Togo First

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Au Togo, Elizabeth Fitzsimmons, ambassadrice des Etats-Unis depuis 2022 est sur le départ. La représentante a annoncé son départ dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. 

Sous son leadership à l’ambassade américaine, plusieurs initiatives ont été pilotées ou reconduites, de 2022 à 2023. Notamment, le Fonds de Résilience de l'Ambassadeur, dans le cadre de la stratégie américaine de dix ans pour prévenir les conflits et promouvoir la stabilité, qui a alloué annuellement 100 000 dollars au Togo pour s'attaquer aux causes profondes de l'extrémisme violent, le Fonds d'Auto-Assistance de l'Ambassadeur, avec un décaissement annuel de 75 000 dollars à 20 organisations dans les cinq régions.

On comptera également la Loi sur la Croissance et les Opportunités en Afrique (AGOA) au cœur des échanges économiques entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne, l’éligibilité du Togo au programme Compact de la Millennium Challenge Corporation (MCC), et la poursuite du programme Seuil, initié fin 2020 avec une subvention de 35 millions $, pour améliorer l’accès à des services de Technologie de l'Information et de la Communication (TIC) et formaliser les droits fonciers au Togo.

Mary E. Daschbach annoncée 

Elizabeth Fitzsimmons, devrait être remplacée par Mary E. Daschbach, actuellement chef de mission adjoint en République du Cameroun, où elle a notamment été chargée d'affaires par intérim.

Selon les précisions de la Maison Blanche, Mary Daschbach a occupé le poste de Conseillère Politique Senior à la Direction de la stratégie, de l’engagement et des programmes au Commandement des États-Unis pour l’Afrique à Stuttgart, en Allemagne, et celui de chef de mission adjoint en République du Congo.

Elle connaît bien l'environnement diplomatique sous-régional. En effet, apprend-on, elle a commencé sa carrière au service extérieur comme responsable de l’information au Ghana, puis a été affectée au Royaume-Uni comme responsable consulaire, au Togo et au Costa Rica en tant que responsable des affaires publiques.  Sans oublier Washington où elle a été chef de bureau pour le Paraguay et l’Uruguay, et directrice du bureau d’Asie du Sud et d’Asie centrale au sein du bureau des programmes d’information internationale. Avant de rejoindre le service extérieur, elle a été directrice associée du Peace Corps (Corps de la paix) en République du Bénin.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo a réussi une nouvelle opération sur le marché des titres publics de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), ce vendredi 07 juin 2024.

Avec pour objectif initial de mobiliser 35 milliards de FCFA via une émission simultanée de Bons Assimilables du Trésor (BAT) et des Obligations Assimilables du Trésor (OAT), le pays a levé 36,9 milliards de FCFA, portant ainsi à 430 milliards FCFA les fonds collectés cette année sur le marché financier régional, selon les données de l’Umoa-titres.

Ceci, alors qu’il ambitionne de mobiliser 607 milliards FCFA sur le marché financier régional, cette année 2024.

Plus en détail, 32,3 milliards de FCFA ont été obtenus grâce aux BAT émis sur une maturité de 182 jours, tandis que 4,6 milliards ont été mobilisés via les OAT stipulées respectivement sur 3 et 5 ans, et des taux d'intérêt annuels de 6,15% et 6,40%.

Selon le rapport de l'opération, 28 investisseurs ont participé à l'offre et proposé un montant total de 45,7 milliards de FCFA, ce qui représente un taux de couverture de 130,62%.

Rappelons que ces ressources collectées serviront à couvrir les besoins de financement du budget du Togo pour l'année 2024, équilibré à hauteur de 2179 milliards de FCFA en ressources et en charges.

Esaïe Edoh

Au Togo, le ministère en charge du commerce veut former 25 entrepreneurs en matière de e-commerce. Ce sera à travers une série de formations pratiques sur toute l’étendue du territoire national.

Il s’agit, indique-t-on, de « sélectionner une pépinière d'entrepreneurs qualifiés et compétents en vue de leur dispenser une formation approfondie », et de « renforcer de manière significative les connaissances et les compétences des entrepreneurs, mettant particulièrement l'accent sur les bonnes pratiques du e-commerce. »

À cet effet, le département ministériel a récemment lancé un appel à manifestation d’intérêt, ouvert aux entrepreneurs individuels ainsi qu’aux entreprises.  Les entrepreneurs sélectionnés seront formés à des compétences juridiques, techniques, managériales, ainsi qu'en termes de communication et marketing. 

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des PME/PMI togolaises dans le domaine du commerce électronique, appuyé par le Programme Arab Africa Trade Bridges (AATB).

La date butoir est fixée au 25 juin 2024. 

Consulter ici l’appel à manifestation d’intérêt complet.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la commune Zio 1 a adopté cette semaine son compte de gestion de l'exercice 2023, qui récapitule les opérations budgétaires et comptables de la collectivité locale sur la période. C’est à l'occasion de la deuxième session ordinaire de l’année 2024, qui s'est ouverte le mardi 4 juin à Tsévié. La session de plusieurs jours, concentrée autour de l’étude et l’adoption du compte administratif et du compte de gestion 2023, réunit le maire et les conseillers municipaux.

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Selon les données de ce document, qui fait le point des recettes et des dépenses réalisées par la commune sur l’année écoulée, celle-ci s’en sort avec un résultat positif de 147,6 millions pour l'exercice 2023, sur fond d’une gestion qui se veut prudente.

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La session s’est ouverte sous la houlette du préfet du Zio, Etsè Kodjo Kadévi, et en présence du maire de la commune Zio1, ainsi que de différentes autorités administratives, traditionnelles et acteurs de la société civile.  « La rigueur et l'engagement de chacun seront déterminants pour garantir la transparence et l'efficacité de la gestion communale », selon le préfet.

Pour rappel, située à quelque 35 km au nord de la capitale Lomé, la Commune de Zio1, avec son chef-lieu Tsévié, est l’une des plus grandes du pays, et concentre une population d'environ 500 000 personnes, selon le dernier recensement.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le gouvernement appelle les populations habitant dans des zones inondables du grand Lomé et de la région maritime à se préparer pour "d'éventuelles actions d'évacuation". Ceci, à cause "des prévisions météorologiques qui annoncent de grandes pluies", pouvant compliquer une situation déjà tendue dans plusieurs parties du sud-côtier, selon un récent communiqué officiel.

Ces précipitations pourraient en effet "aggraver les risques liés à l'occupation des zones inondables et entraîner la submersion ou la défaillance technique des installations de protection contre les inondations telles que les bassins de rétention d'eaux pluviales", indique-t-on.

Cette alerte fait suite aux fortes pluies qui ont frappé cette semaine, la capitale et ses environs. Dans la région maritime et le Grand Lomé, plusieurs ménages ont ainsi enregistré des dégâts matériels pour cause d’inondations.

Eviter les zones inondables 

Dans la foulée, face à ces sinistres de plus en plus récurrents, on appelle les populations à éviter d'occuper les zones inondables et d'y ériger des constructions. "Il est rappelé à l'attention de tous que l'obtention du permis de construire est obligatoire pour entreprendre tout projet de construction de quelque nature que ce soit", indique-t-on.

Les sinistres en périodes pluvieuses restent un défi persistant dans le pays du Golfe de Guinée, et le souci de les prévenir a suscité plusieurs programmes et plans de contingence, alors que les défis se font de plus en plus aigus.

Pour rappel, au Togo, selon les prévisions de l’agence nationale de météorologie, la grande saison pluvieuse, qui n'en est encore qu'à ses débuts, devrait se poursuivre jusqu'en septembre.

Ayi Renaud Dossavi

Le Camerounais Alain Nkontchou a passé le flambeau au Sénégalais Papa Madiaw Ndiaye, neuf ans après son arrivée au conseil d'administration d'Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le jeudi 6 juin à Lomé, lors de la 36e édition des assemblées générales de la banque panafricaine.

Papa Madiaw Ndiaye, le nouveau président du conseil d'administration (PCA) d’Ecobank, est principalement connu comme le directeur général et le fondateur d’AFIG Funds, mais son expérience s'étend bien au-delà de cette casquette. Avant de fonder AFIG Funds, il a été directeur des investissements chez Emerging Markets Partnership (EMP) à Washington. Là, il a joué un rôle clé dans la levée de 407 millions USD pour le Fonds d’infrastructure africain AIG en 2000, qui était à l'époque le plus grand fonds panafricain. 

Avant de rejoindre EMP, Papa Madiaw Ndiaye est passé notamment par la Société financière internationale (SFI), où il dirigeait les investissements en actions et en dettes pour des institutions financières africaines entre 1996 et 2000.

Ses débuts professionnels chez Salomon Brothers et plus tard au sein du groupe des marchés émergents de JP Morgan en 1992 ont jeté les bases de son expertise dans le trading de titres en Afrique et au Moyen-Orient, qu'il a lancé en 1994.

En 2000, Ndiaye est devenu conseiller spécial pour les Affaires Économiques et Financières auprès du président de la République du Sénégal. Il a également été président du Conseil consultatif économique et financier à la présidence au Sénégal. Dans la même période, il a lancé MIDROC BVI, un véhicule d'investissement direct pour le Cheikh Mohammed Al-Amoudi, du milliardaire saoudo-éthiopien. 

Le parcours académique de Ndiaye est tout aussi prestigieux, avec un MBA de la Wharton School of Business, un MA en Affaires Internationales de l’Institut Lauder de l’Université de Pennsylvanie, et un BA en économie de Harvard College. 

Au-delà de ses responsabilités dans le monde des affaires, Ndiaye est également au conseil d'administration de plusieurs entités, notamment celui de l'AVCA, l'association des private equity en Afrique. 

Papa Madiaw Ndiaye prend la tête du conseil d'administration d’un groupe bancaire qui sort “d’une période difficile”, comme l’a souligné son Ceo, Jeremy Awori, et devra travailler au retour des dividendes. De plus, il devra s'atteler à la résolution des problèmes rencontrés par la filiale nigériane du groupe, qui traverse une période particulièrement difficile.

Fiacre E. Kakpo

La Semaine nationale du cinéma togolais (SNCT) se mue en Festival international du film du Togo (FIFTO). L’annonce de ce changement de dénomination, justifié par les nouvelles ambitions et orientations du pays dans le secteur cinématographique, a été faite le jeudi 6 juin à Lomé lors de la conférence de presse de lancement des activités de la 8è édition de cet événement.

Le Festival organisé par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNCIA), une structure du ministère de la Culture et du Tourisme, se déroulera du 3 au 10 août prochains à Lomé sous le thème : « Cinéma togolais : de l'industrialisation à la professionnalisation ». A cet événement, sont attendus des professionnels du cinéma togolais, d’Afrique et d'ailleurs, dont la Côte d’Ivoire, invitée d'honneur.

A l’agenda du FIFTO il est prévu essentiellement des ateliers et des conférences sur des thèmes relatifs à l’évolution du cinéma togolais, comme le financement et la technologie, ainsi que des rencontres avec des producteurs, distributeurs et réalisateurs d’Afrique et d’Europe. Plusieurs concours de longs métrages (pour les participants internationaux), de courts métrages (pour les participants nationaux), ainsi que le concours Clap Ivoire, sont inscrits au programme.

Pour le ministre de la Culture et du Tourisme, Kossi Lamadokou, le FIFTO 2024 va célébrer la diversité culturelle en mettant en valeur le patrimoine national, et positionner le cinéma togolais sur la scène mondiale. Ceci en droite ligne avec l'ambition du pays de créer un secteur cinématographique dynamique, capable de se rendre visible sur la scène internationale tout en restant fidèle à son identité culturelle.

Esaïe Edoh 

Où en est le Togo dans la mise en œuvre du Projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU) ? La question était au cœur d’une rencontre entre le ministre togolais de l'urbanisme Kodjo Adédzé, et une délégation de la Banque mondiale, en début de semaine à Lomé.

La rencontre a permis de mettre en lumière les progrès réalisés jusqu'à présent, notamment en ce qui concerne la construction d'infrastructures d'adduction d’eau potable à Naki-est et à Dapaong (dans le nord du Togo), la réhabilitation du pont de Kpèlèou, ainsi que les travaux de voirie à Kara.

Selon le ministère, les deux parties ont souligné des résultats positifs, mettant en avant non seulement les avancées en termes d'infrastructures, mais aussi la création d'emplois. En effet, près de 142 000 personnes ont été employées pendant la phase d'exécution du projet.

Par ailleurs, Adédzé et son équipe ont annoncé des mesures pour entamer les études en vue de l'approvisionnement en eau potable à Naki-est à partir du barrage de Dalwak de Dapaong.

Le ministère a également mis l’accent sur l’élaboration en cours du Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme dans six communes (Zio 1, Kloto 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1, Tône 1 et Kozah 1).

Rappelons que le PIDU financé par la Banque mondiale, a pour objectif d'améliorer l'accès aux infrastructures urbaines et aux services de base dans les villes togolaises. 

Esaïe Edoh

Selon les conditions du marché, Ecobank, dont les revenus ont à nouveau franchi la barre des 2 milliards $, envisage de lever des eurobonds. Le montant ne devrait pas dépasser 600 millions de dollars, alors que ses actionnaires ne percevront pas de dividendes cette année, après une reprise de distribution, l’an dernier.

Ecobank Transnational Incorporated (ETI) se prépare à lever jusqu'à 600 millions de dollars via de nouvelles émissions d'euro-obligations cette année, a annoncé Alain Nkontchou, président du conseil d'administration de la banque, lors de l'Assemblée générale extraordinaire tenue à Lomé, la capitale togolaise, ce jeudi 6 juin 2024. Selon lui, cette opération est cruciale pour renforcer la structure de financement de la banque.

C’est la deuxième année consécutive que les actionnaires d'ETI sont sollicités pour se prononcer sur une nouvelle levée de fonds. L'an dernier, ils avaient déjà donné leur feu vert pour une mobilisation de capitaux à hauteur de 500 millions de dollars.

« Le 18 avril 2024, nous avons remboursé l'euro-obligation de 500 millions de dollars émise en avril 2019 grâce à un financement relais à court terme. Aujourd'hui, nous sollicitons l'approbation des actionnaires pour remplacer ce financement par une facilité à plus long terme à travers une nouvelle émission d'euro-obligation », a-t-il expliqué.

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Effectivement, 250 millions de dollars avaient été mobilisés via un crédit relais, arrangé conjointement par Afreximbank et Africa Finance Corporation, avait indiqué l'institution début mars 2024.

Cette nouvelle émission pourrait inclure des dettes de premier rang, des dettes subordonnées admissibles au capital tiers, ou une combinaison des deux, en fonction des conditions du marché, jusqu'à un montant maximal de 600 millions de dollars, selon ses informations. Pour le financier camerounais, la levée de fonds permettra à Ecobank de consolider sa liquidité et de soutenir ses objectifs de croissance à travers ses divers marchés en Afrique.

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La résolution a été largement approuvée par les actionnaires qui, cette année, ne percevront pas de dividendes sur les 488,4 millions de dollars de bénéfices réalisés. L'année dernière, le groupe bancaire avait pourtant repris la distribution de dividendes après une interruption de quatre ans. Ainsi, l'intégralité du bénéfice attribuable sera transférée au report à nouveau, a indiqué Alain Nkontchou.

« Nous savons que nous avons du travail à faire pour améliorer les dividendes afin que vous puissiez les recevoir plus tôt plutôt que plus tard », a indiqué Jeremy Owori, CEO du groupe, pour apaiser les petits actionnaires. « Le plan sur lequel nous travaillons avec le conseil d'administration et la direction, est de pouvoir générer des profits durables à court, moyen et long terme et de créer de la valeur pour tous nos actionnaires et les communautés dans lesquelles nous vivons et opérons », a-t-il poursuivi.

Fiacre E. Kakpo

En marge du premier Sommet Afrique-Corée qui s’est tenu du 4 au 5 juin derniers à Séoul, le Président du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, a rencontré diverses personnalités du monde économique, financier et des affaires de la Corée du Sud. Au cours de ces rencontres, le dirigeant togolais a mis en avant les différentes opportunités d'investissement disponibles dans son pays.

Lors d’une réunion entre le président togolais et le président de l'Autorité nationale coréenne de développement agricole, Cho Chaeho, les pistes d’une future collaboration dans le domaine agricole entre les deux pays ont été évoquées, notamment à travers l'adhésion à l'initiative de coopération Korea-Africa Food and Agriculture (KAFACI). L'intégration de Lomé à cette structure offrirait au pays ouest-africain un soutien technique, notamment dans la filière rizicole.

En vue de concrétiser cette collaboration, une délégation de responsables de la KAFACI est attendue prochainement au Togo.

Aussi, des discussions ont-elles eu lieu concernant les investissements potentiels dans les secteurs de l'économie numérique et de l'environnement. Le Président Faure Gnassingbé a échangé avec les responsables de la Fondation Corée-Afrique et ceux de l'Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) pour présenter les ambitions du Togo dans ces domaines.

Des projets liés à la gestion durable de l'environnement ont également été au cœur des échanges avec les représentants du Fonds vert pour le climat et ceux de la compagnie coréenne SEJIN G&E. Ces discussions ont porté sur le soutien aux politiques gouvernementales en matière de résilience face au changement climatique, l'assainissement de l'environnement et la transformation des déchets en biogaz.

Ces échanges, indique-t-on, ouvrent la voie à de futures collaborations entre le Togo et la Corée du Sud qui ont déjà des relations au beau fixe.

Esaïe Edoh

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