Lomé et Pékin ont confirmé leur engagement mutuel à poursuivre leur partenariat lors d'une réunion, le lundi 3 juin 2024 à Lomé entre une délégation chinoise et l'exécutif togolais. Cette rencontre a permis de dresser un bilan des relations entre les deux pays et d'annoncer de nouveaux horizons de coopération.
Le bilan de la coopération jugé positif entre la Chine et le Togo, s'est principalement concentré sur la concrétisation des initiatives et programmes lancés en 2021 à la suite de la 8e conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC). Des secteurs clés tels que la production énergétique, l'aménagement hydraulique, l'augmentation de la production agricole et l'amélioration du système d'irrigation, ont été au cœur des discussions.

En vue de renforcer davantage leur partenariat, les deux parties ont discuté des mécanismes à mettre en place pour garantir un partenariat mutuellement bénéfique. Déjà, Liu Junfeng, Vice-président de l'Agence chinoise de Coopération internationale pour le Développement, a soutenu que la Chine « s’emploiera pour la concrétisation des projets et programmes mis en œuvre de concert par les deux parties ».
Ce nouveau cadre de partenariat s'étendra à des domaines aussi divers que la sécurité, l'environnement et l'emploi des jeunes, dans le but d'améliorer les conditions de vie des populations togolaises. Selon la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Dogbé, cette annonce témoigne de l'engagement constant de la Chine à renforcer ses liens d'amitié et de coopération avec le Togo.
Notons que la Chine, en tant que partenaire clé du Togo, a déjà participé à la réalisation de plusieurs projets d'infrastructures dans le pays. Notamment l'extension de l'Aéroport International Gnassingbé Eyadèma (AIGE) de Lomé, l'aménagement du contournement de Lomé, la construction du centre administratif et de l'auditorium de la Radio et Télévision du Togo, ainsi que la réhabilitation du stade de Kégué.
Esaïe Edoh
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Togo : une Cellule pour renforcer la collaboration entre l’UL et la Chine
Une rencontre a réuni mardi 04 juin 2024 à Lomé plusieurs collectivités locales autour de la problématique des changements climatiques. La rencontre orchestrée par l'Agence Nationale de Gestion de l'Environnement (ANGE) et ouverte par le ministre en charge de l'environnement Foly Bazi Katari, qui a lancé les travaux, s'inscrit dans le cadre de la Convention des Maires en Afrique Sub-Saharienne pour le climat et l'énergie (CoMSSA). Il s’agit d’une initiative financée par l'Union Européenne (UE) pour soutenir les villes d'Afrique subsaharienne dans leur lutte contre le changement climatique et pour l'accès à l'énergie durable à travers un engagement volontaire des Maires.
Ainsi, la rencontre visait à amener ces autorités à la base à s'impliquer davantage dans la lutte contre le changement climatique, notamment à travers l'élaboration des plans climatiques.
« Pour régler le problème climatique, il faut d'abord outiller les communes à établir le plan climat, pour savoir quels sont les maux que vivent les communes respectives. Et à ce jour, nous avons quatre communes qui ont essayé d'établir des plans climatiques. Nous pensons qu'il faut aller plus loin. Au lieu qu'on fasse des plans climatiques par commune, d'aller vers les régions. », indique Yao Winnie Dogbatse, maire de Kloto 1 et président du Forum régional des maires, dans le contexte de la rencontre.
Pour l’élu local, une approche sectorielle permettrait d'aborder les grandes problématiques communes à des collectivités territoriales appartenant à la même région ou préfecture, comme par exemple la région des Plateaux, dans la zone humide, ou encore des Savanes, plus au nord, confrontées à un climat plus sec.
Notons qu’au Togo, 81 communes togolaises, sur un total de 117 ont adhéré à la Convention des maires pour le climat et l'énergie en Afrique subsaharienne, une forte adhésion saluée par le ministère en charge de l'environnement.
Ayi Renaud Dossavi
La start-up ghanéenne Kofa, spécialisée dans les solutions de batteries et de motos électriques, envisage de pénétrer le marché togolais. Déjà bien implantée au Ghana, Kofa compte introduire ses innovations en matière de mobilité durable à Lomé, un marché pour l'heure, dominé par Spiro.
Lancée en 2021 au Ghana, Kofa s'est rapidement distinguée grâce à ses modèles de motos électriques et son système de batteries interchangeables Kore2. La moto électrique Jidi, équipée de la batterie Kore2, offre une autonomie de plus de 100 km.
Alors que d'autres entreprises se concentraient sur l'importation de VE prêts à l'emploi sur le marché, Kofa s'est concentrée sur la création d'un marché pour des batteries efficaces et l'infrastructure de charge nécessaire pour soutenir les utilisateurs de batteries.
« L'innovation clé de Kofa réside dans la fourniture d'une énergie haute performance grâce à ses batteries, qui ne sont pas seulement économiques — étant au moins 30 % plus compétitives que l'essence — mais aussi polyvalentes dans leurs applications », explique Erik Nygard, PDG de Kofa.
Pour s'implanter sur le marché togolais, Kofa prévoit de capitaliser sur ses partenariats stratégiques, notamment avec TAIL-G, un fabricant mondial de motos électriques, et MAX, un pionnier des solutions de véhicules électriques au Nigeria.
Au Togo, Spiro qui propose non seulement des motos électriques mais aussi une plateforme avancée de gestion et d'échange de batteries, bénéficie d'une position solide. Avec l'arrivée de Kofa, le secteur togolais des véhicules électriques est sur le point de devenir plus compétitif.
Selon le PDG de Kofa, le marché de la mobilité électrique, promis à une croissance annuelle à deux chiffres, est encore largement ouvert et regorge d'opportunités. « Notre principal concurrent est l'essence », a-t-il affirmé.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le ministère de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural est à la recherche de 300 techniciens. Il a lancé à cet effet, un appel à candidature qui court jusqu’au 10 juin 2024 pour pourvoir les postes disponibles.
Plus précisément, le ministère recherche 100 techniciens spécialisés en agriculture, notamment en production végétale et animale, ainsi que 200 conseillers techniques pour soutenir les acteurs du secteur agricole.
Pour postuler en tant que technicien spécialisé en agriculture, il est requis d’être de nationalité togolaise et âgé de 35 ans au 1er janvier 2024. Les candidats doivent détenir au moins une licence en Agronomie ou un diplôme équivalent, et justifier d’une expérience sur le terrain en lien avec les tâches à accomplir. Ils auront entre autres, à faire la planification d’activités de soutien, l’organisation de réunions sur le terrain, ainsi que l’identification des bénéficiaires et le diagnostic de leurs besoins.
S’agissant des conseillers techniques, ils sont censés avoir au plus, 35 ans au 1er janvier 2024, détenir au minimum un BEPC + 3 ou un CAP en agriculture, ainsi qu’une expérience professionnelle d’au moins un an dans des activités similaires à celles de la mission proposée.
Les dossiers de candidature sont à déposer à la direction générale de l'ICAT à Lomé et dans ses différentes directions régionales à Tsévié, Atakpamé, Kpalimė, Sokodė, Kara et Dapaong.
Présent à Séoul pour le Sommet Afrique-Corée, le Chef d’Etat togolais Faure Gnassingbé a participé aux travaux de la première journée, ce mardi 04 Juin 2024, qui a réuni une trentaine de chefs d’État et de gouvernement.
Dans son intervention, le numéro 1 togolais s’est d’abord félicité de la tenue de cette rencontre, tout en partageant avec l’assistance sa conviction pour un développement du continent sur la base de deux conditions majeures à savoir le développement tourné vers l’extérieur et la structuration d’un Etat stratège, relève la Présidence togolaise.
Mettant en avant son pays, Faure Gnassingbé a réitéré son ouverture économique, le Togo ne pouvant « prétendre vivre replié sur lui-même. »
Pour lui, « le Togo bénéficie d’un positionnement stratégique au carrefour de l’Afrique de l’Ouest.”, dont il est un point d’entrée important, grâce à un port en eau profonde. « Il était donc naturel pour le Togo de se développer comme un hub régional et de s’ouvrir sur l’Afrique de l’ouest, un marché de 400 millions de consommateurs en pleine transformation », a-t-il indiqué.
En ce qui concerne les réformes mises en place pour attirer davantage d’acteurs dans le pays, le président togolais rappelle que « l'ouverture économique doit s’accompagner d’un environnement favorable aux entreprises. Je pense à la fois à la sécurité juridique comme à la stabilité fiscale, aux mesures qui peuvent être prises en faveur des partenariats public-privé et aux autres initiatives sur la poursuite de l’ouverture ».
L’un des chantiers importants de développement du pays reste naturellement l'agriculture, qui occupe 65% de la population et 40% du PIB. De ce fait, Faure Gnassingbé a mis l’accent dans ce contexte, sur les agropoles et les ZAAP. « La mise en valeur des zones d’aménagement agricole planifiées au Togo a permis d’aménager plus de 11 000 hectares de terres. Des agropoles qui ont été créées, regroupant déjà plus de 11 000 producteurs. Un soutien en intrants agricoles a été fourni à 259 organisations paysannes et sept des onze centres de transformation agricole prévus sont en cours de construction.»
Pour lui, « les résultats de cette implication volontaire de l’Etat sont évidents. Les rendements agricoles ont bondi en triplant en quelques années. C’est sur ces succès qu’il nous faut construire. », a-t-il relevé, en invitant à concilier « une ouverture au monde et un enracinement dans nos territoires ». En outre, «la croissance économique et la préoccupation environnementale » et enfin, « l’accumulation de la richesse et son partage équitable »
Notons qu’au cours de ces échanges, le dirigeant de la Corée, pays hôte, a promis de doubler l’aide publique au développement en faveur des pays africains, pour atteindre 10 milliards de dollars d’ici à 2030.
Au Togo, le projet d'investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l'Ouest (WACA ResIP), axé sur la lutte contre l'érosion côtière et la mise en œuvre de sous-projets pour les populations riveraines, appuie également le milieu de l’enseignement supérieur, pour aider le pays à faire face aux défis environnementaux.
Outre les actions déjà entreprises, une attention particulière est accordée au renforcement des compétences et à l'acquisition d'équipements de pointe pour les universités publiques du Togo, l'Université de Lomé et l'Université de Kara, en soutien à la recherche dans le domaine de la géographie et des sciences de l'environnement.
Des équipements de pointe ont ainsi été alloués, notamment au laboratoire de télédétection appliquée et de géo-informatique de l'Université de Lomé et de l’Université de Kara. Ces investissements représentent un montant total de près de 239 millions FCFA pour les deux structures. “L'Université de Lomé a bénéficié d'un lot d'équipements qui a été réceptionné techniquement en août 2023,” indique Prof. Adjoussi Pèssiezoum de la faculté de géographie de l'Université de Lomé.
Dans ce lot d'équipements, on compte un tamiseur (pour les analyses granulométriques, essentielles dans les études géomorphologiques), un GPS différentiel, un microscope optique électronique (pour l’observation des plus fines particules), deux balances, une étuve, un capteur multiparamètre, un diffractomètre laser, etc.

“Ces équipements viennent renforcer le département de géographie. Et c'est vraiment une valeur ajoutée pour nous parce que le département de géographie, depuis des années, n'a pas reçu ce type d'équipement. C'est très important et c'est vraiment avec plaisir que le département de géographie a accueilli ces équipements ”, ajoute l’enseignant chercheur, dont les principaux axes de recherche portent sur les changements globaux, les Géorisques, la gestion des zones côtières et la télédétection.
Cet appui en matériel intervient dans un contexte où les facultés doivent souvent faire avec du matériel insuffisant ou inexistant. “Nous avons, dans le cadre de nos recherches, des défis majeurs à relever et les axes de recherches portent sur la climatologie, la géomorphologie, les risques côtiers, les submersions marines, l’érosion côtière, des tempêtes de plus en plus récurrentes sur les côtes togolaises, la dynamique c'est d'avoir la main. Donc depuis un certain temps, nous travaillons avec ces équipements dans divers domaines et sous peu, vous verrez les résultats ”, a indiqué Olanlo Kini Kodjo, assistant de projet à la faculté de géographie à l’Université de Lomé.
Du côté de l’Université de Kara, qui compte la seule faculté d’océanographie du pays, Prof. Seyf-Laye Alfa-Sika Mande, Maître de Conférences en Chimie de l’Eau et de l’Environnement, explique : “Au lendemain de la création de la filière professionnelle océanique, nous avons sollicité le projet WACA pour nous appuyer en équipement.” Une sollicitation qui résulta en un appui en matériel, en octobre 2023.
Appuyer la recherche

Le coordinateur du projet WACA, Adou Rahim Alimi Assimou, souligne pour sa part l'importance de la recherche dans la résolution des problèmes liés aux inondations et aux aléas climatiques. L'objectif étant d'améliorer la qualité des travaux de recherche et de renforcer les capacités pédagogiques des établissements. “Dans cette approche, la recherche constitue un pilier. Et c’est pour cela que le projet a souhaité renforcer le domaine de la recherche par rapport au problème d’inondation et des aléas climatiques. Pour agir sur la recherche, il faut agir sur deux choses majeures. Le partage de compétences et l’acquisition des équipements qu’il faut. Pour la recherche, il faut des gens d’un certain niveau et des équipements de pointe ”, selon Assimiou Adou Rahim Alimi, le coordinateur du projet WACA.
Cet appui en équipements de laboratoires des Universités Publiques du Togo (UPT) met en lumière l'importance de ces matériels pour le département de géographie de la Faculté des Sciences de l’Homme et de la Société (FSHS) de l'Université de Lomé, ainsi que pour la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université de Kara (FAST).
L'un dans l'autre, selon les professeurs Alfa et Adjoussi, respectivement doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université de Kara et directeur du Laboratoire de Télédétection Appliquée et de Géoinformatique de l'Université de Lomé, ces équipements ont un double impact, tant sur le plan pédagogique que sur le plan de la recherche. Ils contribueront de manière significative à l'amélioration de l'enseignement, au partage d'expériences et à l'augmentation du rendement avec les étudiants.
Pour rappel, le WACA ResIP, en dehors de ses interventions dans le domaine de la protection côtière, réalise de grands travaux sur la côte. L’initiative appuie plusieurs autres initiatives au niveau communautaire, dont 22 sous-projets ont été bouclés à fin 2023.
Ayi Renaud Dossavi
Le Centre de Compétence pour le Financement des Exportations Allemandes pour l’Afrique de l’Ouest et de l’Est ouvre ses portes aux entreprises togolaises notamment les PME. Avec la collaboration de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), il a présenté le lundi 3 juin 2024 à Lomé à près de 400 entrepreneurs togolais, ses opportunités en matière de garanties de crédits à l’exportation visant à renforcer les liens commerciaux entre l’Allemagne et le Togo.
Concrètement, grâce à ce Centre, les entreprises togolaises ont la possibilité de bénéficier d'un soutien financier substantiel pour leurs projets. Par exemple, un entrepreneur togolais souhaitant établir une usine de production pourrait obtenir un prêt couvrant un tiers du coût total de l'achat de l’équipement. Ce prêt peut être remboursé sur une période allant jusqu'à 20 ans.
Également, le Centre facilite les négociations et la signature des conventions de collaboration entre l’opérateur togolais et le fournisseur allemand.
Cette offre de l'Allemagne, selon Nathalie Bitho, présidente de la délégation spéciale de la CCI-Togo, “vient répondre au problème majeur de la faible capacité financière des entreprises togolaises”.
Pour sa part, Emilia Von Mittenheim, la Directrice du centre, note que l’ambition principale de sa structure est d'accroître les partenariats entre les opérateurs économiques togolais et allemands.
Notons que cette initiative vient s’ajouter à d’autres déjà mises en place par les autorités togolaises pour garantir l'accès au financement des entreprises.
Esaïe Edoh
La compagnie aérienne LIZ Aviation, filiale du Groupe EBOMAF, a acquis un nouvel avion. Cet appareil, qui porte à 4 le total de la flotte de la compagnie, a été réceptionné le 25 mai 2024 à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) de Lomé.
Cette nouvelle acquisition représente une étape importante pour la compagnie, qui avait annoncé dès le lancement de ses activités, un an plus tôt, son intention d'étendre sa flotte à quatre avions. « L’acquisition de ce nouvel appareil s'inscrit dans la continuité des ambitions du Groupe EBOMAF », a souligné Mahamadou Bonkoungou, PDG du Groupe.
Avec ce nouvel appareil de type ART 72-600, la compagnie va renforcer ses capacités de service notamment les liaisons avec des capitales de la sous-région, notamment Cotonou, Abidjan, Dakar, Bamako, Lagos. En outre, ce nouvel avion contribuera à maintenir les vols entre Lomé et Niamtougou, le deuxième aéroport du Togo.
Cette expansion de la flotte de Liz Aviation, indique-t-on, témoigne de l’engagement du groupe à améliorer la connectivité aérienne dans la région. Elle participera aussi à l’ambition du gouvernement togolais, celle d’augmenter le nombre de passagers accueillis chaque année à Lomé de 900 000 (avant la pandémie de COVID-19) à 1,5 million d'ici 2025.
Esaïe Edoh
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Le Chef d'Etat togolais, Faure Gnassingbé, s’est entretenu lundi 03 juin avec son homologue sud-coréen, Yoon Suk-yeol. La rencontre, organisée au Palais présidentiel à Séoul, s’est tenue en marge du sommet Afrique-Corée (qui démarre ce mardi 04 juin) et a porté sur la coopération bilatérale Togo-Corée, et des questions d’intérêt commun.
Le chef de l’Etat, @FEGnassingbe s’est entretenu, ce 03 juin 2024 à Séoul, avec le Président de la République de Corée Yoon Suk-yeol au palais présidentiel, sur la coopération bilatérale et les questions d’intérêt commun.https://t.co/et55yi0GzL pic.twitter.com/q0zhgErmv1
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) June 3, 2024
Durant leurs échanges, les deux dirigeants sont revenus sur les mécanismes de renforcement des liens dans des secteurs prioritaires, notamment l’éducation avec les sciences et technologies, l’ingénierie, les mathématiques, la santé, les infrastructures et l’autosuffisance alimentaire.
Le dirigeant togolais a réitéré le voeu de son pays de s'inspirer du modèle coréen de développement, pour passer d’un statut de pays pauvre à celui de pourvoyeur d’aide, avec une évolution axée sur la production industrielle.
Les deux nations entretiennent du reste depuis six décennies, de bonnes relations. Des relations qui se sont renforcées l’an dernier avec la visite à Séoul du ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey, et celle à Lomé du Premier ministre coréen, Han Duck-soo.
Sur les questions internationales, Faure Gnassingbé et son homologue coréen ont également évoqué, sur le plan international, des questions relatives à la paix et à la sécurité et surtout au terrorisme et à l’extrémisme violent qui sévissent dans la sous-région ouest-africaine.
Pour rappel, le Sommet Afrique-Corée se tient sous le thème « L'Avenir que nous construisons ensemble : Croissance partagée, Durabilité et Solidarité », et connait la participation de délégations de 48 pays africains.
La capitale togolaise accueille à partir de ce lundi 03 juin, la 15ème réunion de l’Initiative Afrique, un programme international de promotion de bonnes pratiques fiscales fondé en 2014. L’événement, organisé conjointement par le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, l’Office Togolais des Recettes (OTR), et le ministère de l’Economie et des Finances, réunit plus d’une centaine de participants issus de 40 pays et d’une dizaine d'organisations internationales.
Durant trois jours, les travaux co-présidés par le Togolais, Philippe Tchodie, Commissaire général de l’OTR et Edward Kieswetter, Commissaire du Service des Impôts sud-africain (South African Revenue Service (SARS), seront l’occasion d’évaluer les 10 ans d’engagement de l’Initiative en faveur de la transparence fiscale sur le continent, de partager les expériences des différents pays membres et d’échanger sur les meilleures pratiques.

Surtout, il sera question de renforcer le partenariat, afin de permettre aux États de mieux lutter contre l’évasion fiscale et autres flux financiers, et de mobiliser les recettes nationales.
“Aujourd’hui, les administrations fiscales sont confrontées à des défis considérables comme les flux financiers illicites, la corruption et l’évasion. Mais ces défis nous offrent des opportunités uniques pour renforcer notre coopération régionale et internationale”, a souligné la Directrice de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, Akou Mawussé, qui a ouvert officiellement les travaux.
La réunion qui s’achève mercredi, sera par ailleurs marquée par la publication du dernier rapport annuel sur la transparence fiscale en Afrique.
Pour rappel, l’Initiative Afrique regroupe à ce jour, 39 pays membres dont le Togo.
Octave A. Bruce