Le groupe allemand Heidelberg Materials (Ex-HeidelbergCement), déjà bien implanté au Togo avec ses filiales SCANTOGO, GRANUTOGO et CIMTOGO, prévoit de nouveaux investissements dans le pays. Ces financements sont attendus dans les secteurs de l’environnement et de l’industrie, a informé le Directeur général du Groupe pour la Zone Afrique, Méditerranée et Asie de l’Ouest, Hakan Gurdal lors d’une rencontre avec la Cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, le mardi 3 septembre 2024 à Lomé.
Ces ressources financeront des solutions durables dans la production du ciment avec l’utilisation des matériaux alternatifs. L’objectif du groupe étant de produire du ciment à zéro carbone, conformément à son engagement en faveur de l’environnement.
Dans cette perspective, des discussions sont déjà engagées avec les ministères concernés, et selon Hakan Gurdal, elles seront accélérées avec l’implication directe du Premier ministre.
Heidelberg Materials, qui opère au Togo depuis plusieurs années, revendique un portefeuille d'investissements de 400 millions d'euros, environ 262 milliards FCFA dans le pays à travers ses trois filiales. Acteur majeur dans le secteur du ciment, le groupe emploie plus de 1000 personnes au Togo via SCANTOGO (qui produit du clinker), GRANUTOGO (une unité de concassage de graviers) et CIMTOGO (une cimenterie).
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Cour des comptes a plaidé pour une plus grande participation des femmes dans les organes de contrôle des finances publiques, avec pour objectif d'atteindre 30 % de représentativité féminine parmi les magistrats financiers et les inspecteurs d'ici à 2025.
La Cour a mis en évidence des disparités importantes au sein de ces organes. En effet, sur les 20 magistrats de la Cour des comptes, seule une femme est représentée. À l'Inspection générale du trésor (IGT), les 5 agents sont tous des hommes, tandis qu'à l'Inspection générale des finances (IGF), seulement 2 des 10 agents sont des femmes. Seule l'Inspection générale d’État (IGE) affiche la parité, avec 5 femmes sur les 10 inspecteurs.
Partant de ce constat, et en s'appuyant sur la nouvelle loi organique de la Cour des comptes, la structure met en avant la nécessité de renforcer l’effectif féminin dans des institutions clés telles que l'IGT et l'IGF.
L’objectif est d’encourager une gestion des finances publiques plus sensible au genre.
Le président de la 3e chambre de la Cour des comptes, Tchakéi Essowavana, cité par l’ATOP, a souligné l'importance d'avoir des femmes et des hommes compétents dans ces institutions de contrôle.
L'initiative a été lancée lors d'un symposium tenu à Lomé, le 30 août 2024, en collaboration avec la coopération allemande GIZ.
Au Togo, le ministère du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale veut améliorer les compétences des chefs d’entreprise en matière de partenariats d’affaires. L’autorité publique a en effet ouvert un atelier de deux jours, dédié au renforcement des capacités des dirigeants des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME), mardi 03 septembre.
Une trentaine de chefs d’entreprise, issus notamment du Groupement togolais des PME/PMI, des Jeunes et femmes entrepreneurs du FAIEJ, et de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo, prennent part à ces travaux, avec des discussions autour de thématiques telles que l’accès aux financements, la gestion des ressources humaines et la recherche de partenariats stratégiques.
Présidé par Comlan Nomadoli Yakpey, Secrétaire général du ministère, cet atelier s’inscrit dans le cadre des réformes de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui ambitionne de soutenir les TPME grâce à une nouvelle charte et la création de l'Agence de développement des TPME.
« Dans un monde des affaires en constante évolution, la capacité à forger des partenariats solides est plus que jamais cruciale. Les partenariats ne se limitent pas simplement à des transactions commerciales. Les partenariats sont une alliance stratégique qui, lorsqu’elle est bien gérée, peuvent apporter des avantages mutuels et propulser les entreprises vers de nouveaux sommets », a indiqué M. Yakpey, au lancement des travaux.
Ayi Renaud Dossavi
Dans la nuit du mardi 3 septembre 2024, un grave incendie a ravagé le marché de Kégué, situé dans la commune de Golfe 2 à Lomé.
Les flammes, occasionnées, apprend-on par un feu de hangars, ont rapidement consumé de nombreuses échoppes. Les premières vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent l’ampleur de la catastrophe, accompagnées des cris désespérés des commerçants impuissants. Selon les premières informations recueillies, le feu a été maîtrisé à 20h59 et totalement éteint à 21h30.
Le Colonel Hodabalo Awaté, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière, le Colonel Calixte Madjoulba, ministre de la sécurité et de la protection civile, Mazamesso Assih, du développement à la base, de l’inclusion financière, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, se sont dépêchés sur le lieu du sinistre.
Le bilan provisoire de cet incendie qui survient à moins de deux semaines de la rentrée scolaire, fait état de pertes matérielles, des produits vivriers tels que les céréales, farine, les légumes et de 06 petits hangars emportés par le feu. Ce drame fait écho à des événements malheureux similaires, comme les incendies du marché d’Agoè en décembre 2023, et des grands marchés de Lomé et de Kara en janvier 2013.
Cet événement va sans doute relancer les débats concernant la sécurité des marchés et la protection des infrastructures commerciales du pays, notamment contre des incendies.
Ayi Renaud Dossavi
Depuis le mardi 3 septembre 2024, et ce jusqu’au 13 du mois, une mission d’évaluation se déroule dans 14 communes du Togo. Cette mission vise à examiner la mise en œuvre des projets inscrits dans les Plans de Développement Communaux (PDC).
Les communes concernées s’étendent à travers plusieurs régions du pays. Celles impliquées dans cette première phase sont le Golfe 1, Golfe 2, Golfe 6, Golfe 5 et Agoè-Nyivé 1, dans le Grand Lomé, Vo 4, Yoto 2, Bas-Mono 2 et Lacs 2 dans la région Maritime, Amou 1, Wawa 2 et Akébou 1 dans les plateaux, Sotouboua 1 et Tchamba 1, dans la Centrale.
Cette mission d’évaluation va essentiellement mesurer deux aspects, précisément le niveau de mise en œuvre des projets inscrits dans les PDC et les capacités des communes à mobiliser des ressources financières. Elle va aussi évaluer l’utilisation rationnelle de ces ressources collectées.
Cette opération, portée par le ministère du Développement et de l’Aménagement du Territoire, va in fine aider l'exécutif à réorienter ses actions en faveur des communes, en accord avec sa politique de décentralisation en cours.
Selon Joseph Koamy Gomado, ministre du Développement et de l’Aménagement du Territoire, cette démarche devrait également contribuer à une meilleure gouvernance locale. Il a de fait réaffirmé l’engagement de son ministère à accompagner les communes dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs plans de développement.
« Notre mission principale sera d’aider les communes et les régions du pays à élaborer et mettre en œuvre leurs plans de développement. Nous nous y attelons déjà et nous nous engageons à le faire correctement », a-t-il déclaré.
Cette mission d’évaluation intervient à un moment où les communes se trouvent à différents stades de l’élaboration et de la mise en œuvre de leurs PDC. Certaines d’entre elles sont encore à la phase d’élaboration de cet outil, tandis que d’autres sont déjà engagées depuis plusieurs mois dans la mise en œuvre des actions de développement local.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le délai pour les formalités d'enregistrement des opérateurs économiques aux fins de la commercialisation du café et du cacao au titre de la campagne 2024-2025 a été prolongé. Initialement fixé au 30 août 2024, ce délai est désormais repoussé au lundi 16 septembre 2024 par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC).

Cette prorogation, annoncée par un communiqué en date du lundi 2 septembre, offre une opportunité supplémentaire aux acteurs du secteur de se conformer aux exigences d'enregistrement. Le CCFCC invite également les opérateurs ayant soumis des dossiers incomplets à régulariser leur situation avant la nouvelle échéance.
La liste des exportateurs agréés pour la campagne 2024-2025 sera publiée à l’issue de cette période. Ces démarches se préparent dans un contexte d'exportations en hausse pour le café et le cacao. En effet, lors de la campagne de commercialisation 2022-2023, les exportations ont atteint 3 500 tonnes pour le café et 9 000 tonnes pour le cacao, en hausse de 9 % et 63 % respectivement, selon le CCFCC.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le premier trimestre 2024 est marqué par une augmentation notable des recettes budgétaires au profit du Trésor public. Selon les données récentes du ministère de l'Économie et des Finances, les recettes fiscales, qui sont constituées des impôts et taxes, une part importante des revenus du pays, ont atteint près de 244 milliards FCFA au premier trimestre 2024, soit près du quart (23,40%) des prévisions annuelles.
Ce montant est en hausse de près de 10,93% par rapport à mars 2023, où il s'élevait à 220 milliards FCFA. Ces chiffres marquent la dynamique de renforcement du recouvrement fiscal dans le pays, portée par l’Office togolais des recettes (OTR), contribuant ainsi aux réalisations budgétaires prévues par l'exécutif.
Ainsi, le taux de réalisation des ressources du budget général a atteint 24,21%, représentant 526,45 milliards FCFA sur une prévision annuelle de 2 174,93 milliards FCFA. Cette performance marque une hausse de 45,41% par rapport à la même période en 2023.
En parallèle, les recettes non fiscales ont également connu une croissance encore plus importante, bien que plus modestes en valeur. Elles ont ainsi atteint 12,38 milliards FCFA, en hausse notable de 152,65% par rapport au premier trimestre.
Cependant, côté dons, le pays a seulement mobilisé 16,63 milliards FCFA en ce qui concerne les dons projets, représentant 10,26% des prévisions annuelles. Sur la même période, le pays d’Afrique de l’Ouest n’a enregistré aucune entrée de fonds provenant d’un programme ou appui budgétaire.
Ayi Renaud Dossavi
Le Port de Lomé a enregistré une légère augmentation de son trafic total au premier trimestre 2024 par rapport à la même période, l'année précédente. D'après les données publiées par la Direction générale du budget et des finances (DGBF), le volume global du trafic de la plateforme portuaire s'élève à 7 millions de tonnes.
Comparé au volume du trafic enregistré entre janvier et mars 2023, il s’agit d’une hausse de 1 %. Pendant cette période, les marchandises embarquées et débarquées sur la plateforme ont également augmenté de 7 %, tandis qu'une légère baisse de 2,6 % du volume des transbordements a été notée.
Cette progression du trafic, bien que légère, est le résultat des réformes continues mises en place au sein de la plateforme, notamment en matière de transparence, de modernisation et de simplification des procédures administratives douanières.
Cette hausse en glissement annuel, renforce le statut du Port de Lomé en tant que leader logistique sous-régional et l'un des meilleurs ports du continent, figurant pour la quatrième année consécutive dans le classement des 100 meilleurs ports à conteneurs du monde.
Esaïe Edoh
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Le Togo, après avoir réalisé 97 % de son objectif annuel sur le marché financier régional coordonné par Umoa-Titres, lance une nouvelle opération de mobilisation de ressources. Le Trésor public du pays prévoit de lever 30 milliards FCFA à travers une émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui se clôturera le vendredi 6 septembre prochain.
Le nominal est fixé à 10 000 FCFA, sur une maturité de 91 jours. Les titres publics émis par le pays ouest africain sont assortis d’un taux d'intérêt multiple. Le Togo a déjà mobilisé sur le marché financier régional, un total d'emprunts de 593 milliards FCFA sur un objectif annuel fixé à 607 milliards FCFA.
Les nouvelles ressources collectées serviront à financer le budget du pays, exercice 2024.
Esaïe Edoh
Le Togo est devenu officiellement le 50è membre de la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE) le lundi 2 septembre 2024. Cette institution basée à Jeddah en Arabie Saoudite, ouvre de nouvelles perspectives pour l'attraction des investissements, une priorité pour le Togo depuis plusieurs années.
Avec cette adhésion, les opérateurs économiques togolais pourront accéder à des crédits à l’exportation pour les marchandises produites sur le territoire national, ce qui devrait stimuler le développement socio-économique du pays.
Officialisant l’adhésion du pays côtier à cette organisation, le principal responsable, Khalid Khalafalla, a exprimé sa détermination à soutenir les ambitions économiques du Togo.
“Nous sommes déterminés à soutenir les ambitions économiques du Togo grâce à nos solutions robustes d’assurance et d’atténuation des risques. Ensemble, nous souhaitons favoriser le développement durable et la résilience économique dans la région”, a-t-il déclaré.
Cette officialisation intervient cinq mois après l’approbation du projet par l’Assemblée nationale togolaise. Selon la ministre du Commerce, Rose Kayi Mivedor, elle constitue une réponse adéquate aux besoins économiques et sociaux du pays, ainsi qu’aux défis de financement du secteur privé.
Fondée en 1994 et opérant selon la loi islamique, la SIACE est un assureur multilatéral qui vise à promouvoir les transactions commerciales parmi ses pays membres et à faciliter la circulation des investissements directs étrangers (IDE).
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