Togo First

Togo First

A la tribune des Nations Unies, le mercredi 25 septembre 2024, le Président togolais Faure Gnassingbé a présenté trois propositions visant à répondre aux défis mondiaux actuels. Ces solutions s'inscrivent dans sa vision d'un avenir radieux pour le monde, avec une Afrique jouant pleinement son rôle sur la scène internationale.

En lien avec le thème de la 79è Assemblée générale, « Ne laisser personne de côté : agir ensemble pour la paix, le développement durable et la dignité humaine des générations présentes et futures », Faure Gnassingbé a d’abord exprimé son inquiétude face aux nouveaux défis mondiaux qui créé des inégalités croissantes. De fait, il a insisté sur la nécessité d’un développement inclusif et durable, ainsi que sur la construction d’un État fort pour réduire ces inégalités.

 458975feg tf ag nu

« Ma première observation est que mon pays, le Togo, regarde vers l’avenir avec espoir et détermination. Nous travaillons pour un développement durable, équitable et inclusif. Cela passe par la construction d’un État fort, visionnaire et protecteur. C’est notre responsabilité envers les générations actuelles et futures », a déclaré Faure Gnassingbé. Il a souligné qu’il était capital d'investir dans les secteurs de l'éducation et de la santé, de réduire la fracture numérique, et de promouvoir la transition écologique ainsi que l'égalité des genres.

Comme deuxième proposition, le président Gnassingbé a mis en avant le rôle croissant de l'Afrique dans l'économie mondiale, affirmant que le continent est le futur moteur de la croissance globale. Il a exhorté à une synergie d’action entre les États africains pour exploiter pleinement leurs ressources au profit des générations actuelles et futures.

Pour relever les défis du changement climatique, de la crise alimentaire, de l'immigration, et des questions de paix et de sécurité, le chef de l'État a plaidé pour une action collective et coordonnée. Selon lui, l’avenir des générations présentes et futures dépend de la capacité des États à s’unir face à ces menaces mondiales.

En dernier lieu, Faure Gnassingbé a abordé les stratégies de lutte contre les menaces sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Il a proposé un mécanisme innovant, combinant dialogue inclusif, réformes sécuritaires et projets de développement socio-économique. Il a également appelé à une réinvention du multilatéralisme, estimant que les États africains doivent être davantage pris en compte dans les nouvelles formes de coopération internationale.

Déjà, lors du sommet de l'Avenir du 23 septembre 2024, Faure Gnassingbé avait souligné la nécessité d’une réponse globale et collective face aux crises actuelles qui touchent de nombreux pays à travers le monde.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Faure Gnassingbé à l’ONU : “il n’y a d’avenir meilleur que dans l’action collective”

Le Togo a validé cette semaine, une stratégie nationale de développement durable de la pêche et de l’aquaculture, rapporte l'Agence togolaise de presse (ATOP). Le document sur la gestion durable de ces ressources halieutiques a fait l’objet de travaux le mardi 24 septembre dernier à Tsévié, lors d'une rencontre réunissant différents acteurs du secteur, venus de toutes les régions du pays, ainsi que des partenaires internationaux.

Cette validation s'inscrit dans le cadre du projet de Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo), financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et mis en œuvre par l’Office de développement et d’exploitation des forêts (ODEF), en partenariat avec la FAO.

Le document est le fruit de consultations nationales. Il s’articule autour de quatre axes principaux : l'amélioration de la productivité des ressources halieutiques, la gestion durable des produits, la valorisation des ressources et la gouvernance du sous-secteur. L’ambition est de rendre le secteur halieutique plus résilient, notamment face au changement climatique, et d’améliorer les moyens de subsistance des communautés.

Pour Alaba Pyoabalo, directeur général de l’ODEF et responsable national du projet R4C-Togo, cette validation constitue une étape importante pour répondre aux aspirations des acteurs de la pêche. Celui-ci a également salué l'appui des partenaires techniques et financiers dans ce processus, tout en soulignant que ce document stratégique s'aligne sur les directives de la CEDEAO et de l’UEMOA.

D’un coût total de 4,4 milliards FCFA, le projet R4C-Togo a été lancé en septembre 2022, sous l’égide du ministère en charge de l’environnement.

Ayi Renaud Dossavi

En marge de la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le chef de l'État togolais, Faure Gnassingbé, a rencontré en début de semaine (le 23 septembre 2024), António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies.

Lors de leurs échanges, les deux personnalités ont abordé le sujet relatif aux efforts du Togo visant à faire progresser les Objectifs de développement durable (ODD) et renforcer la paix dans la sous-région ouest-africaine, comme l'indique la Présidence Togolaise. La situation politique et sécuritaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel a également été au cœur des discussions, alors que la diplomatie togolaise reste engagée dans la promotion de la stabilité par le dialogue et la concertation.

António Guterres a salué ces initiatives et réitéré l'engagement des Nations Unies à soutenir le Togo dans ses missions de bons offices pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable.

Rappelons du reste que, dans le cadre de la rencontre onusienne, Faure Gnassingbé a appelé à une réponse globale et collective face aux crises qui frappent plusieurs pays du monde, notamment en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel.

Le Parlement de la CEDEAO est en session extraordinaire à Lomé depuis le mardi 24 septembre 2024 pour procéder au vote du budget de l’institution pour l'exercice 2025-2027. Cette opération aura lieu lors du 2ème séminaire parlementaire de la 6ème législature, organisé dans le cadre de la 3ème session extraordinaire du Parlement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Le budget prévisionnel qui sera adopté permettra de financer diverses activités du Parlement, y compris le contrôle des instances responsables de la mise en œuvre des programmes et la participation aux processus d’adoption des actes communautaires. Selon Mémounatou Ibrahima, présidente du Parlement de la CEDEAO, ce budget sera aligné sur les actions prioritaires de l'institution, avec un accent sur une allocation plus rationnelle des ressources.

Lire aussi : la Togolaise Ibrahima Mémounatou, nouvelle présidente du parlement de la CEDEAO

Dans le cadre de cette rationalisation et afin d'assurer une transparence dans la gestion financière du Parlement, son bureau a mis en place des commissions ad hoc avec pour mission d’examiner certaines activités et dépenses et de proposer des mesures plus pragmatiques. 

« Nous attendons donc avec optimisme les recommandations de ces commissions qui devront prendre en compte les exigences qui nous imposent une augmentation nulle dans tous les secteurs à l’exception des secteurs prioritaires tels que la paix et la sécurité, les interventions humanitaires et le secteur de la santé », a rapporté la présidente Mme Ibrahima.

Durant cette session de Lomé, les parlementaires ne se limiteront pas à l'examen et à l'adoption des prévisions budgétaires annuelles. Ils discuteront également de la Vision 2050 de la CEDEAO qui prévoit de construire une Afrique de l’Ouest intégrée, prospère et pacifique. Parmi les autres sujets à l’ordre du jour, figurent l'inclusion financière des femmes ainsi que la consolidation de la gouvernance régionale.

Esaïe Edoh 

Lire aussi: 

La BIDC présente ses Perspectives 2024 sur le Développement en Afrique de l'Ouest

Au Togo, la production vivrière a connu une croissance légère mais stable entre 2021 et 2023, passant de 6,07 millions de tonnes en 2021 à 6,76 millions de tonnes en 2023. Cette progression représente une croissance annuelle moyenne de 5,6 % sur la période, selon des chiffres de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest, traités par Togo First.

3hlp

Les tubercules en tête

Cette dynamique de croissance est marquée par une évolution contrastée dans les différentes filières clés exploitées par les producteurs locaux, notamment les tubercules (manioc et igname) et les céréales (essentiellement le maïs, le mil et le sorgho).

Ainsi, le manioc, l'une des cultures phares du pays, essentiellement dédié à la consommation domestique, a vu sa production passer de 1,2 million de tonnes en 2021 à 1,31 million de tonnes en 2023. La deuxième place de la production revient à l'igname, un autre tubercule, qui enregistre une progression de 9 % sur la même période, atteignant 1,05 million de tonnes en 2023.

2hlp

Forte progression du maïs et autres céréales

Le maïs, céréale reine, au cœur de la consommation locale, affiche une augmentation de près de 14 %, atteignant 1,06 million de tonnes en 2023, contre 929 000 tonnes en 2021. Pour ce qui est des céréales traditionnelles, le mil et le sorgho ont atteint une production de 344 700 tonnes en 2023, sur fond de progression annuelle moyenne de 13 % sur ces trois années.

1hlp

Légumineuses et autres cultures diversifiées

Du côté des légumineuses, les haricots et le niébé ont progressé plus modestement, de 10 %, pour atteindre 234 500 tonnes en 2023. Le riz paddy, bien qu’encore en retrait par rapport aux autres cultures, a enregistré une croissance de 12,5 % en trois ans, atteignant 186 300 tonnes en 2023.

On notera enfin que la production vivrière du Togo est relativement diversifiée, avec près de 40 % classée dans la catégorie "autres", qui rassemble diverses cultures. Ces cultures ont vu leur production passer de 2,29 millions de tonnes en 2021 à 2,58 millions de tonnes en 2023, en hausse moyenne de 12 %.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Panorama de l’agriculture au Togo : aujourd’hui et demain…

Togo : la production céréalière est restée croissante sur les cinq dernières, pour atteindre 1,5 million de tonnes en 2023.  

Au Togo, des améliorations s’annoncent dans la gestion des réclamations dans le secteur agricole. La semaine écoulée, les acteurs impliqués ont adopté un nouveau mécanisme consensuel pour le traitement des plaintes, dans le cadre du Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (ProMIFA) et du Programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA).

Ce dispositif vise notamment à favoriser un dialogue constructif entre les différentes parties prenantes, renforçant ainsi la transparence et la confiance dans l'exécution des projets agricoles.

Après cette adoption, la prochaine phase consistera à mettre en place et former des comités de gestion des plaintes composés d'acteurs locaux, en vue d'assurer une résolution efficace des réclamations.

Rappelons que le ProMIFA est une initiative du gouvernement togolais, qui veut permettre aux acteurs agricoles d'accéder durablement aux marchés et aux services financiers. De son côté, PRIMA est un mécanisme soutenu par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et lancé en 2022. Il s’inscrit dans une dynamique régionale pour accroître les échanges commerciaux agricoles entre le Togo et le Bénin.

Lire aussi:

Le Togo et le Bénin lancent un programme d'intégration de leurs marchés agricoles transfrontaliers 

Le MIFA, le ProMIFA et la FAO peaufinent des plans de développement pour les filières volaille, maïs, riz et tomate

Le Togo bénéficiera du soutien de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) dans le cadre de sa politique d'industrialisation. C'est ce qu'a annoncé Tidiane Boye, représentant de l'agence pour le Togo et la Côte d'Ivoire, lors d'une rencontre avec le Premier ministre togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, le lundi 23 septembre à Lomé.

Cet appui de l'ONUDI se manifestera à travers la mise à disposition du gouvernement togolais, du secteur privé et du secteur industriel, des outils et méthodologies développés par l'organisation pour renforcer leurs capacités dans la mise en œuvre de la politique industrielle du pays. « Il s’agit pour nous d’accompagner le Togo dans l’élaboration d’une feuille de route visant à concrétiser la vision du gouvernement en matière d’industrialisation », a indiqué Tidiane Boye.

Cette collaboration en gestation entre l’agence onusienne et le Togo devrait contribuer également à la création d’emplois en particulier pour les jeunes, les femmes et les couches vulnérables, en mettant un accent sur les zones rurales. 

Lire aussi:ARISE IIP parmi les finalistes des Sustainability Awards 2024 de Reuters

Dans cette dynamique, des orientations sont déjà définies et seront discutées entre l’ONUDI et le ministère chargé des Investissements et de l’industrie, les ministères impliqués dans le développement industriel du pays ainsi que le secteur privé et les autres partenaires techniques et financiers du Togo, notamment le PNUD. « Ceci, pour voir réellement comment nous pouvons créer toute une dynamique et une grande mobilisation autour du développement industriel, en lien avec la vision du gouvernement dans le secteur », a précisé le fonctionnaire onusien.

Avec cet appui en perspective, le Togo devrait amplifier ses efforts pour la transformation locale des produits, une dynamique déjà embrassée avec l’opérationnalisation de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), il y a trois ans déjà.

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

La FIFA mise sur des maillots 100% ‘made in West Africa pour le Mondial 2026 : pourquoi le Togo pourrait en bénéficier ?

Deux mois après la signature d’un accord sur l’interconnexion des systèmes d’informations douanières entre le Togo et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), une réunion d’évaluation a débuté à Lomé hier 24 septembre 2024. Sous la présidence de Philippe Kokou Tchodie, Commissaire Général de l’Office Togolais des Recettes (OTR), les experts douaniers des quatre pays se sont réunis pour faire un point sur les engagements pris en juillet dernier à Niamey.

123red wheat

Durant trois jours, les discussions se concentreront sur la mise en œuvre de l’interconnexion des systèmes douaniers, les statistiques liées au transit, ainsi que sur de nouvelles mesures de sécurisation des marchandises en transit. En effet, ce projet né dans un contexte économique délicat pour la région ouest-africaine, marqué par des sanctions économiques de la CEDEAO à l'encontre des pays du Sahel où les militaires ont pris le pouvoir, vise à permettre aux 4 pays non seulement de relever les défis économiques, mais aussi de garantir le bien-être de leurs populations.

Lire aussi:Coopération : Faure Gnassingbé reçoit des délégations de deux pays de l'AES

L’initiative a déjà commencé à porter ses fruits, d’après le Commissaire général de l’OTR qui soutient que les chiffres relatifs aux transits régionaux émis au Togo vers les pays de l’hinterland ont significativement progressé ces derniers mois. 

« Les statistiques de fin août 2024 montrent que les échanges du Togo avec les pays de l’AES représentent 74% de l’ensemble de ses échanges, contre 64% il y a 5 ans, soit une progression de 10 points », a-t-il indiqué, précisant que « cette progression témoigne de l’impact positif de l’interconnexion sur les échanges régionaux ».

Alors que les signaux sont positifs, les travaux de Lomé devront permettre aux quatre pays de renforcer l’interconnexion de leurs systèmes douaniers afin de lutter efficacement contre la fraude douanière et les trafics illicites, et d’éviter les pertes de recettes fiscales au détriment de leurs trésors publics respectifs, a-t-appris.

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

Faure Gnassingbé et Bassirou Diomaye Faye, facilitateurs de la CEDEAO auprès de l’AES

Au Togo, l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED) a un nouveau Directeur Général par intérim. Tchiou Animaou, qui occupait jusqu’alors la position de Secrétaire Général de l'institution, a été désigné pour succéder temporairement à Koame Kouassi, dont les fonctions ont pris fin le 23 août 2024.

Le nouveau patron, avec sa solide expérience au sein de l’institution, aura notamment pour mission de poursuivre les réformes engagées pour moderniser les méthodes de collecte et de traitement des données.

Ce changement à la tête de l'INSEED intervient dans un contexte où l’institution continue de jouer un rôle central dans la production de données statistiques essentielles à l’orientation des politiques publiques et à l’évaluation des programmes de développement au Togo.

Actif depuis 2015, l'INSEED est un acteur majeur du secteur économique togolais, responsable de la collecte, de l'analyse et de la diffusion des données statistiques. L'institution fournit des indicateurs cruciaux pour les décideurs politiques, contribuant ainsi à une meilleure gestion des projets de développement.

Le Port de Lomé va tirer profit de l’expertise malaisienne dans la perspective de l’amélioration de ses performances. Une formation s’est ouverte lundi 23 septembre dans la capitale togolaise, dans ce sens. 

L’initiative, de portée régionale (Afrique de l’Ouest et Centre), s’inscrit dans le cadre d’un partenariat stratégique innovant entre la Malaisie et l’Afrique de l’Ouest, à travers l’Association de gestion des ports de l’Afrique Occidentale et Centrale (AGPAOC). Pendant une semaine, une trentaine d’acteurs représentant 16 ports de la sous-région seront outillés par des experts de l’Autorité du port malaisien de Klang. 

L’objectif, explique-t-on, est d’accroître l'expertise des infrastructures portuaires sur les nouveaux développements maritimes, notamment l’analyse des tendances du marché, les stratégies portuaires internationales, l’innovation et la technologie, les instruments juridiques ou encore les perspectives de collaboration. 

123port ok

Pour l’opérateur malaisien, classé 13ème dans le dernier classement des 100 meilleurs ports mondiaux, au sein duquel figure également le PAL, le choix de la capitale togolaise n’est pas du tout anodin : “Lomé a été choisie en raison de sa situation stratégique et de l’engagement du gouvernement togolais à renforcer la capacité maritime en Afrique occidentale et centrale. Le Togo est devenu une plaque tournante du commerce maritime, ce qui en fait un site idéal pour le programme de formation”, a d’ailleurs expliqué le responsable des opérations maritimes de l’Autorité portuaire de Klang, le Capitaine Mohd Fariz Bin Abd Malek à l’ouverture des travaux. 

Nous avons de bonnes raisons de croire que le modèle malaisien va constituer du 23 au 27 septembre, un instrument de diffusion du savoir asiatique, et de partage d’information des autres ports”, a déclaré pour sa part le directeur général de l’infrastructure portuaire, le Contre-Amiral Fogan Adegnon. 

Plusieurs sessions d’immersion sur le terrain, notamment au PAL et à la PIA marqueront également les assises. 

Octave A. Bruce 

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.