Au Togo, la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a adressé le jeudi 27 juin 2024, une "Dernière mise en demeure" à la chaîne d'information française, France 24, pour ce qu'elle considère comme un "traitement inéquitable de l'information et la diffusion de fausses nouvelles" concernant le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Sylvanus Olympio au Togo.
Dans la correspondance envoyée à la directrice générale de France 24, l'organe de régulation met en cause un reportage de la chaîne internationale intitulé "Les maternités face au manque de personnel médical".
Concrètement, la HAAC reproche à France 24 d'avoir tourné son reportage "sans autorisation de la direction du centre hospitalier" et de n'avoir "entrepris aucune démarche pour recueillir la version de la direction du CHU.SO afin de confronter les faits rapportés dans le reportage". Le régulateur des médias exige ainsi que France 24 procède à la correction du reportage dans un délai de 7 jours.
Il est à noter que ce n'est pas la première fois qu'un média international fait l'objet d'une mise en demeure au Togo. En mai dernier, la Radio France Internationale (RFI) avait également été mise en demeure pour "diffusion de fausses nouvelles".
Esaïe Edoh
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Au Togo, 75% des emplois dans le secteur privé sont générés par les Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), c’est ce qu’a indiqué jeudi 27 juin 2024, la ministre en charge du commerce, Kayi Mivedor.
Selon la ministre en charge du commerce, Kayi Mivedor, à l’occasion de la journée des Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME), les TPME jouent un rôle indispensable dans le développement socio-économique durable du Togo pays et « elles sont au cœur de l’action du Gouvernement depuis plusieurs décennies ».
En moyenne, une TPME crée 3 emplois. Ainsi, 75% des emplois dans le secteur privé sont créés par l’ensemble des TPME qui constituent plus de 90% du tissu économique national. Elles contribuent à hauteur de 40% à la formation du PIB togolais et génèrent 60% des emplois.
Aussi les autorités togolaises ont-elles pris des mesures pour soutenir et accompagner ces entités. Une charte des TPME a été adoptée, permettant la mise en place d'un appui adapté à ces entreprises vulnérables. De plus, l'Agence nationale de développement des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (ADTPME) a été créée pour centraliser et piloter toutes les initiatives en faveur des TPME.
Esaïe Edoh
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La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a approuvé, ce 27 juin 2024, un nouveau financement de 30 milliards de FCFA pour soutenir la deuxième phase du Projet de Transformation Agroalimentaire du Togo (PTA-Togo), une initiative visant à booster l'agriculture du pays et à réduire la dépendance aux importations alimentaires.
Ce financement substantiel vise à étendre les "succès" de la première phase du projet, avec un accent particulier sur l'augmentation de la production agricole dans des filières ciblées telles que le riz, le maïs, le soja, le sésame, le poulet de chair et la noix de cajou. Cet investissement est important pour accélérer la transformation agricole du Togo et pour renforcer notre sécurité alimentaire, selon la BOAD, qui avait déjà injecté au moins 10 milliards de FCFA dans le projet en 2018.
Le PTA-Togo dont le coût est initialement estimé à plus de 77 milliards de FCFA, est conçu pour favoriser une croissance agricole inclusive, stimuler la création d'emplois et encourager l'investissement privé dans les secteurs agro-industriels stratégiques. Avec ce nouveau financement, le projet prévoit d'améliorer significativement les infrastructures agricoles et de renforcer les capacités des acteurs locaux, ce qui est essentiel pour soutenir les petits exploitants agricoles et les entreprises agroalimentaires.
Les bénéfices du projet sont projetés à grande échelle : environ 800 000 personnes bénéficieront directement de ce programme, avec une attention particulière pour l'inclusion des femmes, qui représentent 50% des bénéficiaires. De plus, le projet entend améliorer l'accès à des services de base, avec 10 000 personnes qui auront un nouvel accès à une source d'eau potable et autant qui seront connectées à l'électricité.
Au Togo, ce projet, qui prévoit la construction de 10 centres de transformation agricole (CTA) - agropoles - dont le premier est l’agropole de la Kara, bénéficie notamment de l’appui de plusieurs institutions, notamment la Banque Africaine de Développement (BAD), qui y a injecté environ 79,5 millions de dollars. Un financement qui se compose de 16,5 millions de dollars en subventions et de 41,1 millions de dollars en prêts, destinés à améliorer les infrastructures agricoles et à renforcer les capacités des acteurs locaux. Le Fonds Spécial du Nigeria (FSN), affilié également à la BAD, a également accordé un soutien financier de 4 millions d'unités de compte (environ 5,6 millions de dollars) pour renforcer les infrastructures et les capacités institutionnelles nécessaires au développement agro-industriel dans la région de la Kara. À ceux-ci, s’ajoutent d'autres institutions comme la Saemaul Globalization Foundation qui a également participé au financement, avec 5 millions de dollars.
Lancé en 2018 et mis sous la supervision de l’Agence de Promotion et de Développement des Agropoles au Togo (APRODAT), le projet des 10 agropoles a connu un certain retard, principalement dû à la lenteur des investissements attendus en grande partie des investisseurs privés, apprend-on.
Fiacre E. Kakpo
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) approuve le décaissement de 30 milliards FCFA en faveur du Togo, en vue de l’aménagement et du bitumage de la route Tchaasémondè – Gandé – Agbang, située au nord-est du Togo, dans la région de la Kara. L’annonce a été faite à l’issue du 142ème Conseil d’Administration de l’institution sous-régionale, hier jeudi 27 juin 2024 à Lomé.
Avec le financement de ces travaux, l’objectif est de désenclaver cette partie du pays et de faciliter les échanges économiques, sociaux et culturels tant au niveau national que sous-régional, notamment en facilitant les relations avec le Bénin voisin.
Il est projeté que ces travaux créent quelque 4 200 emplois directs et indirects, contribuant ainsi à la réduction du chômage dans la région. De plus, les autorités tablent sur une diminution de 80 % des accidents sur ce tronçon, améliorant significativement la sécurité routière.
Notons que le Togo a bénéficié d’un autre financement de l’institution sous-régionale, de 30 milliards FCFA additionnels accordés au Projet de Transformation Agroalimentaire (PTA).
Au total, la BOAD a alloué 162 milliards FCFA à l’occasion de ce Conseil d’administration, comme nouveaux financements pour soutenir les économies de la zone UEMOA.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le ministère en charge de l’Agriculture affûte les acteurs du secteur horticole en matière d’adaptation aux changements climatiques à travers des technologies agricoles innovantes. Le département ministériel a organisé à cet effet, cette semaine (les 25 et 26 juin), une formation réunissant des techniciens agricoles, des représentants d'ONG membres du consortium PROFIT, de l’ITRA, de l’ICAT, ainsi que des experts de la direction de l’environnement.
La rencontre, qui s’est tenue à Kpalimé (120 km de Lomé), intervient dans le cadre du Projet Promotion des Filières horticoles au Togo (PROFIT), appuyé fianancièrement par le département de l’agriculture des États-Unis d’Amérique (USDA)/Food for Progress.
L'objectif principal de cet atelier était d'identifier les technologies et techniques agricoles sensibles aux changements climatiques, spécifiquement adaptées à la production durable de gombo, de piments et de manioc. Les discussions ont porté sur la sélection de semences adaptées aux conditions climatiques changeantes, l'adoption de pratiques culturales résilientes, ainsi que la gestion efficace de l'eau pour assurer une production tout au long de l'année.
Boabekoa Guidan, directeur adjoint du PROFIT, a souligné l'importance de développer des modules de formation basés sur les technologies identifiées, visant à renforcer les capacités des acteurs agricoles dans la production, la transformation et la commercialisation des produits horticoles. Il a appelé les participants à concentrer leurs efforts sur des solutions concrètes et pratiques, essentielles pour soutenir les communautés agricoles à long terme. Pour rappel, mis en œuvre par la Lutheran World Relief (LWR) et ses partenaires (GRED, ODIAE, RAFIA, OADEL et CRS), le PROFIT s'étendra sur cinq ans avec pour ambition de dynamiser la filière horticole au Togo jusqu'en septembre 2028.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo poursuit ses efforts pour inscrire la localité d'Aného-Glidji au patrimoine culturel de l'UNESCO. Une récente visite d'une équipe technique du ministère de la culture a permis d'évaluer l'état de conservation de ce site qui depuis décembre 2021, figure sur la liste indicative du Togo auprès de l'UNESCO.
Lors de leur inspection, les experts ont constaté que les bâtiments afro-brésiliens et coloniaux, âgés de plus d'un siècle, conservent encore leur usage initial. Selon le ministère de la culture, « L'authenticité de ce site réside non seulement dans la présence et la pérennité de nombreux sanctuaires, mais aussi dans une forte association entre les éléments de la nature et les pratiques culturelles et cultuelles ».
Le rapport de cette évaluation sera soumis aux autorités togolaises et constituera une nouvelle étape importante dans le processus d'inscription d'Aného-Glidji au patrimoine culturel de l'UNESCO. Cette reconnaissance internationale permettrait de préserver et de mettre en valeur ce lieu chargé d'histoire et d'identité culturelle togolaise.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le projet de « Gestion intégrée des Périphéries des Aires protégées du Togo (GIPAP) » a été officiellement lancé mercredi 26 juin à Sokodé. Financé à hauteur de 19 milliards de FCFA par l’Union européenne (UE), il vise à promouvoir, sur une période de cinq ans, la préservation et la valorisation des paysages de Fazao-Malfakassa et Abdoulaye. Il s’agira notamment de promouvoir un développement à faible émission de carbone dans les paysages de conservation. Les activités planifiées incluent notamment la régénération et la conservation des paysages de Fazao-Malfakassa/Abdoulaye et Togo-Mono, ainsi que le soutien à une économie verte et à une meilleure gouvernance environnementale.
Le GIPAP, qui se déploie dans le cadre du Programme d’appui à la lutte contre le changement climatique (PALCC+), est placé sous la supervision du ministère de l’Environnement et des ressources forestières. L’initiative réunit opérationnellement un consortium de huit ONG nationales et internationales, dirigé par le Groupe de Recherches et d’Echanges Technologiques (GRET).
Selon Atsri Honam, coordonnateur national du PALCC+, l’initiative devrait bénéficier directement à 17 000 ménages et indirectement à quelque 1,15 million de personnes. À travers ses interventions, il s’agira notamment d’améliorer la production agricole, de régénérer les zones dégradées, et de renforcer la durabilité des filières comme le bois-énergie et les produits forestiers non ligneux.
« Ce projet n’est pas seulement une réponse au changement climatique, mais aussi une opportunité de développement économique durable », a déclaré Awougnon Comlan, représentant le ministre en charge de l’Environnement.
Ayi Renaud Dossavi
Un fort dynamisme est observé depuis une décennie sur le marché du financement des Etats de la zone Uemoa. Mais des défis subsistent.
L’agence régionale en charge du marché des titres publics, UMOA-Titres, a tenu ce jeudi 27 juin à Lomé, la deuxième édition de sa Journée d'Échange sur les Titres Souverains (JTS). L'événement, institué depuis l’an dernier comme un complément des Rencontres des Marchés des Titres Publics (REMTP), réunissait dans la capitale togolaise, les acteurs financiers autour de la thématique du développement du marché secondaire sous-régional.
La 2ème édition de la #JTS2024 a été officiellement ouverte par Madame Oulimata NDIAYE DIASSE et Moustapha BEN BARKA.
— UMOA-Titres (@umoatitres) June 26, 2024
Découvrez le programme en cliquant ici : https://t.co/2D6Bd2JuyZ. #UMOATitres pic.twitter.com/fPUfd6nBRf
“Les Etats de l’UEMOA font face depuis plusieurs années à des besoins de financement croissants, liés non seulement à des programmes de développement ambitieux, mais aussi à la gestion de crises sanitaires et sécuritaires qui impactent nos pays. Dans ce contexte, le marché des titres publics (MTP), et par extension le marché financier régional, a fait montre d’une résilience accrue”, a indiqué en lever de rideau la directrice de l’agence Oulimata Ndiaye Diasse, qui a rappelé les excellentes performances enregistrées sur la dernière décennie.
“Notre marché dédié au financement des Etats de la zone Uemoa et de nos économies a très fortement évolué au cours des dix dernières années. Les montants mobilisés ont en effet fortement progressé d’année en année, passant de près de 2.000 milliards par an en 2013, à 7.194 milliards en 2023 après un pic exceptionnel de près de 10.000 milliards en 2020 au moment de la Covid-19”, a-t-elle dévoilé.
“Impérieuse nécessité de développer le marché régional”
Si le marché primaire a enregistré de profondes évolutions, non seulement en termes de montants, mais aussi de pratiques, avec notamment “le renforcement de la liquidité des instruments et la profondeur des marchés, l’assimilation des titres (abondement), la standardisation des instruments émis, la mise en place d’une courbe de taux, ou encore le renforcement de la transparence et disponibilité de l’information”, des défis subsistent au niveau du marché secondaire, a souligné la responsable.
“Au rang des piliers du développement d’un marché obligataire local, figure non seulement l’expansion du marché primaire dont nous nous réjouissons au regard des résultats, mais aussi et surtout le développement du marché secondaire”.
En effet, ce segment, malgré là également une forte croissance décennale et un dynamisme apparent (le volume annuel transigé est passé de 100 milliards en 2014 à près de 2.073 milliards en 2023, avec à la clé une hausse de 18 à 93 du nombre de participants), fait face à plusieurs difficultés. Entre autres, la recherche de titres, la définition du juste prix des instruments, la finalisation des opérations, ou encore le taux de rotation du portefeuille des titres publics émis par voie d’adjudication.
De nouvelles infrastructures en gestation
Face à ces enjeux de mobilisation de ressources, des travaux sont en cours, pour lancer une plateforme de cotation, destinée à renforcer la transparence sur le marché.
Octave A. Bruce
Au Togo, le ministère en charge de la promotion de l'investissement prépare un rapport sur la viabilité des entreprises, suite à une étude menée concernant la période 2015-2020.
Le rapport provisoire a été présenté devant diverses parties prenantes lors d'un récent atelier de validation, comptant notamment des acteurs de la Cellule Climat des Affaires, la cellule présidentielle pour le suivi des projets prioritaires, le ministère en charge du commerce, celui de l'économie et des finances, le Secrétariat d'État en charge de l'inclusion financière, ainsi que des représentants du secteur privé. La rencontre a permis de dresser un bilan exhaustif de la viabilité des entreprises sur la période 2015-2020 en identifiant les principaux facteurs de mortalité des entreprises.
#InvestInTogo
— Ministère de la Promotion de l’Investissement (@Promo_InvestTg) June 27, 2024
Dans le cadre du Projet d’Appui à la Promotion de l’Investissement et au Développement des Partenariats Public-Privé (PAPIDPPP), financé par l’@AfDB_Group et le @GouvTg, le @Promo_InvestTg a réalisé une étude sur la viabilité des entreprises au Togo. pic.twitter.com/bjfEPRKVVF
Notons que l'étude est réalisée dans le cadre du Projet d'Appui à la Promotion de l'Investissement et au Développement des Partenariats Public-Privé (PAPIDPPP), avec le soutien de la BAD et du gouvernement togolais.
Le rapport final, destiné aux différents acteurs de l'écosystème entrepreneurial et de la société civile, devrait être disponible "dans les semaines à venir", selon le ministère en charge de l'investissement.
Ayi Renaud Dossavi
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Une délégation composée de la ministre des travaux publics, Zouréhatou Kassah-Traoré et de représentants des bailleurs de fonds, comme la Banque africaine de développement (BAD) et l'Union européenne (UE), a effectué le mardi 25 juin dernier, une visite sur les chantiers de la deuxième phase du projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de protection côtière.
Objectif : évaluer l'état d'avancement et la qualité des travaux de la deuxième phase de ce projet.

La plupart des infrastructures liées au projet sont déjà visibles. En particulier, l'aménagement en 2x2 voies de la section de route Avépozo-Aného (30 km) est quasiment terminé.
De plus, les infrastructures socio-économiques connexes, telles que le Centre Multifonctionnel de jeunes d'Aného, l'extension du marché de Baguida et la réhabilitation du centre de santé à Agbodrafo, ont également été réalisées.
Le taux de réalisation global du projet est ainsi estimé à 80%. Le représentant de la BAD, Wilfrid Abiola, s'est dit satisfait de l'exécution du projet. « Cette route est primordiale pour le pays et la banque reste engagée auprès du Togo pour l’accompagner dans la réalisation des actions » a-t-il commenté.
Prévu pour s'achever en 2025, ce projet bénéficie d'un financement de 44,78 millions d'euros libéré par le Groupe de la BAD, et de 20 millions d'euros par l'Union européenne. Le projet enregistre également de contributions de la BOAD, de la BID et du Fonds Mondial pour l'Environnement.
Esaïe Edoh