Togo First

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Le Président togolais, Faure Gnassingbé, prend part à la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, qui s'est ouverte dimanche 22 septembre 2024 à New York, aux États-Unis.

Cette année, l'Assemblée générale de l’ONU se concentrera sur le thème : « Ne laisser personne de côté : agir ensemble pour la paix, le développement durable et la dignité humaine des générations présentes et futures ».

A cet événement annuel, le leader du pays côtier discutera avec plusieurs chefs d'État et de gouvernement des Objectifs de développement durable (ODD) et participera à d'autres rencontres internationales telles que le Sommet de l’avenir ainsi qu’au débat général.

Les sujets de discussion prévus, soutient, la présidence togolaise, sont en accord avec les priorités du Togo qui concentre ses actions de développement sur l’humain. 

Le Togo mettra également en avant sa contribution dans la résolution des conflits par le dialogue et la concertation notamment en Afrique de l'Ouest. Le pays évoquera également son rôle actif dans le maintien de la paix et de la sécurité à travers la participation de ses contingents sous l’égide des Nations Unies.

Esaïe Edoh

La capitale togolaise abritera à partir du lundi 23 septembre une formation portuaire régionale de haut niveau. La rencontre, initiée dans le cadre de la coopération maritime entre le Togo et la Malaisie, réunira des délégués et représentants de 16 ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Les travaux, prévus jusqu’au 28 septembre sous la thématique de l’organisation et des stratégies dans le secteur maritime et portuaire international, permettront d’outiller les personnels et les acteurs du secteur maritime des pays concernés, tous membres de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC). L’objectif, explique-t-on, est notamment d’accroître l’expertise des pays dans l’amélioration de leur compétitivité et leurs performances portuaires, et leur permettre de mieux relever les défis actuels du commerce international.  

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Dans ce sens, des thèmes relatifs à l’analyse des tendances du marché maritime et des stratégies portuaires internationales, de l’innovation et la technologie dans le secteur maritime, ou encore des instruments juridiques seront abordés. 

Les travaux s’achèveront par des immersions sur l’infrastructure portuaire et la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), afin de mieux comprendre l’organisation des installations togolaises et leur rôle dans le développement économique de la région. 

Standard & Poor's (S&P) a réaffirmé la semaine dernière sa confiance dans l’économie togolaise en améliorant la perspective de la notation du pays de « Stable » à « Positive », tout en maintenant sa note de crédit à “B”. 

La révision des perspectives reflète notre point de vue selon lequel la croissance économique du Togo restera résiliente, avec une croissance économique moyenne de 6,0 % par an en termes réels jusqu'en 2027, tandis que nous prévoyons que les déséquilibres extérieurs s'atténueront et que la position budgétaire du gouvernement s'améliorera”, justifie l’agence de notation américaine.

En 2023, la croissance du PIB devrait atteindre 6,4 %, soit un peu plus que les prévisions précédentes de 6,0 % de S&P, principalement soutenue par les services (croissance de 7,4 %), notamment les transports et le tourisme. Également, la dette extérieure du pays s'est améliorée au-delà des attentes initiales, passant de 110,2% des recettes courantes en 2019 à 76,3 % en 2022.

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L’amélioration des perspectives est aussi portée par la consolidation budgétaire, et la croissance du trafic à l'aéroport de Lomé qui a atteint 1,4 million de passagers en 2023, contre moins d'un million en 2019. La progression continue des recettes fiscales, de 0,5 point de PIB par an, est aussi un facteur déterminant dans l’amélioration de cette perspective. Entre 2022 et 2023, les recettes fiscales ont augmenté de 15 %, passant de 865 milliards FCFA à 990 milliards FCFA.

L’agence américaine affiche également un optimisme quant à la dette publique qui devrait diminuer à 52 % du PIB en 2027, contre 57 % en 2024. “Par conséquent, le Togo bénéficiera de meilleures conditions de financement grâce à des émissions de dette extérieure avec des taux d'intérêt plus bas et des échéances plus longues”, soutient S&P. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, le projet « Promotion des filières horticoles au Togo » (PROFIT) a officiellement démarré à Atakpamé hier, jeudi 19 septembre, dans la région des Plateaux-Est. Financé par le département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) à hauteur de 29,88 millions de dollars (17,57 milliards de FCFA), ce programme vise à renforcer la productivité de trois cultures : le piment, le manioc et le gombo, sur une période de cinq ans. La veille, l’initiative était également lancée à Kpalimé (120 km de Lomé).

En effet, initié par l'ONG Lutheran World Relief (LWR) en partenariat avec l’ONG ODIAE, « PROFIT » cible cinq préfectures de la région : Ogou, Haho, Anié, Est-Mono et Moyen-Mono. L’initiative prévoit notamment des formations pour améliorer les techniques agricoles, organiser les producteurs en coopératives et renforcer l’accès aux marchés à travers des relations directes entre producteurs et acheteurs.

À terme, l’ambition est de toucher 25 000 producteurs et de constituer 1 000 coopératives. « Nous voulons les amener à atteindre une production de 230 625 tonnes sur une surface de 51 250 hectares et pour une valeur des ventes d’environ 76 106 250 dollars américains », selon Boubacar Sow, chef de projet. Pour ce dernier, l’objectif est d’atteindre une production totale de 230 000 tonnes sur quelque 51 000 hectares, pour dégager des ventes estimées à 76 millions de dollars. Ceci compterait ainsi parmi les résultats concrets et tangibles attendus après les cinq ans d’implémentation.

Du côté du gouvernement togolais, le projet est inscrit dans le contexte de la feuille de route 2020-2025, visant à faire de l’agriculture un moteur de croissance.

Ayi Renaud Dossavi

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La Chine va construire 300 puits dans la région des Plateaux (Togo), dans le cadre de sa coopération avec ce pays d’Afrique de l’Ouest. Le “Projet d’hydraulique villageoise du Togo” a fait l’objet d’une présentation à la presse hier, jeudi 19 septembre 2024, par l’ambassade de Chine au Togo.

Le projet, d’une durée de deux ans, qui débutera en décembre prochain, prévoit l'installation de ces 300 puits (des forages d’une profondeur comprise entre 60 et 80 mètres, selon les conditions) équipés de pompes manuelles, dans 12 préfectures de la région des Plateaux. Cela profitera à plus de 173 000 personnes, réparties dans 285 villages de la région.

La présentation du projet par l'ambassade chinoise s’est déroulée notamment en présence du directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural, Dindiogue Konlani.

« Le Projet d’hydraulique villageoise du Togo est une action importante entre la Chine et le Togo pour mettre en œuvre les résultats du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) de 2024, et un projet majeur pour améliorer les moyens de subsistance des populations grâce aux consultations amicales entre les deux gouvernements », a déclaré Chao Weidong, ambassadeur de Chine au Togo.

De son côté, Dindiogue Konlani a souligné que le projet contribuera à améliorer les conditions de travail des agriculteurs pour un développement du secteur.

Bien que le coût global de cette initiative n’ait pas été révélé, on sait que les travaux seront assurés par l’entreprise Zhongmei Engineering Group Ltd, présente dans plusieurs pays africains sur des actions similaires. La société qui a déjà réalisé une étude préliminaire, s’engage à mobiliser les moyens nécessaires pour garantir un bon taux de réussite dans la recherche d’eau.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Lomé Business School, université privée, a sécurisé un financement de 1,6 million d’euros (un peu plus d'1 milliard FCFA) de l’Agence de développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), dans le cadre du programme SIFA (Skills Initiative for Africa).

Ces ressources, mobilisées en partenariat avec la startup Sayna, spécialisée dans l’éducation aux métiers du numérique et l’apprentissage du code, seront dédiées au projet “EduJobTech”, qui vise à former les jeunes togolais aux métiers du digital. Avec pour slogan “1 étudiant, 1 métier dans la Tech”, le programme inclura notamment des bourses d’études à la LBS et dans 16 hubs digitaux, répartis dans 6 villes.

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Dans le détail, EduJobTech prévoit de former 860 jeunes en deux ans. Les formations couvriront le développement web, le marketing digital et le design UX/UI. Il est également prévu de réhabiliter et d’équiper 16 hubs dans les principales villes du Togo (Lomé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong). 30 % des places seront réservées aux jeunes femmes, “pour favoriser leur inclusion dans le secteur numérique”, indique-t-on. Un millier de licences SAYNA sera également mis gratuitement à disposition tout au long de la formation.

Ces ressources proviennent de l’Agence de Développement de l’Union Africaine-NEPAD, de la KfW et de l’Union Européenne. 

Rappelons que ce n’est pas la première fois que la LBS mobilise des appuis financiers. En 2022, elle avait ainsi obtenu un financement du fonds d'investissement européen I&P (Investisseurs et Partenaires) pour la digitalisation et la mise en place d’une plateforme e-learning.

S’inscrire au programme. Date butoir, 15 octobre 2024.

Ayi Renaud Dossavi 

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Le Gabon est en course pour la direction de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) et espère obtenir le soutien du Togo. C’est dans cette optique que Dieudonné Loïc Ndinga Moudouma, ministre gabonais des Transports, de la Marine marchande et de la Mer, s’est entretenu le jeudi 19 septembre 2024 à Lomé avec le Président togolais, Faure Gnassingbé. 

L’émissaire gabonais a été envoyé par le Général Brice Nguema, président de la transition au Gabon. Ce dernier l’a mandaté pour obtenir le soutien de son homologue togolais, Faure Gnassingbé, lors de la prochaine élection à la tête de l’ASECNA. 

Selon Loïc Ndinga Moudouma, le Gabon fonde ses espoirs sur l’appui d’un pays qu’il considère comme « un ami et un frère ». Il a ainsi exprimé la reconnaissance du Gabon envers le Togo, un pays qui, selon lui, n’a jamais failli dans son soutien au Gabon. 

« Le Général Brice Nguema m’a chargé de requérir le soutien du Togo à l’élection du Gabon à la direction générale de l’ASECNA. Le Togo a toujours été un allié fidèle pour le Gabon », a-t-il déclaré. Il a également mis en avant la qualité du partenariat qui lie les deux pays.

En effet, le Gabon et le Togo partagent des relations bilatérales solides depuis de nombreuses années, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des investissements et des infrastructures énergétiques. Les deux États ont, par ailleurs, signé un accord sur la libre circulation des personnes et des biens en mars 1975, renforçant ainsi leur coopération.

Esaïe Edoh

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L'Office Togolais des Recettes (OTR) annonce une nouvelle vente aux enchères prévue le 23 septembre prochain. Lors de cette opération, 650 véhicules d’occasion seront mis en vente, et répartis sur trois différents sites à Lomé. 

Sur le premier site, localisé sur les terre-pleins du Port Autonome de Lomé, 21 véhicules de diverses marques seront proposés aux enchérisseurs. Parallèlement, la deuxième vente se déroulera au parc de véhicules d’occasion de la Direction des Opérations Douanières de Lomé-Port, où 509 véhicules usagés seront en vente publique. Enfin, la troisième vente se tiendra au parc Option II de la Direction des Opérations douanières de Lomé-Port, et portera sur 120 véhicules d’occasion.

Selon un communiqué de l'OTR, la vente se fera selon le principe des enchères publiques, attribuant les véhicules au plus offrant et dernier enchérisseur. Les paiements se feront au comptant, sur place, avec une majoration de 12%, et l’enlèvement des véhicules devra être immédiat. 

La participation à la vente est conditionnée par le versement d’une somme non remboursable de 5 000 francs CFA. Ce montant doit être payé en échange d’une quittance sécurisée auprès de la section du contentieux de la Direction des Opérations Douanières de Lomé-Port, précise le communiqué signé par le Commissaire général Philippe Tchodie. Il est également mentionné qu’aucune réclamation ne sera prise en compte après l’adjudication des véhicules.

Esaïe Edoh

Au Togo, 34 projets de développement, portés par des acteurs communautaires (coopératives, associations, regroupements) bénéficient d’un nouvel appui financier des Etats-Unis d’Amérique (USA). Des signatures d’accords de financement ont eu lieu en ce sens, ce jeudi 19 septembre à Lomé, sous l’égide de l’ambassade américaine.

Au total, une enveloppe globale de 879.400 $ (soit environ 517,1 millions FCFA) déclinée en trois volets spécifiques (Fonds de résilience de l’ambassadeur, Subventions spéciales d’auto-assistance, et Fonds régional pour la démocratie en Afrique), a été allouée au titre de l’exercice 2023 du programme annuel de soutien américain au développement communautaire. Les projets bénéficiaires couvrent des initiatives de résilience dans les régions Savanes, Kara et Centrale, d’auto-assistance sur tout le territoire, ou encore de renforcement de la démocratie. 

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L’objectif du partenaire américain, est de favoriser le développement économique des personnes et des communautés ciblées, d’empêcher les groupes vulnérables de jeunes hommes et femmes d’être enrôlés dans des organisations extrémistes violentes, en promouvant la résilience et la cohésion sociale, et un engagement civique inclusif. 

Ces subventions serviront à donner aux communautés, l’accès à des moyens de transformation agroalimentaire, à promouvoir de petites entreprises, à faciliter la production agricole, l’accès à l’eau potable, et à promouvoir un environnement sain. Nos financements sont petits, mais leur impact est important dans la vie des personnes et des communautés”, a expliqué le Premier Conseiller de l’ambassade, Nathanael Anderson. 

En rappel, le soutien de l’Oncle Sam aux projets de développement communautaire au Togo date d’un demi-siècle, avec l’allocation des premiers fonds en 1964. 

Au Togo, chaque ministère ou institution de la République disposera désormais d'une trésorerie propre. Le décret officialisant cette réforme a été pris lors du Conseil des ministres du mercredi 18 septembre 2024.

L'objectif est de rapprocher les trésoriers des ministères et institutions, afin de faciliter et d'accélérer le règlement des dépenses engagées, tout en maintenant une comptabilité plus proche des ordonnateurs.

Cette réforme fait suite à des bases posées en 2021, avec la mise en œuvre du transfert de l'ordonnancement des dépenses au sein des ministères et institutions. Elle vise à améliorer la gestion financière et à renforcer la transparence dans l'utilisation des fonds publics.

Pour l'exécutif, cette initiative permettra également de mieux tracer les actifs et de garantir une gestion plus efficace des finances publiques conformément au budget-programme applicable au Togo depuis 2021. Il constitue un outil de gestion des finances publiques se basant sur la mise en œuvre des programmes, tout en renforçant les liens entre les ressources financières et les objectifs à atteindre.

Esaïe Edoh

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