annuel, renforce le statut du Port de Lomé en tant que leader logistique sous-régional et l'un des meilleurs ports du continent, figurant pour la quatrième année consécutive dans le classement des 100 meilleurs ports à conteneurs du monde.
Esaïe Edoh
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Le Togo, après avoir réalisé 97 % de son objectif annuel sur le marché financier régional coordonné par Umoa-Titres, lance une nouvelle opération de mobilisation de ressources. Le Trésor public du pays prévoit de lever 30 milliards FCFA à travers une émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui se clôturera le vendredi 6 septembre prochain.
Le nominal est fixé à 10 000 FCFA, sur une maturité de 91 jours. Les titres publics émis par le pays ouest africain sont assortis d’un taux d'intérêt multiple. Le Togo a déjà mobilisé sur le marché financier régional, un total d'emprunts de 593 milliards FCFA sur un objectif annuel fixé à 607 milliards FCFA.
Les nouvelles ressources collectées serviront à financer le budget du pays, exercice 2024.
Esaïe Edoh
Le Togo est devenu officiellement le 50è membre de la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) le lundi 2 septembre 2024. Cette institution basée à Jeddah en Arabie Saoudite, ouvre de nouvelles perspectives pour l'attraction des investissements, une priorité pour le Togo depuis plusieurs années.
Avec cette adhésion, les opérateurs économiques togolais pourront accéder à des crédits à l’exportation pour les marchandises produites sur le territoire national, ce qui devrait stimuler le développement socio-économique du pays.
Officialisant l’adhésion du pays côtier à cette organisation, le principal responsable, Khalid Khalafalla, a exprimé sa détermination à soutenir les ambitions économiques du Togo.
“Nous sommes déterminés à soutenir les ambitions économiques du Togo grâce à nos solutions robustes d’assurance et d’atténuation des risques. Ensemble, nous souhaitons favoriser le développement durable et la résilience économique dans la région”, a-t-il déclaré.
Cette officialisation intervient cinq mois après l’approbation du projet par l’Assemblée nationale togolaise. Selon la ministre du Commerce, Rose Kayi Mivedor, elle constitue une réponse adéquate aux besoins économiques et sociaux du pays, ainsi qu’aux défis de financement du secteur privé.
Fondée en 1994 et opérant selon la loi islamique, la SIACE est un assureur multilatéral qui vise à promouvoir les transactions commerciales parmi ses pays membres et à faciliter la circulation des investissements directs étrangers (IDE).
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Présent à Beijing depuis dimanche dans le cadre du neuvième Forum économique sino-africain (FOCAC 2024), le chef d'État togolais, Faure Gnassingbé, a rencontré hier, lundi 2 septembre 2024, son homologue chinois, Xi Jinping.
La rencontre fut non seulement l’occasion d’évoquer leurs relations mutuelles, mais aussi, et surtout, l’opportunité d’annoncer la décision d’élever leurs relations au rang de partenariat stratégique global, le niveau le plus élevé dans l’échelle des relations diplomatiques chinoises. Ceci marque un approfondissement significatif des liens entre Lomé et Beijing, selon la Présidence togolaise, englobant une coopération élargie dans les domaines politique, économique, sécuritaire et de la coordination internationale.

Au cours de leur entretien, Faure Gnassingbé a exprimé son admiration pour la vision pragmatique et solidaire de la Chine envers l'Afrique, incarnée par le FOCAC. Xi Jinping, quant à lui, a salué les performances économiques du Togo et la stabilité politique maintenue, malgré un contexte sécuritaire régional tendu.
Avec ce « partenariat stratégique global » ouvrant la voie à une collaboration renforcée, le Togo rejoint un groupe restreint de nations africaines — incluant l'Afrique du Sud, l'Égypte, le Nigéria et l'Éthiopie — qui entretiennent des relations aussi étroites avec la Chine.
Le Togo espère renforcer sa coopération avec la Chine dans des domaines tels que les infrastructures, les sciences et technologies, et l'économie numérique.
Ayi Renaud Dossavi
Depuis 2022, le Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV) a investi 1,2 milliard FCFA pour la modernisation des marchés dans neuf localités de la région centrale du Togo. Ces investissements, entièrement financés par le PAPV, visent à renforcer l’économie locale et améliorer les conditions de vie des populations.
Parmi les localités bénéficiaires, on retrouve Kassena, dont le marché, qui avait longtemps souffert d’infrastructures vétustes et d’un manque d’espace, a été déplacé vers un site de cinq hectares et doté d’installations modernes.
L'infrastructure comprend des hangars de type cantonal, des magasins de stockage, un forage photovoltaïque, des blocs de latrines modernes et des boutiques, pour un coût total de 111,7 millions FCFA.
« Ce nouveau marché se distingue de l’ancien par ses installations et ses équipements modernes conçus pour répondre aux besoins actuels des femmes, des commerçants et des usagers », a déclaré Kiliou Kokolou, maire de la commune de Tchaoudjo 2, cité par l'Agence togolaise de presse (ATOP). Le responsable espère que la nouvelle infrastructure va booster l’économie locale et nationale.
Outre Kassena, les marchés de Koussountou, Bago, Séssaro et Pagala-Gare sont déjà opérationnels, tandis que les travaux se poursuivent à Kouloumi, Adjengré, Tchifama et Langabou.
Ces travaux ont été réalisés par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB).
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la forte hausse du service de la dette enregistrée en 2023, qui a atteint 706 milliards FCFA, soit une augmentation de 40% par rapport à l’année précédente, semble se poursuivre au premier trimestre de cette année.

Le service de la dette comprend l'ensemble des paiements que le pays effectue pour honorer les obligations financières liées à ses emprunts, incluant le remboursement du principal (montant initial emprunté) et le paiement des intérêts. Ainsi, pour les trois premiers mois de l’année 2024, ce service a déjà atteint 269,17 milliards de FCFA, dont 232,14 milliards de FCFA (soit 86%) pour la dette intérieure. Ce chiffre représente près de 40% de l’ensemble des dépenses de l’année dernière, indiquant une continuité dans l’effort de gestion de la dette.

Sur la période, les remboursements de principal ont atteint 225,76 milliards FCFA. Déjà en 2023, les remboursements du principal avaient culminé à 553,05 milliards FCFA, en hausse de 45,6% par rapport à 2022 (379,78 milliards de FCFA), ce qui suggère une gestion rigoureuse des finances publiques, même si elle accentue la pression sur le budget de l’État.
Du reste, la dette globale du pays est restée plutôt stable entre la fin de l’année dernière et le premier trimestre 2024, passant de 3707 milliards FCFA à "seulement" 3740 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a officiellement lancé en fin de semaine dernière à Lomé, l'édition 2024 du concours "Startup Innovation Challenge". Les soumissions de projets sont ouvertes jusqu'au 18 septembre prochain, selon les termes de référence consultés par Togo First.
Via cette nouvelle édition, le PNUD va soutenir les startups numériques togolaises en favorisant le développement et la mise en œuvre de solutions technologiques innovantes adaptées aux défis locaux. De fait, l’agence onusienne entend encourager des projets ayant un potentiel significatif d'impact transformateur sur les communautés et les industries.
?Vous êtes une #startup, un innovateur, ou porteur d’une idée révolutionnaire ? ?
— Pnud Togo (@PnudTogo) August 28, 2024
Participez à notre #Challenge d’innovation et faites partie des 10 bénéficiaires d’accompagnement pour votre projet !
Infos & inscriptions : https://t.co/8FSBvbMvpt#Numérique #Entrepreneuriat pic.twitter.com/WXHZsG6QBD
À l'issue du concours, jusqu'à 10 innovateurs seront sélectionnés dans des domaines spécifiques tels que le numérique, les services à la personne, l'agritech, l'intelligence artificielle, la blockchain, ainsi que les services de conservation logistique des produits locaux, avec une attention particulière sur les fruits et légumes périssables. Chaque lauréat recevra un financement pour développer son projet. Aussi, l'agence s'engage à fournir à ces innovateurs, des ressources et des plateformes permettant de tester, prototyper, et affiner leurs idées.
Cette année, ce concours axé sur l'incubation de solutions innovantes répondant aux besoins des communautés locales, est organisé en collaboration avec l'Université de Lomé. Lancée en 2019, cette initiative a déjà permis à plus d'une cinquantaine de startups, majoritairement dirigées par des femmes, de bénéficier du soutien du PNUD au Togo.
Esaïe Edoh
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L'Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE) a accueilli 325 709 passagers au cours du premier trimestre 2024, selon les données récentes publiées par la Direction générale du budget et des finances (DGBF) dans son document intitulé : « Rapport d'exécution du budget de l'État à fin mars exercice 2024 ». Ce chiffre représente une augmentation de 6% par rapport à la même période en 2023, où 305 515 voyageurs avaient été enregistrés.
Cette hausse s'inscrit dans une tendance positive observée depuis 2021, après la chute drastique du trafic en 2020, due à la pandémie de Covid-19. Cette année-là, l'aéroport avait vu son nombre de passagers chuter de près de 49%, passant de 916 000 en 2019 à seulement 460 000.
Le dynamisme du trafic passagers s'inscrit également dans l'objectif du gouvernement togolais de positionner le Togo comme un hub aérien en Afrique de l'Ouest. L'ambition est d'atteindre 1,5 million de passagers d'ici à 2025.
Cette progression est soutenue par l'ouverture de nouvelles lignes aériennes à partir de l'AIGE. Récemment, six nouvelles lignes ont été inaugurées, dont deux par Ethiopian Airlines et quatre par Asky, portant à 41, le nombre total de destinations desservies à travers le monde. En outre, Liz Aviation, initialement dédiée aux liaisons domestiques, a élargi son offre à Ouagadougou, renforçant ainsi la connectivité régionale du Togo.
Le vol direct Lomé-Washington, lancé en juin 2022 par Ethiopian Airlines, continue également de stimuler la croissance du trafic. Utilisant la plateforme aéroportuaire de Lomé comme point de transit vers Addis-Abeba et d'autres destinations, Ethiopian Airlines contribue à renforcer le rôle stratégique de l'aéroport de Lomé sur la scène aérienne internationale.
Esaïe Edoh
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