Togo First

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Au Togo, la commune de Kpélé 2, située dans la région des Plateaux, a validé son Plan de développement communal (PDC) le vendredi 14 juin dernier.

Le document s'articule autour de quatre piliers clés : le social, l'économie, la gouvernance locale et l'environnement. Selon le maire, Xolali Komla Dotsou, il va contribuer à faire de la commune Kpélé 2, une référence en matière de paix sociale, de bonne gouvernance, de partenariat, d'économie durable et d'accès équitable aux services sociaux de base. En revanche, les détails sur le coût nécessaire pour son déploiement n’ont pas été donnés.

La validation du PDC marque ainsi, une étape importante dans la concrétisation des ambitions de développement de la commune de Kpélé 2, soutient-on.  Sa mise en œuvre, indique-t-on, sera axée sur une approche participative et inclusive, « permettant d'optimiser l'exploitation des ressources locales et d'assurer une meilleure cohérence des interventions de développement sur le territoire ».

Il est à noter que la commune de Kpélé 2 est sur une superficie de 345 km2 et compte une population de 27 664 habitants selon le RGPH 5 de 2022. Elle s’ajoute ainsi à plusieurs autres communes du pays qui se sont dotées d’un plan de développement communal.

Esaïe Edoh

Au Togo, la Stratégie nationale de développement de la riziculture actualisée (SNDR 2) en 2020 a été soumise à évaluation en milieu de semaine dernière à Lomé. Il était essentiellement question de faire un bilan de la mise en œuvre des projets prévus dans le plan décennal.

A cette rencontre, les acteurs de la filière rizicole ont relevé essentiellement l’accompagnement du ministère de l’agriculture en faveur des producteurs, notamment en intrants et en appui-conseil technique. Ceci a contribué à l'augmentation de la production, note-t-on.

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Concrètement, la production rizicole a connu une évolution positive de 3,8% entre 2021 et 2022.  Plus spécifiquement, le riz paddy a atteint 171,8 mille tonnes en 2022, comparés à 165,5 mille tonnes en 2021. La production nationale est tirée en priorité par le riz des bas-fonds (55%) et le riz de type pluvial (34%), précise le ministère de l’agriculture

Via la SNDR, l’ambition du Togo est d'accroître la production de riz en la faisant passer de 145 489 tonnes en 2019 à 1 115 087 tonnes à l’horizon 2030, représentant le double en termes de la demande projetée et assurant ainsi largement une sécurité alimentaire. Dans cette dynamique, le pays prévoit d’améliorer la productivité et la qualité du riz sur toute la chaîne de valeur, de réorganiser la structuration de la filière et de renforcer la gouvernance de la filière riz.

Notons que la SNDR actualisée en 2020 et mise en œuvre avec l’appui de la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD) et de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), nécessite un financement de 87 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

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Dans la commune Vo 3, région maritime, au sud du pays, un programme de reboisement transforme patiemment le paysage autrefois dégradé par l'exploitation du phosphate. Lancée depuis deux ans, l'initiative municipale est appuyée par le Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP), pour restaurer ces sols et permettre à des terres autrefois stériles de reprendre vie.

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En effet, la localité fait partie des points d’exploitation de phosphate, qui a commencé dans les années 50. Après les exploitations, le paysage était marqué notamment par des montagnes artificielles et des retenues d'eau artificielles. 

Le projet est parti en 2022 d’une initiative du maire de la commune, Minongblon Kodjo, qui a sollicité le WACA ResIP pour l’appuyer dans la restauration de ces carrières.

Trois ans d’investissements 

Depuis cette année, le WACA ResIP a investi près de 300 millions FCFA dans ces opérations de restauration par reboisement. De 50 hectares reboisés en 2022, la superficie est passée à 135 hectares reboisés en 2023 et devrait atteindre 165 hectares en 2024. La restauration des sols n’est pas le seul bénéfice de ce programme ; les activités engendrent également dans la foulée, des emplois durables pour la jeunesse locale. « Ces emplois verts créés par le WACA constituent une opportunité significative pour nos jeunes », explique le maire de Vo3.

L'ambition de la commune ne s'arrête pas là. Les autorités locales envisagent d'introduire l'apiculture, la pisciculture et l'héliciculture comme activités génératrices de revenus, exploitant ainsi le microclimat favorable créé par les nouveaux espaces verts.

Pour le projet de WACA-ResIP, en plus de réhabiliter les terres, il s’agit d’appuyer la préservation des écosystèmes à haute valeur de biodiversité. Cette action, modeste mais pleine d’impact au niveau local, s'inscrit dans le cadre d'un objectif plus large : planter un milliard d'arbres d'ici 2030, une ambition vertigineuse que s’est donnée le pays pour cette décennie.

Au Togo, dans le cadre du processus de décentralisation en cours, l'Allemagne vient d'apporter de nouveau son soutien en dotant 19 communes d'infrastructures pour abriter leurs mairies. Ces nouveaux édifices, financés à hauteur de 9,8 milliards de francs CFA par la Banque allemande de développement (KfW), s'inscrivent dans la troisième phase du Programme d'Appui à la Décentralisation (PAD III).

Ces infrastructures, réceptionnées de manière provisoire symbolique la semaine dernière à Tabligbo (Yoto 2) en fin de semaine dernière, sont composées de bureaux pour le maire et ses adjoints, d'un état civil, d'un hall d'accueil, d'une salle polyvalente pour les conseils et les délibérations, ainsi que d'une cuisine et de blocs sanitaires. Elles visent à offrir un cadre de travail plus propice aux équipes municipales, leur permettant ainsi d'assurer une meilleure gestion des affaires communales et de fournir un meilleur service à la population.

Il est à noter que cette troisième phase du PAD fait suite aux phases 1 et 2, qui ont nécessité un investissement de 17 millions d'euros, soit environ 11 milliards de francs CFA.

Au-delà de ce programme, l'Allemagne accompagne le Togo dans ce processus à travers le Programme Décentralisation et Gouvernance Locale (ProDeGoL), piloté par la GIZ. Ce programme a notamment permis de doter en 2021, 10 communes de maires, en collaboration avec l'Union européenne.

Esaïe Edoh

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99,3 milliards de FCFA. C'est le montant de recettes collectées par le Commissariat des douanes et droits indirects, branche de l'OTR, responsable de la gestion, du contrôle et de la perception des droits et taxes sur les marchandises entrant et sortant du pays, au cours des trois premiers mois de 2024. Ce chiffre représente une augmentation d'environ 21,10 % par rapport aux 82 milliards de FCFA mobilisés durant la même période en 2023.

Les droits de douane ont atteint 35,4 milliards de FCFA, contre 29,4 milliards de FCFA l'année précédente, marquant une croissance de 20,41 %. De plus, la TVA sur les marchandises importées a vu une hausse significative, s'élevant à 43,7 milliards de FCFA comparée à 21,3 milliards de FCFA au premier trimestre 2023, soit une progression de 105,16 %.

Ces augmentations surviennent dans un contexte où, depuis la fermeture des frontières entre le Bénin et le Niger, le port de Lomé et le corridor togolais se sont progressivement imposés comme une voie de contournement pour les marchandises destinées au Niger. Avec la levée des sanctions en février, Lomé est devenu un passage stratégique pour les opérateurs, accentué par la décision des autorités nigériennes de garder la frontière fermée avec le Bénin, qui était jusqu'alors leur façade maritime naturelle. Les tensions qui se sont intensifiées entre ces deux pays depuis mars ont profité au Togo, qui a intensifié ses initiatives pour faciliter les échanges commerciaux. 

Bien que les chiffres de fin mars soient encore prématurés pour démontrer pleinement les nouvelles dynamiques, les effets devraient être plus visibles d'ici la fin du premier semestre ou du troisième trimestre.

Pour l'année en cours, le Togo vise à mobiliser un total de 434 milliards de FCFA en recettes douanières, contre 389 milliards de FCFA mobilisés l'année dernière sur un objectif de 334 milliards dans le collectif budgétaire. 

Fiacre E. Kakpo

 

Au Togo, l’administration publique ajuste sa stratégie d’endettement et de mobilisation de capitaux à l'extérieur, et compte se tourner davantage vers les crédits concessionnels, qui sont considérés notamment comme moins onéreux.

C’est ce que révèle la nouvelle stratégie d’endettement à moyen terme (SDMT) 2024-2026 adoptée par le pays. Elle vise à réduire l’exposition de la dette publique aux risques de refinancement en rallongeant la maturité moyenne de l’encours de la dette publique et à recourir davantage à la dette concessionnelle pour maîtriser le service de la dette.

« L'idée, c'est vraiment de ne plus être sujet à des financements complexes ou très onéreux, notamment des financements de marché », a expliqué récemment Stéphane Akaya, Secrétaire général du ministère de l'Économie et des Finances. 

Il s'agit plutôt de « se positionner sur les ressources concessionnelles » et d'accélérer la capacité du pays à mobiliser de tels financements, notamment auprès de partenaires multilatéraux et d'acteurs de développement comme la Banque mondiale ou la BAD.

Banque mondiale, FMI, BAD…

À ce jour, le pays recense plusieurs opérations, en cours ou déjà conclues, avec des partenaires multilatéraux pour des financements concessionnels, à hauteur de plus de 1,5 milliard $. 

Selon le SG du ministère, un accord pour des facilités à hauteur de 612 millions $ avec la Banque mondiale a été signé dans le cadre du Nouveau cadre de partenariat. Un financement de près de 400 millions $ du Fonds monétaire international (au titre de la FEC) sera décaissé sur la période des 42 prochains mois. Avec la BAD, le pays est sur une opération de 200 millions $, et anticipe au moins 400 millions $ à mobiliser auprès de la Millennium Challenge Corporation (MCC) sur les projets de développement de l'énergie et des TIC. La coopération allemande, pour sa part, serait autour d’un portefeuille de près de 100 millions $.

Atteindre la parité d’ici à 2026 

L’un des autres objectifs du pays est de rééquilibrer ainsi le portefeuille de sa dette en se tournant vers plus de dette extérieure.  Et ainsi, d’atteindre la parité de la composition entre dette intérieure et extérieure, en 2026.

Ayi Renaud Dossavi

Dans le cadre du renforcement des infrastructures de transport en Afrique de l'Ouest, la capitale togolaise, Lomé, a hébergé vendredi 14 juin dernier, une réunion du comité de pilotage du Projet corridor économique Lomé-Ouagadougou-Niamey (PCE-LON).

Les acteurs ont abordé au cours de cette rencontre, des questions liées à la sécurité des postes de contrôle le long de cet important axe de communication international.

 Les ministres des Transports du Togo, du Niger et du Burkina Faso, pays participants au projet, ont co-présidé la session, avec un focus particulier sur l'évaluation de l'avancement du projet dans chaque État membre, l'identification des obstacles rencontrés et la proposition de solutions adaptées.

Renforcer et améliorer le contrôle 

Parmi les résolutions adoptées lors de cette rencontre, une attention particulière a été accordée à l'adaptation des infrastructures de contrôle aux impératifs sécuritaires actuels, ainsi qu'à une meilleure intégration des ministères de la Défense et de la Sécurité dans la mise en œuvre du corridor. De plus, une dynamisation accrue des comités nationaux de facilitation du transport et du transit inter-États a été décidée.

Les délégués du Togo et du Burkina Faso ont également reçu pour mandat d'intensifier la lutte contre les tracasseries routières et d'élargir les horaires de fonctionnement du Poste de contrôle juxtaposé de Cinkassé, soulignant ainsi l'importance de ce corridor.

Long de 1065 km, ce corridor demeure un axe essentiel pour la chaîne d'approvisionnement et l'économie des trois nations impliquées, et un levier important pour la fluidité du commerce et la sécurité régionale.

Au Togo, le ministre en charge de l’économie numérique et de la transformation digitale a lancé vendredi 14 juin à Lomé, le Programme Nana Tech, une initiative de formation des jeunes femmes entrepreneures aux métiers du numérique, en vue de leur permettre de digitaliser leurs entreprises et booster leurs rendements à travers les nouveaux leviers du digital.

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« Nana Tech est un concept qui fait partie de la vision gouvernementale et qui a pour objectif d'identifier et promouvoir les talents féminins dans le secteur des études et de l'information. », explique Kafui Ekouhoho, cheffe de l’agence Togo Digital (ATD) et représentante de la ministre de tutelle, Cina Lawson, à ce lancement.

"Nana Tech" s'inspire des "Nana Benz", entrepreneurs togolais qui, dans les années 70-80, ont dominé le commerce du pagne. Ainsi, « Inspirées par ce précieux héritage, nous souhaitons pérenniser cette culture de l'excellence désormais dans l'économie numérique avec la promotion des Nanatech. », ajoute la représentante. 

Au total, 1500 femmes devraient bénéficier de ce programme.

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Appui de l’OMCA

Pour cette année, le programme logé totalement au sein du Djanta Tech hub, est appuyé par l’Organisme de mise en œuvre du Millenium Challenge Account au Togo (OMCA-Togo), dans le cadre de son programme de promotion des TIC, financé par le programme Threshold du MCC.

« L'organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account Togo est honoré de travailler avec le secteur du digital au Togo pour accélérer et concrétiser les réformes profondes engagées depuis le début de l’année. » , a pour sa part indiqué Jeanne Ngname Bougonou, la Directrice de l’OMCA, au lancement de cette initiative.

Cinq composantes

Notons que Nana Tech couvre à ce jour cinq programmes complémentaires, dont : Nana Tech Entrepreneures (un programme d'incubation de 6 mois destiné aux femmes entrepreneures qui les appuie aux outils numériques), Nana Tech Immersion (une formation intensive de 6 jours axée sur la gestion d'entreprise et l'utilisation efficace des outils numériques), Nana Tech Ecosystème (qui consiste en des tables rondes sur l'ensemble du territoire, en vue de renforcer l’écosystème entrepreneurial féminin), Nana Tech Lab (une plateforme de formation en ligne) et Nana Tech Talents (un programme intensif d'un mois, axé sur le développement de l'esprit d'entreprise et des compétences numériques chez de jeunes pousses).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, précisément à Sokodé, le Comité de pilotage local (COPIL) a lancé les activités d’assainissement dans la commune de Tchaoudjo 1. Il a mis en service le Centre communal de traitement pour l’assainissement (CECOTRA) le jeudi 13 juin 2024, dans le cadre de la 3è édition de la Quinzaine l’environnement.

Le CECOTRA est composé du centre d’enfouissement technique des déchets (CET) et de la Station de traitement des boues de vidanges (STBV) et devrait assurer la gestion des déchets et l’assainissement dans la commune Tchaoudjo 1. Il est implanté dans le cadre du Projet de gestion des déchets et décentralisation (GEDEC) financé par l’Union européenne, à hauteur de plus de 3 milliards FCFA.

Il s’inscrit dans le cadre du Programme de Renforcement des Services Publics Locaux-Assainissement et déchets (PRSPL) visant à améliorer la salubrité urbaine dans les villes ciblées (les communes Tone 1, Kozah 1, Ogou 1 et Zio 1). 

Mis en œuvre par Expertise France, sous l’égide du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, le GEDEC prend le relais des projets Eau et Assainissement au Togo (PEAT 1 et 2) lancé en 2015.

Esaïe Edoh

Au Togo, Kodjo Adedze est élu ce vendredi 14 juin 2024, président de l'Assemblée nationale.  Il a été porté à ce poste par 106 députés sur les 113 que compte l'organe légiférant, pour un mandat de 3 ans renouvelable.

Ministre de l’urbanisme et de l’habitat, poste qu’il occupe depuis septembre 2023, Sevon-Tepe Kodjo Adedze remplace Yawa Tségan, jusque-là première femme à être propulsée au perchoir de cette institution.

Né le 31 décembre 1961, Adédzé est nanti d’un diplôme de Cycle 3, option Douanes à l’ENA (Ecole nationale d'administration) au Togo. Dans son parcours professionnel, il a été également ministre du commerce, de l'industrie et de la consommation locale (entre octobre 2020 et septembre 2023) et commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR) entre février 2017 et octobre 2020.

Au plan politique, il est depuis octobre 2017, Vice-président, région maritime, du parti Union pour la république (UNIR), aux affaires au Togo.

Esaïe Edoh

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