La 5ème édition des BRVM Awards s’est clôturée à Abidjan le vendredi 07 juin 2024 dernier avec des distinctions attribuées à différentes structures. Figurant parmi les lauréats, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) s'est vu décerner le Prix de l'opération innovante de l'année.
Le prix a été officiellement remis au Vice-Président Financement et Investissement de la BOAD, Moustapha Ben Barka, représentant le Président de la BOAD, Serge Ekue.
C’est une distinction qui est attribuée pour récompenser sa contribution au développement du Marché Financier Régional. « Cette distinction est une reconnaissance du travail et de l’expertise de la BOAD, dans la recherche de solutions de financement innovantes et durables pour soutenir les projets au sein de l'UEMOA », a commenté la banque.
(1/3) La BOAD est honorée de recevoir le Prix de l’opération innovante de l’année : BOAD (FCTC BOAD DOLI P 6,10% 2023-2030)? ! pic.twitter.com/rMbV2qjYPW
— Banque Ouest Africaine de Développement (@boad_official) June 12, 2024
En effet en 2023, l'acteur bancaire sous-régional avait réalisé l'une des opérations de titrisation les plus importantes à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Il avait levé un montant "historique" de 150 milliards FCFA (246 millions de dollars).
Ces fonds étaient destinés à des projets prioritaires ayant un impact sur la création d'emplois, la production d'eau potable et de riz, la construction de routes, le PIB des États, la production d'énergie et la réduction des émissions de CO2, dans le cadre du plan stratégique 2021-2025 "Djoliba".
Notons qu’en plus de la BOAD, neuf autres institutions et personnalités ont été honorées lors de cet événement prestigieux.
Esaïe Edoh
Il s’est ouvert hier à Lomé un atelier sous-régional sur la protection des consommateurs. Les travaux, réunissant cette semaine des intervenants des États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ont pour objectif principal de renforcer les compétences et les connaissances des participants sur la directive de protection des consommateurs de la CEDEAO.
? Démarrage ce 10 juin 2024, à Lomé au Togo, de l'atelier de formation des acteurs des États membres de la CEDEAO sur la protection des consommateurs à Lomé au Togo . pic.twitter.com/fkPf5h9hSI
— ARAA-CEDEAO (@ARAA_CEDEAO) June 10, 2024
Cette formation veut également mieux affûter les acteurs des différents États membres sur les dispositions et les implications de la directive sur la protection des consommateurs de la CEDEAO. Plus précisément, il s’agit de les outiller sur des aspects théoriques et pratiques pour les acteurs nationaux impliqués dans la législation communautaire sur cette question.
Selon Barros Bacar Banjai, représentant résident de la CEDEAO au Togo, cette formation répond à un double impératif : renforcer les compétences des acteurs chargés de veiller à la protection des consommateurs et favoriser la coopération entre toutes les structures chargées de la concurrence au sein de l'espace communautaire.
À terme, le but est d’harmoniser les législations nationales et de combler les lacunes législatives des pays membres en matière de protection des consommateurs.
Au Togo, la Quinzaine de l'environnement et du développement durable (QEDD), événement qui vise à sensibiliser et éduquer les populations sur les enjeux environnementaux, est à sa 3ème édition. Elle a démarré officiellement le lundi 10 juin 2024 sous le thème "Eau propre, air pur, sol et forêt préservés : notre responsabilité collective".
L'événement, lancé par le ministre de l'environnement et des ressources forestières, Foli Bazi Katari, se tiendra jusqu’ au 24 juin et sera marqué par plusieurs activités dans diverses localités du pays. Notamment des conférences-débats, des concours, des formations autour des questions liées au changement climatique.
Sur les 15 jours, l’initiative devrait attirer l’attention de la population sur les défis majeurs environnementaux actuels portés par le pays. Entre autres, la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, et la lutte contre les pollutions et nuisances.
« L’organisation de cette quinzaine en juin est stratégique pour susciter une plus grande prise de conscience quant à l’ampleur des défis environnementaux actuels. Par des actions civiques et politiques, la QEDD ambitionne de déclencher une véritable prise de conscience et un engagement accru pour la protection de l’environnement », a souligné Adadji Koffi, directeur général de l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE).
Notons que la QEDD a été organisée pour la première fois en 2016. Elle constitue une tribune pour la sensibilisation et la mobilisation de la population togolaise autour de la protection commune de l’environnement.
Esaïe Edoh
Le Togo prend part cette semaine à la 43e Assemblée Générale Annuelle de Shelter Afrique, qui se tient jusqu’au 13 juin 2024 à Kigali, au Rwanda. Le pays est représenté par une délégation conduite par Kodjo Adedze, le Ministre d’État en charge de l’urbanisme et de l’habitat.
Sous le thème : « Partenariats durables dans la chaîne de valeur du financement du logement abordable. », les travaux réunissent des représentants des États membres, des institutions financières et des partenaires au développement. L'objectif est d’opérer une transformation de Shelter Afrique en une banque de développement dynamique, alignée sur les normes internationales.
Ces travaux devraient permettre de confirmer la transition de cette institution financière panafricaine vers la forme d’une banque de développement. « Cette AGA marque un tournant décisif pour affirmer notre parcours de transformation. », indique Thierno Habib Hann, Directeur général de Shelter Afrique, pour qui cette assemblée est essentielle pour l’institution.
Pour rappel, au Togo, Shelter Afrique soutient le gouvernement dans la mise en œuvre de son programme de construction de 20 000 logements sociaux, à travers un accord de financement couvrant 15% de cet objectif, soit 3000 logements décents à coûts abordables.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) a annoncé la mise en service depuis le 7 juin dernier d’un nouveau poste de péage. La nouvelle infrastructure située sur la route nationale 17, précisément à Djabignon dans la commune Dankpen 3, est la18è du genre au Togo.
Ce nouveau poste de péage compte 6 voies dont 2 couloirs destinés aux véhicules à deux roues ; 2 pour les véhicules poids lourd et 2 voies intermédiaires pour le passage de toutes les autres catégories.
La nouvelle infrastructure, à l’image des autres déjà opérationnelles dans le pays, est un dispositif mis en place pour permettre à la Safer de mobiliser des ressources nécessaires aux fins d’entretien des routes, soutient-on.
Rappelons que pour le compte de 2024, la société prévoit de financer l’entretien des infrastructures routières togolaises à hauteur de 23,5 milliards FCFA, soit 44% des besoins réels (53,27 milliards FCFA).
Esaïe Edoh
Au Togo, la croissance économique est restée solide, et estimée à 5,6 % en 2023, tandis que l’inflation a chuté à 2,6 %, en avril 2024. Ces chiffres positifs ont été dévoilés par une récente mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Hans Weisfeld dans le pays d'Afrique de l'Ouest.
La mission du FMI qui s’est achevée le 7 juin dernier, a noté des progrès significatifs dans divers domaines. En premier lieu, les recettes budgétaires globales ont été portées à 16,8 % du PIB en 2023, révélant des progrès dans la mobilisation des ressources. Ensuite, elle relève un recul de l'extrême pauvreté, avec un taux passant à 25,8 % en 2023 par rapport à 28,4 % en 2018.
L'évaluation de la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) a également montré des avancées, avec un score de 56,3 sur 100 pour le Togo en 2023, comparé à 54,7 en 2018.
Ces progrès, indique l’institution financière, sont le fruit des initiatives prises par les autorités togolaises, visant à stimuler la croissance par le biais de réformes structurelles, à améliorer le climat des affaires et à renforcer l'inclusion sociale par des dépenses focalisées sur les populations vulnérables.
Le projet Filets sociaux et services de base (FSB) financé par la Banque mondiale, qui a touché plus de 104 000 ménages à travers le pays en 6 ans, a été déterminant dans la réalisation de ces résultats positifs. En effet, les transferts monétaires effectués dans près de 975 localités ont contribué à améliorer la situation des ménages bénéficiaires.
La délégation du FMI a salué les autorités togolaises pour leurs efforts en matière d'assainissement budgétaire et les a encouragées à poursuivre ces actions pour renforcer la viabilité de la dette tout en favorisant la croissance économique.
Rappelons qu’en mars dernier, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé en faveur du Togo un accord de 42 mois au titre de la Facilité élargie de crédit pour un montant de 293,60 millions de DTS, soit environ 390 millions de dollars (200 % de la quote-part), avec un décaissement immédiat de 51,380 millions de DTS (environ 68,3 millions de dollars).
Esaïe Edoh
Au Togo, les populations en situation de vulnérabilité dans les préfectures de Tône et de Kpendjal (dans la région des Savanes) seront appuyées par l’organisation danoise de collecte de fonds, Danmarks Indsamlingen, avec une enveloppe de 220 millions FCFA. C’est à travers le projet d’Assistance d’Urgence aux Familles Vulnérables porté par Plan International Togo (PIT) et qui sera mis en œuvre sur une période de 12 mois.
Ce projet qui se résume à « Nataan Man », (en langue locale moba) a été lancé à Dapaong la semaine dernière. Il va consister à accompagner des enfants de 0 à 17 ans et des femmes en vue de leur garantir un bien-être social et affectif.
Ça y est!Le projet d’assistance d’urgence aux familles vulnérables des préfectures de Tône et Kpendjal, en moba ‘Nataan Man’ est lancé ce 6 Juin 2024 à Dapaong! Financé à 335 660,6€ par Danmarks Indsamlingen (DI) via @PlanBornefonden en faveur des enfants de 0 à 17ans#TgTwittos https://t.co/oovJASO5n8 pic.twitter.com/GLjkQCkqGC
— Plan International Togo (@PlanIntTogo) June 6, 2024
Pour atteindre cet objectif, Plan International Togo a prévu diverses activités visant à créer un environnement favorable à l’épanouissement des enfants. Il s’agit notamment, d’après Awa Faly Ba, représentante résidente de Plan International, de la mise en place des espaces “amis des enfants”, du développement de l’approche de compétences par le jeu.
Notons que ce projet est une réponse aux besoins des populations qui sont confrontées régulièrement aux attaques terroristes.
Esaïe Edoh
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Dans un article de recherche récemment publié par Dr Sandra Johnson, Ministre Secrétaire générale de la Présidence de la République, Yevessé Dandonougbo, enseignant-chercheur à l’Université de Lomé-Togo, et Kodjo Théodore Gnedeka, de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de la même université, l'impact du capital humain sur la sécurité alimentaire des ménages au Togo est minutieusement analysé. L’étude s'appuie sur les données de l'enquête QUIBB 2015 et met en lumière des résultats essentiels pour les décideurs politiques.
Statut de la sécurité alimentaire
L'étude utilise un indice composite pour évaluer la sécurité alimentaire. Cet indice comprend deux aspects clés : le score de consommation alimentaire (SCA), qui mesure la diversité et la qualité nutritionnelle de l'alimentation, et les dépenses alimentaires par personne, qui indiquent la capacité des ménages à se procurer les aliments nécessaires.
Selon cette étude qui porte sur 2316 ménages, une majorité, soit 52%, bénéficie d'une situation de sécurité alimentaire totale, garantissant ainsi une alimentation saine et régulière. Néanmoins, les chiffres révèlent aussi des disparités préoccupantes : 8,17% des ménages sont en insécurité alimentaire totale (ISAT), confrontés à des carences sérieuses tant en qualité qu'en quantité de nourriture.
La même étude révèle qu’un peu plus de la moitié des ménages (52%) jouissent d'une sécurité alimentaire totale, bénéficiant d'une alimentation diversifiée et de qualité, accessible de manière régulière grâce à des ressources financières suffisantes.
Cependant, derrière ce chiffre encourageant, des disparités significatives subsistent. En effet, 8,17% des ménages étudiés se retrouvent en insécurité alimentaire totale (ISAT), où tant la qualité que la quantité de leur alimentation sont insuffisantes. Ces ménages, dont le score de consommation alimentaire est inférieur à 42,5 et les dépenses annuelles par tête en deçà de 130 336,7 FCFA, sont particulièrement vulnérables à la malnutrition et aux problèmes de santé liés à une alimentation inadéquate.
Le tableau se complique encore avec 4,74% des ménages en insécurité alimentaire transitoire selon le score de consommation alimentaire (ISAsca). Ces familles, malgré des dépenses alimentaires suffisantes, sont confrontées à une alimentation qui manque de variété et de nutriments essentiels, mettant en lumière les lacunes en termes de qualité de l'alimentation consommée. Par ailleurs, une proportion considérable de ménages, soit 35,09%, se trouve en insécurité alimentaire transitoire basée sur les dépenses alimentaires (ISAdep). Ces familles, bien qu'ayant accès à une alimentation de qualité adéquate, sont constamment menacées par l'insuffisance de leurs ressources financières pour maintenir cette norme de manière stable.
Disparités géographiques
La disparité entre les zones rurales et urbaines est frappante. Alors que 58,08% des ménages ruraux bénéficient d'une sécurité alimentaire totale, ce chiffre chute dramatiquement à 40,21% pour les ménages urbains. Les ménages ruraux souvent plus proches des sources de production alimentaire (comme l'agriculture), ont généralement un meilleur accès à des aliments frais et à moindre coût. En revanche, les ménages urbains font face à des coûts de vie plus élevés, des espaces réduits pour la culture domestique, et souvent une plus grande dépendance envers les marchés pour l'approvisionnement alimentaire, ce qui peut compromettre leur sécurité alimentaire. Cette différence ne souligne pas seulement les écarts en matière d'accès à la nourriture mais jette aussi une lumière crue sur les conséquences de l'exode rural. L'attrait des villes, avec leurs promesses de prospérité et d'opportunités, se confronte à une réalité plus amère pour de nombreux arrivants, qui se heurtent à des défis de taille en termes de sécurité alimentaire.
Impact du niveau d'éducation
L'éducation du chef de ménage se révèle être un facteur déterminant de la sécurité alimentaire. Les chefs de ménage sans éducation sont plus affectés par l'insécurité alimentaire totale (42,02%) comparés à ceux ayant un niveau d'éducation élevé (3,72%). La probabilité d'être en ISAT diminue de 3,8% pour un chef de ménage ayant un niveau primaire et de 6,6% pour un niveau lycée et plus. Cette diminution est également observée pour l'ISAdep et l'ISAsca, signe de l'importance de l'éducation dans la lutte contre l'insécurité alimentaire.
Accès aux services de santé
L'accès aux services de santé a également un impact significatif sur la sécurité alimentaire. Les ménages ayant un accès facile aux services de santé voient leur probabilité d'être en ISAT diminuer de 3,6%. De même, les probabilités pour l'ISAsca et l'ISAdep diminuent respectivement de 0,2% et de 3,4%. Ces résultats démontrent que des politiques améliorant l'accès aux services de santé peuvent indirectement renforcer la sécurité alimentaire.
Impact du revenu et autres facteurs socio-économiques
Selon les résultats, un meilleur revenu diminue nettement les risques de difficultés alimentaires. En effet, une augmentation de l'indice de richesse diminue la probabilité de rencontrer des problèmes alimentaires : de 0,7% pour les problèmes liés à la qualité de l'alimentation (ISAsca), de 4,1% pour ceux liés à l'insuffisance des ressources financières (ISAdep), et de 0,9% pour une insécurité alimentaire totale (ISAT).
L'étude pointe aussi l'importance de la composition du foyer et de l'âge de celui qui en est responsable. Ajouter un membre au ménage réduit de 3,3% les risques d'une alimentation de qualité insuffisante (ISAsca). D'autre part, chaque année supplémentaire de l'âge du chef de ménage semble renforcer la sécurité alimentaire du foyer, réduisant significativement le risque de toutes formes d'insécurité alimentaire.
Différences entre genres et statuts matrimoniaux
Les chefs de ménage hommes ont une probabilité plus faible d'être en insécurité alimentaire totale, avec une diminution de 3,5% par rapport aux femmes. De plus, les chefs de ménage mariés sont plus susceptibles d'être en ISAsca mais moins en ISAdep, avec une diminution de 9,4% par rapport aux chefs de ménage célibataires.
Recommandations des auteurs
Face à ces constats, les auteurs recommandent aux décideurs politiques d'accroître les investissements dans le capital humain, particulièrement en matière d'éducation et d'accès aux services de santé. Une telle approche pourrait améliorer la sécurité alimentaire des ménages togolais, en offrant des solutions durables et adaptées aux besoins spécifiques des différentes régions et catégories de population.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le secteur touristique va bénéficier d'un projet. Intitulé "Amélioration des capacités entrepreneuriales des acteurs du tourisme pour la compétitivité du tourisme togolais", officiellement lancé en fin de semaine dernière par le ministre de la culture et du tourisme, Kossi Lamadokou. Ceci en présence de l'ambassadeur de la République de Türkiye au Togo, Muteber Kiliç.
Financé par le Comité permanent pour la coopération économique et commerciale (COMCEC) de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), ce projet vise à renforcer la compétitivité de l'offre touristique togolaise en améliorant les compétences entrepreneuriales et managériales des acteurs du secteur. Sur une période de 4 ans, les professionnels du tourisme bénéficieront de formations variées et auront même l'occasion de se rendre en Turquie afin de s'inspirer des bonnes pratiques. Ceci grâce à la coopération Lomé-Ankara dans divers domaines.
J'ai été très heureux d'avoir procédé ce vendredi 07 juin 2024 au lancement officiel du projet "Amélioration des capacités entrepreneuriales des acteurs du tourisme pour la compétitivité du tourisme togolais" en présence de Madame Muteber Kılıç, ⤵️#TourismeTogo #CultureTogo pic.twitter.com/tadYJfFkWf
— Kossi Gbényo Lamadokou (@GbenyoLamadokou) June 9, 2024
Cette initiative, indique-t-on, s'inscrit aussi dans la volonté du Togo d'intégrer le tourisme au cœur de ses relations de coopération. « Outre les efforts consentis en interne, le tourisme togolais est au cœur des relations de coopération internationale que mène le pays. Le Togo a ainsi adhéré à plusieurs organisations internationales qui font la promotion du tourisme », a déclaré le ministre Lamadokou.
Notons que diverses initiatives déjà mises en place par les autorités togolaises visent à relancer un secteur durement touché par les conséquences de la pandémie de Covid-19.
Esaïe Edoh
Au Togo, démarre une campagne de distribution d'intrants à plus de 7000 petits producteurs agricoles des régions de la Kara et des Savanes. L’opération a été inaugurée le vendredi 7 juin dernier par une cérémonie de remise symbolique de matériel et d’équipements agricoles destinés aux organisations des producteurs (maïs et riz notamment) à Kara. Elle est soutenue par l'Union Européenne et mise en œuvre par la FAO et le PAM.
Il s’agit d’appuyer ces petits producteurs dans le cadre de l'alimentation scolaire intégrée basée sur la production locale, afin d'améliorer la production, la transformation et le stockage des produits agricoles.
Dans le détail, les équipements comprennent des motoculteurs, des égreneuses de maïs, des décortiqueuses de riz, entre autres, mis à disposition de 150 organisations paysannes regroupées en trois coopératives. Outre ces équipements, le programme inclut une assistance en intrants agricoles, notamment les semences (100 tonnes de semences de riz et 100 tonnes de semences de maïs), ainsi que les engrais (1500 tonnes d'engrais), un volet mis en place à travers une synergie de la FAO et de l'Institut de conseil et d'appui technique (ICAT).
Pour Dr. Konlani Dindiogue, directeur de cabinet au ministère en charge de l'Agriculture, ce geste va contribuer dans les deux régions à renforcer les bases productives des petits producteurs de maïs, de riz et de soja dans les zones d'aménagement agricole planifiées (ZAAP). Le représentant du ministre a réitéré les remerciements de son gouvernement à la commission de l'UE et à l'ensemble des partenaires techniques et financiers du Togo pour leurs appuis multiformes en faveur du développement socio-économique.
« Cette initiative cible en particulier les producteurs qui représentent un maillon crucial dans le développement de l'économie nationale. », a précisé pour sa part Moïse Ballo, représentant résident directeur Pays-Bureau du PAM au Togo.
De son côté, Oyétoundé Djiwa, chargé de programme à la FAO, a expliqué : « par cette intervention, nous voulons que chaque petit producteur puisse bénéficier de semences améliorées et de quantité suffisante d’engrais urée et NPK pour produire au moins sur ½ hectare et obtenir un rendement conséquent. Nous visons au moins une tonne sur demi hectare ».
Ayi Renaud Dossavi