Né le 4 juillet 1968 à Sokodé (Région Centrale), Mohamed Ouro-Sama est l’actuel ministre délégué auprès du ministre de la sécurité et de la protection civile.
Diplomate et doyen des ambassadeurs du Togo, il occupait avant sa nomination, le poste d’Ambassadeur au Koweït depuis 2016, avec compétence sur les autres pays du Golfe. Il avait notamment pour mission de renforcer les relations politiques et économiques entre le Togo et les pays du Golfe.
Au plan politique, il est membre actif du parti au pouvoir UNIR (Union pour la république). Aux élections législatives du 29 avril 2024, il a été élu député de la circonscription de Tchaoudjo (Sokodé).
Né le 28 mai 1959 à Dapaong, Richard Kangbeni est depuis le 20 août 2024, le ministre de l’économie maritime et de la protection côtière.
Gestionnaire comptable de profession, cet homme politique affilié à l’Union pour la République (UNIR) a été élu député de la circonscription de Tone lors des dernières législatives, puis porté à la 2ème vice-présidence de l’Assemblée nationale.
De son parcours professionnel, on retiendra également son passage au Port autonome de Lomé, ainsi que son implication au sein du bureau exécutif de l’équipe de football de la société, l’As Togo Port.
Nommé en août 2024 au sein du gouvernement de transition vers la Vème République, Mawusi Kakatsi a exercé les fonctions de ministre délégué auprès du ministre des Mines et des Ressources énergétiques, alors que le pays table sur une couverture universelle en énergie à l’horizon 2030. Il quitte l’exécutif à la faveur de la formation du premier gouvernement de la Cinquième République, rendue publique le 8 octobre 2025.
Ingénieur électromécanicien de formation, diplômé de l’École supérieure interafricaine de l’électricité (ESIE) de Bingerville en Côte d’Ivoire, Il est reconnu pour son engagement en faveur d’un accès équitable à l’énergie.
Avant son passage au gouvernement, il a marqué son parcours à la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), qu’il a dirigée pendant plusieurs années, d’abord en tant que Directeur général, puis comme intérimaire. Avec Mawusi Kakatsi à la manœuvre, la CEET a connu une dynamique de modernisation ; en témoigne la mise en œuvre du projet d’extension du réseau de distribution électrique dans les cinq régions du pays, un programme phare lancé par le gouvernement en 2011.
Environ 4 ans après le lancement de sa feuille de route gouvernementale 2025 (FDR), le Togo revendique des progrès notables dans sa mise en œuvre. Certaines des réalisations au titre de ce référentiel quinquennal de développement ont été présentées le vendredi 23 août dernier par la Cheffe de gouvernement victoire Dogbé à l’Assemblée nationale.
D’après la cheffe du gouvernement, la mise en œuvre a été confrontée à des défis majeurs, notamment la pandémie de COVID-19, les effets du changement climatique, le conflit russo-ukrainien et une situation sécuritaire volatile dans la sous-région ouest-africaine. « Malgré ces obstacles, l'économie togolaise a affiché une robustesse remarquable », soutient l’officielle.

En effet, la croissance économique du pays est passée de 2% en 2020 à 6,4% en 2023, avec une projection de 6,6% pour 2024. « Cette performance a été soutenue par une augmentation substantielle des investissements publics, qui ont atteint 559,3 milliards de FCFA en 2024 contre 394,2 milliards de FCFA en 2020 ».
Je remercie l’AN pour le vote de confiance suite à la présentation de la Déclaration de la Politique Générale. Nous avons pu présenter les avancées de la FDR 2025 ainsi que les actions à mener pour baliser la voie à l'installation des institutions de la Ve république. pic.twitter.com/4pgSvnrysK
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) August 24, 2024
Santé et éducation
Dans le secteur de la santé, le gouvernement met en avant la construction et/ou rénovation de près de 200 structures sanitaires, incluant l'hôpital de référence Dogta Lafiè et onze centres de traitement épidémique. Plus de 1 200 professionnels de santé ont été recrutés pour améliorer la qualité des soins.
Il est à noter aussi la poursuite des programmes sociaux tels que "School Assur" et le lancement de "Wezou" qui ont respectivement bénéficié à 900 000 élèves et 575 000 femmes enceintes. Par ailleurs, l'assurance maladie universelle, instaurée en octobre 2021, couvre désormais le secteur privé formel depuis janvier 2024.
En matière d'éducation, les réalisations sont entre autres, le taux d'achèvement au primaire qui a atteint 94,6% en 2024, contre 87% en 2020. Plus de 11 300 enseignants ont été recrutés et formés, et plus de 4 600 salles de classe construites ou réhabilitées. La gratuité des frais d'inscription aux examens scolaires et l'exonération des frais d'écolage au secondaire ont également été instaurées pour favoriser l'accès à l'éducation.
Modernisation de l'agriculture et développement industriel
D’après la cheffe du gouvernement, le secteur agricole a connu une croissance notable, avec une augmentation de 15% de la production céréalière entre 2020 et 2023. « Ces résultats sont le fruit de l'aménagement de 35 000 hectares de terres agricoles, de la distribution d'intrants subventionnés et de l'introduction de la mécanisation à travers la construction de centres régionaux spécialisés », soutient-elle.
Conformément à la vision de SEM Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République, nous continuerons de mobiliser toutes les énergies autour des priorités nationales pour le bien-être des populations. pic.twitter.com/blCqUnlap4
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) August 24, 2024
Sur le plan industriel, la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) s'est développée sur 410 hectares, accueillant plus de vingt unités industrielles centrées sur l'agro-industrie et la logistique. Depuis 2020, les investissements dans les entreprises agréées en zone franche et admises au code des investissements ont atteint 346 milliards de FCFA, créant environ 5 500 emplois.
Consolidation du positionnement logistique
Entre 2020 et 2023, le Togo a renforcé son statut de hub logistique avec des améliorations dans les secteurs portuaire et aéroportuaire. Concrètement, l'aéroport de Lomé a enregistré un trafic annuel de 1,35 million de passagers, tandis que le port de Lomé a augmenté son tonnage manutentionné de 25 à 30 millions de tonnes.

Sur la même période, la modernisation des infrastructures routières a également progressé, avec la construction et la réhabilitation de 828 km de routes nationales et de 4 200 km de pistes rurales.
Engagement environnemental
Le Togo a intensifié ses efforts de préservation environnementale en plantant environ 19,5 millions d'arbres et en restaurant plus d'un million d'hectares d'écosystèmes dégradés. L'introduction de véhicules électriques, qui représentent désormais 6% du parc automobile, contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Sécurité et résilience communautaire
Alors que le Togo fait face à la montée des menaces sécuritaires depuis 2021, le pays a adopté une approche globale combinant prévention, protection et lutte contre les vulnérabilités. Ainsi, les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ont été renforcées grâce à une loi de programmation militaire. En plus, le Programme d'urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS), initialement déployé dans la région des Savanes, a été étendu à l'ensemble du territoire national avec un budget prévisionnel de 326 milliards de FCFA.
Ces diverses initiatives qui ont permis ces résultats, seront renforcées par la nouvelle équipe gouvernementale, indique-t-on, afin de satisfaire les besoins nationaux conformément aux ambitions inscrites dans la feuille de route gouvernementale.
Esaïe Edoh
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La Fondation Sheyi Emmanuel Adébayor (SEA), en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a procédé le week-end dernier, à la remise de kits de démarrage aux agripreneurs de la deuxième promotion du programme d'incubation et d'insertion socioprofessionnelle des jeunes dans l'agrobusiness. C’était au cours d’une cérémonie au siège de la Fondation à Lavié (140 km au nord-ouest de Lomé).
Ces kits, fournis par la Fondation SEA, permettront aux jeunes bénéficiaires, au total 30, de lancer leurs entreprises agricoles et de contribuer à la création d'emplois à travers la mise en œuvre de leurs projets respectifs. Préalablement, ces entrepreneurs agricoles ont suivi une formation intensive de deux mois au siège de la Fondation, où ils ont acquis des compétences en maraîchage, en élevage de volailles et de petits ruminants, ainsi qu'en production et transformation du manioc.
Retour?sur la fin de la formation & remise d'équipements à la 2ème cohorte du projet d'incubation en #agrobusiness avec la @FondationSEA à Lavié@FondationSEA @GouvTg #INFA#DeveloppementDurable pic.twitter.com/a0EN0AHQYJ
— Pnud Togo (@PnudTogo) August 26, 2024
Ils ont été formés également sur les techniques de gestion d'une entreprise agricole, la rédaction d'un plan d'affaires et le plaidoyer auprès des investisseurs.
L'accompagnement de la Fondation SEA, fondée par l'ex-international togolais Sheyi Emmanuel Adebayor, ne s'arrête pas à la formation et à la remise des kits. En effet, une équipe de la Fondation, en collaboration avec ses partenaires, effectuera régulièrement des visites de suivi sur le terrain. Ces missions visent à évaluer l'impact des interventions, à suivre l'évolution des activités des bénéficiaires, et à identifier les besoins et les perspectives pour assurer la pérennité des projets.
Cette initiative s'inscrit dans la vision plus large de la Fondation SEA de faire de l'entrepreneuriat agricole un moteur clé pour la création massive d'emplois pour les jeunes au Togo.
Esaïe Edoh
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La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) poursuit ses initiatives pour réduire la corruption, notamment dans le secteur de la commande publique au Togo. L’institution a lancé, conjointement avec l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), des ateliers régionaux de renforcement des capacités des responsables des organes de gestion de la commande publique.
L'initiative a été inaugurée lundi 26 août 2024 à Lomé, dans le cadre d'un atelier de deux jours sous le thème : « Rôle et responsabilités des membres des organes de gestion de la commande publique en matière de prévention et de lutte contre la corruption dans la commande publique ». Il s’agit de sensibiliser les responsables aux textes juridiques en vigueur, afin de prévenir et de lutter efficacement contre la corruption.
Selon le président de HAPLUCIA, Kimelabalou Agba, la persistance de la corruption dans ce secteur s'explique en grande partie par une méconnaissance des règles et des procédures. Ce dernier indique ainsi que, « malgré les efforts consentis par les différents États, les pratiques de corruption persistent dans tous les secteurs. Cette situation peut s’expliquer par la méconnaissance des textes. ». C’est pourquoi, « la lutte contre la corruption dans la commande publique nécessite une action à plusieurs niveaux. Quelques-uns des acteurs les plus exposés aux risques de corruption sont les agents chargés de la gestion des marchés publics ».
À l’ouverture des travaux, le responsable a rappelé l'importance pour les agents publics de respecter scrupuleusement les principes d'intégrité et de moralité, en s'abstenant de toute activité susceptible de compromettre leur impartialité, comme le trafic d'influence ou l'acceptation de cadeaux.
Au Togo, le programme national Wezou, destiné à accompagner les femmes enceintes et les nouveau-nés, revendique avoir impacté 575.000 femmes en trois ans. Les résultats ont été récemment partagés au public par le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé, lors de son discours à l'Assemblée nationale.
Ce chiffre représente quasiment le double des précédentes statistiques qui faisaient état de 290.000 femmes bénéficiaires, et traduit l'impact significatif de ce programme sur la santé maternelle et infantile.
Lancé en 2021 pour matérialiser un engagement du chef de l'État, Wezou prend en charge une partie des frais médicaux pour toutes les femmes enceintes, sans distinction, dans les centres de santé publics et les structures accréditées.
À ce jour, plusieurs milliards de FCFA ont été investis dans cette initiative. L’exécutif entend non seulement maintenir cette dynamique, mais aussi l'étendre. Parmi les projets phares liés à cette initiative, la construction de cinq hôpitaux mère-enfant, également évoquée par la cheffe du gouvernement togolais, est en cours et devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année.
En Afrique de l’Ouest, le Nigéria a récemment levé la suspension des diplômes délivrés par les universités du Togo, mais cette reconnaissance concerne uniquement les diplômes émis par trois institutions accréditées : l'Université de Lomé, l'Université de Kara et l'Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest (UCAO).
Le ministre nigérian de l'Éducation, Tahir Mamman, cité par l’Agence Ecofin, a indiqué que cette levée partielle de la suspension visait à préserver l’intégrité des normes académiques de son pays.

La suspension des diplômes avait fait suite à une enquête révélant que de nombreux étudiants nigérians en mobilité au Togo et au Bénin avaient obtenu des diplômes sans suivre de cours ni passer d’examens. Selon les chiffres avancés par le Nigéria, plus de 22 000 certificats délivrés à des Nigérians par ces pays étaient faux, dont la grande majorité (soit 21 000) pour le Bénin et 1 000 pour le Togo.
Le Nigéria avait alors initialement suspendu la reconnaissance de tous les diplômes provenant de ces deux voisins.
En tout, seules huit universités (trois au Togo et cinq au Bénin) sont désormais autorisées à délivrer des diplômes reconnus au Nigéria. Notons qu’outre le Togo et le Bénin, trois autres pays africains, le Kenya, l’Ouganda et le Niger, sont dans le viseur du Nigeria.
Pour l’heure, les autorités de l’enseignement supérieur au Togo n’ont pas commenté ces derniers développements. Il faut dire que, suite aux accusations du Nigéria il y a quelques mois, des tractations avaient été engagées pour clarifier la situation. Du côté togolais, on pointait notamment du doigt quelques établissements d’enseignement supérieur privés sans agrément ou fermés pour non-conformité, incriminés dans la délivrance de ces faux diplômes, notamment aux étudiants étrangers d’origine nigériane.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement prévoit de construire deux IFAD (Instituts de Formation en Alternance pour le Développement) supplémentaires, respectivement à Avétonou et Agomé-Glozou, pour former les jeunes togolais en élevage et en aquaculture. C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre Victoire Tomegah-Dogbé, lors de son intervention devant les députés, la semaine dernière.
« L'école et l'apprentissage restent notre priorité », a souligné la cheffe du gouvernement. « Pour l'avenir de notre jeunesse, avec des progrès à consolider, nous allons nous attacher à la poursuite des chantiers en cours, notamment la construction des salles de classe additionnelles, des infrastructures universitaires, ainsi que de deux IFAD supplémentaires sur les métiers de l'élevage et de l'aquaculture. » Ces nouvelles infrastructures seront « respectivement à Avétonou et Agomé-Glozou », a-t-elle précisé.
Si ces infrastructures sont installées, elles porteront à 5 le nombre d'IFAD opérationnels au Togo, en plus de ceux d’Elavagnon (aquaculture), de Barkoissi (élevage), et de l’IFAD de Lomé (métiers du bâtiment). De quoi élargir le portefeuille d’intervention de l'Agence Éducation-Développement (AED) chargée de la gestion des IFAD, sous la houlette de la présidence togolaise.
Si peu d’informations concrètes sont disponibles sur les travaux de mise en place de ces institutions, il faut noter qu’au-delà de ces formations en alternance, d’autres initiatives sont prévues dans le domaine éducatif, notamment « le recrutement et la formation des enseignants ».
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Simplice Toyi Assih vient d'être nommé Directeur Général de l'Union Togolaise de Banque (UTB), la dernière banque entièrement détenue par l’État, et qui fait face à des défis significatifs, notamment une faible capitalisation, des fonds propres déficitaires et un portefeuille de prêts à haut risque.
Avec plus de 23 ans de carrière, le nouveau DG apporte des compétences pointues en gestion financière, analyse des risques et stratégie bancaire, acquises à travers ses différentes expériences en Afrique de l'Ouest et Centrale (Bénin, Sénégal, Cap-Vert, Mali, Togo, Cameroun). Il prend les commandes d'une banque confrontée à des exigences croissantes de restructuration et de privatisation, sous l’œil vigilant du Fonds Monétaire International (FMI).
Si ces difficultés ont incité le FMI à recommander une privatisation, une direction que l'État a partiellement suivie en choisissant une stratégie qui inclut aussi un soutien financier direct pour tenter de restaurer la viabilité de la banque, depuis 2017, plusieurs acheteurs potentiels ont dû retirer leurs offres suite à des audits de due diligence qui ont révélé des déficiences financières critiques. Que ce soit Ecobank, Coris Bank ou même Vista Bank.
Dans la loi de finances en cours d’exécution, l’État togolais prévoyait encore d’injecter au moins 13 milliards de FCFA à travers un plan de sauvetage pour stabiliser la banque et un autre plan de 66,9 milliards FCFA est annoncé, financé sur ressources publiques pour acquérir les sièges et infrastructures de l’UTB et de l’ex-BTCI. Simplice Toyi Assih pourrait-il être l’homme providentiel de cette banque, autrefois la pierre angulaire de l’économie togolaise, qui aujourd’hui, ayant connu bien des remous à sa tête ces dernières années, continue de souffrir d’une exposition accrue aux secteurs nécessitant une redynamisation, comme le coton et les phosphates ? Environ un tiers de ses crédits totaux sont liés au gouvernement et aux industries du coton et du phosphate.
L’homme d’Ecobank à la tête de l’UTB
Simplice Assih débute sa carrière après des études en économie à l'Université de Lomé, complétées par un diplôme en gestion bancaire du Conservatoire National des Arts et Métiers en France, ainsi qu'un Global Executive MBA de l'IE Business School. Avant de rejoindre Ecobank, où il a principalement tracé son chemin professionnel, Assih a d'abord travaillé à la Société Nationale d'Investissement, actuellement Orabank - Togo, où il a été responsable de la gestion des relations avec des clients corporatifs, et chez Cauris Management SA à Lomé, où il a géré des portefeuilles d’investissements et participé à des analyses de rentabilité et à des due diligences.
Fort de cette expérience, il rejoint Ecobank Transnational Incorporated (ETI), où il gravit rapidement les échelons. Après des débuts en tant qu’assistant du CFO du groupe en 2004, il prend des responsabilités plus élevées comme CFO pour Ecobank au Bénin (2006), dans les régions de l’UEMOA (2009) et de la CEMAC (2009). Puis à partir de 2010, il doit implémenter les priorités stratégiques en matière de finances et de risques dans l'ensemble du groupe, ce qui fera d’Ecobank, l’un des pionniers dans la mise en œuvre du système d'information de gestion, socle de la digitalisation dans les années qui vont suivre. Une fois cette mission terminée, il prend la direction générale adjointe d’Ecobank Cap-Vert et, quatre ans plus tard, devient directeur exécutif à Ecobank Mali, où il est chargé de superviser des opérations bancaires d’entreprise et la gestion des risques. Courant 2021, Simplice Toyi Assih revient au Togo pour prendre la tête de la branche corporate de la filiale.
De grosses attentes
C'est donc avec cette solide expérience régionale en gestion financière et une compréhension approfondie des défis spécifiques aux marchés émergents que Simplice Toyi Assih s'apprête à faire face aux défis de l'UTB. À la tête de l'UTB, créée en juin 1964 et ayant compté dans son actionnariat des entités telles que Crédit Lyonnais, Deutsche Bank et Banca Commerciale Italiana avant de devenir une institution étatique, il ne s'agira pas seulement de redresser une banque, mais de redéfinir le rôle d'une institution financière nationale dans un contexte économique en rapide mutation, ou, à tout le moins, de mener à bien sa privatisation, à l'instar de la BTCI devenue IB Bank en 2021, tombée entre les mains de Mahamadou Bonkoungou, le magnat du BTP. Les espoirs sont grands et les attentes encore plus.
Fiacre E. Kakpo