Togo First

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Au Togo, le taux d’accessibilité aux soins de santé est passé de 71% en 2020 à 90,7% en 2023. C’est ce que rapporte la Présidence de la république qui a publié le jeudi 4 juillet 2024 les derniers chiffres des réalisations du Togo dans le cadre de l’Indice de développement humain (IDH).

Cette progression, selon la Présidence, est portée essentiellement par la mise en œuvre de divers projets et programmes au rang desquels l’initiative Wezou élaborée pour assurer la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés. Précisément, plus de 400.640 femmes enceintes bénéficiaires de cette initiative avec 221 802 accouchements à fin 2023

En parallèle, d'importants investissements ont été réalisés dans les infrastructures sanitaires. Concrètement, le projet de construction de 86 nouvelles formations sanitaires et de rénovation de 60 autres dans le cadre du projet de Service de santé essentiels de qualité pour une couverture sanitaire universelle (SSEQCU) financé à hauteur de 40 milliards FCFA.

Il est à noter également la construction de 6 hôpitaux mère-enfant dans les différentes régions dont 3 achevés.

Hormis ces réalisations, la présidence évoque le Projet de réhabilitation et d’équipement des centres de santé préfectoraux et régionaux pour un coût de 7,36 milliards FCFA comme élément primordial dans l’amélioration de l’accès aux soins de santé.

Notons que pour maintenir la dynamique, le Togo a rendu opérationnel le projet d’Assurance maladie universelle (AMU).

Esaïe Edoh 

Quatre jeunes agro-entrepreneurs togolais ont été distingués la semaine dernière à Harare (Zimbabwe), en marge de l’Africa Investment Leadership Forum qui s’est tenu du 26 juin au 28 juin. Il s’agit de Jaël Amouzou de Chom Factory (spécialisée dans la production d’amuse-bouches), Beigue Alfa Mèwè (spécialisée dans la production de provende pour volaille. Bétail et production d’huile végétale), de Komlan Bessanh, promoteur de la marque de boissons Champiso, et de Yawovi Sedzro Klutse de Kasy Popo Group (actif notamment dans la production et la commercialisation des huiles et tourteaux de palmistes).

 Ces quatre acteurs ont reçu le 28 juin l’award 50 Under 40 des investisseurs africains en entrepreneuriat 2024 (AILF 50 Under 40 Leading African Investors in Entrepreneurship Award 2024).

Ces distinctions couvrent leurs actions entrepreneuriales depuis 2016 en matière d’entrepreneuriat. “C'est un honneur pour nous d'avoir représenté le Togo à cette compétition”, se réjouit Klutse Yawovi Sedzro, le jeune promoteur de KASY POPO GROUP, dont la société propose également des solutions aux TPME dans la production de savons. Même son de cloche chez Jaël Amouzou, promotrice de Chom Factory, pour qui “C’est une fierté de faire partie de ces cinquante jeunes leaders”.

L’Africa Investment Leadership Forum est un événement qui se veut une plateforme pour les leaders de l'industrie, entrepreneurs et visionnaires afin de se réunir, échanger des idées et explorer des opportunités qui façonneront l'avenir de l'investissement en Afrique. 

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Notons que la participation des entrepreneurs togolais à ce Forum a été soutenue par le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ).

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le taux d'inflation pour e mois de mai s’est établi à 3,9% contre 4,1% le mois précédent, selon les données de l'INSEED. Ceci traduit une baisse générale des niveaux de prix, comparé à la même période l'année précédente. 

Ceci étant, à côté de cette baisse de l'inflation, d'un mois à l'autre, l'Indice national harmonisé des prix à la consommation (INHPC) qui suit l'évolution des prix de l'essentiel des produits de consommations, a pour sa part, augmenté de 1,6% en mai 2024 par rapport à son niveau d’avril 2024.

1 inhpc
Les produits alimentaires 

Notons que la hausse mensuelle des prix, d’Avril à Mai, est principalement portée par l'augmentation des prix des produits alimentaires (« Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » +4,3%), des coûts de transport (« Transports » +0,5%), et des dépenses de restauration (« Restaurants et Hôtels » +0,2%).

On notera surtout l'augmentation des prix du maïs (la fonction « Maïs séché en grains crus vendu au grand bol » a augmenté de +11,2%) et du riz (le riz importé en hausse de 6,5% et le riz local long grain de +4,2%). Cette évolution mensuelle à la hausse des prix est constatée sur d'autres produits alimentaires de base comme la banane plantain mûre, la patate douce fraîche, l'igname, le manioc ou encore les tomates, oignons et carottes (dont les indices de prix ont mensuellement progressé de plus de 10%).

Cette progression mensuelle sera légèrement compensée par le recul des coûts de logement (la fonction de consommation « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » a reculé notamment de -0,9%).

Evolution trimestrielle 

En glissement trimestriel, en comparant la situation à février 2024, le niveau général des prix en mai 2024 connaît une augmentation de 3,5%, toujours principalement portée par la hausse des prix des produits alimentaires.

Tendance baissière globale 

Notons que selon la plupart des prévisions, l’inflation au Togo devrait continuer à baisser, comparé aux niveaux observés depuis 2023. Celle-ci devrait descendre, suivant les projections du FMI, à moins de 2% entre 2025 et 2028 ; à condition que les perspectives agricoles favorables se confirment, avec une offre adéquate sur les marchés alimentaires, et que le gouvernement assure la poursuite de mesures pour contenir les prix.

Ayi Renaud Dossavi

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Les réalisations ayant permis au Togo d’être classé en tête des pays de l’Uemoa dans le dernier rapport sur l’Indice de développement humain (IDH) ont été présentées à la presse locale le jeudi 4 juillet 2024 par la Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Johnson, en présence de la ministre de la communication, Yawa Kouigan.

Selon le rapport, le Togo a de nouveau confirmé ses progrès enregistrés depuis plusieurs années, en améliorant son indice (0,539 en 2021-2022 à 0,547 en 2023-2024) et en se classant 1er dans l'espace UEMOA (pour la cinquième année consécutive) et 4ème dans la CEDEAO. Ce résultat, selon Sandra Johnson, peut être attribué à l’engagement de l’exécutif de mettre l’homme au cœur du développement. « Le Togo a fait le choix du développement centré sur l'homme, le processus le plus difficile en économie », a-t-elle souligné.

Pour obtenir ces résultats, rapporte l’officielle, le pays a multiplié les efforts dans les secteurs clés du développement humain, tels que la santé, l'éducation, l'accès à l'eau potable et à l'électricité, l'amélioration du cadre de vie, les infrastructures, l'agriculture et la sécurité alimentaire. Des progrès louables qui permettent au Togo de viser désormais le passage à la catégorie des pays à IDH moyen, avec un score d'au moins 0,550.

Pour rappel, l'IDH est un indice composite créé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour évaluer le développement humain dans les pays du monde. Il se base essentiellement sur trois principaux critères : la santé et la longévité, le niveau d'éducation et le niveau de vie.

Au Togo, l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED) a signé la semaine dernière (vendredi 28 juin), un mémorandum d'accord avec le Centre Africain pour le Développement Équitable (ACED).

Cette alliance vise à soutenir l'INSEED dans plusieurs domaines clés, indique-t-on. Notamment dans la mise en place du visa statistique, l'amélioration des capacités de recherche et l'organisation de voyages d'études. Ce cadre permettra à l'Institut de statistiques togolais de bénéficier de l'expertise et du savoir-faire de l'ACED, tout en identifiant de nouvelles pistes d'action pour l'avenir.

Une collaboration “Sud-Sud” 

Dans le cadre de ce partenariat, le Secrétaire général de l'INSEED, Tchiou Animaou, s'est réjoui de la dimension Sud-Sud de ce partenariat. Ce dernier a souligné également l'importance de voir des institutions locales, avec leurs expertises, chercheurs et acteurs, se positionner de manière croissante dans l'accompagnement et l'appui technique au développement de la sous-région.

"Ce partenariat stratégique avec l'INSEED constitue une étape majeure vers une culture du recours systématique aux données dans la prise de décision en Afrique de l'Ouest", a déclaré Dr. Fréjus THOTO, Directeur Exécutif de l'ACED. "Il nous permettra de conjuguer nos efforts et nos expertises pour promouvoir une prise de décision fondée sur des données probantes dans les domaines clés du développement durable au Togo."

Les deux organisations collaboreront entre autres, pour : mettre conjointement en œuvre des initiatives visant à améliorer l'écosystème de production et d'utilisation des données ou encore faciliter l'accès des utilisateurs (décideurs politiques et praticiens) du Togo aux données produites et services offerts par l'INSEED.

Basé au Bénin, l'ACED est un centre de recherche et d'action qui promeut le développement équitable en Afrique. Ses domaines d'intervention couvrent les systèmes alimentaires, l'économie de la nature, l'économie numérique et le développement humain.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) a rencontré jeudi 4 juillet, les acteurs entrepreneuriaux, startups et PME du secteur numérique. Il s’agissait de discuter de leurs besoins en matière de cybersécurité et de mieux comprendre les défis spécifiques auxquels ces acteurs font face, afin de leur apporter une réponse adaptée.

« C’est le rôle de l’État de protéger le cyberespace national, et vous êtes des acteurs de ce cyberespace national ! », a indiqué le commandant Gbota Gwaliba, Directeur général de l’ANCy, soulignant l’importance de cette rencontre. Parmi les acteurs invités, on compte des acteurs dans des secteurs tels que la Fintech, l’Edutech, l’e-santé, la sécurité et la logistique. « Assurer la sécurité de toutes ces applications » constitue un défi majeur, selon le patron de l’ANCy. Pour ce faire, l’institution cherche à mieux connaître les acteurs et à identifier les problématiques qu’ils rencontrent. « Si vous ne mettez pas en application les bonnes pratiques de cybersécurité, vous jouez votre propre survie. »

L’ANCy se propose notamment de leur fournir des formations, des tests d’intrusion (pentests), des certifications et des outils de protection. La rencontre est l’une des nombreuses initiatives de sensibilisation déjà lancées par l’institution sur l’ensemble du territoire, après celles avec les acteurs communaux, de la fonction publique, ou encore de la presse.

Rappelons que l’ANCy opère sous la tutelle de deux ministères, celui chargé de l’économie numérique, et celui chargé de la sécurité.

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Les préparatifs pour le 9ème Congrès panafricain avancent à grands pas. La Tanzanie s'apprête à accueillir, le 6 juillet prochain, une conférence préparatoire régionale pour l’Afrique de l’Est. Cet événement en ligne, placé sous le thème « Africanophonie, Cultures, Éducation et identité panafricaine », vise à créer un cadre de concertation entre les pays de la région de l’Est et leurs diasporas.

Au cours de cette conférence, les participants discuteront de propositions concrètes à soumettre lors du congrès principal à Lomé. Ces échanges permettront de renforcer les liens culturels et éducatifs, tout en abordant les défis liés à l'identité panafricaine.

Rappelons que ces conférences régionales itinérantes, couvrant différentes régions d’Afrique et de la Diaspora, touchent plusieurs thématiques. On compte notamment : le pan-africanisme ; la science, le savoir et la technologie ; la mémoire, la restitution, la réparation et la reconstruction ; ou encore les diasporas africaines en lien avec le développement.

Ces sessions vont culminer à Lomé. Le 9ème Congrès Panafricain se tiendra dans la capitale togolaise du 29 octobre au 2 novembre prochain, et devrait rassembler des délégués du continent et des diasporas africaines.

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Le Togo va boucler sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres, sa première sortie du 2è semestre de l’année, le 12 juillet prochain. Le Trésor public togolais prévoit à cet effet de lever 35 milliards FCFA à travers une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT).

Cette opération permettra au pays côtier de réunir 10 milliards de FCFA via l'émission de BAT d'une valeur nominale de 1 million FCFA, stipulés sur une maturité de 364 jours et à taux d'intérêt multiple. Et 25 milliards FCFA au moyen des OAT de nominal 10 000 FCFA et émises sur des maturités de 3 et 5 ans, à des taux d'intérêt respectifs de 6,15% et 6,40%.

Les fonds récoltés serviront à financer le budget 2024 du Togo, qui s'équilibre en ressources et en charges à 2 179 milliards de FCFA.

Il est à noter que depuis le début de l'année, le Togo a déjà mobilisé 463 milliards de FCFA sur le marché financier régional, soit environ 76% de son objectif annuel de 607 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

L'entreprise togolaise Ceco s’est vu attribuer la construction de la route Ebolowa-Efoulan-Mbango (60km), estimée à 37 milliards FCFA, dans la région Sud du Cameroun. Le contrat, conditionné par la capacité de l’entreprise togolaise à mobiliser les financements nécessaires à des « conditions acceptables » pour l'État camerounais, a été signé le 1er juillet dernier à Yaoundé avec Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics.

Les efforts pour finaliser les modalités de financement sont en cours, avec un objectif de démarrage des travaux sur le terrain fixé à un maximum de 24 mois après la signature du contrat, indique le ministère de tutelle. Constantin Amouzou, PDG de Ceco, a cependant fait observer que les travaux initiaux pourraient ne débuter que dans 33 mois, en raison des négociations en cours avec un cabinet international pour la finalisation de la mobilisation des fonds. Une offre formelle sera présentée au ministère des Finances du Cameroun dans les semaines à venir.

« Nous n’attendions que ce document. Nous travaillons avec un cabinet international de mobilisation des fonds qui a déjà entrepris les diligences nécessaires et n’attend que ce document qui matérialise notre engagement mutuel avec le gouvernement du Cameroun et d’ici à quelques semaines, tout devrait être conclu pour faire une offre au ministère des Finances qui va faire ses observations et amendements et nous pourrons passer aux prochaines étapes », a expliqué Constantin Amouzou.

La route, qui s'étendra sur une plateforme de 10 mètres de largeur avec des voies de 3,5 mètres de chaque côté et des accotements de 1,5 mètre, sera construite en matériaux gravillonnés et en béton bitumineux, et comprendra des ouvrages d'art pour assurer sa durabilité et sa sécurité.

Ce projet fait suite à un mémorandum d'entente signé en juillet 2022, et à des études d'exécution qui ont déterminé l'étendue précise des travaux nécessaires. Ces études avaient été soumises au Premier ministre en février 2023.

Fiacre E. Kakpo

Lomé, la capitale togolaise, accueille à partir de ce jeudi 04 juillet 2024, le 23e Forum pharmaceutique international. Annoncé depuis plusieurs semaines, cet événement, placé sous le thème « Accès universel aux soins, défis, enjeux et perspectives pour le secteur pharmaceutique », se déroule du 4 au 6 juillet et devrait réunir près de 1500 participants du secteur pharmaceutique provenant de plusieurs pays africains. Ce sont notamment des chercheurs, enseignants, grossistes, officinaux, industriels, biologistes et professionnels de la santé publique

Pour Dr Koundé Innocent Kpeto, ancien président de l'Ordre national des pharmaciens du Togo (ONPT), c’est une opportunité pour le Togo de mettre en avant ses ambitions en matière de couverture santé universelle. "Pour nous, acteurs du secteur pharmaceutique, il est essentiel de nous aligner sur cet objectif majeur. Le médicament est le nerf de la guerre en matière de santé, et les pharmaciens togolais, à travers ce thème, souhaitent réunir leurs confrères africains pour affirmer notre soutien à l'appel de notre gouvernement pour assurer un accès équitable aux soins de santé à nos populations," a-t-il déclaré.

Ayi Renaud Dossavi

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