En marge du 9e Forum sino-africain (FOCAC 2024) qui s’est tenu la semaine dernière, le Togo a signé un protocole d’accord avec Huawei, visant à renforcer la collaboration dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Cette entente, conclue par la ministre togolaise en charge du Commerce et de l’Industrie, devrait appuyer le pays dans ses efforts de développement du numérique.
Il est notamment attendu que ce partenariat stratégique renforce l’infrastructure numérique du Togo et lui offre de nouvelles opportunités économiques. Déjà présent dans plusieurs pays africains, Huawei est leader mondial des infrastructures et des appareils connectés. Le géant a eu l’opportunité de présenter à la délégation togolaise, ses projets d’innovation technologique. Le Chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, a souligné l'alignement entre ces innovations et les ambitions de son pays en matière de développement de l’économie numérique, ainsi que l’objectif de positionner le Togo comme un hub digital de premier plan dans la sous-région, selon la Présidence togolaise.
Notons qu’outre Huawei, le Président togolais a rencontré des investisseurs chinois, dont des représentants de la China Road and Bridge Corporation (CRBC) et ceux du China Africa Business Council (CABC), dans une perspective de développer des partenariats public-privé pour les infrastructures et la logistique au Togo.
La même semaine, le Togo a également conclu un mémorandum d’entente avec Haier, autre géant technologique chinois, pour renforcer leur collaboration dans les secteurs de l’énergie et de la santé.
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Le Togo dépasse désormais son objectif annuel de mobilisation de fonds sur le marché des titres publics de l’Umoa, atteignant 102% avant la fin de l’année. Alors que le pays visait 607 milliards FCFA pour financer son budget, il cumule 621,4 milliards FCFA à la clôture d’une nouvelle sortie sur le marché financier régional le vendredi 6 septembre dernier.
A la faveur de cette opération, le Trésor public du Togo a levé 28,3 milliards FCFA, alors qu’il visait 30 milliards FCFA. Selon le rapport de l’opération, 18 investisseurs ont proposé 30,3 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture de 101,31%.
Les fonds mobilisés proviennent des BAT d’une maturité de 91 jours, assortis de taux d’intérêt multiples. Ces ressources permettront au Togo de poursuivre le financement de son budget pour l’exercice 2024, lequel s’équilibre en recettes et en dépenses à hauteur de 2179 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Le Togo a officiellement rejoint la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB). L’adhésion actée le 4 septembre 2024, a été marquée par une cérémonie de signature des documents et de levée du drapeau togolais, présidée par le Président Faure Gnassingbé, en présence du PDG de la Banque, HU Kun, en marge du neuvième Forum économique sino-africain (FOCAC 2024) en Chine.
Avec cette adhésion, le Togo pourra désormais accéder à des financements pour des projets d’infrastructures majeurs, destinés à soutenir le développement durable. Les secteurs concernés sont notamment la santé, l’éducation, l’énergie, le digital, le transport et l’eau.
Le Togo devient membre à part entière de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) September 7, 2024
L’adhésion du Togo à la Banque asiatique d’investissement des infrastructures (AIIB) a été rendue publique au cours d’une rencontre ce 4 septembre 2024. La cérémonie officielle… pic.twitter.com/FRk1DKxzhT
En effet, l’AIIB, créée en octobre 2015 et opérationnelle depuis 2016, a pour mission de financer des projets d’infrastructures durables, non seulement en Asie, mais aussi dans d’autres régions du monde. Elle vise à promouvoir le développement économique et à améliorer la connectivité régionale, tout en intégrant l’équité de genre et la protection de l’environnement.
Actuellement, la banque compte 119 pays membres à travers le monde et intervient dans des secteurs comme le transport, l’énergie, l’eau, l’assainissement, ainsi que la connectivité numérique. Elle dispose d’une enveloppe de 54 milliards de dollars pour financer ces infrastructures.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’usage des téléphones portables sera formellement interdit aux élèves des établissements scolaires publics et privés dès la rentrée prochaine, fixée au 16 septembre. Une décision a été prise à cet effet à travers une note interministérielle publiée le jeudi 5 septembre 2024, signée par Dodzi Kokoroko, ministre des enseignements primaire et secondaire, et Isaac Tsiakpé, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.
Cette nouvelle disposition prévoit des sanctions à l’encontre des contrevenants. Concrètement, tout élève surpris en train de manipuler volontairement un téléphone dans l’enceinte d’un établissement scolaire, que ce soit de manière bruyante ou silencieuse, se verra confisquer l’appareil sans possibilité de restitution.
Cependant, des exceptions à cette règle sont prévues. L’usage du téléphone portable est toléré dans des situations d’urgence nécessitant l’alerte des secours ou de personnes pouvant fournir une assistance.
Aussi, il est autorisé dans le cadre d’activités pédagogiques ou éducatives faisant appel aux outils numériques, à condition que ces activités soient supervisées directement par un membre du personnel scolaire.
En outre, les autorités éducatives interdisent formellement à tout élève de créer, publier, diffuser ou partager sur les réseaux sociaux, des contenus jugés indécents, portant atteinte à l’honneur et à la dignité, ou pouvant nuire à l’image de l’établissement. Cette mesure intervient en réponse à la baisse notable des performances scolaires enregistrée au cours de l’année 2023-2024.
Esaïe Edoh
Au Togo, l'incendie qui s’est déclaré jeudi 05 septembre au Port de Lomé (PAL) a causé des dommages importants à trois caboteurs, dont l'un a coulé au fond du bassin, selon les informations de l’autorité portuaire.
En effet, le sinistre, survenu aux alentours de 9 heures dans le bassin de l'ancien port de pêche, a touché une zone où stationnent habituellement des petits caboteurs et remorqueurs.
Suite à cet incident, le Port a annoncé le renforcement des mesures de sécurité. Notamment, des inspections et contrôles réguliers seront effectués sur l'ensemble de la plateforme portuaire pour s'assurer du bon fonctionnement des équipements de lutte contre les incendies.
Les opérateurs économiques présents sur le site sont également appelés à observer strictement les normes de sécurité et à se doter des dispositifs nécessaires pour prévenir de tels événements.
Dans la foulée, le Contre-amiral Fogan Adegnon, Directeur général du Port autonome de Lomé, a indiqué que des simulations d’incendie seront également organisées dans le cadre des Plans Opérationnels d'Intervention (POI) de chaque structure, en vue de tester et améliorer la réactivité en cas d'incidents similaires, à l'avenir.
Ayi Renaud Dossavi
Trois ans et demi après son lancement, le projet d'amélioration de la gouvernance urbaine et de l'ouverture sociale dans les communes de Haho présente son bilan. À date, le projet affiche un taux de réalisation de 58 % sur 43 mois, et revendique avoir bénéficié à plus de 24 500 habitants en termes d'accès à l'eau potable, 4500 personnes pour les ouvrages d'assainissement, et 2100 utilisateurs de latrines scolaires.
Présenté lors d'un atelier de restitution à Notsé, le mercredi 4 septembre dernier, l’initiative, soutenue par l'Union européenne (UE), vise à moderniser les services urbains et sociaux dans le Haho. Parmi ses actions concrètes depuis son lancement en 2021, 334 actes de naissance ont été délivrés, 10 013 jugements supplétifs ont été rendus, et des sessions de renforcement des capacités ainsi que des cours d'alphabétisation organisés.
Des infrastructures essentielles, telles que des latrines, des forages et des sites touristiques réhabilités, ont également vu le jour, pour un coût total de plus de 1,1 milliard de FCFA, indique-t-on.
Le représentant de la délégation de l’UE, Dr Piero Valabrega, cité par l’ATOP, a salué ces avancées tout en incitant les responsables locaux à poursuivre leurs efforts pour pérenniser ces acquis et garantir un impact durable pour les populations vulnérables.
Initié par les communes du Haho en 2021 pour 60 mois, ce projet représente un coût global de 2,6 milliards de FCFA, dont une proportion de 15 % provient de contributions locales et la part la plus importante (plus de 2,2 milliards FCFA) de l’UE.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les exportations ont atteint 422 milliards FCFA au premier semestre 2024, selon les données de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED), consultées par Togo First. Ce chiffre marque une légère baisse de 0,9 % en glissement annuel par rapport à la même période en 2023, où les exportations s'élevaient à 426 milliards FCFA.
Sur cette période, le mois de mars s’impose comme celui avec les exportations les plus élevées, atteignant 81,3 milliards FCFA. Ce montant est particulièrement plus important que ceux enregistrés en janvier et février, qui ont respectivement totalisé 63,8 et 64,6 milliards FCFA, marquant une reprise progressive des activités.

Après le pic de mars, les exportations ont légèrement diminué en avril à 79,3 milliards FCFA, ce qui reste néanmoins supérieur à la moyenne mensuelle. En mai, cependant, elles ont chuté à 59,7 milliards FCFA, le niveau le plus faible du semestre, avant de remonter en juin à 73,1 milliards FCFA.
Balance commerciale
Le Togo continue d'afficher un déficit commercial important, avec des importations évaluées à 921 milliards FCFA, soit une balance commerciale déficitaire de près de 499 milliards FCFA au premier semestre 2024. Ce déficit s'est légèrement creusé par rapport à 2023 (-495,4 milliards FCFA), mais les performances à l'exportation montrent une résilience relative malgré un contexte économique mondial complexe marqué par des tensions géopolitiques.
Amélioration au deuxième trimestre

Sur les trois premiers mois de 2024, les exportations ont totalisé 209,8 milliards FCFA, avant d'augmenter légèrement au deuxième trimestre, atteignant 212,1 milliards FCFA. Pendant ce temps, les importations ont reculé de 3,1 %, passant de 467,7 milliards FCFA au premier trimestre à 453,2 milliards FCFA au deuxième trimestre.

Exportations clés
Les principaux produits d'exportation du Togo restent les phosphates, qui ont généré 39,6 milliards FCFA au deuxième trimestre, représentant 18,7 % des exportations. Ils sont suivis des sacs en matières plastiques (8,6 %) et des huiles de pétrole (8,5 %). Au premier trimestre, les sacs en matières plastiques représentaient 11,4 % des exportations (23,8 milliards FCFA), suivis des phosphates (22,6 milliards FCFA, 10,8 %) et des huiles de pétrole (22,5 milliards FCFA, 10,7 %).
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le ministère du Travail va recruter de nouveaux enseignants pour renforcer le secteur de l'éducation. Il a annoncé jeudi 5 septembre, le lancement d’un concours national de recrutement de 4386 fonctionnaires enseignants.
Pour le compte de ce concours, les dossiers de candidature pourront être déposés du lundi 9 septembre au jeudi 7 novembre 2024 auprès des directions régionales de l’éducation et des inspections régionales de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.
Ce concours s’adresse aux Togolais, hommes et femmes, âgés de 18 à 40 ans. Avant leur admission, les candidats devront passer des épreuves écrites prévues pour le samedi 7 décembre dans des centres d'examen à Lomé, Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé, Kara et Dapaong.
Parmi les candidats qui seront sélectionnés pour intégrer les rangs de la fonction publique togolaise, 850 seront affectés au préscolaire, 1 680 dans le primaire, 824 dans le premier cycle du secondaire, 676 dans le second cycle du secondaire et 356 dans l’enseignement technique et professionnel.
Les informations relatives aux conditions de participation, à la répartition géographique des postes ainsi qu’aux modalités spécifiques sont disponibles dans le quotidien national Togo Presse, indique-t-on.
Esaïe Edoh
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Le Port de Lomé a été le théâtre d’un nouvel incendie ce jeudi 5 septembre 2024. Le feu, déclenché peu avant 12h (heure locale) au niveau du quai minéralier, a rapidement été maîtrisé grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers du port, appuyés par ceux de l’ASECNA et du Corps des sapeurs-pompiers, selon les premières informations.
L'incendie s’est déclenché à bord d'un bateau remorqueur avant de se propager à d'autres engins. Malgré la promptitude de l’intervention, des dégâts matériels considérables ont été enregistrés, d’après les sources.
Si l’origine de l’incendie est pour l’heure inconnue, plusieurs petits bateaux ont été entièrement consumés par les flammes, selon les premières estimations. Aucun bilan humain n’a été communiqué pour le moment.
Ce drame est le troisième enregistré au Port cette année, après l’incendie et l’explosion d’un navire sous pavillon togolais en mars dernier.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les recettes non fiscales ont connu une progression au premier trimestre de 2024, atteignant 12,38 milliards FCFA, contre 4,90 milliards FCFA sur la même période l’année précédente. Cette augmentation de 152,65% en glissement annuel est en grande partie attribuée à la contribution significative de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema (AIGE) de Lomé.
En effet, d’après les récentes données publiées par la Direction générale du budget et des finances, l’AIGE a versé au Trésor public 5 milliards FCFA au titre des redevances pour la réhabilitation de cette infrastructure stratégique. Ce chiffre dépasse largement les prévisions de l'État, qui tablait sur 2,5 milliards FCFA, soit un dépassement de 200%.
Ces contributions de l’aéroport représentent à elles seules 40% des recettes non fiscales collectées entre janvier et mars 2024. Sur la même période, la plateforme a accueilli 325 709 passagers pour une augmentation de 6% par rapport à la même période en 2023, où 305 515 voyageurs avaient été enregistrés.
Ces recettes non fiscales, qui s'élèvent à 12,38 milliards FCFA pour le premier trimestre 2024, représentent 19,98% de l'objectif annuel fixé à 61,97 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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