Togo First

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Au Togo, les autorités publiques s'apprêtent à lancer une vaste opération de curage du chenal de Gbaga, qui forme une frontière naturelle avec le Bénin voisin. Le projet, financé à hauteur de 4,7 milliards FCFA, concerne les deux pays et fait partie des actions du Programme de résilience côtière WACA ResIP, qui vise à réduire les risques d'inondation et à améliorer la qualité de vie des populations riveraines.

Le chenal de Gbaga, qui s'étend sur 30 kilomètres entre le Togo et le Bénin, est actuellement menacé par l'envasement, la pollution, et l'érosion. Dans le détail, les travaux de dragage prévus, incluent le faucardage et l'excavation des sédiments, conformément aux études d'impact environnemental et social réalisées. Prévus pour durer neuf mois, les travaux seront exécutés par le cabinet TC MARINES/ZILLA GROUP, et supervisés par le groupement de cabinets INROS LACKNER / DECO IC / IGIP Afrique.

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Ces futurs travaux ont été présentés aux populations locales le mois dernier, lors de la 24e émission de la radio du littoral, une émission radiophonique de vulgarisation lancée par le WACA au Togo. Cette initiative représente une réponse stratégique aux pressions environnementales croissantes sur cette zone humide, tout en renforçant la résilience climatique et en améliorant les conditions de vie dans les communes des Lacs 1 et Lacs 2.

Dans ce contexte, Dr Alimi Adou Rahim, coordonnateur du programme WACA ResIP au Togo, a souligné l'importance de l'adhésion des communautés locales : « Ces travaux visent à réduire les inondations et à faciliter la navigation, tout en créant des milliers d'emplois pour les jeunes. Pour nous, la coopération des populations riveraines est essentielle, pour assurer le succès de cette initiative », explique-t-on.

Ecouter l’émission La Radio du Littoral, du 02 août 2024 

Ayi Renaud Dossavi

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Ce jeudi 29 août 2024 marque l’ouverture de la 11e Assemblée générale des Présidents de la Plateforme des Régulateurs de l’Audiovisuel des pays de l’UEMOA et de la Guinée (PRA-UEMOA-GUINEE) à Lomé, au Togo. Durant deux jours de rencontre, les participants se pencheront sur le thème central : « Mise en œuvre effective de la TNT dans les pays membres de la Plateforme : état des lieux, propositions et stratégies d’actions face au retard ».

Un des moments clés de cette assemblée sera la confirmation de l’élection de Pitalounani Telou, Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo, à la tête de la PRA-UEMOA-GUINÉE. Cette confirmation sera marquée par la passation de service entre le président sortant, Rémi Moretti, et le nouveau président.

Outre la prise de fonction du nouveau responsable, plusieurs sujets seront abordés, notamment ceux relatifs aux défis de la régulation de la communication dans l’espace UEMOA. Ces discussions, indique-t-on, s'inscrivent dans le cadre du Plan d’action 2023-2024 adopté à Cotonou lors de la précédente Assemblée générale.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la région de la Kara, forte de son écosystème naturel particulier, occupe une place de choix sur la liste des destinations touristiques les plus prisées. Si la tradition, illustrée par les saisonnières joutes initiatiques Evala, le savoir-faire ancestral des forges, ou encore l’architecture pittoresque des demeures, retient l’attention, un autre élément s’est imposé depuis quelques années dans le décor : la Route des Montagnes. 

Construit en bitume sur une trentaine de kilomètres, l’ouvrage serpente en altitude, ceinture un paysage accidenté, décongestionne et fluidifie le trafic, tout en reliant les localités de Pya, Soumdina et Lassa, en passant par Tcharé. Soit, près du tiers des cantons de la préfecture (Kozah).

“Difficile de rester insensible”

En véhicule ou à pied, difficile de rester insensible en l’empruntant, que l’on soit du milieu ou de passage”, confie un autochtone. Vue imprenable, virages spectaculaires, paysages à couper le souffle, tout est réuni pour immortaliser l’instant et s’offrir des souvenirs. D’ailleurs, poursuit le guide, “la route est devenue un terrain de jeu privilégié pour les amoureux de randonnées pédestres, les cyclistes à la recherche de sensations fortes, voire les citadins en quête de décors marquants”. 

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Mieux, l’infrastructure est devenue si attractive qu’elle sertde cadre de tournage de clips vidéo qui n’hésitent pas à rivaliser de prises aussi audacieuses les unes que les autres. “C’est une route dont le parcours suscite beaucoup d’émotion de par la beauté du paysage, les virages assez dangereux et prononcés, l’altitude. On y capte de magnifiques couchers ou levers de soleil”, souligne Valentine, une créatrice de contenus sur les réseaux sociaux, qui n’hésite pas à partager ses passages et à mobiliser les ressortissants du milieu. 

@valentine_taou #culturegenerale #kabyè?togo #montagnes ♬ original sound - Muhammet Geçer ✔️

En 2022, une initiative de reboisement menée par près d’une dizaine d’institutions d’envergure (CNSS, OTR, Lonato, GTA, entre autres) dans le cadre de la campagne nationale annuelle, a permis de mettre en terre quelques 11 000 plants de diverses espèces (fromagers, nérés, acacias, ébéniers, tamariniers, kayas…). L’objectif, avait alors expliqué le maire de la commune Kozah 1, est de “protéger cette infrastructure extrêmement importante pour la localité, contre l’érosion et la dégradation, puis participer de façon générale au couvert végétal dans la localité”.

Pour l’heure, la Route des Montagnes n’a pas cessé d’émerveiller et de susciter l’intérêt de tous ceux qui l’empruntent, pour la plus grande fierté de la région. 

Octave A. Bruce 

 

Au Togo, les usines Togo Soja et Togo Organic spécialisées dans la transformation de soja respectivement conventionnel et biologique, implantées sur la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA), se trouvent confrontées à une série de défis, principalement liés à la disponibilité et au coût des matières premières. Ces réalités alimentent des débats au sein des acteurs de la filière soja, alors que l'administration de la plateforme logistique prévoit de poursuivre ses efforts pour attirer développement de cette culture.

Selon la PIA qui a récemment publié un communiqué, les opérations de Togo Soja font face à divers obstacles. En particulier, les fluctuations des prix sur le marché international exercent une pression significative sur les revenus tirés des produits finis. Par ailleurs, le coût élevé des matières premières sur le marché local compromet sérieusement la rentabilité des activités.

Dotée d'une capacité de transformation de 180 000 tonnes de soja par an, Togo Soja n'a transformé que 71 000 tonnes de tourteaux de soja au cours de la saison agricole 2022-2023. « Cet écart entre la capacité totale de traitement et la production locale de soja représente un défi majeur pour l'exploitation », souligne la PIA, qui ajoute que, malgré les contraintes, Togo Soja continue d'observer des pratiques éthiques rigoureuses, refusant de traiter le soja conventionnel comme du soja biologique, afin de préserver l'intégrité de la filière.

Face à ces défis, la PIA indique qu'elle multiplie les initiatives visant à garantir la transformation des produits locaux et à attirer davantage d'investisseurs, ceci conformément à son engagement à booster davantage cette filière, via son partenariat avec le Mécanisme Incitatif du Financement Agricole (MIFA).

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jeudi, 29 août 2024 03:24

Kanka-Malik NATCHABA

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d’août 2024 à septembre 2025, Kanka-Malik Natchaba quitte le gouvernement à la faveur du remaniement ministériel du 8 octobre 2025. Fils de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba, il a hérité d’un sens aigu du service public et d’un goût affirmé pour l’action politique.

Diplômé en finances publiques de la Faculté de droit d’Aix-en-Provence, il a parachevé sa formation à l’École nationale d’administration (ENA), au sein de la promotion Romain Gary (2005). Son parcours professionnel débute en France, où il affine ses compétences au sein du groupe Capgemini et à la Direction générale de Pôle Emploi, avant de revenir au Togo en 2014, à l’appel du chef de l’État pour rejoindre son équipe de conseillers.

En 2016, il prend la direction de la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT). Deux ans plus tard, il est nommé ministre délégué, coordonnateur de la Cellule présidentielle d’exécution et de suivi des projets prioritaires (CPES), structure stratégique chargée d’accélérer la mise en œuvre du Plan national de développement.

En 2020, Kanka-Malik Natchaba accède au poste de secrétaire général du gouvernement, fonction qu’il occupe jusqu’en septembre 2023.

En parallèle, il assure depuis 2017 les fonctions de délégué national du Mouvement des jeunes Unir (MUJ), organe jeunesse du parti au pouvoir.

jeudi, 29 août 2024 03:22

Mila AZIABLE

Mila Mawugnon Aziable, née le 1er janvier 1991, incarne la nouvelle génération de responsables publics togolais alliant compétence technique et engagement politique. Ingénieure de formation, elle s’est imposée par son parcours académique et sa détermination à contribuer au développement national. Après un baccalauréat scientifique (C4), elle intègre l’École nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) de l’université de Lomé, avant de poursuivre ses études en France.

En 2012, elle obtient un diplôme en génie mécanique à l’École nationale d’ingénieurs de Metz, puis se spécialise en ingénierie et gestion du gaz à l’École des mines de Paris. En 2018, elle complète son cursus par un master exécutif en politiques et management du développement à Sciences Po.

Sa carrière politique débute en 2020 lorsqu’elle est nommée ministre déléguée auprès du Président de la République, chargée de l’Énergie et des Mines. À ce poste, elle œuvre pour une meilleure gouvernance du secteur et une transition énergétique durable.

Le 20 août 2024, à la faveur d’un remaniement, elle se voit confier le portefeuille de l’Eau et de l’Assainissement, qu’elle gère jusqu’au 2 mai 2025, date à laquelle le gouvernement de Victoire Dogbé, dont elle faisait partie, a présenté sa démission. Une démission intervenue dans un contexte de transition du Togo vers la Vème République avec en toile de fond, son passage au régime parlementaire. Mila Aziable ne figure pas dans le tout 1er gouvernement de la Cinquième République rendu public le 08 octobre 2025.

jeudi, 29 août 2024 03:16

Kossivi HOUNAKEY

Agrégé de droit public, le Professeur Kossivi Hounakey est le Ministre délégué auprès du Ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale depuis le 20 août 2024.

Membre du parti BATIR, Kossivi Hounakey est très connu dans le paysage politique togolais et s’est distingué comme l’un des principaux défenseurs de la révision constitutionnelle à l’issue duquel le Togo a mué vers un régime parlementaire. 

Enseignant-Chercheur des universités publiques du Togo, il est également le Directeur de l'Institut des Métiers de la Mer (I2M).

jeudi, 29 août 2024 03:14

Kodjo Aristide AGBOSSOUMONDE

Kodjo Aristide Agbossoumondé est député à l’Assemblée nationale togolaise depuis mai 2024, élu sous la bannière du parti Union pour la République (UNIR) dans la circonscription électorale de Vo. Il est également directeur général du Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA S.A.), structure dont la mission est de faciliter l’accès au financement dans le secteur agricole à travers un mécanisme de partage de risques et une structuration efficiente des chaînes de valeur.

Titulaire d’un master en droit, économie et gestion obtenu à l’Université du Littoral Côte d’Opale en France, il poursuit ses études doctorales à l’Académie du Management de Paris, où il soutient une thèse en sciences du management. Sa carrière professionnelle débute en France, au sein du groupe Decathlon, où il exerce comme gestionnaire administratif et financier, avant de regagner le Togo pour mettre ses compétences au service du développement national.

De 2006 à 2010, il occupe les fonctions de directeur administratif, financier et juridique à la Société d’Études Topographiques, d’Expertise Foncière et de Travaux Publics (SETEF-TP). Parallèlement, il fonde et dirige, de 2007 à 2014, le Centre de Consultation et de Création des Entreprises, une structure dédiée à l’appui à l’entrepreneuriat local.

En 2013, il rejoint le Programme d’appui au développement à la base (Pradeb), d’abord comme responsable de projet, puis, à partir de 2016, en qualité de coordonnateur national. Sous sa direction, le programme connaît une phase d’expansion, avec la mise en œuvre de projets structurants dans le domaine du financement agricole, de l’insertion professionnelle et de la promotion des entreprises communautaires.

Nommé en juin 2018 coordonnateur adjoint du MIFA, il en prend la direction l’année suivante. Sous sa conduite, le MIFA s’impose progressivement comme un levier central de la politique nationale de développement agricole et d’inclusion financière.

Au Togo, les communes de Cinkassé 1 et Tandjoaré 1, situées au nord du pays, ont intégré la dimension sécuritaire dans leurs Plans de Développement Communaux (PDC), en réponse à un défi majeur qui s’impose désormais à elles. Ce, en procédant à une révision desdits documents, lundi 26 août 2024, à Cinkassé (650 km au nord de Lomé).

Jusqu’à présent, les PDC des deux communes n’avaient pas pris en compte les enjeux sécuritaires. Cependant, la révision a permis d’apporter des modifications aux documents en se basant sur la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (SNAPLEV). Ces ajustements découlent d’un diagnostic approfondi de la situation sécuritaire actuelle, caractérisée par une menace croissante d'attaques terroristes, indique-t-on.

Dorénavant, les PDC mettent en avant les facteurs de vulnérabilité des communautés locales et prévoient des actions concrètes de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent. Ce nouveau volet bénéficiera du soutien technique et financier de Plan International, avec l’appui de l’Union Européenne, dans le cadre du projet « Pilier Réponse Rapide ». Ce projet vise à renforcer la prévention de l’extrémisme violent, à promouvoir la cohésion sociale, et à améliorer la résilience des populations dans la région des Savanes.

En plus des communes de Cinkassé 1 et Tandjoaré 1, les PDC des communes de Kpendjal 1, Kpendjal 2, Kpendjal Ouest 1, Oti 2, et Oti Sud 2, situées également au nord du Togo et autant exposées aux menaces terroristes, feront l'objet de révisions similaires.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les Universités de Lomé et de Kara s'engagent dans un processus visant à faciliter la mobilité étudiante entre leurs deux institutions. Cette initiative est marquée par un atelier de réflexion qui s’achève ce mercredi 28 août 2024 à Lomé et qui se concentre sur l'harmonisation des curricula et la mobilité des étudiants au sein des universités publiques du Togo.

L’idée est d'uniformiser le contenu des unités d'enseignement et d'établir des critères harmonisés pour l'attribution des diplômes. De fait, au terme de ce processus, les deux universités adopteront un manuel de procédures commun pour le système LMD (Licence-Master-Doctorat), réaliseront une cartographie détaillée des offres de formation de chaque institution, et élaboreront un référentiel pédagogique basé sur les nouvelles technologies et le manuel de procédures.

En outre, les deux établissements vont identifier les unités d'enseignement fondamentales pour les différents parcours académiques, ainsi que les fiches d’évaluation et le guide de rédaction des syllabus. Ils auront également à formuler des propositions concrètes pour faciliter la mobilité des étudiants en licence et développeront des maquettes harmonisées.

Enfin, les universités publiques togolaises souhaitent, par la révision de leurs textes, permettre que l’encadrement des étudiants par un enseignant d’une université soit comptabilisé dans son institution d'attache.

D’après le Professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ Vice-président de l'Université de Lomé, “l'importance de cette initiative est de garantir l'équivalence et la reconnaissance des diplômes, tout en offrant aux étudiants de nouvelles opportunités d'échanges académiques ». 

De son côté, le Professeur Kokou Tchariè, Président de l'Université de Kara, a mis l’accent sur la nécessité de s’appuyer sur l'expertise de l'Université de Lomé pour améliorer la qualité des formations. Le Professeur Adama Mawulé Kpodar, Président de l'Université de Lomé, a quant à lui affirmé que cette harmonisation reflétait l'engagement des deux institutions à répondre aux défis contemporains de l'emploi, du numérique et de la mondialisation. Elle est aussi en conformité avec la volonté des autorités du pays de mutualiser les ressources au niveau des universités publiques du Togo.

Esaïe Edoh

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