En marge de la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le chef de l'État togolais, Faure Gnassingbé, a rencontré en début de semaine (le 23 septembre 2024), António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies.
Lors de leurs échanges, les deux personnalités ont abordé le sujet relatif aux efforts du Togo visant à faire progresser les Objectifs de développement durable (ODD) et renforcer la paix dans la sous-région ouest-africaine, comme l'indique la Présidence Togolaise. La situation politique et sécuritaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel a également été au cœur des discussions, alors que la diplomatie togolaise reste engagée dans la promotion de la stabilité par le dialogue et la concertation.
António Guterres a salué ces initiatives et réitéré l'engagement des Nations Unies à soutenir le Togo dans ses missions de bons offices pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable.
Rappelons du reste que, dans le cadre de la rencontre onusienne, Faure Gnassingbé a appelé à une réponse globale et collective face aux crises qui frappent plusieurs pays du monde, notamment en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel.
Le Parlement de la CEDEAO est en session extraordinaire à Lomé depuis le mardi 24 septembre 2024 pour procéder au vote du budget de l’institution pour l'exercice 2025-2027. Cette opération aura lieu lors du 2ème séminaire parlementaire de la 6ème législature, organisé dans le cadre de la 3ème session extraordinaire du Parlement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
Le budget prévisionnel qui sera adopté permettra de financer diverses activités du Parlement, y compris le contrôle des instances responsables de la mise en œuvre des programmes et la participation aux processus d’adoption des actes communautaires. Selon Mémounatou Ibrahima, présidente du Parlement de la CEDEAO, ce budget sera aligné sur les actions prioritaires de l'institution, avec un accent sur une allocation plus rationnelle des ressources.
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Dans le cadre de cette rationalisation et afin d'assurer une transparence dans la gestion financière du Parlement, son bureau a mis en place des commissions ad hoc avec pour mission d’examiner certaines activités et dépenses et de proposer des mesures plus pragmatiques.
« Nous attendons donc avec optimisme les recommandations de ces commissions qui devront prendre en compte les exigences qui nous imposent une augmentation nulle dans tous les secteurs à l’exception des secteurs prioritaires tels que la paix et la sécurité, les interventions humanitaires et le secteur de la santé », a rapporté la présidente Mme Ibrahima.
Durant cette session de Lomé, les parlementaires ne se limiteront pas à l'examen et à l'adoption des prévisions budgétaires annuelles. Ils discuteront également de la Vision 2050 de la CEDEAO qui prévoit de construire une Afrique de l’Ouest intégrée, prospère et pacifique. Parmi les autres sujets à l’ordre du jour, figurent l'inclusion financière des femmes ainsi que la consolidation de la gouvernance régionale.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la production vivrière a connu une croissance légère mais stable entre 2021 et 2023, passant de 6,07 millions de tonnes en 2021 à 6,76 millions de tonnes en 2023. Cette progression représente une croissance annuelle moyenne de 5,6 % sur la période, selon des chiffres de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest, traités par Togo First.

Les tubercules en tête
Cette dynamique de croissance est marquée par une évolution contrastée dans les différentes filières clés exploitées par les producteurs locaux, notamment les tubercules (manioc et igname) et les céréales (essentiellement le maïs, le mil et le sorgho).
Ainsi, le manioc, l'une des cultures phares du pays, essentiellement dédié à la consommation domestique, a vu sa production passer de 1,2 million de tonnes en 2021 à 1,31 million de tonnes en 2023. La deuxième place de la production revient à l'igname, un autre tubercule, qui enregistre une progression de 9 % sur la même période, atteignant 1,05 million de tonnes en 2023.

Forte progression du maïs et autres céréales
Le maïs, céréale reine, au cœur de la consommation locale, affiche une augmentation de près de 14 %, atteignant 1,06 million de tonnes en 2023, contre 929 000 tonnes en 2021. Pour ce qui est des céréales traditionnelles, le mil et le sorgho ont atteint une production de 344 700 tonnes en 2023, sur fond de progression annuelle moyenne de 13 % sur ces trois années.

Légumineuses et autres cultures diversifiées
Du côté des légumineuses, les haricots et le niébé ont progressé plus modestement, de 10 %, pour atteindre 234 500 tonnes en 2023. Le riz paddy, bien qu’encore en retrait par rapport aux autres cultures, a enregistré une croissance de 12,5 % en trois ans, atteignant 186 300 tonnes en 2023.
On notera enfin que la production vivrière du Togo est relativement diversifiée, avec près de 40 % classée dans la catégorie "autres", qui rassemble diverses cultures. Ces cultures ont vu leur production passer de 2,29 millions de tonnes en 2021 à 2,58 millions de tonnes en 2023, en hausse moyenne de 12 %.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, des améliorations s’annoncent dans la gestion des réclamations dans le secteur agricole. La semaine écoulée, les acteurs impliqués ont adopté un nouveau mécanisme consensuel pour le traitement des plaintes, dans le cadre du Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA) et du Programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA).
Ce dispositif vise notamment à favoriser un dialogue constructif entre les différentes parties prenantes, renforçant ainsi la transparence et la confiance dans l'exécution des projets agricoles.
Après cette adoption, la prochaine phase consistera à mettre en place et former des comités de gestion des plaintes composés d'acteurs locaux, en vue d'assurer une résolution efficace des réclamations.
Rappelons que le ProMIFA est une initiative du gouvernement togolais, qui veut permettre aux acteurs agricoles d'accéder durablement aux marchés et aux services financiers. De son côté, PRIMA est un mécanisme soutenu par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et lancé en 2022. Il s’inscrit dans une dynamique régionale pour accroître les échanges commerciaux agricoles entre le Togo et le Bénin.
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Le Togo bénéficiera du soutien de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) dans le cadre de sa politique d'industrialisation. C'est ce qu'a annoncé Tidiane Boye, représentant de l'agence pour le Togo et la Côte d'Ivoire, lors d'une rencontre avec le Premier ministre togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, le lundi 23 septembre à Lomé.
Cet appui de l'ONUDI se manifestera à travers la mise à disposition du gouvernement togolais, du secteur privé et du secteur industriel, des outils et méthodologies développés par l'organisation pour renforcer leurs capacités dans la mise en œuvre de la politique industrielle du pays. « Il s’agit pour nous d’accompagner le Togo dans l’élaboration d’une feuille de route visant à concrétiser la vision du gouvernement en matière d’industrialisation », a indiqué Tidiane Boye.
Cette collaboration en gestation entre l’agence onusienne et le Togo devrait contribuer également à la création d’emplois en particulier pour les jeunes, les femmes et les couches vulnérables, en mettant un accent sur les zones rurales.
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Dans cette dynamique, des orientations sont déjà définies et seront discutées entre l’ONUDI et le ministère chargé des Investissements et de l’industrie, les ministères impliqués dans le développement industriel du pays ainsi que le secteur privé et les autres partenaires techniques et financiers du Togo, notamment le PNUD. « Ceci, pour voir réellement comment nous pouvons créer toute une dynamique et une grande mobilisation autour du développement industriel, en lien avec la vision du gouvernement dans le secteur », a précisé le fonctionnaire onusien.
Avec cet appui en perspective, le Togo devrait amplifier ses efforts pour la transformation locale des produits, une dynamique déjà embrassée avec l’opérationnalisation de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), il y a trois ans déjà.
Esaïe Edoh
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Deux mois après la signature d’un accord sur l’interconnexion des systèmes d’informations douanières entre le Togo et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), une réunion d’évaluation a débuté à Lomé hier 24 septembre 2024. Sous la présidence de Philippe Kokou Tchodie, Commissaire Général de l’Office Togolais des Recettes (OTR), les experts douaniers des quatre pays se sont réunis pour faire un point sur les engagements pris en juillet dernier à Niamey.

Durant trois jours, les discussions se concentreront sur la mise en œuvre de l’interconnexion des systèmes douaniers, les statistiques liées au transit, ainsi que sur de nouvelles mesures de sécurisation des marchandises en transit. En effet, ce projet né dans un contexte économique délicat pour la région ouest-africaine, marqué par des sanctions économiques de la CEDEAO à l'encontre des pays du Sahel où les militaires ont pris le pouvoir, vise à permettre aux 4 pays non seulement de relever les défis économiques, mais aussi de garantir le bien-être de leurs populations.
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L’initiative a déjà commencé à porter ses fruits, d’après le Commissaire général de l’OTR qui soutient que les chiffres relatifs aux transits régionaux émis au Togo vers les pays de l’hinterland ont significativement progressé ces derniers mois.
« Les statistiques de fin août 2024 montrent que les échanges du Togo avec les pays de l’AES représentent 74% de l’ensemble de ses échanges, contre 64% il y a 5 ans, soit une progression de 10 points », a-t-il indiqué, précisant que « cette progression témoigne de l’impact positif de l’interconnexion sur les échanges régionaux ».
Alors que les signaux sont positifs, les travaux de Lomé devront permettre aux quatre pays de renforcer l’interconnexion de leurs systèmes douaniers afin de lutter efficacement contre la fraude douanière et les trafics illicites, et d’éviter les pertes de recettes fiscales au détriment de leurs trésors publics respectifs, a-t-appris.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED) a un nouveau Directeur Général par intérim. Tchiou Animaou, qui occupait jusqu’alors la position de Secrétaire Général de l'institution, a été désigné pour succéder temporairement à Koame Kouassi, dont les fonctions ont pris fin le 23 août 2024.
Le nouveau patron, avec sa solide expérience au sein de l’institution, aura notamment pour mission de poursuivre les réformes engagées pour moderniser les méthodes de collecte et de traitement des données.
Ce changement à la tête de l'INSEED intervient dans un contexte où l’institution continue de jouer un rôle central dans la production de données statistiques essentielles à l’orientation des politiques publiques et à l’évaluation des programmes de développement au Togo.
Actif depuis 2015, l'INSEED est un acteur majeur du secteur économique togolais, responsable de la collecte, de l'analyse et de la diffusion des données statistiques. L'institution fournit des indicateurs cruciaux pour les décideurs politiques, contribuant ainsi à une meilleure gestion des projets de développement.
Le Port de Lomé va tirer profit de l’expertise malaisienne dans la perspective de l’amélioration de ses performances. Une formation s’est ouverte lundi 23 septembre dans la capitale togolaise, dans ce sens.
L’initiative, de portée régionale (Afrique de l’Ouest et Centre), s’inscrit dans le cadre d’un partenariat stratégique innovant entre la Malaisie et l’Afrique de l’Ouest, à travers l’Association de gestion des ports de l’Afrique Occidentale et Centrale (AGPAOC). Pendant une semaine, une trentaine d’acteurs représentant 16 ports de la sous-région seront outillés par des experts de l’Autorité du port malaisien de Klang.
➡️ Retour en images sur les moments forts de la cérémonie d’ouverture de la #formation portuaire régionale dans le cadre de la #coopération entre la #Malaisie ?? et l’#Afrique de l’Ouest et du Centre.#Portdelome #Rencontre #echanges #AGPAOC #Togo #shipping #port ⤵️
— Port Autonome de Lomé ? ⚓ ?︎ ?? ?? (@portdelome) September 23, 2024
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L’objectif, explique-t-on, est d’accroître l'expertise des infrastructures portuaires sur les nouveaux développements maritimes, notamment l’analyse des tendances du marché, les stratégies portuaires internationales, l’innovation et la technologie, les instruments juridiques ou encore les perspectives de collaboration.

Pour l’opérateur malaisien, classé 13ème dans le dernier classement des 100 meilleurs ports mondiaux, au sein duquel figure également le PAL, le choix de la capitale togolaise n’est pas du tout anodin : “Lomé a été choisie en raison de sa situation stratégique et de l’engagement du gouvernement togolais à renforcer la capacité maritime en Afrique occidentale et centrale. Le Togo est devenu une plaque tournante du commerce maritime, ce qui en fait un site idéal pour le programme de formation”, a d’ailleurs expliqué le responsable des opérations maritimes de l’Autorité portuaire de Klang, le Capitaine Mohd Fariz Bin Abd Malek à l’ouverture des travaux.
“Nous avons de bonnes raisons de croire que le modèle malaisien va constituer du 23 au 27 septembre, un instrument de diffusion du savoir asiatique, et de partage d’information des autres ports”, a déclaré pour sa part le directeur général de l’infrastructure portuaire, le Contre-Amiral Fogan Adegnon.
Plusieurs sessions d’immersion sur le terrain, notamment au PAL et à la PIA marqueront également les assises.
Octave A. Bruce
Au premier semestre 2024, le Togo, porté notamment par son activité portuaire et les réexportations, maintient une balance commerciale positive avec ses voisins de l’espace CEDEAO (Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest), qui regroupe 15 pays d'Afrique de l'Ouest, notamment les pays de l'AES (Burkina, Niger et Mali) qui ont amorcé leur sortie de l’organisation communautaire. Ceci étant, l'UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine), comptant huit pays francophones d'Afrique de l'Ouest et la Guinée-Bissau, concentre le gros de sa clientèle sous régionale.
Ainsi, selon les données de l’Institut national des études économiques, statistiques et démographiques (INSEED-Togo), couvrant les premier et deuxième trimestres 2024, et compilées par Togo First, le pays a cumulé des exportations d'une valeur totale de 217,7 milliards FCFA vers les pays de la CEDEAO. Dans le détail, on note une baisse de 10,9 % entre le premier et le deuxième trimestre. En glissement annuel, les exportations sont restées stables avec une hausse modeste de 0,2 % par rapport à l'année précédente.

En revanche, les importations en provenance de la CEDEAO ont totalisé 93 milliards, avec notamment une forte augmentation de 33 % au deuxième trimestre. L’un dans l’autre, le pays maintient un solde commercial excédentaire de 124,6 milliards avec ses voisins de l’espace communautaire.
L’UEMOA, partenaire essentiel du Togo
Sur la période, l’espace UEMOA qui rassemble les pays ayant en commun le franc CFA et la Guinée-Bissau, y compris les États du Sahel (Niger, Mali, Burkina), représente près de 85 % des exportations togolaises. En effet, sur l’ensemble du premier semestre, les exportations togolaises vers cette zone se sont chiffrées à 184,8 milliards FCFA. Dans le détail, entre le premier et le deuxième trimestre 2024, une baisse de 9,4 % a été constatée dans les exportations.

La balance commerciale avec cette région est encore plus positive pour le pays, en comparaison avec la CEDEAO. Si les importations venant de l'UEMOA se sont également intensifiées, atteignant 49 milliards FCFA, le solde commercial est resté excédentaire à hauteur de 135,7 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé accueillera la deuxième édition de l'École Nationale sur la Gouvernance de l'Internet, du 7 au 9 octobre 2024. Cet événement, organisé par l'Internet Society Togo, vise à former 50 acteurs issus de divers secteurs (institutions gouvernementales, secteur privé, société civile, universités, et communauté technique) sur les questions de la gouvernance de l’Internet.
L'objectif principal est de doter ces participants des compétences nécessaires, pour mieux encadrer la gouvernance numérique du pays.
« L'École Nationale sur la Gouvernance de l'Internet est un projet essentiel qui vise à doter les acteurs locaux des compétences nécessaires pour influencer positivement la gouvernance du numérique dans notre pays », a déclaré Emmanuel Agbenonwossi, Président du Conseil d'Administration de l'Internet Society Togo.
Les thématiques abordées incluront notamment la régulation du numérique, la cybersécurité, l'intelligence artificielle, et les stratégies politiques en matière de numérique. Ces questions sont centrales dans un contexte où les autorités togolaises cherchent à renforcer la digitalisation dans le pays d'Afrique de l'Ouest.
Cet événement fait du reste suite à une première édition en 2021, qui avait pour ambition de jeter les bases d'une gouvernance numérique plus inclusive et efficace.
Pour rappel, l'Internet Society Togo est la branche nationale de l’IS, une organisation caritative mondiale, visant assurer un internet ouvert, connectée au niveau mondial, sûre et digne de confiance.
Ayi Renaud Dossavi