Au Togo, l' enquête de satisfaction du secteur privé dans ses relations avec l’ administration publique qui a démarré le 23 mai dernier est à l’étape de collecte d’informations depuis le 3 septembre 2024. Cette phase consiste à recueillir des données auprès des acteurs du secteur privé afin d’évaluer leur satisfaction à l’égard des mesures prises pour améliorer le climat des affaires et les relations avec les administrations publiques.
Intitulée "Enquête nationale de satisfaction du secteur privé", cette campagne se déroule jusqu'au 30 septembre et est réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), sous la supervision du Comité de concertation Etat-Secteur privé (CCESP).
Concrètement, l’opération permettra aux opérateurs économiques et investisseurs de partager leurs expériences et avis sur les initiatives gouvernementales d’amélioration du climat des affaires dans le pays.
Ces informations, indique-t-on, contribueront à l’élaboration d’un indicateur de satisfaction, et à la formulation de propositions pour optimiser l’environnement des affaires. L’objectif étant d’assurer une mise en œuvre efficiente des mesures législatives, de renforcer la concertation entre l’État et le secteur privé, et d’instaurer une confiance mutuelle.
Cette campagne est lancée dans un contexte où les autorités encouragent les opérateurs économiques à contribuer pleinement à la réalisation des projets de développement socio-économiques inscrits dans la feuille de route gouvernementale Togo 2025.
Esaïe Edoh
L’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma de Lomé continue de se distinguer par sa conformité aux normes de sécurité. La plateforme aéroportuaire a obtenu le mercredi 11 septembre 2024, le renouvellement de son certificat d’aérodrome qui lui est délivré par l’Agence nationale de l’aviation civile du Togo (ANAC-Togo).
Ce renouvellement a été effectué après un audit du respect des normes de sécurité nationales et internationales pour les vols internationaux, indique-t-on. En effet, le certificat d’aérodrome est une exigence du code de l’aviation civile togolais, qui atteste que les infrastructures et les procédures de l’aéroport sont en conformité avec les standards de sécurité requis.
Déjà certifié en 2014, 2017, et 2021, l’aéroport de Lomé a cette fois atteint un taux de conformité de 82,56%, selon Idrissou Abdou Ahabou, Directeur général de l’ANAC-Togo.
Pour Michel Tchangani, Directeur général adjoint de la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT), la structure d’exploitation de l’AIGE, cette distinction renforce la position de la SALT en tant qu’exploitant aéroportuaire de référence, qui garantit un haut niveau de sécurité pour les vols et les passagers.
Notons que l’aéroport de Lomé, engagé dans le renforcement de son plan d’urgence sécuritaire, réalise régulièrement des exercices de simulation de crash d’avion, connus sous le nom d’EPULO, afin de tester les capacités de sauvetage et de coordination des acteurs de la plateforme. En décembre 2023, les autorités aéroportuaires avaient également organisé la première édition de la semaine de la sécurité, dédiée aux réflexions sur le maintien de la sécurité des vols au départ et à l’arrivée de Lomé.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère en charge de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a lancé cette semaine, une session de formation en entrepreneuriat au profit de 50 jeunes togolais, en marge de la 3e édition de la semaine de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (ETFP), qui s’est tenue en février dernier.
La formation, lancée mardi 10 septembre dernier à Lomé par le tout nouveau ministre de tutelle, Issac Tchiakpé, vise à offrir à ces jeunes, des outils pour devenir des entrepreneurs capables d’analyser le marché, de développer un modèle d’affaires solide et d’élaborer des stratégies de marketing efficaces pour capter l’attention des consommateurs.
Ces jeunes sont des lauréats retenus suite à un concours de talents et d’innovation, organisé dans le cadre de la semaine de l’ETFP.
Pour Issac Tchiakpé, ministre en charge de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, la session est une opportunité pour ces jeunes de renforcer leur confiance et d’acquérir les compétences nécessaires à la création d’entreprises.
Les travaux bénéficient du soutien financier du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnel (FNAFPP).
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Cette semaine, une délégation togolaise composée des lauréats de la troisième édition des Togo Digital Awards (TDA) effectue un voyage d’immersion dans l’écosystème Tech du Nigeria, en particulier à Lagos, jusqu’au 14 septembre 2024.
Ce programme, organisé avec l’appui du ministère de l'Économie numérique et de la Transformation Digitale (à travers l’Agence Togo Digital), et de la coopération allemande GIZ Togo, vise à renforcer les compétences et les réseaux de ces jeunes acteurs du digital.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme 8 de la Stratégie Togo Digital 2025 du gouvernement Togolais visant à développer un écosystème d'innovation et à promouvoir les talents numériques, le Ministère de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale, à travers… pic.twitter.com/GHX8a1zhDN
— Agence Togo Digital (@digitalgouvtg) September 11, 2024
Lagos, souvent considérée comme la « Silicon Valley » du Nigeria, abrite en effet plusieurs infrastructures numériques de premier plan dans la sous-région, telles que le DTC Lagos, le Co-Creation Hub (CcHub), ou encore les Google Developers Space for Africa et Microsoft. Durant cette semaine, les lauréats ont l’opportunité de rencontrer des entrepreneurs, incubateurs, business engineers et investisseurs actifs dans le secteur numérique, pour s’inspirer des meilleures pratiques en matière de transformation digitale.
Selon Guillaume Djondo, commissaire chargé de l’organisation des Togo Digital Awards, ce voyage « permet de découvrir le modèle de transformation digitale du Nigeria et de s’en inspirer pour renforcer la dynamique de digitalisation au Togo ».
De même, pour Gilles Lasson, lauréat de cette édition dans la catégorie « Coup de cœur », c’est une chance unique d’« observer l’écosystème technologique nigérian et d’en tirer des enseignements pour l’innovation togolaise ».
Les Togo Digital Awards, qui en sont à leur troisième édition, récompensent l’excellence dans le secteur digital togolais, en valorisant les contributions des entrepreneurs et innovateurs. Cette année, 25 lauréats ont été distingués pour leurs efforts en faveur du développement numérique au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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ARISE IIP, qui développe des plateformes industrielles en Afrique, dont la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) au Togo, a été nominée dans la catégorie « Transformation des affaires » (Business Transformation) des Sustainability Awards 2024, organisés par Reuters Events.
Selon les organisateurs, ARISE IIP se positionne comme un pionnier des écosystèmes industriels durables en Afrique, en collaborant notamment avec les gouvernements, investisseurs, communautés locales et organisations à but non lucratif pour encourager une transformation sociale et économique durable.
« Cette reconnaissance internationale témoigne de notre engagement pour la durabilité et des efforts que nous déployons pour avoir un impact positif », a déclaré ARISE IIP dans une publication.
La société est du reste, nominée dans cette catégorie aux côtés de 11 autres multinationales.
Les Sustainability Awards récompensent les entreprises pour leurs pratiques commerciales durables. La cérémonie de remise des prix aura lieu à Londres, le 1er octobre 2024, où les meilleures initiatives en lice seront mises en lumière.
Rappelons que l’an dernier, ARISE IIP avait déjà remporté le prix Reuters du « Pionnier du Développement Durable » pour son Centre de formation aux métiers textiles, situé dans la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) au Bénin.
Au Togo, la consommation de substances illicites reste un enjeu préoccupant. Un rapport récent du Réseau ouest-africain d'épidémiologie sur la consommation de drogues (WENDU) révèle que l'alcool domine largement la liste, avec 43 % des cas, suivi du cannabis (26 %) et des opioïdes d'origine médicale (19 %). Cette étude s'appuie sur des données de saisies effectuées dans 11 pays de la sous-région ouest-africaine.
Des différences entre les hommes et les femmes
Selon les détails, les consommateurs sont principalement des jeunes adultes, avec la majorité des utilisateurs âgés entre 20 et 39 ans, et une première exposition aux drogues et substances psychoactives qui survient entre 11 et 19 ans. Les traitements ambulatoires dominent les interventions des médecins et spécialistes, représentant 64 % des services, souvent orientés par des proches ou des professionnels, indique-t-on.
Des consommateurs jeunes et moins jeunes
On note des disparités de genre en matière d’addiction à ces substances. En effet, si l'alcool est signalé comme la substance prédominante chez près de 70 % (67,86 %) des femmes qui ont recherché un traitement au Togo, il ne représente que 39 % chez les hommes dans la même situation. La tendance s’inverse pour le cannabis, où près d’un tiers des hommes concernés par un traitement pour toxicomanie en sont affectés, contre seulement 13,47 % des femmes.
Neuf tonnes de cannabis saisies en 2023

En ce qui concerne la lutte contre les stupéfiants, le rapport indique que le Togo a saisi plus de neuf tonnes, soit 9 252 kg, de cannabis en 2023. Cela représente un peu plus de 9 % des saisies globales réalisées au niveau sous-régional cette année. À l’échelle de la CEDEAO, les autorités ont saisi un total de 83 734 kg de drogues dans 11 pays en 2023, selon le même rapport. Le Sénégal enregistre les plus grandes saisies, avec 15 905 kg de cannabis et substances apparentées, suivi du Bénin et de la Côte d'Ivoire.
En revanche, le Togo a saisi très peu de cocaïne l’an dernier, avec seulement 670 g, contre par exemple 19,01 kg pour le Bénin.

Intensifier la lutte
Dans ce contexte, la CEDEAO recommande notamment de développer une politique régionale globale sur le cannabis, tenant compte des contextes culturels, économiques et sociaux. Les pays de la sous-région sont également appelés à mettre à jour et à renforcer leurs cadres légaux en matière de lutte contre la drogue, et à renforcer la coopération internationale à cet effet.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les préparatifs du 9ème Congrès panafricain, qui se tiendra du 29 octobre au 2 novembre 2024 à Lomé, vont bon train. Le ministère des Affaires étrangères a ouvert les inscriptions le 9 septembre dernier.
Placé sous le thème du renouveau du panafricanisme et de la place du continent dans la gouvernance mondiale, cet événement réunira des Africains du continent, de la diaspora ainsi que des Afro-descendants.

En prélude à cette grand-messe à Lomé, cinq conférences préparatoires se sont déjà tenues dans différentes régions d’Afrique, ainsi qu'une rencontre au Brésil dédiée à la diaspora afro-descendante. Ces réunions ont permis de poser les fondements des discussions qui auront lieu lors du congrès, tout en intégrant les spécificités régionales dans le débat.
Robert Dussey, patron de la diplomatie togolaise, a dans ce contexte, rappelé l’importance de traduire en actions concrètes les idées des pères fondateurs du panafricanisme, pour le bien des populations africaines. Vingt jeunes, représentant différentes régions d’Afrique et des diasporas, sont également attendus à cette rencontre panafricaine, pour présenter leurs idées.
Pour s'inscrire
Entre le 1er janvier et le 31 mars 2024, l’État togolais a déboursé 70,17 milliards FCFA au titre des dépenses de personnel inscrites au budget général. Ce montant représente une augmentation de 7,25% par rapport à la même période en 2023, où les dépenses s'élevaient à 65 milliards FCFA.
D’après le « Rapport d’exécution du budget de l’État, Exercice 2024 Fin Mars » publié récemment par le ministère de l’Économie et des Finances et consulté par Togo First, le nombre d'agents rémunérés sur le budget général a connu une augmentation marginale, sur la période sous revue.
Ces fonds ont été alloués au paiement des salaires, indemnités, primes, prestations familiales et cotisations patronales, ainsi qu’à toutes les autres dépenses liées au personnel. Les 70,17 milliards FCFA déboursés au premier trimestre représentent 21,81% des prévisions annuelles, qui s'élèvent à 321,71 milliards FCFA pour 2024.
Notons que le personnel concerné par ces dépenses regroupe les fonctionnaires civils, le personnel militaire, ainsi que les agents des communes.
Esaïe Edoh
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Le paysage togolais de la Fintech va s’enrichir d’une nouvelle solution grand public avec Gozem, la start-up basée à Lomé. Déjà active dans le secteur de la mobilité urbaine, Gozem vient d’annoncer “Gozem Money”, une nouvelle solution de Mobile Money mise en place en partenariat avec NSIA Banque. Prévue pour le quatrième trimestre 2024, cette solution ambitionne d’offrir des services financiers accessibles aux utilisateurs togolais, selon les informations partagées ce mercredi 11 septembre 2024, durant une conférence de presse.
Services financiers et interopérabilité
Grâce à un portefeuille électronique, les clients pourront effectuer diverses transactions financières, indique-t-on. Il s’agit notamment du paiement de factures, des achats en ligne, des transferts d’argent, ainsi que la gestion de leurs finances personnelles. La start-up souhaite digitaliser les paiements tout en garantissant une interopérabilité avec les plateformes existantes, que ce soit via des cartes bancaires ou des services de mobile money déjà présents au Togo. Le pays d’Afrique de l’Ouest sera du reste la rampe de lancement pour cette nouvelle offre, avant de cibler d’autres marchés.

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“Disponible dans un premier temps au Togo, Gozem Money permettra à nos clients et partenaires d’effectuer des transactions financières depuis leur application en toute célérité entre eux, mais aussi avec des acteurs externes.”, indique Jean-Martial Moulaud, COO et Directeur Groupe de Gozem. “Le service sera rapidement étendu aux autres pays du Groupe où nous sommes très impatients de faire profiter nos milliers d’utilisateurs de ses fonctionnalités innovantes.”
NSIA Banque a joué un rôle central dans la mise en place de cette plateforme et de ses services financiers, conformes aux exigences de la Banque centrale (BCEAO), qui régule les monnaies électroniques dans l’espace UEMOA.
“En assurant l’émission de la monnaie électronique Gozem Money, la NSIA BANQUE vise à offrir à la clientèle un produit facilement accessible et sécurisé pour les transactions. En plus de répondre aux normes internationales, ce produit permet aux utilisateurs de garder le contrôle de leurs finances.”, a déclaré Mme Odile Affoyon, Directrice NSIA Banque Togo.
Rappelons que ce produit est annoncé quelques mois après le rachat par Gozem de la start-up béninoise Moneex, qui avait déjà ouvert la voie à cette offre.
Ayi Renaud Dossavi
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La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et la China Chamber of Commerce for Import and Export of Machinery and Electronics Products (CCCME) sont désormais en partenariat. L’acte a été officialisé à travers la signature d’un protocole d’accord la semaine dernière à Pékin, lors du 9e sommet Chine-Afrique.
Cet accord, a-t-on appris, vise à renforcer les relations entre les acteurs des secteurs privés togolais et chinois avec de nouvelles opportunités commerciales entre les deux pays, dans un contexte de reprise économique post-Covid-19 observé depuis 2021.
L'Etat togolais a organisé en marge du forum de la Coopération Sino-Africaine, des tables rondes sur l’investissement auxquelles ont pris part notre secteur privé national ! Ce fut une opportunité de démontrer la qualité de la relation Etat-Secteur privé et de signer deux… pic.twitter.com/597QqEWmqP
— Manuella M. Santos (@Manu_EllaSantos) September 10, 2024
En parallèle, le ministère togolais de la promotion de l’investissement a signé un autre protocole d’accord avec le China Africa Business Council, une organisation chinoise dédiée au développement économique de l'Afrique. Ce partenariat se concentre principalement sur le conseil en matière de financement des investissements, visant à renforcer les liens économiques sino-togolais.
Il faut noter qu’à l’occasion du Forum sur la Coopération Sino-Africaine, l’État togolais a également organisé des tables rondes sur l’investissement. Ces rencontres ont permis de valoriser la collaboration entre l’État et le secteur privé togolais, tout en ouvrant la voie à des partenariats durables avec les entreprises chinoises.
Esaïe Edoh
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