Togo First

Togo First

jeudi, 19 septembre 2024 16:44

Togo : le Port sec de la PIA se digitalise !

Le Port sec de la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA), opérationnel depuis août 2021, a entamé la digitalisation de ses services. L'administration de la PIA a annoncé ce jeudi 19 septembre 2024, le lancement d'une plateforme numérique dédiée à la gestion logistique. 

698597pia port sec

Cette plateforme, active depuis fin juin 2024, devrait simplifier et optimiser les opérations au port sec. Grâce à ce nouvel outil digital, les utilisateurs peuvent suivre en temps réel le déplacement des conteneurs, leur arrivée au Port de Lomé et acheminement jusqu'au Port sec de la PIA. 

En outre, la plateforme permet de gérer diverses requêtes, telles que la facturation, le positionnement des conteneurs ou l'émission des bons de livraison. Le système intègre également une solution de paiement, facilitée par un partenariat entre la PIA et la banque panafricaine Ecobank.

Occupant une surface de plus de 20 hectares et pouvant accueillir jusqu'à 12 500 conteneurs, le Port sec a été mis en place pour désengorger le Port autonome de Lomé. En 2022, cette infrastructure logistique a traité 7 339 conteneurs et 6 364 camions, selon les données officielles.

Esaïe Edoh

Lire aussi: 

Togo : plusieurs géants du transport maritime rejoignent le port sec d’Adétikopé (Edem Tengue)

Au Togo, la gestion des affaires des collectivités notamment communales devrait être harmonisée très prochainement. Dans cette perspective, le processus d'élaboration des organigrammes et des manuels de procédures administratives, financières et techniques à l'usage des collectivités territoriales a débuté le mardi 17 septembre 2024 à Lomé.

Organisée par le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière (MATDCC), la rencontre est consacrée à des propositions d’avant-projets d'organigrammes et de manuels de procédures. Au terme de cette rencontre le samedi 21 septembre prochain, un document type sera élaboré pour être soumis à la validation du gouvernement.

Lire aussi: Décentralisation : la Corée du Sud apporte un appui à 3 communes togolaises

De façon concrète, ces outils doivent permettre aux communes de mieux répondre aux besoins des populations, notamment en matière d'eau potable, d'éducation, de santé et de salubrité publique. Selon le directeur de la décentralisation et des collectivités locales, Pali Essossinam, « il est nécessaire que ces outils soient disponibles pour permettre aux collectivités territoriales de mieux réussir leur mission ».

De son côté, le Secrétaire général du ministère, Esso Koudjoou, précise que ces outils sont indispensables pour optimiser la gestion administrative, et garantir une meilleure réactivité face aux attentes de nos concitoyens. « Ces outils sont essentiels pour clarifier les rôles et les responsabilités au sein de nos administrations locales. Ils serviront à aligner les objectifs de nos collectivités territoriales sur les attentes des populations, tout en renforçant la confiance entre les élus et les administrés », a-t-il déclaré.

Esaïe Edoh

Lire aussi:   

FACT : une mission pour évaluer la régularité des investissements réalisés par les communes

Au Togo, le code électoral va être ajusté et mis à jour pour s’adapter à la constitution du 6 mai 2024. En effet, le gouvernement, réuni en conseil des ministres mercredi 18 septembre 2024, a adopté un nouveau projet d'ordonnance portant sur le code électoral. Objectif : améliorer l’organisation des scrutins futurs.

Les ajustements apportés sont le fruit de consultations menées avec des acteurs politiques lors de réunions tenues à Lomé les 3 et 17 septembre 2024, indique l’exécutif togolais.

Si l’on ne connaît pas encore la substance ni l’étendue de ces modifications, il s’agit, avec cette mise à jour prochaine, de corriger les lacunes du texte précédent et de s’adapter aux nouvelles réalités institutionnelles de la 5ème République, précise-t-on. 

Ce projet d’ordonnance portant code électoral permet de remédier aux insuffisances relevées et de respecter les nouvelles exigences en matière électorale en se fondant sur les dispositions transitoires de la Constitution, relatives à la mise en place des institutions de la 5ème République”, selon le communiqué du Conseil des ministres.

La réforme devrait être mise en application dans les prochains délais, à la faveur des futures élections sénatoriales, qui permettront d’élire les sénateurs et de combler la deuxième chambre du Parlement.

Pour rappel, le Togo a basculé, depuis quelques mois, dans un régime parlementaire avec une nouvelle constitution, qui donne entre autres beaucoup plus de pouvoir à l’Assemblée nationale.

Au Togo, le gouvernement revoit drastiquement à la baisse ses ambitions de construire et de réhabiliter des salles de classe à l’horizon 2025, dans le cadre de sa feuille de route 2020-2025. Initialement, 30 000 salles de classe devaient être construites. Cependant, comme l’a confirmé la ministre en charge de la communication, Yawa Kouigan, ce chiffre a été actualisé, réduit de moitié, et ramené à un peu plus de 14 600 salles.

« Le chiffre initial de 30 000 a été revu à 14 632, en tenant compte des dispositions et prévisions de la carte scolaire, ainsi que d'autres événements », a déclaré la ministre, à la faveur de discussions avec les médias hier mercredi 18 septembre 2024, au sortir du conseil des ministres.

Bien que significative, cette réduction vise à mieux refléter les besoins réels du système éducatif togolais, selon la représentante du gouvernement Dogbé. La démarche tiendrait notamment compte des fusions d’établissements et de certaines fermetures. Cette nouvelle estimation permet également d'adapter les projets en fonction des ressources disponibles, tout en restant alignée avec les objectifs de modernisation du secteur éducatif.

Lire aussi : Feuille de route quinquennale : les grands chantiers et chiffres témoins, à quelques mois de l’échéance 

Pour rappel, c’est en décembre 2021 que le gouvernement avait lancé cette opération de travaux de construction et de réhabilitation de salles de classe sur l’ensemble du territoire, dans les régions éducatives. L’État misait sur une approche mixte, entre mobilisation de fonds propres et partenariat public-privé, pour atteindre ces objectifs de construction.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Education : démarrage des travaux de construction de 30 000 salles de classe au Togo

Togo : lancement d'un concours de recrutement de plus de 4000 enseignants

Togo : Dodzi Kokoroko annonce les "écoles-projets" pour l'année scolaire 2024-2025

Au Togo, le gouvernement veut renforcer la gestion et le contrôle de son patrimoine public. Un décret vient d’être rendu, à la faveur du Conseil des ministres du mercredi 18 septembre 2024, portant création et organisation des postes de comptables des matières dans les ministères, institutions et autres organismes publics. 

Cette réforme vise à mieux encadrer la gestion des biens mobiliers et immobiliers de l’État et à renforcer les mécanismes de suivi et de transparence. Pour l’exécutif, la mise en place du dispositif des comptables des matières est le dernier développement d’une démarche de modernisation de ses finances publiques, entamée depuis plusieurs années. Celle-ci a notamment vu l’adoption de la loi organique relative aux lois de finances en 2014, le règlement général sur la comptabilité des matières en 2016, ainsi que le recensement récent des biens de l’État.

Les nouvelles structures de gestion dédiées, ainsi créées, auront pour mission de gérer et de conserver les biens mobiliers et immobiliers des ministères. Ces comptables-matières devront également assurer la tenue de la comptabilité des matières et rendre des comptes à la Cour des comptes. Ce faisant, ils contribueront à une meilleure traçabilité des actifs publics et à l’amélioration de la transparence dans la gestion des finances publiques, espère le gouvernement.

Au Togo, l'Agence éducation et développement (AED) et le Centre de formation aux métiers de l'industrie (CFMI) ont signé, le mardi 17 septembre 2024 à Lomé, une convention de partenariat visant à améliorer la formation professionnelle des jeunes. Elle ouvre la voie à une collaboration stratégique permettant de mutualiser les ressources humaines et de renforcer l'expertise en matière d'insertion professionnelle.

Concrètement, avec cette collaboration, le contenu de la formation dans les Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) connaîtra une amélioration grâce à l’expertise du CFMI. Ainsi, les étudiants de l'IFAD Energies renouvelables bénéficieront des technologies de pointe du CFMI, tandis que ceux du CFMI auront accès à l'expertise pratique des IFAD, notamment dans les secteurs du bâtiment et de l'intelligence artificielle.

L’obectif in fine, est d’offrir aux apprenants une formation mieux adaptée aux exigences du marché de l'emploi.

Lire aussi:L'IFAD de Lomé signe un partenariat avec deux organisations patronales du Togo

Selon Noupokou Dammipi, directeur de l'AED, cette initiative est nécessaire pour innover dans la formation des jeunes. « Le monde évolue, et nous devons nous adapter. Il nous faut innover dans la formation donnée aux jeunes », a-t-il déclaré.

Cet accord avec le CFMI vient s’ajouter à plusieurs d’autres déjà conclus par l’AED au profit des apprenants des IFAD. Comme les conventions d’accompagnement des diplômés signées avec le ministère du développement à la base, le Fonds d'Appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) et la microfinance COOPEC-AD.

Esaïe Edoh 

Lire aussi: 

Togo : création prochaine de deux IFAD supplémentaires, à Avétonou et Agomé-Glozou

A la date du 5 septembre 2024, le Togo cumulait 380 milliards FCFA de remboursement de dettes sur le marché des titres publics de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Ces remboursements sont effectués parallèlement à la levée de fonds auprès des investisseurs de la sous-région.

D'après les données officielles de l’agence Umoa-Titres consultées par Togo First, le Trésor public togolais a alloué 236,96 milliards FCFA pour le remboursement des Bons Assimilables du Trésor (BAT) et 143,12 milliards FCFA pour les Obligations Assimilables du Trésor (OAT).

Alors que le pays côtier a déjà mobilisé 621,4 milliards FCFA, soit 102% de son objectif de 2024, il va poursuivre le remboursement de la dette contractée au cours des années précédentes. Pour le mois de septembre 2024, le pays prévoit de verser un montant supplémentaire de 42,5 milliards FCFA au titre du service de la dette

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Umoa-Titres : le Togo a déjà franchi la barre des 100% de son objectif

Au Togo, le programme de formation au numérique NanaTech continue d’appuyer les femmes et s’étend sur l’ensemble du territoire. Vingt femmes commerçantes et entrepreneures participent ainsi, jusqu’ au 21 septembre 2024, à une formation organisée dans le cadre du programme « NanaTech Immersion » à Tsévié, pour le compte de la région Maritime.

Durant cette semaine de formation, les participantes suivent plusieurs modules, dont la transformation digitale, le marketing numérique, la gestion financière avec les outils numériques, et le développement des compétences managériales à l’ère du digital. L’objectif est de leur permettre d'intégrer le numérique dans leurs activités économiques et d’accroître leur leadership.

Le Secrétaire général de la préfecture du Zio, Bandékine Yendoubé, a qualifié cette initiative de « révolutionnaire » pour l’autonomisation des femmes togolaises. Pour Mawulolo Roger Lasmothey, conseiller technique au ministère en charge de la digitalisation, cette initiative s’inscrit dans une stratégie de promotion des compétences féminines en lien avec la transformation numérique du pays.

Soutenu par la Millennium Challenge Corporation (MCC) via l’OMCA-Togo, NanaTech est une initiative du ministère de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, qui vise à doter les femmes de compétences en gestion d’entreprises et en matière d’utilisation des outils numériques, en vue de renforcer leur compétitivité. "NanaTech Immersion" en est l’une des cinq composantes. Quelques jours plus tôt, la composante "Lab", dédiée à appuyer une cinquantaine de jeunes femmes entrepreneures dans le domaine des TIC, bouclait sa phase 1 avec une cérémonie de pitch, couronnant trois projets d’entreprise.

Au Togo, les communes des Lacs 1, Agoè-Nyivé 1 et Agoè-Nyivé 2 reçoivent l’assistance technique de la Corée du Sud qui met à leur disposition des équipements informatiques. Les lots ont été remis le mardi 17 septembre 2024, par Moon Dongkyu, Ministre conseiller de la République de Corée au Togo.

Le don, composé d’ordinateurs et d’imprimantes, devrait servir aux communes bénéficiaires dans l’amélioration des offres de service aux administrés. Selon Moon Dongkyu, « à l’ère du numérique, il est opportun d’apporter cet appui aux collectivités locales pour mieux servir leurs administrés ».

C’est un appui qui, apprend-on, s’inscrit dans le cadre des relations de coopération entre la Corée du Sud et le Togo, qui se renforcent dans divers secteurs. En effet, en mars 2023, les deux pays avaient réaffirmé leur volonté de collaborer davantage dans des domaines clés comme l’agriculture, la santé, l’éducation, les énergies renouvelables, ainsi que les technologies de l’information et de la communication.

Présent aux côtés du Togo depuis plusieurs années, la Corée a, à travers son Agence de coopération internationale (KOICA), déboursé près de 3 milliards FCFA au profit de la région des Savanes dans le cadre du programme : "Améliorer l'accès équitable et durable à une éducation de qualité pour tous les enfants du Nord du Togo".

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

Près de 3 milliards FCFA déboursés par la Corée du Sud pour la région des Savanes

Au Togo, le président Faure Gnassingbé a reçu, mardi 17 septembre 2024, Leonardo Santos Simão, chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), pour des discussions axées sur la paix et la sécurité dans la région. Cette visite de travail s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre l’UNOWAS et les États de la sous-région, avec pour objectif d'aborder des enjeux économiques, sociaux et sécuritaires.

Au cours de l’entretien, Leonardo Santos Simão a salué les efforts du Togo en matière de préservation de la paix et de la stabilité. « J’ai félicité le président pour sa politique de paix et les initiatives en cours pour renforcer la stabilité dans la sous-région », a-t-il déclaré. Le Représentant spécial des Nations Unies a également réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir la diplomatie togolaise, notamment dans la prévention et la résolution des conflits.

Notons par ailleurs que les défis sécuritaires sont un enjeu majeur pour le Togo, qui déploie davantage d’efforts, notamment à sa frontière nord avec le Burkina Faso, pour gérer les flux de déplacés et renforcer la résilience des populations locales, dans un contexte marqué par des incursions terroristes. 

Le mandat de l’UNOWAS couvre 15 pays dont le Togo, et vise à soutenir leurs efforts pour consolider la gouvernance, promouvoir les droits de l'homme, et intégrer la dimension genre dans les initiatives de prévention et de gestion des conflits.

La situation sécuritaire et humanitaire complexe au Burkina Faso, au Mali et au Niger a également provoqué des mouvements de réfugiés vers le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, et le Ghana. Début 2024, environ 87 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, cherchaient ainsi refuge dans les régions septentrionales de ces pays.

Ayi Renaud Dossavi

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.