Togo First

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André Azibli est le nouveau Directeur Général des filiales togolaises du Groupe panafricain Banque Centrale Populaire (BCP), GTA Assurances Vie et GTA Assurances. Sa nomination a été officialisée lundi 8 juillet 2024 par le Groupe via un communiqué, un peu plus d’un mois après sa prise de fonction.

Il succède à Jean-Marie Tessi, nommé au Gouvernement du Togo lors du remaniement ministériel de septembre 2023. Dans sa nouvelle fonction, André Azibli devrait s’atteler à la mise en œuvre de la stratégie de GTA Assurances et GTA Assurances Vie visant l’excellence commerciale et la satisfaction de leurs clients ainsi que des ayants droit de ceux-ci.

Le nouveau patron devra renforcer la position des deux compagnies sur leurs marchés respectifs, afin de les consolider comme des acteurs majeurs du secteur assurantiel togolais. Son expertise acquise en 20 ans à travers divers postes de responsabilité au sein du Groupe, notamment en tant que Chef des Services Commercial et Production, puis Directeur Commercial, devrait lui permettre de relever ce défi, indique-t-on.

Notons que GTA Assurances Vie revendique le statut de leader de l’assurance vie au Togo avec une part de marché de 31%. Quant à GTA Assurance, elle estime jouer un rôle de premier plan sur le marché togolais des assurances.

Esaïe Edoh 

En Afrique de l'Ouest, alors que les pays de l'AES (Burkina, Mali, Niger) confirment de plus en plus leur décision de quitter la CEDEAO, ou du moins de consolider une confédération commune, des questions se posent sur les possibles conséquences de leur sortie de la communauté économique sous-régionale.

Du côté de la CEDEAO, on envisage des conséquences en matière de libre circulation des personnes et des biens. Les ressortissants de ces trois pays pourraient ainsi à terme avoir besoin de visas pour voyager dans les pays de la CEDEAO. « Le retrait du Niger, du Mali et du Burkina de la CEDEAO affectera les conditions de voyage et d'immigration des citoyens de ces trois pays », indique Omar Aliew Touré, président de la commission de la CEDEAO, au 65ᵉ sommet de la Communauté, dimanche 07 juillet.

Ceci « car ils auront désormais à mener des démarches en vue de l’obtention d’un visa avant de voyager dans la sous-région. De plus, ils ne pourraient plus résider ou créer des entreprises librement dans le cadre des facilités de la CEDEAO et seraient soumis à diverses lois nationales. », ajoute-t-on.

À cela s'ajoute l'utilisation d'un passeport commun et d'une carte d'identité biométrique commune pour les déplacements à l'intérieur de notre espace communautaire. Si, dans un tel scénario, il est probable que les ressortissants de la nouvelle Communauté sous-régionale aient également besoin de visas pour visiter l’AES, aucune mesure concrète n’est encore annoncée d’un côté comme de l’autre.

Premiers impacts économiques 

Sur le plan économique et financier, le retrait définitif de l’AES pourrait causer dans un premier temps, « l'arrêt ou la suspension » des projets et programmes mis en œuvre par la Commission dans ces trois pays, pour une valeur estimée à plus de 500 millions de dollars, selon le président de la commission. Ceci entraînerait également des défis dans la coopération avec les deux institutions financières régionales que sont la BIDC et la BOAD.

Pour l’heure, la Communauté dit garder « la porte ouverte » aux discussions, alors même que les pays de l’AES tendent à s’éloigner de plus en plus, ayant annoncé notamment la création d’une banque d’investissement et d’un Fonds de stabilisation pour le Sahel. 

Dans la foulée, la CEDEAO a nommé les chefs d’État Faure Gnassingbé et Bassirou Diomaye Faye comme facilitateurs de la CEDEAO dans les échanges avec l’AES.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, Star Garments Group Limited, une filiale de l’Américain Charles Komar & Sons, a obtenu un prêt de 15 millions $ (environ 9 milliards FCFA) de la Société financière internationale (SFI ou IFC), pour ses activités dans l'industrie textile et de l'habillement au Togo. C’est ce qu’a indiqué lundi 08 juillet 2024, la branche de l’institution de Bretton Woods dédiée au secteur privé.

Annoncé déjà en novembre dernier, ce crédit financera la première usine de fabrication de vêtements à grande échelle du pays, tournée vers les exportations, indique-t-on. En ligne de mire, la création de plus de 4 500 emplois directs et indirects, principalement pour les femmes, d'ici à 2030.

L'usine, située au sein de la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) en périphérie nord de Lomé, sera dédiée à la production de vêtements "coupe-assemblage-finition" et respectera les normes LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), garantissant des performances environnementales et sanitaires optimales.

« Notre usine au Togo offrira à nos clients un processus intégré “de la ferme au produit fini” que peu de destinations dans le monde peuvent offrir », a déclaré A. Sukumaran, directeur général de Star Garments Group.

Notons que c’est le premier projet de Charles Komar & Sons et de Star Garments en Afrique. Il s’agit pour ces acteurs de diversifier les bases de production de l'entreprise.

« IFC est fière de s'associer à Star Garments pour soutenir la création d'emplois, les exportations et le développement industriel au Togo. », a indiqué pour sa part Josiane Kwenda, responsable régionale de l'IFC pour le Togo, tout en soulignant le potentiel de l'Afrique de l'Ouest à devenir une plaque tournante de l'industrie textile, grâce à une main-d'œuvre abondante et à la production locale de coton.

Du reste, les priorités stratégiques de l'IFC au Togo incluent l'agriculture, le transport, l'énergie et le numérique. Son portefeuille d'investissements actuel s’élève à 131 millions $.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les exportations totales vers les pays de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont atteint une valeur de 52,968 milliards FCFA en mars 2024, selon des données publiées par l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED).

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Dans le détail, les pays de l'UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) représentent une part significative de ces exportations, totalisant 44,358 milliards FCFA, soit 83 % de ces ventes. En particulier, la Côte d'Ivoire se démarque comme le principal partenaire commercial du Togo en termes de destination de ses produits dans la sous-région (près de 20 milliards FCFA pour le mois de mars). Le pays des éléphants est suivi du Burkina Faso et du Mali, avec respectivement 8,9 milliards FCFA et 6,2 milliards FCFA d’exportation de produits togolais.

Enfin, les ventes vers le Bénin, le Niger et le Sénégal atteignent 4,1 milliards, 2,3 milliards et 2,8 milliards FCFA respectivement, pour ce troisième mois de l’année 2024.

Hors Uemoa 

Hors UEMOA, les exportations togolaises ont totalisé 8,6 milliards FCFA en mars 2024. Dans cette zone dominée par les voisins anglophones, le Ghana et le Nigeria sont les principaux marchés du Togo, avec des chiffres atteignant près de 4 milliards et 4,3 milliards FCFA respectivement.

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Les autres pays comme la Guinée, le Liberia, la Gambie et la Sierra Leone, représentent des marchés plus modestes pour le Togo, cumulant à eux quatre, à peine 383 millions FCFA de ventes, selon les statistiques de l’INSEED. 

Il faut ajouter également que les exportations togolaises ont connu une hausse mensuelle de 73%, comparées aux 30,5 milliards FCFA du mois de février 2024.

Ces données rappellent une fois encore l’importance en général de la zone CEDEAO pour le Togo en termes de relations commerciales, et en particulier, celle de la zone UEMOA. Au dernier trimestre 2024, la sous-région absorbait à elle seule, 40 % des exportations togolaises.

Ayi Renaud Dossavi

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L’Agence Togo Digital (ATD), bar opérationnel du gouvernement en matière de coordination et d’exécution des projets digitaux, s'apprête à lancer une initiative ambitieuse à l’attention des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Dénommée « DigiTour », cette tournée de sensibilisation se déroulera du 29 juillet au 10 août, dans les cinq régions administratives du Togo.

Concrètement, le « DigiTour » vise à édifier les responsables des TPME sur les opportunités qu’offre la digitalisation et les potentiels usages du numérique dans la gestion quotidienne de leurs affaires. 

Dans le détail, les entrepreneurs seront renseignés sur divers outils numériques, notamment ceux liés à la gestion financière, la protection des données, et l’optimisation de la présence en ligne. Les modules incluront également des formations sur les outils de gestion de stock et la présentation de plateformes de visibilité et de compétitivité en Afrique.

Pour participer, les entreprises doivent être inscrites dans la base de données d’une structure d’appui notamment FAIEJ, CNP, GTPME-PMI, ou ANPGF. Elles doivent également disposer de la carte CFE et justifier d’au moins deux années d’activité. 

Les inscriptions, ouvertes jusqu’au 14 juillet, peuvent se faire via ce lien.

Le Président Faure Gnassingbé du Togo et Diomaye Faye du Sénégal sont désignés co-facilitateurs de la CEDEAO pour prendre langue avec leurs homologues du Mali, du Burkina et du Niger, qui ont entamé depuis plusieurs mois, le processus de leur retrait de l’organisation pour créer l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette mission est assignée officiellement à ces deux dirigeants au terme de la 65è session ordinaire de la conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), tenue dimanche 7 juillet 2024 à Abuja, la capitale nigériane.

Le Togolais et son homologue ont pour principale mission, de convaincre les dirigeants de l'AES de revenir sur leur décision de se retirer de l'organisation régionale. En effet, ces trois pays regroupés au sein de l’AES ont mis en place le samedi 6 juillet 2024 leur confédération, après plusieurs mois de crise avec la CEDEAO qui dénonce principalement la prise de pouvoir de leurs dirigeants par la force.

En rappel, Faure Gnassingbé avait déjà joué un rôle clé dans les négociations entre la CEDEAO et les autorités militaires au pouvoir dans ces trois pays, notamment sur la question des sanctions imposées par l'organisation.  Il est à noter que ses efforts avaient notamment permis la libération de 49 militaires ivoiriens arrêtés au Mali ainsi que celle du fils de l'ancien président nigérien, Mohamed Bazoum.

Cependant, la mission qui attend le président togolais et son homologue sénégalais ne s’annonce pas du tout aisée, les militaires étant depuis la création de l’AES, opposés à toute proposition de faire machine arrière et résolus à renforcer leur intégration.  

Esaïe Edoh

Au Togo, s’ouvre le 26 juillet prochain, la 5è édition de la Foire Made in Togo. Prévue pour prendre fin le 4 août, soit après 10 jours de manifestations, cette foire sera de nouveau un cadre de promotion des produits fabriqués au Togo.

Cette nouvelle édition se déroulera au Centre des expositions et foires de Lomé (CETEF) et devrait offrir plus de visibilité au savoir-faire des promoteurs locaux, qui innovent dans les secteurs productifs. De fait, elle va regrouper une centaine d’exposants, venus de toutes les régions économiques du pays.

Pour le directeur du CETEF, Alexandre de Souza, la Foire Made in Togo « constitue un cadre de promotion de la consommation des produits locaux, tant matériels qu’immatériels (chants, danses, sonorités musicales, etc.) ».

En rappel, cette manifestation nationale dont l’objectif majeur est de promouvoir les produits issus de notre terroir, est une initiative des autorités togolaises visant à soutenir le développement de nouvelles filières, et accompagner les jeunes entrepreneurs évoluant dans la transformation des produits locaux.

Elle se tient en prélude à la 19è Foire Internationale de Lomé (FIL) qui se tiendra du 22 novembre au 8 décembre 2024 sous le thème : « normes et qualités des produits et services, outils de compétitivité et d’accès aux marchés connectés ».

Esaïe Edoh 

En fin de semaine dernière, le Président de l’Assemblée nationale du Togo, Kodjo Adédzé, a appelé à une synergie d’action pour la protection de l’environnement en Afrique. C’était à l’occasion de la première conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement à l’initiative du Président congolais, Denis Sassou N’Guesso et sous l’égide de l’Union Africaine.

Selon le représentant togolais, il est grand temps pour l'Afrique d'agir de manière unie face à la dégradation de ses écosystèmes forestiers. « Le Togo appelle à une action collective et urgente pour promouvoir l'afforestation et le reboisement en Afrique », a déclaré Kodjo Adédzé, soulignant que cette conférence tenue sous le thème « Agir ensemble pour préserver l’environnement et protéger les forets », doit marquer « un point de départ pour l’adoption des mesures politiques, sociales, juridiques et administratives visant à accompagner, à soutenir et à promouvoir des actions de reboisement et d’afforestation à l’échelle mondiale, sur la base d’une coopération internationale ».

Dans la dynamique de son appel, le Togolais a invité les Etats africains à emboîter le pas à son pays qui mène déjà certaines actions phares en matière de protection de l’environnement. « Dans le souci de contribuer aux efforts mondiaux et régionaux de restauration des écosystèmes forestiers, le Togo, mon pays, s’est engagé, au titre de sa feuille de route gouvernementale 2025 et de sa politique forestière nationale, à étendre sa couverture forestière à 26 % du territoire national à l’horizon 2030 », a-t-il informé.

De façon précise, cet engagement du Togo se traduit par la restauration de 1,4 million d’hectares de paysages forestiers dégradés, au titre de sa contribution à l’initiative africaine pour la restauration de 100 millions de paysages forestiers (AFR100) d’ici à 2030.

Le Togo s'est également doté cette année d'un budget vert pour faire face aux défis environnementaux auxquels il est confronté, dans une perspective de lutte contre le changement climatique. De nombreux autres projets et programmes sont également mis en œuvre ou en cours d'exécution dans le pays.

Il est important de noter que cette conférence fait suite à l’appel lancé en 2022, à la COP27, en Egypte, par le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso, relativement aux conséquences de plus en plus récurrentes des changements climatiques que subissent les pays africains.

Esaïe Edoh

Le Togo a bouclé l’année 2023 avec un taux d’accès à l’électricité évalué à 68%, selon la Présidence de la République. Une progression de 18% en trois ans, rapporté à 2020 où le taux était de 50%.

Cette amélioration est portée par plusieurs initiatives inclusives parmi lesquelles les projets Cizo et le Fonds Tinga qui ont permis à plus de 600 000 ménages d’avoir accès à l’électricité.

Au rang des initiatives qui portent cette progression, on note également le projet d’installation de 50 000 lampadaires solaires autonomes et intelligents lancé en avril 2023 pour couvrir 4599 localités du pays, l’implantation de la centrale solaire de Blitta (capacité de 50 MWc au départ avec des travaux d’extension en cours), entre autres.

Notons que le pays vise 70% de taux de couverture cette année et 100% à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le ministre en charge de la culture et du tourisme, Dr Kossi G. Lamadokou, incite les promoteurs d’établissements de tourisme et assimilés à mettre davantage en avant la Télévision Togolaise (TVT) dans leurs espaces. 

Dans une note circulaire datée de ce vendredi 5 juillet 2024, le ministre souligne l'importance de promouvoir la TVT dans les lieux communs et les chambres d’hôtels et autres structures d'accueil touristiques du pays. « Il nous a été donné de constater que les postes téléviseurs installés dans les lieux communs et dans les chambres des établissements de tourisme et assimilés font la part belle aux chaînes étrangères au détriment de la chaîne nationale d'information, la Télévision Togolaise (TVT). Il arrive qu'elle ne figure même pas dans les bouquets numériques offerts aux usagers desdits établissements. », constate le ministre.

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Une tendance qui va à l'encontre des efforts déployés pour promouvoir et valoriser les richesses et valeurs culturelles du Togo. 

Ainsi, « afin d'assurer la promotion et la visibilité des richesses et valeurs culturelles de notre pays, je vous demande de prendre les dispositions idoines pour faire de la TVT, la chaîne de référence et de premier choix dans la programmation de vos postes téléviseurs », a-t-il écrit dans la note.

Cette mesure vise à renforcer l'identité culturelle du Togo auprès des visiteurs et à soutenir la chaîne nationale dans sa mission d'information et de promotion culturelle. Des contrôles inopinés sont par ailleurs prévus. « J'attache du prix au respect scrupuleux de la présente note qui expose désormais à des contrôles inopinés », ajoute-t-on.

Ayi Renaud Dossavi

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