Togo First

Togo First

Au Togo, les autorités se mobilisent pour l'application de la décision relative à l'utilisation des instruments de mesure conventionnels par les opérateurs économiques. Elles ont débuté le lundi 27 mai 2024 une tournée nationale de sensibilisation à l’endroit des commerçants.

De Tsévié pour le compte de la région maritime à Atakpamé, dans les Plateaux, il s’agit d’une tournée de sensibilisation par laquelle le ministère de la promotion de l’investissement et celui du commerce, mobilisent les acteurs impliqués à adopter les instruments de mesure conventionnels dans les transactions.

Lors de ces rencontres, les participants ont également eu l'occasion d'échanger sur la politique de la concurrence et les avantages liés à l'utilisation des instruments de mesure conventionnels. Selon Laré Arzouma Botre, représentant le ministre de la promotion de l’investissement, il est essentiel d'abandonner les pratiques de vente en tas ou en bol-mesures au profit de la vente au poids, afin de moderniser les pratiques commerciales et stimuler l'économie nationale.

Cette tournée se poursuivra dans d'autres régions du Togo, la Centrale, la Kara et les Savanes. 

Esaïe Edoh 

 

La Cour de justice de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) tient à Lomé une session de sensibilisation des acteurs judiciaires togolais relativement à ses textes institutionnels. Cette rencontre qui a débuté le mardi 28 mai 2024 et se poursuivra jusqu'au 31 mai, vise à clarifier le cadre légal et institutionnel de l'UEMOA, les compétences de la Cour, ainsi que les procédures qui lui sont applicables.

Il s’agit concrètement pour la Cour de se faire connaître davantage, le constat étant que de nombreux acteurs méconnaissent ses attributions, ce qui peut entraver son efficacité dans la supervision du respect du droit et des traités communautaires.

Ainsi, au cours de cette session de formation, les acteurs judiciaires togolais seront notamment informés sur le mécanisme du recours préjudiciel et le rôle des juridictions nationales dans l'application du droit communautaire.

Selon le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Mipamb Nahm-Tchougli, la participation du Togo à cette rencontre permettra au pays de bénéficier des avantages offerts par l'institution, qui couvre un large éventail de législations touchant des domaines tels que le droit fiscal et douanier, le droit de la concurrence, le droit bancaire, des marchés publics et la comptabilité.

Créée en 1996, la Cour de justice de l'UEMOA dispose de fonctions consultatives et juridictionnelles, renforçant ainsi le cadre juridique de l'Union et contribuant à l'harmonisation des pratiques judiciaires au sein de la région. 

Esaïe Edoh 

Au Togo, l'Université de Lomé (UL) renforce sa collaboration avec la République Populaire de Chine, avec la mise sur pied d'une Cellule de Coopération Chine-UL, inaugurée récemment. L'initiative vise à renforcer ses liens avec les institutions académiques chinoises et à favoriser la mobilité des chercheurs et des étudiants entre les deux nations.

Dans cette logique, il y a deux semaines (le jeudi 16 mai 2024 plus précisment), une réunion avait eu lieu entre les membres de la CCCUL et l'Ambassadeur de Chine au Togo, sur les futures voies de collaboration entre les deux entités.

Le professeur Joseph Tsigbe, directeur de la coopération à l'UL et responsable de la cellule, a présenté un plan de travail détaillé, soulignant les domaines de recherche prioritaires et les projets envisagés à court et moyen terme.

De son côté, l'ambassadeur chinois Chao Wedong, a exprimé son soutien à cette initiative, reconnaissant l'importance de la coopération éducative comme un pilier du "soft power" chinois. Ce dernier a également partagé des perspectives sur la politique internationale de la Chine et son rôle au Togo.

De cette collaboration avec l'Empire du milieu, il est attendu notamment des échanges et des projets conjoints, qui bénéficieront tant à la communauté académique togolaise qu'aux partenaires chinois.

Le Togo poursuit ses efforts pour assurer une gestion transparente et efficace du commerce international des armes, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes (TCA). Dans le pays d’Afrique de l’Ouest, un atelier s’est ouvert hier mardi 28 mai à Adétikopé, rassemblant 35 personnels des agences d'exécution du TCA.

Les travaux, incluant des représentants de la police, des douanes, des forces armées et des forestiers, ont pour but de renforcer les compétences des personnels impliqués dans l'application du traité, en mettant un accent particulier sur les obligations de rapportage annuel conformément à l'article 13 du TCA.

Selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Madjoulba, l'adoption et l'entrée en vigueur du TCA en 2014 représentent une avancée notable en matière de désarmement international. Pour ce dernier, la rencontre de trois jours est aussi une importante opportunité pour améliorer la coopération et la coordination interagences, essentielles pour maintenir la régularité et l'efficacité des rapports.

Le Togo vient de fixer à 40 jours le délai minimum de franchise des conteneurs en transit pour le Niger, à partir du 1er juin 2024. Cette mesure est une résultante des échanges, il y a quelques jours entre les autorités togolaises et les transporteurs nigériens sur l’amélioration des prestations au Port de Lomé.

En annonçant cette décision, le ministère chargé de l'économie maritime a précisé que « les compagnies maritimes peuvent, en fonction de leurs politiques tarifaires, appliquer un délai de franchise supérieur à quarante jours, dans le respect des règles de la concurrence en vigueur ».  Cette décision, selon le ministre Edem Tengue, s'inscrit dans le cadre des réformes en cours dans le secteur maritime. Elle vise à faciliter les opérations des pays de l'hinterland au Port de Lomé.

Elle vient compléter d'autres initiatives déjà mises en place, telles que la suspension de la redevance statistique sur les marchandises arrivant par voie maritime au Port de Lomé et déclarées en transit à destination des pays de l'Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

L’objectif ultime des autorités togolaises est de renforcer la compétitivité du port de Lomé et de faciliter les échanges commerciaux avec les pays de l'hinterland. 

Esaïe Edoh 

Au Togo, l'Office togolais des recettes (OTR) a pris la décision de suspendre temporairement depuis le 24 mai 2024, les paiements des impôts, droits et taxes via les plateformes des banques UTB (Union togolaises banques) et IB Bank-Togo (ex-BTCI).

Cette disposition prise et en vigueur jusqu'à nouvel ordre, se justifie selon le fisc togolais par des dysfonctionnements techniques relevés dans la collaboration avec ces deux entités bancaires.

Alors que l’administration a suspendu la collaboration avec les deux banques, elle annonce la poursuite des opérations à travers les autres structures bancaires partenaires. Selon le communiqué de l’OTR, « les contribuables et partenaires seront tenus informés dès qu’une solution définitive sera trouvée à la situation ».

Le Commissaire général de l’OTR Philippe Tchodié recommande à cet effet aux contribuables « d’être attentifs aux prochaines communications de l'OTR pour rester informés des évolutions relatives à cette suspension temporaire des paiements ». 

Esaïe Edoh

Au Togo, le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé a reçu la semaine dernière (le jeudi 23 mai), Hélèna Maria José Nosolini Embalo, la nouvelle Présidente de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (CCR-UEMOA). La rencontre avait pour but la présentation à la Cheffe du gouvernement togolais des orientations stratégiques de la CCR-UEMOA pour les trois prochaines années, suite au renouvellement récent de ses instances.

Durant cette audience, Maria José Nosolini Embalo a exposé les principaux enjeux de son mandat, notamment la promotion de l'entreprenariat communautaire, le développement du secteur privé et la stimulation du développement économique et social au sein de l'espace UEMOA.

La nouvelle Présidente de la CCR-UEMOA a également mis l'accent sur l'importance de l'appui gouvernemental pour atteindre ces objectifs ambitieux.

Pour sa part, le Premier ministre togolais a exprimé son soutien à ces initiatives, soulignant l'importance de ces axes pour renforcer la compétitivité du secteur privé et augmenter les échanges commerciaux dans la région.

Pour rappel, créée en janvier 1994, la Chambre Consulaire Régionale de l'UEMOA est une organisation représentative des acteurs du secteur privé dans l'espace communautaire, avec pour mission principale de réaliser l’implication effective du secteur privé dans le processus d’intégration de l’Union.

Lire aussi:

La Chambre Consulaire de l'Uemoa en AG à Lomé

La Chambre Consulaire régionale de l'UEMOA dévoile son plan de soutien en faveur du secteur privé

Au Togo, la Région des Plateaux-Sud a enregistré un record de production de coton pour la campagne 2023-2024, avec 15 880 tonnes de coton-graine, marquant une hausse significative de 143%, par rapport aux 6 547 tonnes de l'année dernière. Cette progression a été partagée avec les acteurs lors d’un atelier organisé par la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) à Notsè, le 23 mai 2024, qui visait à faire le bilan de la saison avec les cotonculteurs et les Groupements de Producteurs de Coton (GPC). Pour les acteurs, ces résultats viennent couronner les efforts soutenus des 16 658 cotonculteurs, mais aussi l’efficacité des 616 GPC  (Groupements des producteurs de coton) impliqués. Dans la zone, les cultures ont couvert une superficie totale de 16 658 hectares, pour un rendement moyen également en hausse, passant de 698 Kg/ha à 884 Kg/ha, indique-t-on. Pour sa part, Piyabalo Yaka, directeur régional de la production agricole de Plateaux-Sud, a attribué ce succès à une coordination efficace avec le ministère de l'Agriculture et les partenaires de la filière, alignée sur l'objectif de porter la production nationale à 225 000 tonnes d'ici à 2025.

1 nsct

De son côté, la NSCT a encouragé les agriculteurs à augmenter les superficies cultivées pour les prochaines campagnes, en vue de consolider cette tendance positive. Parmi les défis auxquels il faudra faire face désormais, Matinkawé Kpessakom, président régional des producteurs de coton, cite notamment les aléas climatiques et l'infertilité des sols. 

Pour rappel, globalement, la production cotonnière du Togo est montée à 70 000 tonnes pour la campagne 2023–2024, en hausse de 50% par rapport aux 46 500 tonnes de la précédente campagne, après deux années consécutives marquées par des performances en berne.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo : première hausse de la production du coton sous l’ère OLAM

Au Togo, les Forces Armées Togolaises (FAT) ont un nouveau chef d'État-major général : le Général de Brigade Dimini Allahare. Celui qui était encore Colonel a été élevé au grade de Général de Brigade et nommé Chef d'État-major Général des FAT lundi 27 mai 2024 par un décret présidentiel lu sur la Chaine de télévision publique (TVT).  

Celui qui va assurer désormais la coordination du haut commandement militaire au Togo était, jusqu’à cette nouvelle nomination, Directeur Général de la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT). Il succède au Général de Brigade aérien, Tassounti Djato à la tête des FAT, nommé en décembre 2022.

Cette nouvelle nomination au sein des hautes sphères de l'armée togolaise intervient alors que le Togo fait face depuis quelques années à des menaces terroristes notamment dans le nord du pays.

Esaïe Edoh

Au Togo, Mila Aziable, ministre de l'Énergie et des Mines, s’est entretenue avec les médias à Lomé le samedi 25 mai dernier, sur la crise énergétique et les défis de fourniture d’électricité que connaît le pays depuis plusieurs semaines. 

« Madame Energies » du gouvernement récemment démissionnaire de Victoire Tomégah-Dogbé a exposé les facteurs conjoncturels qui ont précipité cette crise, parmi lesquels figurent des réductions des importations d'électricité du Ghana dues à des maintenances majeures, et des diminutions de l'approvisionnement en gaz naturel en provenance du Nigeria à cause de travaux sur les infrastructures de production. Ces événements, selon elle, ont entraîné une réduction significative de la production d'électricité et des capacités d'importation du Togo, conduisant à des délestages inévitables. 

« Nous traversons une situation exceptionnelle, marquée par un déficit d'approvisionnement en énergie qui nous a contraints à mettre en place un plan de rationnement de l'électricité.», a-t-elle indiqué.

Dans ce contexte, la ministre a souligné les efforts déployés pour diversifier les sources d'énergie, augmenter la production nationale et optimiser la consommation. Ces mesures, indique-t-on, visent à atténuer les effets immédiats de la crise tout en renforçant la souveraineté énergétique du Togo à long terme. « Nous sommes totalement mobilisés et faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour résoudre rapidement et de manière durable cette situation. », a-t-elle ajouté. 

Lire aussi:

Togo : la CEET dévoile un plan de rationnement quotidien du courant électrique 

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.