Le Togo se positionne désormais dans le top 10 des pays africains en matière de cybersécurité, selon le rapport 2024 du Global Cybersecurity Index (GCI), publié par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).
#Cybersécurité : Le #Togo bondit dans le classement mondial et se hisse parmi les #leaders africains.
— Ancy Togo (@AncyTogo) September 17, 2024
Plus de détails dans ce communiqué ⤵️⤵️⤵️ https://t.co/Op0wc2xZkJ@NumeriqueTG @AncyTogo @Tgtwittos pic.twitter.com/i1iuayT8w2
Dans le détail, le pays affiche une avancée spectaculaire en atteignant un score de 88,8 points, le plaçant dans le Tier 2 – « Advancing ». Ce bond est d’autant plus remarquable que le Togo n’affichait que 33 points lors de la dernière évaluation, rejoignant ainsi des nations comme la Suisse, Israël, le Canada et la Chine.
Le GCI, qui évalue l’engagement des pays à travers cinq piliers (mesures légales, techniques, organisationnelles, développement des capacités et coopération), a du reste salué les efforts constants du Togo en la matière.
Pour le gouvernement, à travers le ministère en charge de la digitalisation, ces progrès sont le fruit d'une stratégie mûrie, avec l’opérationnalisation de l'Agence nationale de la Cybersécurité (ANCy) et de Cyber Defense Africa (CDA). La collaboration entre l’État togolais et Asseco Data Systems S.A. a permis de doter le pays d’un personnel local formé aux technologies de pointe, tout en respectant les normes internationales.
Pour Lomé, c’est également l’opportunité de revenir sur les ambitions de devenir un leader régional en matière de cybersécurité, grâce à des initiatives législatives, des infrastructures robustes, des partenariats stratégiques et des manifestations internationales.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Fonds Saoudien de Développement, qui soutient le Togo dans sa politique de construction d’infrastructures d’eau potable, a effectué une mission d’évaluation la semaine dernière à Lomé. La délégation, conduite par Al Ardi Abdul Rahman Shudjaa, a permis à Mila Aziablé, ministre en charge de l’eau, de faire le point sur l’avancement du programme de forage d’eau potable.
Les réalisations évoquées lors de cette mission sont principalement celles issues de la 5ème phase du « Programme Saoudien de puits de forage pour le développement rural au Togo ». Ce programme, financé à hauteur de 2,9 milliards FCFA, permet la réalisation en cours de 17 mini-adductions d’eau potable et de 15 postes d’eau autonomes équipés de systèmes solaires dans les régions des Plateaux et de la Centrale.
La semaine dernière , j’ai eu le grand plaisir de recevoir la mission du Fonds Saoudien de Développement @SaudiFund_Dev , conduite par M. Al Ardi Abdul Rahman Shudjaa.
— Mila AZIABLE (@MilaAziable) September 16, 2024
Ensemble, nous avons fait le point sur l’état d’avancement du programme de forage d’eau potable pour améliorer… pic.twitter.com/MmlgGsQSXG
Lancée en février dernier, cette nouvelle phase s’ajoute à d’autres initiatives similaires qui visent à garantir une couverture universelle en eau d’ici à 2030, conformément aux objectifs des autorités togolaises.
D’après les données récentes publiées par le ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise, le taux de desserte nationale en eau potable a progressé, atteignant 69 % en 2023, contre 47,66 % en 2014.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère des enseignements primaire et secondaire annonce pour la nouvelle année académique 2024-2025, une série de priorités, parmi lesquelles l'introduction des "écoles-projets", une initiative qui vise à allier théorie et pratique dans les établissements scolaires. Ces "écoles-projets" ont pour objectif de transformer chaque établissement en un acteur du changement, en permettant aux élèves de réaliser des projets concrets liés à leurs apprentissages.
Théorie et pratique
« Chaque école/établissement scolaire élabore un projet qui est la résultante des apprentissages », indique le ministre de tutelle, Dodzi Kokoroko, dans une note du 09 septembre.
Parmi les exemples envisagés, on compte l'installation de panneaux solaires pour éclairer une salle de classe, la fabrication de filtres à eau pour résoudre les problèmes d'accès à l'eau potable, la création de jardins potagers ou encore le reboisement d'espèces végétales locales. Des cours d'informatique sont également prévus pour les écoles équipées d'ordinateurs.
Pour soutenir ces initiatives, le ministère prévoit de fournir des ressources documentaires, du matériel et des encadreurs qualifiés. « Chaque école doit assumer ses responsabilités », a déclaré le ministre, insistant sur l'importance de la participation active des établissements.
**Sept priorités**
En complément, six autres priorités ont été définies par le gouvernement dans la note publique. Au nombre de celles-ci l'optimisation du déploiement du personnel enseignant et administratif, la formation continue des enseignants, et la mise en place d'un système d'évaluation pour affiner les stratégies éducatives. Enfin, le ministère entend renforcer la collaboration avec les partenaires du secteur éducatif et concrétiser les orientations définies lors de l'année scolaire 2023-2024.
Rappelons qu'au Togo, la nouvelle année académique a démarré cette semaine pour le primaire et le secondaire, le lundi 16 septembre 2024.
Ayi Renaud Dossavi
L’union économique monétaire ouest-africain (Uemoa) depuis sa création il y a 30 ans, a injecté plus de 126 milliards FCFA au Togo. Cette contribution financière a été confirmée le mardi 17 septembre 2024 par Aminata Cira Lo Paye, Représentante Résidente de la Commission de l'UEMOA au Togo, lors d'une conférence de presse.
Avec cette enveloppe, l’organisation a soutenu au total 48 projets dans divers domaines notamment d’infrastructure, de commerce, d’agriculture, d’énergie, de l’industrie et d’intégration régionale.
Dans le secteur des infrastructures par exemple, l’organisation sous-régionale accompagne actuellement le Togo sur le projet de construction des logements sociaux à travers l’initiative d’assistance technique IDA pour le Financement du Logement Abordable dans l’espace Uemoa.

Dans le secteur de l’intégration régionale, l’Uemoa a financé la construction du poste de contrôle juxtaposé de e HILLACONDJI-SANVEE-CONDJI (frontière entre le Bénin et le Togo) et de Cinkansé (frontière Togo-Burkina) pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens, favorisant également le flux des échanges commerciaux.
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L’organisation déclare également avoir participé à l’implantation des panneaux solaires dans différentes localités du pays dans le cadre de son appui à la politique d’accès à l’énergie.
Fondée le 10 janvier 1994 à Dakar, l'UEMOA regroupe huit États membres : Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Ces pays partagent une monnaie commune, le franc CFA, émise par la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). L'UEMOA a pour vocation de créer un espace économique où la liberté de circulation des personnes, des capitaux, des biens et des services est garantie, permettant aux citoyens de bénéficier de la liberté d'établissement et de résidence dans l'ensemble du territoire communautaire.
Esaïe Edoh
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Le Togo abrite depuis hier lundi 16 septembre 2024, l'Académie francophone de l'OCDE, dans le cadre de la lutte contre les flux financiers illicites. La formation, hébergée par l'Institut de Formation Fiscale et Douanière de l’OTR (IFDD-OTR), accueille pendant une semaine, 35 stagiaires francophones provenant de quinze pays africains (Togo, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Congo, République Démocratique du Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Guinée-Bissau, Madagascar, Maroc, Rwanda, Tunisie) et de la France.
Le programme inaugural spécialisé pilote, portant sur « Les enquêtes en matière de fraude à la TVA/TPS » consistera jusqu’au 20 septembre 2024, à renforcer les capacités dans la lutte contre les flux financiers illicites et à améliorer la mobilisation des ressources intérieures.
Pour le Togo, pays hôte, c’est aussi l’opportunité de renforcer sa position stratégique en tant que hub sous-régional de formation dans la lutte contre la délinquance financière. "C'est la première fois que des Français viennent se former en Afrique, et le Togo a eu le privilège d’abriter cette académie", a déclaré Kibalo Bangna, directeur de l'IFFD-OTR. "C'est une phase pilote sur cinq ans. Après ces cinq années, si nous remplissons nos objectifs et gagnons la confiance des participants et de l'OCDE, nous pourrons signer un contrat à durée indéterminée", a ajouté Kibalo Bangna.
Pour le responsable, l'intérêt de l'académie réside dans le renforcement des capacités de toutes les administrations impliquées dans la lutte contre les délits financiers. Il s'agit d'accompagner les pays dans l'identification des flux financiers illicites, à travers la formation et le renforcement des compétences des agents. Les agents formés proviennent notamment des administrations financières, de la police, de la gendarmerie, de la justice et d'autres structures impliquées dans la lutte contre les trafics financiers illicites. La formation est assurée par des experts de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), dans le cadre de cette montée en compétences.
Le lancement de cette formation a été marqué par une cérémonie, en présence notamment de Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre de l'Économie et des Finances, de Phillipe Tchodié, patron de l’Offfice Togolais des Recettes, et d’Augustin Favereau, ambassadeur de France au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Les Chambres de Commerce et d'Industrie du Togo et du Bénin organiseront leur première rencontre sur l'entrepreneuriat et les échanges commerciaux dans les corridors entre les deux pays, dans le cadre du Programme Régional d’Intégration des Marchés Agricoles (PRIMA). Une délégation de la CCI-Bénin a séjourné à Lomé du 9 au 14 septembre derniers en prélude à ce rendez-vous d’affaire, dont la date n’est pas encore fixée.
Dans la capitale togolaise, la mission béninoise a tenu des discussions avec la CCI-Togo notamment son président José Kwassi Symenouh sur des défis communs dans le secteur agricole, ainsi que les opportunités offertes par le PRIMA pour renforcer l'intégration régionale et promouvoir l'entrepreneuriat. Essentiellement, le financement des acteurs agricoles, les facilités fiscales et la mise en œuvre des projets entrepreneuriaux dans les deux pays.
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Cette mission préparatoire indique-t-on a permis de poser « les bases du succès de la première rencontre annuelle entre les deux Chambres de Commerce ». Ainsi, la rencontre à venir, précise-t-on, va « renforcer la coopération régionale et le développement des marchés agricoles le long des corridors transfrontaliers des deux pays ».
Cette initiative conjointe des deux États, soutenue par le Fonds international de développement agricole (FIDA), est annoncée alors que ces Etats voisins entretiennent d'importantes relations économiques, de façon formelle ou informelle.
Esaïe Edoh
En 2023, African Lease Group (ALG), basé à Lomé et présent depuis quelques années dans le secteur du crédit-bail et de l'affacturage en Afrique de l'Ouest, a réalisé un chiffre d’affaires de 10,4 milliards FCFA. Cette performance s’accompagne d’un résultat net consolidé de 5,4 milliards FCFA pour la même période. De plus, ALG a octroyé des crédits à hauteur de 55,3 milliards FCFA sur l’ensemble de son marché au sein de l’UEMOA.
L’information a été partagée par le groupe, à la faveur de sa notation par l’agence de notation Bloomfield Investment, qui a confirmé la note d’émetteur long terme de A, avec une perspective stable. Bloomfield met en avant la gouvernance “proactive” d’ALG et son “engagement envers des pratiques conformes aux standards internationaux”.
Ces chiffres de 2023 confirment la dynamique de croissance du groupe, au vu de ses performances des dernières années. En effet, entre 2021 et 2023, ALG a connu une progression remarquable de son produit net bancaire et de son résultat net, sur fond de croissance soutenue. Le PNB du groupe est passé de 3,3 milliards FCFA en 2021 à 7,5 milliards FCFA en 2022, soit une augmentation de 128 %. Cette tendance s'est poursuivie en 2023, avec une hausse de 39 %, atteignant ainsi les 10,4 milliards FCFA annoncés.

Le résultat net du groupe a suivi une trajectoire similaire, passant de 796 millions FCFA en 2021 à 3,2 milliards FCFA en 2022 (en hausse spectaculaire de 303 %), puis à 5,4 milliards FCFA en 2023, soit une hausse annuelle de 68 %.
ALG compte aujourd’hui cinq filiales réparties entre les secteurs financier et non-financier, dont la principale est ALT (African Lease Togo), particulièrement active dans les opérations de crédit-bail, d'affacturage, ainsi que dans les services de paiement et les opérations de cautionnement. ALT se classe 2ème sur les 22 établissements financiers de l’Union par rapport à la taille du bilan, qui a atteint 145 milliards FCFA en 2023, contre 107 milliards FCFA en 2022. Son résultat net a progressé de 38 %, atteignant 4,6 milliards FCFA en 2023.
À fin mars 2023, les financements par affacturage ont enregistré une progression notable, avec un encours qui a culminé à 19 milliards FCFA, en hausse de 171 % sur un an. Les concours par crédit-bail se sont également élevés à 23 milliards FCFA à la fin du premier trimestre 2023. Plus récemment, cette année, ALT a obtenu une ligne de refinancement de 5 milliards FCFA de la BOAD pour soutenir ses “services inclusifs” dédiés aux Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME).
Ayi Renaud Dossavi
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Gwilym Jones, le nouvel ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Togo, a officiellement pris ses fonctions dans le pays. Annoncé par son prédécesseur il y a quelques jours, le diplomate d'origine britannique a débuté son mandat par la présentation de ses lettres de créance au ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, en fin de semaine dernière.
« J'ai été très heureux d'accueillir et de recevoir une copie des lettres de créance de M. Jones Gwilym Ceri, Ambassadeur désigné de l'Union européenne au Togo », a partagé Robert Dussey sur son compte X.
Après cette étape, Gwilym Jones sera officiellement accrédité par le président de la République, Faure Gnassingbé, avant de poursuivre la mission entamée par son prédécesseur, Joaquin Tasso Villalonga, en poste depuis quatre ans. L’ambassadeur sortant a contribué à renforcer la coopération entre l'UE et le Togo à travers plusieurs projets de développement.
I was so pleased to welcome and receive copy Letters of Credence from Mr Jones Gwilym Ceri , Ambassador-designate of European Union to Togo.. as Chief negotiator of @PressACP for #Samoa agreement, we had good discussions and we both look forward to building on the already strong… pic.twitter.com/N7suzGP7zy
— Robert Dussey (@rdussey) September 13, 2024
Gwilym Jones aura pour mission d'assurer la mise en œuvre des projets financés dans le cadre de la première phase de la programmation pluriannuelle 2021-2024. Ces projets s’articulent autour de la lutte contre le changement climatique, le développement des agro-industries et le renforcement de la résilience de l’État togolais.
De nouvelles initiatives sont également attendues dans d'autres domaines. « Nous restons déterminés à élargir notre partenariat dans divers domaines tels que la paix, la sécurité, le commerce, l'investissement, et le développement », a déclaré Robert Dussey
Gwilym Jones a déjà exercé en tant qu’ambassadeur de l’UE en Mauritanie depuis septembre 2021, et en tant que Chef de la Coopération de l’UE au Niger de 2019 à 2021.
Esaïe Edoh
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Les travaux de reconstruction du grand marché de Lomé, entamés en 2021, touchent à leur fin, selon le ministre des Travaux publics et des Infrastructures, Sani Yaya, qui a visité le chantier le 13 septembre dernier. Le taux de réalisation global du chantier est désormais de 60 % avec la phase des gros œuvres déjà achevée.
Cette information de l’officiel vient confirmer les constats du président de l’Assemblée nationale, Kodjo Adédzé, qui, il y a quelques semaines, avait également effectué une visite du site.
Sur le terrain, plusieurs installations sont déjà en place, notamment les systèmes de protection-incendie ainsi que les installations électriques qui sont finalisés. Toutefois, des équipements terminaux, comme les portes, les pompes ou encore les appareillages de sécurité incendie, restent à installer, selon Sani Yaya.

Ils font également face à certaines contraintes de retard d'exécution en raison des ajustements nécessaires sur le chantier. Ces ajustements concernent des travaux supplémentaires, dictés par des impératifs de sécurité ou par l’augmentation du nombre de boutiques prévues dans le nouveau marché.
Mais des solutions ont déjà été envisagées pour accélérer cette phase supplémentaire grâce à un accord de financement signé avec Orabank, qui s’engage à accompagner l’État, via l’Établissement Public Autonome pour l’Exploitation des Marchés (EPAM), dans cette phase du chantier, a informé le membre de l’exécutif.
Selon les prévisions initiales, le projet de reconstruction devrait permettre d’avoir un immeuble commercial moderne de cinq niveaux, d'une superficie totale de 8656 m2. Ce bâtiment est prévu pour abriter près de 1400 commerces pour un coût global évalué à environ 11,5 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Une mission technique de la Banque Mondiale a séjourné au Togo du 9 au 13 septembre 2024 pour évaluer l’état d’avancement du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo). Cette mission, composée également des équipes des coordinations régionales du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), du Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) et de la CEDEAO, visait précisément à examiner la mise en œuvre du FSRP et à harmoniser les outils de mesure et d’analyse des indicateurs du programme.
Ainsi, durant le séjour, des informations ont été recueillies et ont permis d’analyser en détail les indicateurs du cadre de résultats du programme, indique-t-on. Essentiellement, les résultats calculés, les formules de calcul utilisées, ainsi que les données et outils de collecte mis en place, ont été passés en revue, conformément à l’harmonisation des méthodes d’évaluation au niveau régional et à la consolidation des bases de données pour une analyse plus fiable des progrès réalisés.
Également, l'examen a porté sur les indicateurs supplémentaires rapportés par le Togo, avec une attention particulière aux indicateurs ODP2, ODP3, ODP4, ODP5, et IRI1 du cadre de résultat. Ces indicateurs clés permettent de mesurer des aspects du programme tels que le nombre de bénéficiaires, l’accès aux services de conseil hydrologique et agrométéorologique, les superficies des terres sous gestion durable, ainsi que l’adoption de technologies agricoles intelligentes face au climat. L’indicateur IRI1, quant à lui, se concentre sur le pourcentage d’utilisateurs satisfaits des services de conseil climatique et agricole.
Lancé en 2022 et financé par la Banque mondiale, le FSRP s’inscrit dans une démarche de renforcement de la résilience face à l’insécurité alimentaire et d’amélioration de la durabilité des systèmes alimentaires. Au Togo, de nombreuses actions visant à renforcer les capacités des acteurs locaux et à promouvoir des pratiques agricoles résilientes sont déjà menées ou sont en cours d’exécution.
Esaïe Edoh
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